Hello mes lecteurs.
J'ai attendus cinq jours pour vous poster le chapitre. Encore plus long. Décidément je peux plus m'arrêter d'écrire. En plus comme je sais où je vais ,dans quelle direction je met l'histoire ,c'est encore plus tentant d'écrire et d'écrire et d'écrire.
Alors j'ai remarqué que beaucoup d'histoire finalement parle de la même chose ,d'un Peter Pan changé froid parce que Wendy lui manque blablabablablablabla. Pour faire plus original je vous ais dégoté une nouvelle intrigue ,une trame qui va prendre toute l'histoire en gros. Je ne sais pas encore combien de chapitre je vais écrire ,boh ! On verra bien hein ! En tout cas cette trame pourra me permettre de développer plein de chose *sourire plein de sous entendu* ! Bon je vous épargne mes blabla inutile du début.
Juste encore un gros merci à Neunonska pour ton commentaire toujours aussi gentil.
Et un dernier petit mot pour Freddie : Nah ,tu auras pas ton engueulade tout de suite. Soit gentille :p ils viennent de se retrouver on va pas les faire engueuler x)
PS : Pour les surnoms de Wendy ,genre oiseau Wendy ou autre : je les met en anglais dans l'histoire ,parce que bon ,on est tous d'accord pour dire que ça fait ridicule en français ? x)
CHAPITRE QUATRE : UN RAYON DE SOLEIL
Le soleil, d'une beauté rare, se levai progressivement sur le pays imaginaire, inondant peu à peu les plaines enneigée et la mer glacée. L'air était toujours aussi frais mais plus rien ne semblait importer pour Peter. Wendy remarquai aussitôt un sourire pleinement satisfait et soudainement une fierté indescriptible s'empara du cœur de la belle. Grâce à elle un pays entier, une terre d'espoir et d'innocence venait d'être sauvé. Elle ne pouvait pas être plus heureuse. A l'entente de ses propres pensées Wendy accéléra la vitesse de son vol, planant grâce au vent.
Peter Pan jeta un coup d'œil malicieux à sa Wendy qui virevoltait à travers les nuages. Il savait qu'elle avait grandi, mais il était malheureusement incapable de dire en quoi. Son visage était toujours aussi harmonieux, ces yeux bleues brillaient toujours de mille feu grâce au rayon du soleil. Non, vraiment. Il était impossible de dire que Wendy ait grandi. Elle était légèrement plus grande qu'avant, ces formes s'étaient largement développées, mais son visage, lui restait intact. Comme bercée par une jeunesse éternelle. C'est à ce moment même que Peter se souvint. En regardant la beauté de Wendy, il se souvint de ce baiser, de leurs baisers, des sentiments qu'il avait toujours eus pour la jeune femme. Malheureusement pour lui, tout ce confirmait peu à peu. Jamais il n'aurait pu vivre loin d'elle plus longtemps. Voulant épargner toutes ces pensées « d'adulte », Peter s'exclama alors de sa voix enfantine mais grave à la fois :
« Le dernier, qui arrive en bas doit faire à manger ce soir » il, ne laissant pas une seconde de répit à la jeune femme. En effet sans même finir sa phrase, Peter s'envola, loin et rapidement, se rapprochant de son arbre plus vite que Wendy.
« Oh Peter, attend moi ! » avait-elle dit après avoir gloussé heureuse de retrouver Peter dans toute sa splendeur.
Cela ne servait à rien de faire la course avec lui. Il gagnerait toujours. Et Wendy était prête à reprendre son rôle de mère, alors faire la cuisine était dans ses choix et ses responsabilités. Elle n'allait quand même pas laisser Peter faire la cuisine, certainement pas. Le diner aurait été infect. C'est pour cela qu'elle regagnait doucement la terre ferme, aussi gracieusement que possible. Un frisson parcourut aussitôt le corps de la jeune femme : Ces pieds venaient en effet de glisser sur la neige qui recouvrait toujours le sol. Elle réalisa soudainement que le pays imaginaire avait souffert des colères de Peter. Un calme fou y régnait. Et même si Peter était de retour, plus rien de bougeait, comme si la nature était restée figée trop longtemps, si bien qu'elle ne pouvait plus bouger. Une seconde vague de frisson vint foudroyer Wendy de la tête au pied. Cette fois ci le froid n'y était pour rien. Un jeune Peter, euphorique venait de poser ces mains sur les épaules de la jeune fille, souriant malicieusement de toutes ces dents.
« J'ai encore gagné » s'était-il exclamé en faisant à présent face à Wendy. Un rayon de soleil se mit à briller plus amplement, réchauffant alors soudainement le pays imaginaire. « Les garçons perdus t'attendent Wendy-Bird, croit moi : ils sont impatient de te rencontrer ! »
« De nouveau garçon perdu ? Oh oui Peter, j'adorerais les voir » avait-elle dit avançant impatiemment vers l'entrée de l'arbre. Mais Peter ne l'entendait pas de la sorte. C'est alors doucement qu'il se dirigeait vers elle, glissant sa main dans la sienne. Ils allaient faire leurs entrées, tous les deux. Wendy fut resta complètement abasourdie par le comportement du jeune homme. Elle ne comprenait plus rien. Lui qui avait été si distant autrefois. Le voilà bien changé.
Peter, quant à lui, se retrouvait happé dans un cercle vicieux ou seule cette pulsion contrôlait ces actions. Pourquoi était-il aussi affectueux avec elle ? Comment avait-il pu la pardonner aussi vite ? Elle lui avait causé tant de peine, tant de haine. Mais sa présence était plus importante que tout. Comme si tout s'effaçait. Pardonner permettait d'avancer. Et ça, Peter venait tout juste de s'en rendre compte. C'est alors le cœur plein d'espoir que les deux adolescents entrèrent chez eux, comme avant, main dans la main. Rien n'avait changé. Les garçons avaient toujours leurs lits suspendus au fond de la pièce. La chambre de Peter était toujours interdite. Cependant un Hamas de poussière recouvrait chacun des meubles, laissant alors deviner que personne n'avait fait le ménage avant longtemps. Mais Wendy, beaucoup trop enchantée d'être ici ce dit simplement qu'elle allait devoir le faire tôt ou tard. Mais pas maintenant.
Soudainement trois, puis quatre petites têtes se firent voir dans l'encolure d'une porte en bois. Quatre petits garçons, beaucoup plus jeunes se tenaient devant elle l'air abasourdie. C'était donc elle Wendy ? Mais que faisait-elle ici ? Peter l'avait bannit à tout jamais. C'est alors qu'ils avancèrent à la file indienne vers eux, s'agenouillant devant la « dame » devant eux.
« Garçon ! C'est Wendy, votre nouvelle maman ! » S'exclama Peter, fier de lui.
« Mais Peter, j'croyais que-» Annonça l'un d'entre eux, se faisant aussitôt coupé par un petit joufflue qui posa ça main sur sa bouche. Un mot de plus et cette histoire bannissement aurait été révélée. Et non il ne fallait pas.
« On croyait que vous n'arriveriez jamais ! Enchanté Maman ! » S'exclamai le joufflue qui se leva aussitôt, se jetant littéralement sur Wendy pour l'enlacer. C'est alors qu'une horde de garçon vinrent à elle, faisant de même.
Cependant dans un coin sombre de la pièce, restait Le Corbeau. Un jeune brun sombre, grand, aussi grand que Peter et autant âgé que lui. Une fille ? Ici, au pays imaginaire ? Une fille qui avait été banni en plus ? Comment Peter pouvait leurs faire ça, à eux, au garçon perdu ? Le regard du jeune brun tomba aussitôt sur les deux adolescents. Et seul dans son coin, il observait la scène avec rage. Cette Wendy tellement souriante lui donnait la nausée. Mais ce qui l'énervait encore plus était Peter. Il la regardait avec tellement de joie et de tendresse que Le Corbeau fut pris d'une haine immense envers son meilleur ami. Car oui, Peter et lui était devenu ami depuis quelques temps. Le Corbeau lui avait conseillé de nombreuse fois d'oublier cette Wendy, plongeant Peter dans une tristesse éternelle. Mais le voir souriant aujourd'hui, grâce à elle, c'était comme offrir de la rancœur. De la provocation pure et gratuite. Ramener une fille. Cela perturberait tout leur train de vie. Le Corbeau s'en mit à presque regretter l'hiver froid et tendus.
Wendy remarqua aussitôt ce jeune homme seul, d'une froideur extrême. Elle se racla la gorge, faisant un signe de tête pour que Peter la lui présente.
« Oh. Wendy » avait-il dit en prenant sa main, l'emmenant vers le Corbeau « J'te présente Charles. Mais ici appelle-le Le Corbeau. Tu vas voir il est génial » avait-il dit n'en finissant pas avec l'enthousiasme.
« Dans ce là, je suis enchanté le Corbeau »
En finissant de parler, Wendy s'inclina devant lui, d'une grâce parfaite, sous l'œil vif et lumineux de Peter qui admirait littéralement la jeune femme. Ce ne fut pas le cas du Corbeau qui lança un regard des plus noirs à la femme devant lui. Sans même rajouter un mot, il se tourna brusquement, allant s'enfermer dans sa propre chambre. Wendy s'en trouva pas moins bouleversée, voir assommée.
« Peter ? J'ai fait quelques choses de mal ? » Demanda-t-elle en grimaçant légèrement
« Je n'comprends pas…. » Avait-il dit en fronçant les sourcils. « Il doit être de mauvaise humeur. Ça arrive. » Rajouta-t-il en haussant les épaules, comme ci il laissait tomber l'affaire. Cependant en voyant Wendy et son choc apparent il s'exclamait « Wendy ! Ne t'inquiète pas ! Il va t'adorer je suis sûr ! »
A ces mots, Wendy retrouva instantanément le sourire, se repenchant vers les quatre enfants.
« Je vous ai ramené des livres, plein d'histoire… Oh Peter ! Ma valise ! Mes livres ! » S'exclama finalement-elle ne savant pas où ces bagages avaient bien pu passer.
« Je crois que tu les as oublié sur la grande cloche là… » Se rappela alors Peter, tentant de visualisé les valises sur le Big Ben.
« Le big ben ! J'ai oublié mes livres sur le Big Ben. Mon dieu mais comment vais-je faire ? Comment j'ai pu être aussi sotte ! »
« Ne t'inquiète pas Wendy, je vais aller te le rechercher. Je reviens aussi vite que possible. »
Puis en un temps, trois mouvements Peter était partis, encore une fois. Pour une bonne cause cette fois-ci. Wendy était donc seule pour la première fois avec les garçons. Elle allait pouvoir faire leurs connaissances. Jona, le petit joufflue s'approcha d'elle, l'air innocent.
« Maman Wendy, c'est quoi un livre ? »
Ce fut un long monologue, où Wendy expliqua l'utilité d'un livre, ce que ces douces pages contenaient sous les regards émerveillés des enfants perdus. Tout au long de la journée, Wendy les occupa à chercher du bois, de la nourriture pour le soir venus. La nuit tombée, toujours aucun signe de Peter. L'inquiétude prit possession de Wendy qui se demandait ce qu'il avait bien pu se passer. Le diner servit, Wendy toucha à peine à son assiette, mangeant sans fin ce qu'il y avait dedans. Pourtant tout aurait pu la rendre heureuse : des enfants jouant et riant à table, une table au coin du feu. Mais l'absence de Peter l'inquiétait d'avantage.
Quelque part au-dessus de Londres volait Peter, cherchant les valises du coin de l'œil. Auprès de lui, Clochette le suivait sans arrêt, prétextant une envie soudaine de voyager. Mais Peter savait pertinemment que la belle voulait garder un œil sur lui. Une fois au-dessus du Big Ben, fatigué du voyage les deux amis s'assirent au-dessus des nuages afin de se reposer. C'est Peter en premier qui brisait le silence, voulant poser une question qui lui tourmentait l'esprit
« Dit Clo… les filles. Comment on les rend heureuse ? » Demanda-t-il en observant Londres.
« En leurs donnant de l'affection, des petites attention Peter… » Lâcha Clochette surprise par la question de Peter.
« Comme quoi ? » avait-il dit en haussant un sourcil, ne savant pas vraiment la signification d'une attention
« Des Fleurs Peter…ou quelque chose qu'elle aime… »
« Des Fleurs… » Murmura-t-il. Où allait-il pouvoir cueillir des fleurs. La neige était encore là au Pays Imaginaire et aucune fleur n'avait encore poussée. « Tu penses qu'il y a des fleurs dans Londres ? »
« Surement, Peter… surement » disait Clochette dans un bâillement, épuisée par le voyage.
Pris d'un élan d'excitation et d'espérance que Peter décollait du Big Ben ne laissant pas le temps à Clochette de le suivre. Malgré les appels nombreux de la fée qui était devenue agacée de son comportement, Peter continua son chemin descendant en pic vers le parc le plus proche ; Kensington Gardens. Une étendus verte, il allait surement trouver des fleurs ici. C'était sur même. Il se posait délicatement au sol, balayant les environs du regard. La nuit était belle et bien tombée, et personne n'était dans le parc. Personne sauf une petite fille, très jeune même ,de quatre ans environ ,fouillant un peu partout dans le parc. Elle savait probablement où pouvait se trouver les fleurs. C'était une fille donc elle savait.
« Hey petite. Tu n'saurais pas où je peux trouver des fleurs ? » Demanda Peter en se mettant à la hauteur de la petite brune.
« Chez le marchand m'ssieur. »
Monsieur ? Peter n'avait certainement pas l'habitude qu'on l'appelle de la sorte. Mais pour la première fois de sa vie il ne rétorqua pas, jugeant inutile tout obstacle à sa quête. Il lui fallait des fleurs aussi belles que Wendy.
« Le marchand ? C'quoi ça ? »
La petite brune toisa Peter de haut en bas, comme interloquée. Alors premièrement cet homme recherchait des fleurs, deuxièmement il ne savait pas ce qu'était un marchand et pour finir pourquoi était-il habillé de feuille ?
« Laisse tomber. Des fleurs, elles sont partout les fleurs. Tu fais comme moi, tu cherches. » Avait dit la petite fille de sa voix fine et enfantine.
« Tu cherches quoi petite fille ? » répondit aussitôt Peter, étant de plus intéressé par cette petite fille.
« J'suis pas petite d'abord, je suis grande. Et je ne parle pas à des inconnus. » Rétorqua-t-elle ne manquant pas de piquant, continuant sa recherche désespérée.
« Et ta maman elle est où ? »
« J'pas de maman. »
Peter se gratta la tête, incongrue. Tout le monde avait une maman. Même lui il en avait eu une. Autrefois. Et même s'il ne s'en souvenait pas, il était pratiquement sur de ça : tout le monde avait une maman. Mais le cas de la petite fille fit naître un sentiment encore inconnu aux yeux de Peter : De l'inquiétude. Une petite fille seule dans le vrai monde, sans personne, ce n'était vraiment pas sûr. Plongé dans ces pensées, Peter ne remarqua pas le déplacement de la brunette. Mais sans même réfléchir il la suivi inlassablement.
« Mais qu'est ce tu veux à la fin ? » s'exclama la petite fille en se retournant brusquement vers lui.
« Des fleurs. Pour Wendy. »
« C'ta femme c'est ça ? »
Un long moment de silence s'installa auprès d'eux. Wendy ? Sa femme ? Peter n'était même pas sur de s'avouer ces propres sentiments. Et puis après tout, une femme qu'est-ce que c'était ? Wendy n'était pas encore une femme. Alors comment pouvait-elle être la sienne. Changeant totalement de sujet Peter se retourna encore une fois vers la brunette.
« Mais petite, tu as vraiment pas de maman ? Tu vis comment alors ? »
« J'vis dans la rue, c'tout. J'me promène et je fais la manche pour pouvoir manger »
Encore une fois Peter était perdu. La manche ? Qu'est-ce que c'était la manche ?
« Tu as faim là ? »
« Qu'est-ce que ça peut te faire ? » répondit-elle sèchement
« Ma Wendy prépare à manger. Si tu veux tu peux venir avec moi au pays imaginaire. » Proposa Peter. Il ne savait pas du tout ce qu'il faisait, mais si cette pauvre enfant avait faim, c'était l'occasion parfaite.
« C'quoi ça ? Le Pays imaginaire ? Jamais entendus parler. »
« C'est un endroit pour tous les enfants, il y a des sirènes, il y avait des pirates et les indiens vont surement venir » répondit Peter d'une voix presque solennelle.
« Tu racontes vraiment n'importe quoi. Ça n'existe pas d'abord. Et puis t'es pas un enfant toi alors tu peux me dire comment tu vis là-bas !? » La petite brune était complètement ahurit. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Des sirènes ? Vraiment ?
« Je suis un enfant ! » rétorqua soudainement Peter, fronçant les sourcils.
« T'as quel âge ? »
« Je sais pas. Le même âge que Wendy.»
« Elle a quel âge ta Wendy ? »
« Elle est pas bien vielle. J'sais juste que tout le monde voulait qu'elle devienne une femme et elle ne voulait pas. »
« Tu dis quand même n'importe quoi. Et puis prouve moi que tout tes trucs ils existent »
Au moment même Clochette arriva vers lui, toujours aussi fatigué et se posa sur l'épaule de Peter, lui jetant un regard interrogateur.
« Oh Clochette, tu tombes à pic. Cette petite fille ne me croît pas. Dit lui toi que le Pays imaginaire existe ! »
Pas besoin de lui prouver. La petite brune avait ouvert en grand sa bouche, les yeux écarquillés. Une fée était belle et bien devant elle. La présence de Clochette était une preuve irréfutable. Voyant bien le choc de la petite fille, Peter s'agenouilla encore une fois à elle, prenant sa petite main.
« Viens avec nous. Tu verras là-bas tu n'auras jamais besoin de chercher de la nourriture. Et puis les garçons seront heureux de te voir. En plus Wendy raconte les meilleures histoires au monde ! »
« C'est vrai, alors tu n'mens pas m'ssieur ? » questionna-t-elle d'un air soudainement innocent et adorable.
« Appel moi Peter. Peter Pan. » Avait-il dit en se redressant, plaçant fièrement ces mains contre ses hanches.
« Et appel moi Abigail ! » avait-elle dit en l'imitant.
« Dit Abigail, ça te dit que je t'appelle Petite Pan ? »
« Oui, j'veux bien » avait-elle répondu en haussant des épaules, les yeux débordant de joie.
Clochette quant à elle demeurait silencieuse. Elle avait vraiment tout vu. D'abord Wendy. Ensuite cette petite inconnue. Et les fleurs dans tout ça ?
« S'tu veux Peter, il y a des fleurs là-bas. » pointa-t-elle du doigt « Normalement on doit pas les prendre, mais comme on s'en va personne ne saura… » Avait-elle dit en ricanant doucement « oh mais comment on va au pays imaginaire ? C'est loin ? »
« Un peu. Mais ne t'inquiète pas, tu ne verras pas le temps passer. Il faut juste voler ! »
Et d'un geste vif, Peter s'envola sous les yeux émerveillés de la petite. Il volait, ce Peter Pan volait réellement. Sans plus attendre, Peter souleva Abigail et l'accrocha sur son dos tout en volant au-dessus du parc, heureux d'entendre la petite brune s'exclamer de plaisir. La lâchant soudainement, il glissait aussi rapidement de la poussière de fée sur elle pour qu'elle vole d'elle-même. Cela faisait longtemps qu'Abigail n'avait pas été aussi heureuse. Elle avait longtemps errée dans les rues, à la recherche d'un foyer, dormant sur le sol des bas quartiers de Londres, subissant les agressions constantes des autres pauvres. Mais aujourd'hui, cette nuit-là tout avait changé. Peter Pan lui avait sauvé la vie.
« En avant Petite Pan. Suit moi et partons » s'était-il exclamé après avoir cueillie une fleur qui garda bien dans la main.
Un énième soupire sortis d'entre les lèvres de Wendy qui lava la dernière assiette. Le diner de Peter était toujours posé sur le coin de la table mais lui il n'était toujours pas. Toujours inquiète elle posa l'assiette, s'accoudant contre la table qu'elle nettoyait à présent d'un chiffon. Les garçons attendaient étrangement calme au coin du feu, tous assis en cercle autour de la source de chaleur. Wendy les avaient obligés à laver leurs figures, recouvertes de crasse. Tous étaient définitivement bien mieux avec une maman. Jetant un énième regard inquiet à l'extérieur de l'arbre, Wendy redescendit, croisant Le Corbeau qui ne lui adressa pas un seul mot. Il n'avait même pas voulu manger avec eux. Pour qui se prenait-il ? Prête à l'intercepter Wendy s'avança vers lui, déterminée à régler ses comptes, mais elle fut soudainement attirée par un bruit venant de l'extérieur. Peter déboula alors dans l'entrée, les mains chargés. Dans sa main gauche se trouvait la grande valise. Mais l'autre main intercepta Wendy. En effet une autre main, minuscule s'y trouvait sans que personne ne soit à côté de lui. C'est là que Wendy vit l'impossible, la chose la plus adorable du monde : une petite fille se cachant derrière lui, tenant une fleur dans sa main.
« Wendy-Bird, je t'ai ramené plein de chose. Alors j'ai tes livres ne t'inquiète pas. » avait-dit Peter en marquant une pause, coupé par les cris joyeux des garçons perdus...
« Ensuite j'ai pensé que ça te ferait plaisir » avait-il annoncé plus timidement en lui tendant la fleur. Aussitôt Wendy le remercia d'un baiser sur la joue. Doux, vif, et rapide. Peter s'en trouva encore plus ravit.
« Et Wendy ! Voici Abigail. Notre Petite Pan. Notre nouvelle fille. » Avait-il dit en laissant la petite fille s'avancer vers Wendy. Aussitôt la jeune femme la prit dans ces bras. Abigail n'était pas habituée à autant d'attention, mais se sentant aimée, elle n'allait pas refuser cet enlacement.
Peter se dirigeai aussitôt vers la table, où il prit son assiette. Rejoignant Wendy et Abigail, il tendit l'assiette vers elle.
« Tient. Je n'ai pas très faim. Tu peux manger si tu veux Petite Pan. »
Les yeux débordants d'affection, la brunette accepta l'assiette qu'elle entraina avec sur le sol. Après avoir dévoré l'assiette goulument, elle se leva vers Wendy lui faisant signe de se baisser.
« Merci pour ce repas Maman Wendy. »
A ces mots touchant, Wendy embrassa tendrement la joue d'Abigail qu'elle prit aussitôt dans ces bras, se relevant et se dirigeant vers le feu pour rejoindre les garçons perdu.
« Les garçons, c'est l'heure de l'histoire ! » annonça-t-elle fièrement en tenant la jeune fillette. Elle remarquait alors ces taches de crasses sur le visage. Elle nettoierait ça plus tard. Maintenant l'heure était sacrée.
Aussitôt Peter ouvrit les bagages et prit le premier livre qui lui tombait sur la main et l'apporta à Wendy qui le remercia d'un sourire sincère et précieux. Elle prit alors place sur le sol, le bambin toujours contre elle. Wendy découvrit alors la couverture de son livre favori : La belle et la bête. Peter quant à lui, s'affala sur son trône pour écouter l'histoire attentivement.
« La belle et la bête. Il était une fois, dans un pays très éloigné, un jeune prince qui vivait dans un château brillant de mille feux. Même si il avait tout ce qu'il désirait, il restait égoïste et impolie. Mais ensuite, une nuit d'hiver, une vielle femme vint à son château et lui offrit une seule rose en espérant qu'il l'héberge pour la nuit car le froid d'hiver était insoutenable. Offusqué de son apparence, le prince refusa catégoriquement la rose et rejeta alors la vielle femme. Ne perdant pas espoir elle tenta encore une fois de le convaincre lui demandant de ne pas se soucier de sa laideur. Mais quand il refusa une seconde fois la laide et vielle femme se transforma en une magnifique enchanteresse. Le prince essaya de se faire pardonner mais il était trop tard. De ce qu'elle avait vu, il n'y avait aucun amour dans son cœur. En punition, elle le transforma en une bête laide et jetant un sort puissant sur son château et sur tous ceux qui l'habitaient. Honteux de son physique, le prince s'enferma à tout jamais dans son château avec son miroir magique, la seule chose qui le liait avec le monde extérieur. La rose offerte était en réalité une rose enchanteresse qui ne fleurirait que jusqu'à ces 21 ans. Si le prince réussissait un jour à aimer quelqu'un et gagner son amour en retour avant que le dernier pétale de rose tombe le sort serait brisé. Dans le cas contraire, le prince serait à tout jamais obligé de rester ainsi. Au fil des années, il tomba dans le désespoir et perdit tout espoir. Car pour lui, perdre n'est capable d'aimer une bête… »
Raconta Wendy avec passion devant les regards captivés de chacun des enfants. Tous, sauf un. Le Corbeau était toujours là, à l'encolure de la porte, menaçant Wendy du regard ; elle les avait tous dans la poche, elle les manipulait avec ces histoires irréelles. Finalement c'était vraiment lui ,la bête.
Long ,long long très long. Désolé. Mais j'étais tellement dedans que j'ai pas pu m'arrêter. Chelou Le Corbeau hein ? On est pas prêt de s'en débarrasser ,je vous le dis moi ! Sinon vos impressions quant à notre nouvelle Petite Pan. J'avais besoin d'une fille perdue. Et puis ça nous dévoile une nouvelle facette de Peter ,pour une fois qu'il s'occupe et se préoccupe d'un gosse !
Je vous laisse mes loulous 3
