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Après un certain délai dans la publication (oups... j'étais trop occupée avec mon recueil sur Hannibal ^_^'), voici de retour notre UA guimauve ;)

Je vais assumer mon idée de merde jusqu'au bout, maintenant. Vous pourrez tout à fait oublier le contenu de cette fanfiction après l'avoir lue, je vous le conseille d'ailleurs U_U'


Troisième partie

« Amertume et réconfort »


Ils ne reprirent au final leur conversation initiale que lorsqu'ils arrivèrent dans le petit appartement miteux de Dessel, qui avait offert un thé à Zannah.

- Difficile de croire qu'une première conversation entre parfaits inconnus puisse porter sur les conditions de vie d'Apatros, commenta la jeune femme alors que la boisson chaude était servie.

- En effet... drôle de façon de faire connaissance qu'en introduisant un débat sur un tel sujet, débat improvisé à la porte d'entrée d'une cantina.

- Quel est donc votre avis sur la question, Des ?

Le jeune homme prit le temps de s'installer sur une chaise qui semblait trop fragile pour sa stature de colosse, et de boire une gorgée de thé chaud avant de répondre.

- L'ambiance « sans espoir » d'Apatros rendrait les hommes sans scrupules ? fit-il en reformulant l'idée de départ. Eh bien... je suis plutôt d'avis que l'être humain n'est déjà pas de nature à posséder des scrupules, et que, placés comme nous sommes dans cet esclavagisme 2.0, dans ces conditions de vie et cette quasi-absence de lois, la plupart des personnes ne prennent même plus en compte les principes moraux dans leurs actions et leurs pensées.

Zannah le regarda se mordre la lèvre en frottant son doigt contre l'anse de son mug de thé.

- C'est... un point de vue très cynique, dit-elle platement.

- Parfois, la frontière entre réalité et cynisme est très mince, voire inexistante...

- Dessel... je sais que la question que je vais poser est très personnelle et que nous nous connaissons à peine, mais... avez-vous déjà été victime de l'un ou de plusieurs de ces « hommes sans scrupules » ?

Des releva brusquement la tête vers elle, l'expression de son visage soudain fermée. Son regard bleu était désormais glacial. Zannah avait tapé trop près de ses anciennes blessures...

- Qu'est-ce qui pourrait vous faire croire ça ? s'exclama-t-il, le ton de sa voix soudain très dur. Ce que je viens de dire ? Cela pourrait être simplement une observation objective de la réalité...

- Ce qui me fait croire ça, Dessel ? Votre amertume. Ce n'est pas une observation objective, c'est un point de vue construit à partie d'une expérience personnelle. Mais je comprends que vous n'ayez pas envie d'en parler..., ajouta Zannah d'une petite voix contrite. C'est trop personnel pour être partagée avec une inconnue. La question était totalement déplacée, je m'en excuse... je n'ai pas voulu vous offenser...

Des grogna en guise de réponse, son regard désormais baissé, fixant sans vraiment le voir le contenu de son mug.

- J'espère... j'espère que..., bégaya la jeune femme, j'espère que ce qui vient de se passer n'empiètera pas sur notre relation, enfin ce début de relation, parce que vous me semblez quelqu'un d'intéressant, et j'espère que vous ne vous êtes pas totalement fermé parce que je voulais faire plus amplement connaissance avec vous.

- C'est oublié, grommela Dessel. Nous pouvons continuer à parler, si vous voulez... mais d'un autre sujet, je préférerais.


Le temps avait passé depuis cette première conversation... peu commune, des mois s'étaient écoulés... et Dessel été enfin parvenu à se confier sur son enfance difficile, et les humiliations qu'il avait subies.

Zannah était restée livide de stupéfaction et de colère alors que son compagnon lui livrait son récit, le regard bleu baissé sous le poids de la honte qu'il avait toujours éprouvée. Il avait dépeint le tableau de l'abominable Hurst, raconté les nombreuses blessures – aussi bien physiques que psychologiques –, et la participation régulière des amis de son père aux maltraitances.

Émotionnellement confus, les larmes aux yeux, Dessel n'avait pas osé dans un premier temps le regard de sa compagne... jusqu'à ce que la jeune femme le prenne doucement dans ses bras, frictionnant son dos de ses petites mains, caressant le crâne chauve en un geste de réconfort.

Et, petit à petit, alors que Dessel et Zannah travaillaient dur pour pouvoir enfin quitter ce monde désolé – progressivement, la patience et l'amour de Zannah reconstruisaient l'épave qu'était devenu Dessel durant toutes ces années de tourmente.


Une conclusion dans le prochain épisode :D Cette fanfiction n'est certainement pas la meilleure que j'ai pu écrire (si tant est que les autres soient correctes xD), parce que tout ce fluff me gêne un peu pour le coup, j'avais terriblement envie (besoin ?) de donner beaucoup beaucoup d'amour à mon chouchou Darth Bane x')