Auteur : Abby and Jes

Titre : A doua șansă

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Bêta correctrice : The Great Victoria Grant

Résumé : Après la guerre, le gouvernement a changé et le nouveau Ministre a décidé infliger à certains Mangemorts une peine qui se déroulera en dehors de la célèbre prison. Lucius Malfoy est concerné par cette réforme et il en est ravi. Enfin, au moins jusqu'à ce qu'il découvre où il va aller et qui sera son surveillant.

Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voire plus, si nous sommes gentilles.


Note Abby : Hello ! Tout d'abord, un grand merci pour toutes vos reviews même si ça me fait un peu de peine d'avoir été obligé de 'crier' (ou 'supplier', au choix) pour avoir des retours sur notre histoire ! En espérant que cela continue parce que même si l'histoire est terminée à l'écriture, ça nous a motivé à avancer dans nos corrections mais aussi à poster aujourd'hui plutôt que demain. Voilà, voilà, sinon, encore merci et en espérant que vous apprécierez ce chapitre ! Bonne lecture (\^-^/)

Note Jes : Bonjour tout le monde. Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien la suite, comme elle arrivera chaque semaine, voire plus quand tout sera corrigé et prêt à être publié. J'espère que ce chapitre vous plaira et que vous deviendrez accroc au point de nous menacer d'un chocolat blanc à la noix de coco pour avoir la suite. Bonne lecture et merci à tous pour vos reviews !

Merci à red blood apple, I gemeli del piacere, Siath Youkai, Anemone33, Abgrund, holybleu,
Westyversionfrench, E05, Liliana, leetha, lilywen pour leur review.


Partie I

A doua șansă

Chapitre 4

POV Charlie

J'étais lessivé, complètement. Et je ne pouvais même pas aller me coucher. Je refermai le portail et allai déposer mon balai ainsi que mon sac à dos au dortoir, puis enfilai une tenue plus adaptée. Je filai rapidement aux fondations, qui avaient bien avancées. Je tombai sur Malfoy... seul. Logiquement, il aurait dû être avec Hulrick.

— Il est passé où ? Demandai-je en prenant une pelle.

— Je ne sais pas.

— Tu ne sais jamais rien, répliquai-je tout en commençant à creuser.

Il était certainement quelque part en train de baiser l'étudiante. Comme prévu, à son arrivée, elle avait eu… le béguin pour moi, à croire qu'elles arrivaient toutes célibataires et attirées par les rouquins. Mais après l'avoir repoussé gentiment, elle avait jeté son dévolu sur le blond. Et il en était très content. Avant, c'était sur Sven que les filles craquaient... mais il n'était plus là.

— Il y a des choses que je préfère ne pas savoir, répliqua Malfoy en continuant à creuser.

— Comme quoi ? Laissai-je échapper.

— Comme ce que ton ami fait en ce moment même.

— Tu es jaloux de lui ? Demandai-je tout en donnant un coup de pelle profond.

Il explosa de rire. Cela dura quelques secondes et une fois qu'il se fut arrêté, il sembla aussi surpris que moi d'avoir fait ça et il se remit à creuser comme si de rien n'était.

Je restai sans rien faire pendant une bonne minute, avant de recommencer à travailler. Je ne m'étais donc pas attendu à entendre sa réponse quelques minutes plus tard.

— Je ne suis pas jaloux de lui.

— Trop jeune pour toi ? Je comprends, tu n'es plus tout jeune après tout. Mais elle est blonde, donc j'aurais cru.

— Qu'est-ce que la couleur de ses cheveux aurait à voir avec ça ?

— J'sais pas, vous les Malfoy, n'êtes attiré que par les blonds, non ?

Je devais être vraiment fatigué pour sortir des conneries pareilles.

— Quoi ?

— Hm.

Je ne dis rien et continuai de creuser, sentant la pression dans le haut de mon dos empirer. Après autant d'heure de balai et de vigilance, je n'avais qu'une envie : dormir.

— D'où est-ce que ça sort cette idée que les Malfoy ne sont attirés que par les blonds ? Une légende Weasley ?

Son ton était monocorde mais pour qu'il insiste à ce point, il devait vraiment vouloir connaitre la réponse à sa question.

— Laisse tomber, dis-je d'une voix lasse. Pas envie de débattre là-dessus.

— Insupportable, soupira-t-il.

— J'aurais préféré sexy, mais on ne peut pas tout avoir.

Mais bordel Charlie, ferme-la ! Me sermonnai-je. S'il y avait bien une chose que je ne voulais pas entendre là, tout de suite, c'était une critique made in Malfoy sur mon physique.

— Depuis quand sexy est-il un compliment ?

Je ne répondis pas et voyant qu'il allait redemander, je changeai de place, m'éloignant. Il resta silencieux et les heures passèrent trop lentement à mon goût. Quand Hulrick réapparut à la fin de la journée, un grand sourire aux lèvres, je jetai ma pelle et dis, en colère :

— Barre-toi ! Barre-toi où je te fais bouffer la terre.

Il sembla surpris et j'ajoutai :

— Barre-toi bordel, sale merde ! »

J'avais mal partout et la douleur me rendait agressif. Et le voir revenir comme une fleur après une baise, alors que Malfoy et moi avions trimé comme des bêtes, était juste la goutte de trop.

— Hey c'est bon, du calme. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

— Il m'arrive que pendant que tu baises une sale conne, nous, on creuse comme des cons. Alors barre-toi juste, on a fini de toute façon !

Il haussa les épaules et ajouta nonchalamment :

— Pas ma faute si t'es frustré.

Je criai, avant de foncer sur lui, voulant lui mettre une bonne droite, mais à ma grande surprise, je fus attrapé par derrière. Malfoy avait ses bras autour de moi et me retenait alors qu'Hulrick disparaissait.

Je me calmai, la colère partie aussi vite qu'elle était venue et les bras me relâchèrent. Je ne dis rien et pris le chemin des douches, le dos douloureux. Quand je fus sur place, je me dévêtis à la hâte, balançant mes fringues. Je filai ensuite me laver rapidement. Malfoy me rejoignit mais je n'y fis pas attention. Je quittai rapidement l'endroit, une serviette autour des hanches, avec juste mes bottes d'enfilées. Je fis un détour par la salle de détente et voyant Cassandre assise, dégustant une tasse de thé ou autre, je dis, alors que les autres étaient pour la plupart là :

— Et toi, le vagin sur pattes. Si tu pouvais te faire baiser pendant les pauses, on t'en serait reconnaissant.

Je sortis de la tente alors que l'équipe s'esclaffait. Une fois devant ma couche, je défis la serviette et me glissai sous les couvertures. Le sommeil ne fut pas long à venir.

POV Lucius

J'étais assis dans la tente principale et buvais un thé tout en lisant la lettre que Draco m'avait envoyée, un léger sourire aux lèvres. Comme je m'en étais douté, il ne bénéficiera pas de la remise de peine pour bon comportement. Les jumeaux Weasley étaient apparemment infernaux mais Draco ne se laissait pas faire tout en restant... discret. Il avait ainsi fait plusieurs tours aux jumeaux qui, même s'ils savaient que c'était lui, n'avaient aucune preuve. Madame Weasley l'avait apparemment pris en pitié puisqu'elle était plutôt gentille avec lui. Draco en était évidemment écœuré et j'étais bien d'accord avec lui. Il allait cependant falloir que je lui rappelle d'être courtois envers elle puisque c'était elle qui avait tué Bellatrix. Chose qui ne me plaisait d'ailleurs pas particulièrement.

À cette heure de la journée, il n'y avait personne à part moi dans la tente et j'en profitais pour prendre un parchemin et une plume dans l'optique de répondre à mon fils. Je lui dis que tout allait bien pour moi même si mon Weasley était tout aussi insupportable. Je ne lui parlais pas de la façon dont je me sentais réellement ou de ce à quoi je ressemblais actuellement. Il était mon fils et il était hors de question que je me plaigne auprès de lui. J'édulcorai donc quelque peu ma vie ici et ne m'attardai pas sur ma propre situation mais lui posai des questions sur la sienne. Mes lettres étaient toujours moins longues que les siennes mais c'était mieux pour tout le monde. Je terminai en lui demandant d'aller déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de sa mère la semaine suivante, en l'honneur de son anniversaire, puis signai.

Je me levai ensuite et jetai un œil au planning pour voir où Weasley pouvait bien se trouver en ce moment. J'avisai le fait qu'il était en pause et allai jusqu'au dortoir dans l'optique de lui donner la lettre pour qu'il l'envoie au Ministère en même temps que son rapport. J'entrai dans le dortoir et me figeai en voyant Weasley allongé sur son lit, seulement vêtu d'un pantalon de cuir. Il avait l'un de ses bras sous sa tête alors que l'autre tenait le livre qu'il lisait et que l'une de ses jambes était repliée. Je laissai mon regard dériver sur son corps quelques secondes avant de me reprendre. J'avais été certain que mon... attirance pour son corps allait disparaitre aussi rapidement qu'elle était apparue mais cela faisait six mois que j'étais ici maintenant et j'avais de plus en plus envie de... et bien... lui. J'eus une grimace à cette pensée et levai les yeux au ciel. Je ne le supportais toujours pas mais mon corps se fichait du caractère de Weasley et du fait qu'il était insupportable.

J'inspirai profondément, le plus discrètement possible, et m'avançai jusqu'à son lit pour lui tendre l'enveloppe.

— Et ? Souffla-t-il en tournant une page.

— Pourrais-tu faire suivre cette lettre au Ministère ?

Il savait parfaitement ce que je voulais mais me forcer à le demander était un autre moyen pour lui de m'humilier, ce qui m'agaçait prodigieusement.

— Peut-être. Qu'ai-je en échange ?

— En échange ? Répétai-je quelque peu hébété.

C'était bien la première fois qu'il me faisait un chantage de ce genre et je devais avouer que je ne m'y étais pas attendu.

— Je ne dirais pas non contre une bonne tasse de chocolat, vois-tu.

— Et je suis certain que tu en trouveras en allant jusqu'à la cuisine.

— Très bien. Pose ta lettre là quelque part, j'essaierai de ne pas l'oublier. Maintenant, laisse-moi continuer de lire, je suis en pause.

— Comment ça, tu essaieras de ne pas l'oublier ?

Je me permettais d'insister parce que vu son regard, j'étais certain qu'il allait faire exprès de l'oublier.

— Malfoy, souffla-t-il. Tu es fatiguant, tu le sais ça ? Pose ta maudite lettre et fous-moi la paix.

Je suis fatiguant ?

Alors là, j'étais soufflé. Il était celui qui passait son temps à contester et compliquer les choses, pas moi. Il soupira, ferma son livre et se redressa avant de se lever. Il enfila un t-shirt puis se posta à quelques centimètres de moi, avançant son visage en disant :

— Tu n'as pas l'air de comprendre. Donc, je préfère partir avant de te foutre mon poing dans la gueule. Et non, ajouta-t-il plus fortement en quittant la tente, je ne suis pas de mauvaise humeur.

Je ris sans pouvoir m'en empêcher face à tant de mauvaise foi. Il n'était pas de mauvaise humeur, c'était certain. Je ne savais pas ce qui l'avait autant énervé cette fois-ci mais je commençai à me demander si le grand blond n'avait pas raison, peut-être était-il tout simplement frustré ?

Pas que ça me regardait, de toute façon.

Je soupirai et observai l'enveloppe dans ma main. Si je la posais sur son lit et que quand il revenait, il était toujours de mauvaise humeur, je ne doutais pas qu'il allait la jeter, la brûler ou en faire Salazar savait quoi. Je décidai donc de la glisser sous mon matelas avec la lettre que j'avais reçu de Draco. Je préférais réessayer demain plutôt que d'avoir à la réécrire, il ne pouvait pas rester de mauvaise humeur indéfiniment.

Je me passai la main dans les cheveux et constatai qu'ils avaient bien repoussés depuis que Weasley me les avait coupé. Je récupérai un cordon de cuir que j'avais trouvé un jour en nettoyant et attachai mes cheveux en une courte queue de cheval avant de sortir pour regagner le chantier. Je n'avais aucune envie de travailler, comme tous les jours, mais je n'avais pas vraiment le choix.

Weasley attendait toujours que je fasse un pas de travers pour me renvoyer à Azkaban et c'était une chose que je ne pouvais me permettre.

J'arrivai sur le chantier et retins un soupir de dépit. Nous travaillions depuis six mois et avions à peine fini d'installer les fondations. Il faut dire que si Geoffroy n'avait pas voulu profiter de cette reconstruction pour agrandir le bâtiment, nous n'en serions pas là. On commençait à poser les premiers parpaings et nous utilisions la magie pour faire le ciment plus facilement.

Enfin, ils utilisaient la magie puisque je n'avais toujours pas de baguette, ce qui faisait que j'étais obligé d'attendre mon binôme pour pouvoir travailler et il n'était toujours pas là. Pas que je m'en plaignais réellement, après tout, même si on commençait plus tard, je partirais à l'heure prévue.

J'attendis encore quelques minutes et eus presque envie de rire en voyant Weasley se diriger vers moi. J'avais oublié qu'il était de reconstruction avec moi aujourd'hui. Avec son humeur plus exécrable encore que d'habitude, je sentais déjà que ça allait être épuisant.

— Qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Claqua-t-il en arrivant.

J'avais visiblement été optimiste, épuisant n'était définitivement pas un mot assez fort. Je préférai ne rien répondre et attendis qu'il utilise sa baguette avant de me mettre à travailler. Nous le fîmes en silence pendant un moment jusqu'à ce qu'il commence à s'énerver sur Merlin savait quoi. Je me tournai vers lui pour essayer de comprendre ce qui n'allait pas, mais il me vit en train de le regarder et s'énerva encore plus.

— Y a un problème ?

— Je ne vois pas pourquoi tu me poses cette question, ce n'est pas moi qui m'énerve contre du ciment.

— En effet, tu ne le fais pas, rétorqua-t-il. Et puis merdre, qu'est-ce que vous avez tous à me faire chier !

Il m'abandonna là. J'ouvris la bouche et la refermai plusieurs fois d'affilées, perdu. Je me pinçai les lèvres et continuai de travailler jusqu'à tomber à court de ciment. Qu'étais-je censé faire ensuite ?

Je me relevai et m'étirai, grimaçant en avisant le ciment collé sur ma peau et mes vêtements. J'avais très envie d'aller prendre une douche mais je doutais qu'énerver Weasley en y allant sans lui aujourd'hui soit une bonne idée. Il avait toujours une baguette et je n'en avais pas ce qui signifiait qu'en combat, je serais plus que défavorisé. J'abandonnai tout de même le chantier et décidai d'aller dans la tente principale pour me laver les mains et boire un thé.

Quel ne fut pas mon déplaisir en entrant dans la tente d'apercevoir Weasley dans un coin, une tasse fumante devant lui et un livre dans une main. J'évitai attentivement de regarder dans sa direction et passai par la cuisine pour me laver les mains avant de me préparer un thé. J'allai ensuite m'asseoir le plus loin possible de Weasley et gardai mes yeux sur ma tasse.

— Quand je suis dans cet état-là, évite de me chercher, souffla-t-il un moment plus tard.

— Je n'avais pas réalisé que c'était ce que je faisais, répliquai-je sans pouvoir m'en empêcher.

J'étais tellement habitué à répliquer dès qu'il ouvrait la bouche que c'était devenu difficile de ne pas le faire. Et puis après tout, je me fichai des sentiments et considérations de Weasley. Ce n'était pas mon problème s'il était en colère, et ça n'avait pas à le devenir. Surtout que lui se plaisait à me chercher comme il disait si bien, et ce continuellement. Pourquoi est-ce que moi, je devrais faire attention à ce que je disais parce que monsieur était bouleversé ?

Je l'entendis grogner, mais il ne répliqua rien. Et maintenant il se transformait en animal. Je finis ma tasse de thé puis lui demandai :

— On retourne s'occuper du chantier ou je peux aller prendre une douche ?

Il claqua son livre et se leva tout en vidant sa tasse.

— Douche. J'ai plus envie de bosser pour aujourd'hui.

Évidemment, si Monsieur Weasley ne voulait pas travailler, il pouvait simplement décider de s'asseoir quelque part et de lire. Je me levai à mon tour et le suivi jusqu'aux douches mais haussai un sourcil en le trouvant assis sur le banc en train de lire son livre.

— Si tu n'as pas prévu de te laver, je ne comprends pas bien pourquoi tu es venu jusqu'ici, fis-je remarquer en retirant mon haut.

— Hm.

Il avait vraiment de la chance que j'aie du respect pour les livres parce que j'avais très envie de l'attraper et de le jeter par la fenêtre, juste pour qu'il le suive. Le voir si concentré ne me donnait qu'une seule envie, le déranger. Je retirai mon pantalon tout en reprenant :

— Je peux me laver tout seul, tu n'es donc pas obligé de rester ici.

— Hum hm...

Je me glissai sous le jet d'eau tiède et commençai à retirer le ciment de mes bras. Je jetai un coup d'œil à Weasley qui était toujours aussi plongé dans son livre et dis :

— Amusant, de là où je suis, on pourrait vraiment croire que tu comprends ce que tu lis.

Je devenais mesquin mais je n'aimais pas être ignoré, et je voulais également me venger. Il m'ignora encore quelques minutes avant de fermer son livre, l'air satisfait, et de se déshabiller pour se laver à son tour.

— Il y a des images, t'inquiète.

— C'est bien ce que je pensais.

Je pris un peu de savon et me lavai les cheveux puis glissai ma tête sous l'eau pour les rincer.

— Tu devrais me remercier, grâce à moi et mon bouquin, tu es en congé.

— Bien sûr.

Je n'allais certainement pas le remercier, surtout que je me méfiais. Il était parfaitement capable de me faire rattraper ces heures plus tard, ou de signaler au Ministère que je n'étais pas là où j'aurais dû me trouver à cette heure-ci.

Je finis de me nettoyer et coupai l'eau avant de prendre une serviette en évitant consciencieusement de regarder dans la direction de Weasley. Je m'assis sur le banc et attrapai le livre que je feuilletai succinctement, curieux. De plus, je n'avais rien lu depuis une éternité et ça me manquait.

— Une romance sur les elfes ? Soufflai-je après quelques secondes, légèrement ahuri. Tu dois vraiment être très frustré pour en arriver à de tels extrêmes.

Je continuai de lire quelque peu et ris en voyant la stupidité de l'histoire. Un elfe noir et dangereux tombait amoureux d'une pauvre princesse elfe blanche et leur amour était plus fort que tout.

— Rassure-moi, tu ne crois pas réellement en ce genre d'idioties, hm ?

Je lus encore quelques passages puis posai le livre, préférant m'arrêter là avant d'exploser de rire.

— Alors, de un, je ne suis pas frustré. Qu'est-ce que vous avez tous à me sortir ça dès que je suis de mauvais poil ? Et de deux, je sais que cette histoire est vraiment... idiote. Mais une fois dedans, je me suis pris à les aimer. Et du coup, j'ai hâte de le finir.

— Au moins tu es conscient de l'idiotie de cette... chose. C'est toujours plus que ce dont je me serais attendu venant d'un Weasley.

— Développe ? Fit-il en commençant à se sécher. C'est quoi cette idée préconçue sur les Weasley ?

— Oh, j'ai une idée préconçue sur les Weasley ? Venant de celui qui m'a affirmé que les Malfoy n'étaient attirés que par les blonds, ça me fait bien rire.

— Ben, y a que des blonds dans votre famille, enfin, en grande majorité.

— Oui, parce que les Malfoy sont blonds. Nous essayons donc de trouver une femme qui permettra de perpétuer cette... tradition.

— De trouver une femme, à t'entendre, j'ai l'impression qu'il n'y pas de place pour l'amour dans tout ça.

Je ris doucement mais me figeai en me rendant compte qu'il semblait sérieux. Ah, les Weasley.

— Tant de naïveté me surprendra toujours, soupirai-je finalement au bout de quelques secondes.

Il fronça les sourcils et dit, tout en enfilant son pantalon :

— De quoi parles-tu ? Je ne suis pas naïf. Et vous, les Malfoy, êtes définitivement bizarres avec votre fétichisme des blonds.

— Tu crois encore en l'amour à ton âge, bien sûr que tu es naïf. Et ce n'est pas un fétichisme. Surtout que si je me souviens bien, tous tes frères et sœurs sont aussi roux que toi et tes parents.

— Mouais. Et je ne crois pas spécialement en l'amour, ajouta-t-il terminant de s'habiller.

— Pas si idiot que ça, alors...

Ce qui était surprenant. Je me demandais donc ce qui l'avait empêché de coucher avec l'étudiante qui avait essayé de l'attirer dans son lit à peine était-elle arrivée. Je ne posais cependant pas la question et commençai à m'habiller.

— Et après, c'est moi qui ai des préjugés. Tous les Weasley ne sont pas idiots, il faudrait que tu le comprennes une bonne fois pour toutes. Certes, j'ai des doutes pour certains de mes cousins, mais le reste... ça va.

Je récupérai mon haut et adressai un regard surpris à Weasley en me redressant avant de souffler :

— Dois-je en déduire que tu as retrouvé une humeur convenable ?

— Plus ou moins. Le chapitre que je lisais est terminé.

— Tout cette crise pour un malheureux chapitre ?

Je secouai légèrement la tête puis enfilai mon t-shirt avant de rattacher mes cheveux.

— Tu ne peux pas comprendre. Tes cheveux ont repoussé depuis, fit-il tout en allant se brosser les dents.

— Ah, une nouvelle blague sur à quel point je ressemble à une femme ?

Depuis que mes cheveux étaient courts, il avait considérablement réduit le nombre de plaisanteries à ce sujet mais je ne doutais pas que ça n'allait plus tarder à revenir.

— Quoi ? Hein ? Ah... heu, pas spécialement. Elles te manquent ? Si c'est le cas, ça peut s'arranger ma belle.

— Encore des compliments sur mon physique ? Je vais vraiment finir par croire que je te plais.

J'aurais probablement mieux fait de me taire et de ne pas lui donner de mauvaises idées mais mon masque était de plus en plus difficile à maintenir depuis que j'étais ici. Je remarquai également que ses remarques m'énervaient bien moins qu'avant et que nous discutions de plus en plus longtemps ensemble, même si c'était juste pour un échange de civilités comme celui-ci.

— Comment ne pourrait-il pas me plaire ? Tout le monde sait que les Malfoy sont irrésistibles. D'ailleurs, les jumeaux en profitent chaque soir.

Je grinçai des dents et lui lançai un regard noir.

— Ne me parle pas de mon fils !

Le savoir avec les Weasley ne me plaisait déjà pas et il était hors de question qu'il fasse des plaisanteries à son sujet.

— D'accord, mais cela ne m'empêche pas de parler de mes frères. Ils aiment particulièrement s'occuper de ton fi... Oops, de leur repenti.

Je serrai les poings et sifflai :

— Je suis sérieux Weasley, tais-toi.

Je n'avais jamais été proche de Draco et j'avais été un père plutôt pitoyable. J'avais pourtant essayé d'être différent de mon propre père mais j'avais échoué, lamentablement. Et Draco était devenu une vague copie de moi-même et de ce que l'on attendait d'un Malfoy. Je n'avais eu de cesse de lui répéter les mêmes préceptes idiots que me rabâchait mon père encore et encore mais c'était l'une des choses que je regrettais. Comme presque toute l'éducation de mon fils.

Seulement, je ne pouvais pas me permettre de paraitre faible face à lui alors j'avais été froid et cassant. Mais je n'avais jamais accepté que l'on se moque de lui ou qu'on le remette en cause. Et maintenant que Narcissa n'était plus là pour veiller sur lui, c'était à moi de le faire, même si je me trouvais à des milliers de kilomètres de là où il était. Alors j'espérais vraiment que Weasley allait se taire parce que pour la première fois depuis longtemps, j'avais de nouveau envie de lui exploser la tête contre un mur.

— Tu n'as pas à me dire de me taire Malfoy ! Tu n'as aucun droit ici !

— Et tu n'as pas à parler de mon fils !

— Je parle de qui je veux !

Je ne rétorquai rien et claquai ma langue contre mon palais. Je n'allais pas jouer à ça avec lui plus longtemps et il avait arrêté de parler de Draco alors je n'avais plus de raison de continuer à m'énerver. Je lui passai à côté sans un regard et sorti de la tente.

— C'est ça, barre-toi !

J'hésitai à faire demi-tour, mon envie de le frapper toujours aussi présente, mais je me dirigeai vers le dortoir et m'allongeai sur mon lit, fermant ensuite les yeux. Si je faisais une erreur, il allait s'empresser d'aller la rapporter au Ministère et je retournerai à Azkaban.

Or, ce n'était pas ce que je voulais, alors je devais simplement me calmer. Comment étions-nous passés de notre joute verbale habituelle à ça ? Et avec toute cette histoire, je n'avais toujours pas donné ma lettre à Weasley.

Peut-être Geoffroy accepterait-il de la poster.

Je pris l'enveloppe et me relevai avant de partir vers la cabane. Je toquai à la porte et attendis qu'il m'invite à entrer pour le faire. Il était en train de remplir des papiers et je m'avançai jusqu'à son bureau. Il m'ignora pendant quelques minutes et cela commençait sérieusement à m'agacer. Enfin, il dit :

— Quoi ? Tu ne vois pas que je suis occupé ?

Décidément, ils étaient tous particulièrement agréables aujourd'hui.

— J'aurais voulu savoir si vous pouviez envoyer cette missive pour moi, dis-je en lui montrant l'enveloppe.

— Oui, pose-la quelque part et je le ferai.

Je jetai un œil à son bureau encombré de papiers divers et soupirai intérieurement en voyant que certains auraient dû être renvoyé des semaines voire des mois plus tôt. Il retourna à ses documents et je sorti de la pièce, ma lettre toujours en main.

Je retournai au dortoir et remis l'enveloppe sous mon matelas, sans grand espoir qu'elle soit envoyée un jour. J'avisai ensuite la tombée de la nuit et retirai mes vêtements avant de m'allonger et d'essayer de dormir. L'heure du repas n'était toujours pas passée mais tant pis, je n'avais de toute façon pas très faim et aucune envie de me retrouver face à Weasley.

Je fermai les yeux et regrettai pour la millième fois de ne pas être chez moi.


Nous espérons que ce quatrième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes

*Suite du Disclaimer : Hulrick et Cassandre sont des personnages secondaires inventés par nous.