Bonjour ! :D

Prêts à replonger dans les grandes chaleurs ? Parce que là, ça va être très chaud ! *_*

Merci beaucoup à Hely Sappho, Alienor la Fantasque, Rinku13, Mileminia, Westyversionfrench et Indifferente pour vos merveilleuses reviews. Encore une fois, vous m'emplissez le cœur de soleil. Merci beaucoup pour votre motivation. :)

(L'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling)

Bonne lecture !


Chapitre 4 ― Abandon

Le lendemain, Minerva avait passé tout le dimanche dans sa chambre, étendue sur son lit, à réfléchir. À la fin de la journée, son esprit s'était retrouvé en bouilli à force d'avoir alterné les fantasmes interdits et les remontrances mentales. La nuit qui avait suivi était restée encore aussi blanche que la précédente, puis ce fut le début d'une nouvelle semaine pénible.

Dumbledore s'inquiétait chaque fois qu'elle le rencontrait à la Grande Salle, au détour d'un couloir ou à son bureau. À force de justifications, elle avait fini par épuiser sa réserve de mensonges. Il n'était plus dupe. Il savait que quelqu'un lui causait du tourment, mais comment lui expliquer qu'elle était tombée amoureuse d'un élève ?

Elle avait beau se traiter de tous les noms possibles, qualifier la situation de ridicule, il restait que son cœur souffrait. Elle désirait Lupin. Juste à l'observer, des coups de foudre lui traversaient la poitrine. La façon dont il bougeait, parlait ou riait la rendait folle. Si elle n'avait pas à croiser son regard en plus, ça aurait été plus facile. Mais il ne manquait jamais une occasion de lui adresser des sourires discrets lorsqu'il la voyait, comme s'il faisait exprès d'aggraver ses douleurs. Et chaque fois, elle devait réprimer une peine cuisante, parce qu'il n'éprouvait pour elle aucun autre sentiment que de la simple et pure reconnaissance.

D'un autre côté, si cet amour avait été réciproque, la torture aurait été pire. Les relations entre professeurs et élèves devaient rester strictement professionnelles. Aucune histoire d'amour n'était permise. D'une manière ou d'une autre, la résolution restait la même : elle devait l'oublier.

Le vendredi matin, à la veille de la sortie de Pré-au-Lard, Minerva s'examinait une fois encore dans le miroir de sa coiffeuse. À présent, de profonds cernes violets se creusaient sous ses yeux. Elle se trouvait plus vieille que jamais. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que Lupin soit resté indifférent à leur baiser échangé. Karline était mille fois plus belle, plus jeune et plus désirable qu'elle. Minerva, elle, n'était qu'une pauvre bonne femme ménopausée. Qui est-ce qui succomberait à ça ?

Elle se frotta le visage, exténuée, autant physiquement que mentalement. Comment avait-elle pu tomber amoureuse d'un damné élève ?

Peut-être aussi qu'elle n'y était pour rien. La ménopause lui avait si bien déréglé les hormones qu'il était sans doute normal qu'elle perde la tête. Avec un peu de chance, son calvaire était passager.

La solitude ne l'aidait pas non plus. Il y avait des lustres qu'un homme ne l'avait pas prise dans ses bras. Après l'échec de ses premiers amours de jeunesse, elle avait toujours fui les nouvelles relations amoureuses possibles. Mais voilà, maintenant, que son corps réclamait le manque.

― Oh, Remus..., gémit-elle en s'enfouissant le visage dans les bras. Mais qu'as-tu fait de moi ?

Il lui avait réveillé de vieilles émotions refoulées depuis des années dans le fond de son être.

Soudain, elle le détesta. Elle devait absolument l'arracher de ses pensées. Elle devait faire quelque chose, n'importe quoi.

.

― Votre invitation tient toujours ?

Slughorn, dans l'encadrement de la porte de ses appartements, en robe de chambre, la regarda avec des yeux ronds.

― Minerva ? s'exclama-t-il. Mais que signifie cet honneur de vous voir chez moi, aussi... sublime... à cette heure aussi tardive ?

― Il est à peine neuf heures et demie, dit-elle en repoussant derrière son oreille l'une des mèches libérées de son chignon relâché. Et j'avais envie de vous voir, alors...

― Là ?

― Oui, là ! Vous me faites entrer ?

Slughorn contemplait sa robe décolletée, bouchée bée, comme figé d'incompréhension. Enfin, il écarta son gros ventre de la porte et la laissa passer.

― Si j'avais su que vous veniez, Minerva, je me serais habillé, je...

― Ce n'est pas grave, vous êtes très bien comme ça.

Elle alla s'installer sur le divan devant la cheminée du salon et fixa les flammes dans l'âtre en se tortillant les doigts. Slughorn revint un peu plus tard avec un plateau de thé, ses pantoufles bruissant sur le tapis.

― Vous n'auriez pas du vin ? demanda Minerva avant qu'il ne pose sa charge sur la table basse.

― Du vin ? dit Slughorn, surpris. Heu... oui, bien sûr... je reviens tout de suite...

Il fit demi-tour avec son plateau de thé et revint une minute plus tard avec une bouteille poussiéreuse et deux coupes. Il déposa le tout sur la table basse, laissa tomber son lourd derrière sur le divan à côté de Minerva et s'affaira à remplir les coupes.

― Nous buvons à la santé de qui ou de quoi, dites-moi, Minerva ? interrogea Slughorn en se redressant avec les coupes pleines. Tenez. C'est un vin de sirène, vieilli dans la mer. C'est un dénommé Errol Ventdegalets qui m'en a fait cadeau durant mon voyage chez...

― Merci, interrompit Minerva en s'emparant de sa coupe. Hum... Buvons à notre première soirée en tête à tête.

― À notre première soirée en tête à tête, d'accord, dit Slughorn en hochant la tête.

― Santé !

Minerva leva sa coupe qu'elle cogna contre la sienne, dans un joyeux tintement, puis but une généreuse gorgée. Le vin réchauffa sa gorge en apaisant un peu sa nervosité.

Elle ne savait pas encore exactement ce qu'elle venait chercher dans ce salon, en compagnie de Slughorn, mais lorsqu'on était désespéré, on s'accrochait à la moindre idée de secours. Slughorn n'était pas une relation interdite, lui. De plus, il était parfaitement mûr et mature. Certes, il était beaucoup plus âgé qu'elle, mais c'était toujours mieux que le contraire, non ?

― Alors, Minerva, reprit Slughorn en prenant mieux ses aises, les poils de sa moustache trempés de vin. Parlez-moi de vous.

― Ça va, répondit Minerva en s'efforçant de paraître aimable et détendue. Malgré la fatigue des derniers jours, je me porte plutôt bien. Et vous ?

― Oh, je vais très bien, très bien ! s'enthousiasma Slughorn. Figurez-vous que j'ai reçu la semaine dernière une lettre d'Alphina Graindherbe. Pour me remercier de l'avoir présentée à Kevin Hopwood ― vous savez, l'un des champions mondiaux de Bavboules ―, elle m'a envoyé deux billets pour le Congrès International des Chaudrons de Fer.

― Vraiment ?

― Absolument ! Et j'irai volontiers ! Savez-vous que de grandes célébrités se rendent annuellement à ce congrès ? Si ça vous chante, vous pourriez venir avec moi. Mais j'ai déjà promis le deuxième billet à l'un de mes anciens élèves. Vous le connaissez peut-être. Il est aujourd'hui très célèbre. En grande partie grâce à moi...

Minerva hochait la tête, feignant l'intérêt. Mais au bout de vingt minutes à l'écouter monologuer sur les multiples personnalités célèbres qu'il connaissait intimement, il était devenu difficile de réprimer les bâillements et de ne pas se soûler trop vite dans l'alcool.

― ... alors il m'a demandé si j'aimais les ananas confits. Savez-vous ce que je lui ai répondu ?

― Que vous en raffoliez ? présuma Minerva d'un ton ennuyé.

― Oui ! s'exclama Slughorn avec un sourire béat, les joues rougissant à mesure qu'il buvait. N'est-ce pas incroyable ? Le directeur de La Gazette du sorcier savait que j'aimais les ananas confits !

― Stupéfiant, en effet...

― Et savez-vous ce que j'ai dit ensuite ?

― Heu... non. Mais je sens que je vais bientôt le savoir...

Minerva perdait patience. Elle n'était certes pas venue dans ce salon pour écouter un homme parler tout seul de lui. Elle avait des besoins bien précis. Comment pouvait-elle dévier cette conversation sur une note plus intime ?

― Alors, je lui ai dit...

― Savez-vous que j'aime bien les ananas confits, moi aussi ? coupa Minerva d'un ton abrupt. Je les adore, même.

― C'est vrai ? s'étonna Slughorn.

― Ça nous fait étrangement un bien drôle de point en commun, n'est-ce pas ?

Slughorn éclata d'un grand rire.

― C'est bien étrange, en effet ! Si j'avais su, je vous en aurais bien offert un bol. Mais le problème, c'est que je ne peux jamais résister à tous les manger la journée même que j'en reçois.

Il tapota son ventre gonflé avec humour et Minerva se força à sourire de façon amusée.

― Tout un vice, oui, plaisanta-t-elle.

― Mais cessons de parler de moi, Minerva. Votre intérêt envers ma vie me flatte beaucoup, vraiment, mais vous ? À votre tour de parler, ma chère. Moi aussi je brûle d'en savoir plus sur vous.

Il était temps qu'il se taise, pensa Minerva avec soulagement.

― Merci, dit-elle en se redressant sur le divan. Eh bien...

― Comment avez-vous trouvé Adrian Tutley ? Un homme plein de spiritualisme, non ?

― Heu... oui.

― Justement, après votre départ, je discutais avec lui à votre sujet et nous nous disions : cette femme est une sorcière incontestablement très puissante. Vous savez, Minerva, il était très content d'avoir fait votre connaissance. Pour me remercier, il m'a invité à Londres. Aimable à lui, non ? Il m'invite à boire une tisane avec Darlène McGeoffrey, sur la terrasse même de sa grandiose maison ! Vous ai-je déjà dit, Minerva, à quel point j'aimais les Flambants Bleus ?

― Non..., répondit Minerva d'une voix étouffée, les doigts crispés sur sa coupe à moitié pleine. Non...

Et il fut reparti pour un second monologue fastidieux.

― Écoutez, Horace, interrompit Minerva en déposant sa coupe vide sur la table basse. Je... je crois que je vais m'en retourner...

― Déjà ? s'exclama Slughorn, incrédule. Mais vous venez tout juste d'arriver !

― Je sais, mais il est tard et je suis toujours un peu fatiguée, alors...

― Mais restez ! Ne partez pas tout de suite !

Il lui attrapa le bras pour l'empêcher de se lever et plongea un regard brillant dans le sien.

― Je veux que vous restiez... Minerva...

Il remonta les doigts le long de son bras. Il sembla hésiter, puis lui effleura la joue en la faisant tressaillir.

― Vous avez de si beaux yeux...

― Merci..., murmura-t-elle.

― Je peux... ?

― Quoi ?

― Je souhaite les contempler dans toute leur splendeur...

Minerva l'interrogea du regard sans comprendre. Il se saisit alors de ses lunettes et les retira lentement. Un frisson chaud la parcourut. Enfin, il passait aux choses sérieuses.

Après l'avoir observée de près en silence, Slughorn approcha sa bouche de la sienne. Minerva vit s'embrouiller chaque gouttelette de vin qui perlait sur les poils de sa moustache touffue. Son cœur s'affola dans sa poitrine. Il fut sur le point de la toucher, quand une vague de chaleur torrentielle la submergea d'un seul coup.

Elle s'écarta en sursautant, le souffle coupé.

― Désolé ! s'affola Slughorn en s'éloignant également. C'est moi ? Je vais trop vite, c'est ça ?

― Non, c'est... c'est juste que..., haleta-t-elle en s'éventant la poitrine à deux mains. C'est ma robe... Il fait chaud, tout à coup.

― Oh..., comprit Slughorn dont les yeux scintillèrent de nouveau. Dans ce cas, vous n'avez qu'à l'enlever...

Minerva s'étrangla d'un rire nerveux.

― Horace, je vous en prie, gronda-t-elle.

Elle s'empara au lieu de sa baguette au fond d'une poche et s'aéra le cou d'un vent frais.

― Minerva..., dit Slughorn qui se rapprochait d'elle sur le divan, l'air espiègle. Dites-moi... C'est moi qui vous fais cet effet ?

― On dirait bien, hum ? répondit Minerva qui avait l'impression de cuire sur place.

La chaleur refusait de s'estomper.

Soudain, sans avertissement, Slughorn se jeta sur elle, l'écrasant de son lourd ventre, et lui pressa la moustache sur la bouche.

― Humpf ! cria Minerva en écarquillant les yeux de surprise.

Sa baguette tomba par terre avec un bruit sec. Elle se débattit, en panique. Dès que Slughorn la relâcha, elle le gifla de toutes ses forces et se leva en ramassant sa baguette au passage.

Mais qu'est-ce qui vous prend ? s'écria-t-elle, furieuse. Vous avez perdu la tête ou quoi ?

― Mais... mais, je... je..., bégaya Slughorn, resté sur le divan à se frotter la joue d'un air abasourdi. Je croyais que...

Vous croyiez que quoi ? Que ça me plairait de me faire sauter brusquement par un... un porc ?

Mais c'est vous qui avez commencé ! s'emporta Slughorn en se levant à son tour, son gros ventre tendu dans sa robe de chambre. Vous arrivez chez moi vêtue comme une... une... Vous me faites les yeux doux ! Vous réagissez favorablement à mes avances ! Enfin, pour moi, c'était clair !

Qu'est-ce qui était clair ?

Slughorn se tut, les yeux lançant des éclairs. Minerva se calma alors en posant une main sur sa tête.

― Je... je m'excuse, haleta-t-elle. Vous avez raison, c'est moi qui ai commencé... Je n'aurais pas dû venir...

― Qu'est-ce que vous voulez, Minerva ? interrogea froidement Slughorn. Je me trompe ou vous vous cherchez ces derniers temps ?

Minerva ferma les yeux en soupirant, humiliée. Dans son esprit revint Remus Lupin, avec son érection en main et un sourire railleur aux lèvres.

― Je... suis juste... surchargée de travail et... je ne dors pas beaucoup...

Elle hésita.

― Il y a aussi... la ménopause... qui ne me facilite pas vraiment la vie...

Slughorn ne changea pas d'expression, les bras croisés. Minerva se mordit la lèvre pendant que ses chaleurs l'envahissaient de nouveau.

― Vous pourriez peut-être m'aider ? supplia-t-elle d'une petite voix. Les potions d'hormones... vous connaissez ?

― Sortez de chez moi, Minerva, dit Slughorn en pointant la porte. Je ne vous permettrai pas de vous moquer de moi davantage.

― Mais je suis sérieuse, mes chaleurs sont vraiment dues à...

Sortez de chez moi ! répéta plus fermement Slughorn. Et n'oubliez pas vos lunettes en sortant ! Elles vous aideront peut-être à y voir plus clair dans vos émotions !

.

Dans l'obscurité des couloirs, Minerva marchait d'un pas dépité en direction de ses appartements. Cette soirée avait été un fiasco. Elle aurait dû savoir que cette expérience mènerait tout droit à l'échec. Elle ne désirait pas Slughorn d'un poil. Et Lupin se moquait toujours d'elle dans son esprit.

― Ridicule..., murmura-t-elle au grand portrait qui masquait l'entrée de ses appartements. Complètement ridicule...

Le portrait s'ouvrit avec un discret grincement. Harassée de fatigue et de honte, elle retira ses lunettes qu'elle glissa dans sa poche et se frotta les yeux.

― Qu'est-ce qui est ridicule, professeur ?

Aaaargh ! hurla-t-elle en sursautant si fort que son cœur fit une embardée dans sa poitrine. Lupin ! Mais qu'est-ce que vous fichez là, à ma porte ? Vous avez manqué de me faire faire une crise cardiaque !

― Désolé...

Debout contre le mur dans la pénombre, Lupin sourit d'un air anxieux. Il était vêtu d'un pyjama dont la chemise était complètement déboutonnée. Minerva perdit un instant le regard sur son torse imberbe, divinement musclé, avant de se secouer les idées pour revenir immédiatement à elle.

― J'enlève quinze points à Gryffondor, déclara-t-elle sèchement. Le couvre-feu est passé depuis une heure.

― Je sais, désolé..., répéta Lupin.

― Maintenant, retournez à votre dortoir.

― Je ne peux pas.

― Pourquoi ?

― Parce que je ne peux pas dormir !

Il la regarda d'un air implorant, les dents serrées.

― Pouvez-vous encore m'aider, professeur... ? Mon... mon rendez-vous est demain et... et jamais je n'avais été aussi stressé ! J'ai peur que savoir embrasser ne soit pas suffisant... Et puis je ne pense pas avoir été bon avec la langue et tout et...

Chuuuut ! souffla Minerva en lui faisant signe de se taire, les joues en feu. Lupin, ça suffit ! Arrêtez ça tout de suite et retournez vous coucher !

― Mais je suis sûr que je vais tout faire foirer demain ! continua Lupin, désespéré. Je ne pourrais pas vous embrasser encore un peu, juste pour me rassurer encore ?

Non !

― Mais vous êtes la seule à pouvoir m'aider !

Minerva se sentit trembler de toute part. Elle n'en revenait pas. Pendant qu'elle s'évertuait à l'effacer de ses fantasmes, lui revenait vers elle en lui chavirant une fois de plus les émotions.

― Lupin, soyez raisonnable, je ne vais quand même pas vous laisser entrer dans mes appartements ! Et encore moins à cette heure-ci du soir !

― On peut faire ça ici dans le couloir, si vous préférez...

On ne va rien faire du tout ! s'emporta Minerva, les entrailles bouillonnantes. Pour l'amour du ciel, Lupin ! Êtes-vous réellement aussi inconscient que vous en avez l'air ? À force de me torturer comme ça, vous allez finir par me rendre... par me rendre complètement...

― Folle... ?

La voix de Minerva mourut. Le regard insolent qu'affichait à présent Lupin semblait lui communiquer un soudain désir réciproque pour elle. C'en fut trop...

Elle s'avança d'un pas, attrapa sa tête à deux mains et l'embrassa à pleine bouche.

― Oh, merci, professeur, souffla Lupin en lui enroulant les bras autour de la taille.

Les gestes fébriles, il la fit reculer dans son salon et referma la porte d'un coup de pied.

Comme la première fois, les murs autour donnèrent l'impression de tourner à toute allure. Minerva s'agrippa à lui, poussa la langue entre ses lèvres et lui caressa la sienne comme une affamée. Il était trop délicieux, d'autant plus qu'elle pouvait déjà sentir une sublime bosse dans son pyjama.

Elle redoubla d'ardeur pour l'encourager à poursuivre leur baiser. Cette fois, elle le voulait en entier. Il ne lui échapperait pas. Lorsque Lupin lui empoigna un sein, elle émit un soupir de désir, mais il eut un haut-le-corps et retira sa main.

― Je... je m'excuse...

― Pourquoi... ? haleta Minerva en le resserrant contre elle. Qu'est-ce qu'il y a... ?

― Ce n'était pas volontaire... Je n'ai pas fait exprès de vous... C'est juste que... je perds le contrôle...

― Le contrôle... ?

― Je n'arrive pas à me limiter à juste vous embrasser. J'ai... j'ai comme envie de continuer...

Minerva le regarda dans les yeux, plus enflammée que jamais. Quelques mèches de cheveux lui tombaient en désordre devant le regard. Il était merveilleusement et irrésistiblement beau.

― Alors, allez-y..., murmura-t-elle. Ne vous retenez pas...

― Vous êtes sûre ?

Minerva lui prit la main et la reposa sur son sein, l'encourageant à le presser à nouveau. La respiration de Lupin s'accéléra. Fougueusement, il revint l'embrasser et elle en profita pour lui retirer la chemise. La peau de son dos s'avéra tendre sous ses doigts. Elle le caressa, se délecta de la chaleur de son corps, puis elle descendit la main sur une fesse ferme qu'elle lui serra avec envie.

― Venez..., souffla-t-elle, tandis qu'il lui parsemait le cou de baisers brûlants. Venez dans ma chambre...

Elle lui attrapa la main et traversa le salon en vitesse. La chambre était faiblement éclairée par le cadran illuminé. Minerva alluma rapidement quelques bougies du bout de sa baguette magique, qu'elle jeta ensuite sur sa table de nuit, puis poussa Lupin qui tomba le dos sur le lit, frétillant d'excitation. Son pantalon se tendait davantage au niveau de son bas-ventre. Minerva se déchaussa, releva ses jupons et grimpa sur lui.

― Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? demanda Lupin pendant qu'elle explorait ses pectoraux à coup de baisers. Il faut que je fasse quoi ?

― Taisez-vous et abandonnez-vous.

― Okay... okay...

Nerveux, il hocha la tête, puis se cambra lorsqu'elle posa les doigts sur son sexe. Langoureusement, elle lui caressa le membre à travers le pyjama, en extase devant l'objet qui avait alimenté tous ses fantasmes des derniers jours. La dureté de l'appareil était délectable.

Sans plus tarder, elle plongea la main dans le pantalon et sortit devant ses yeux la plus belle érection du monde : enflée, solide, luisante à la lueur des bougies.

Lupin respirait bruyamment.

― Pr-professeur... Je... je ne suis toujours pas certain de ce que je dois ― aaargh !

Minerva le prit en bouche avant même de le laisser terminer sa phrase. Elle le savoura de toute sa langue, le suça et le pompa goulûment.

― Oh, putain ! s'exclama Lupin en lui attrapant la tête à deux mains. Putain, c'est... ! C'est trop... ! C'est trop... ! Arrêtez, non, je ne vais pas tenir ! C'est trooooop... !

Dans une secousse, il lui éjacula dans le fond de la gorge et Minerva avala son exquise semence brûlante en trois gorgées.

― Merde ! jura Lupin en se frappant le front. Je vous l'avais dit que j'étais précoce !

― Et alors ? railla-t-elle en s'essuyant le coin des lèvres. Là, au moins, vous serez plus résistant pour la suite...

Elle remonta à quatre pattes au-dessus de lui, les cheveux pendant hors de son chignon à moitié défait.

― C'est à votre tour, Mr Lupin, murmura-t-elle. Dévorez-moi... montrez-moi ce que vous savez faire...

Lupin déglutit, l'air subjugué par le sourire lubrique qu'elle s'autorisait à afficher. Il donnait maintenant l'impression de fondre dans le matelas, comme s'il se dégonflait. Durant une seconde, Minerva craignit y être allée trop fort. Mais il n'en fut rien.

Avec toute la vigueur de sa jeunesse, il lui agrippa la tête, l'embrassa profondément, puis la fit basculer sous lui. Le corps frétillant de désirs, il se redressa au-dessus d'elle et s'attaqua à sa robe. Ses doigts maladroits se démenèrent avec les agrafes. Une fois son soutien-gorge à découvert, il lui embrassa la poitrine en lui massant les seins, puis plongea une main sous ses jupons.

Minerva rejeta la tête en arrière, la bouche ouverte, gémissant. Elle ne se souvenait pas d'avoir vécu de pareilles sensations auparavant. Les caresses de Lupin sur son intimité lui déclenchèrent sous la peau de puissants courants éclectiques. Son sang s'embrasa.

Lupin lui retira enfin sa culotte, retroussa sa robe et s'installa entre ses jambes écartées.

― Est-ce que je peux... ? haleta-t-il, les yeux mi-clos, visiblement ivre d'envie.

― Et comment ! pressa Minerva en s'accrochant à lui. Vous avez le droit de faire tout ce que vous voulez avec moi ce soir, Mr Lupin ! Tout ce que vous voulez !

Il hocha la tête, fiévreux, et poussa alors sa ferme érection en elle. Minerva étouffa un cri. Il l'emplissait si merveilleusement bien. Plantant les ongles dans le bas de son dos, elle bascula les hanches à la rencontre des siennes et l'encouragea à entamer rapidement les va-et-vient. Lupin s'exécuta avec peine, les mains appuyées de chaque côté d'elle au niveau de son visage.

― Je... je ne vais pas... tenir... encore longtemps..., s'étrangla-t-il, la respiration saccadée. C'est encore trop... bon...

― Continuez, ne vous arrêtez pas !

― Je ne peux pas...

― Continuez !

Lupin serra les dents et poursuivit tant bien que mal ses coups de reins.

Les sensations se déchaînaient en Minerva. Encore quelques minutes de cet assaut sur ses sens et elle atteindrait le septième ciel.

― Continuez ! hurla-t-elle. Oh, oui, continuez ! Oui ! Oui !

Dans un dernier coup de boutoir, Lupin se cala dans le plus profond d'elle et y déversa dans ses entrailles de nouvelles giclées ardentes. Minerva explosa au même moment. Secouée de spasmes, elle hurla de plaisir en accueillant l'orgasme, puis ce fut le glorieux soulagement.

Lupin lui retomba dans les bras, en sueur.


Merci d'avoir lu ! ^^ Pas trop eu chaud ? :P

À la semaine prochaine pour la suite !