Bella POV

Trois mois avaient passé après cette fameuse nuit où j'avais utilisé une des doses Edward.
J'aurais aimer dire que ce fut la première et dernière fois mais ce serait mentir.
Je m'étais sentie tellement bien et en forme que j'avais réitéré l'expérience avec la fiole restante.

J'attendais le jours où il me réclamerait la boite et où il se rendrait compte que quelque chose manquait mais heureusement ou malheureusement pour moi ce jour n'arriva jamais. Il pensais l'avoir perdu l'extérieur dans sa précipitation.
Son ignorance ne dura pas longtemps car il lui fallut peu de temps pour s'apercevoir que quelque chose clochait chez moi.
Je me rappelle de notre première dispute comme si c'était hier...

- flashback -

C'était une journée bizarrement ensoleillée pour un jour de décembre, il faisait froid et le sol qui était d'habitude vert était couvert de neige. Nous avions décidé nous balader en forêt, je voulais partager la beauté de l'endroit avec lui.
Nous marchions depuis un bon moment quand nous atteignîmes enfin ma clairière. Je l'avais découverte avec Angie mais elle n'avait eu aucun effet sur elle.
Je m'arrêtais la lisière et attrapais la main d'Edward pour l'entrainer vers le centre.
C'était encore plus beau que dans mes souvenir, tout était d'un blanc immaculé, si il était possible de représenter le paradis sur Terre, il serait sans aucun doute devant moi.
Je devais avouer qu'Edward y était aussi pour beaucoup. Il avait changé ma vie du tout au tout.
Je me sentais mal l'idée des capsules que je lui avais dérobé durant ces derniers mois mais je mettais ce sentiment de côté pour l'instant.
Il se retourna vers moi, le visage illuminé de bonheur et cela me fit chaud au cœur. Il passa ses bras autour de ma taille, déposa un baiser sur mon font ce qui me fit sourire et me fit virevolter. Je n'avais jamais autant ris, je riais tellement que je sentais des larmes de joie couler le long de mes joues. Il me redéposa au sol en me faisant glisser contre son torse. Mon visage s'arrêta quelques centimètres du mien et il emprisonna ma bouche de ses lèvres tout en continuant de rire.
J'avais l'impression de retomber en enfance, tout n'était alors qu'insouciance, c'était tellement facile, facile d'être avec Edward. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien.

Nous avons continué de rire une bonne partie de l'après-midi alternant parties de cache-cache, batailles de boules de neige et création d'anges dans la neige.
Après m'être écroulée sur le sol, Edward m'avait rejoint, il passa sont bras sur mon épaule.
Je commençais à frissonner et je savais qu'il ne tarderait pas s'en apercevoir... J'espérais juste qu'il penserait que c'était cause du froid.

Le soleil commençait à se coucher et mes tremblements redoublaient d'intensité
"Bella? ça va?" Il me tourna pour que je sois face lui et une palette d'émotions tordit son visage. interrogation, surprise, colère, tristesse et enfin la plus difficile regarder la douleur.
Je baissais les yeux sachant pertinemment qu'il savait tout, il ne goberait aucune des excuses que je pourrais lui servir.
Il se releva d'un coup et fit les cents pas, il tournait autour de moi comme un lion en cage et cela ne présageait rien de bon pour moi.
Il fit volte-face et l'incompréhension ne quitta pas son visage jusqu'ce qu'il parle.
"Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans 'c'est la plus grosse erreur de ma vie'? J'y crois pas! ça fait plusieurs semaines que je pense avoir perdu la boule parce que des doses disparaissent mais c'était toi pas vrai? Franchement Bella! à quoi tu as pensais? Tu vois tous les jours comment cette putain de saloperie me détruit et toi tu fais la même! Pourquoi? J'aurais jamais dû te rejoindre ce soir là sur le parking du lycée! Je pourrais jamais me regarder dans un miroir sachant que je t'ai entrainé dans le même enfer que moi..."
Il n'avait pas une seule fois reprit sa respiration durant sa tirade, il passa sa main dans ses cheveux chose qu'il faisait quand il était énervé. J'aurais dû dire quelque chose, le contredire, n'importe quoi mais aucun son ne voulu sortir de ma bouche.
Rien de ce que je pourrais lui dire ne pourrait justifier mon acte.
Je tentais tout de même une explication...
"Je suis désolée..." C'était à peine audible mais il m'avait entendu j'en étais sûre parce que ses traits se radoucirent petit à petit.
"Je voulais pas... Mais tu venais de partir et tout était encore étalé sur mon lit. J'ai juste voulu serrer le garrot et ensuite jouer avec la seringue mais avant que je comprenne ce que je faisais j'avais déjà enfoncé la seringue et son contenu dans mon bras... Après je me suis sentie tellement bien et surtout en forme que j'ai réessayé avec la fiole restante quelques jours après...

Mais c'était pas assez alors j'ai commencé à t'en prendre une de temps en temps. Si tu savais comme je m'en veux, tu dois être tellement déçu... Toi qui fait tellement d'effort pour moi et moi je bousille tout... Je te mérite pas..." J'étais en colère contre moi-même. Je venais de ruiner tous ses efforts de ces dernières semaines. Maintenant c'était mon tour de me lever et de me mettre dans tous mes états, il fallait que je bouge, j'avais besoin faire quelque chose.
Je dû le fatiguer parce qu'il m'attira à lui et enfouit son visage dans mes cheveux tandis que je mouillais son t-shirt de mes larmes.
"Désolé Bella."
Je relevais la tête vers lui ahurie.
"Désolé De quoi? De m'avoir appris à aimer? De m'avoir choisis moi plutôt qu'une autre? D'avoir chambouler mon monde? Et bien je ne suis pas désolée... C'est égoïste mais je suis contente que tes parents t'aient fais quitter Chicago. Si tu devais me quitter je ne sais pas ce que je deviendrais... T'es devenu une part essentielle, vitale à ma vie."
Il me sourit faiblement, pas comme il y a quelques heures mais je ne pouvais pas trop lui en demander.
"Tant mieux, parce que je suis égoïste aussi. Tu es toute ma vie à présent Bella. Tout mon monde qui jusqu'à lors n'avait aucun sans gravite autour de ton être, tu es le soleil qui a éclairé mon existence et l'a changé irrévocablement.
Je te promets de ne jamais t'abandonner, tu ne seras pas toute seule, je sais pas si je te serais d'une grande aide étant donné que j'arrive pas décrocher moi-même mais je te soutiendrais du mieux que je peux. Je te le jure."
Je n'avais besoin de rien de plus. S'il me promettait d'être là c'était le plus important à mes yeux.
J'enroulais mes bras autour de son cou et me hissais jusqu'à sa bouche.
Je l'embrassais passionnément, il y avait une urgence dans ce baiser qui n'était pas présente dans les précédents. Comme si le temps nous était compté et qu'il fallait absolument que l'on se transmette tout nos sentiments.
Je me pressais autant que je le pouvais contre lui, et même quand il n'y eut plus aucun espace entre nous je ne le trouvais toujours pas assez proche.
Je mordillais sa lèvre inférieure et un grognement presque primal lui échappa, il ouvrit légèrement la bouche et j'en profitais pour y glisser ma langue.
Je me délectais du nectar que j'y trouvais et gémis involontairement quand mon corps commença à s'embraser.
Nos langues se mouvaient en parfaite synchronisation, c'était digne des plus grands ballets et je ne voulais pas que ça s'arrête un jour, je voulais que ce moment dure pour l'éternité

- fin flashback -

Cette journée qui malgré ce que les gens pourrait en penser était encore ma journée préférée bien que ce fut également mon premier malaise dû au manque.
J'avais perdu connaissance dans la clairière et Edward n'avait pas eu d'autre choix que de me piquer lui-même.
Ce soir là j'avais finalement commencé à faire des cauchemars et Edward me 'rassura' en me disant que c'était quelque chose de quotidien pour lui aussi. Un des nombreux effets indésirables selon lui.

Après quelques semaines à passer des nuits blanches, je demandais à Edward de venir à la maison pour me tenir compagnie ce qu'il accepta avec plaisir.
Il entrait et sortait par ma fenêtre, une routine s'était installée.
Je descendais nous préparer un truc manger, après ça il me piquait et je le piquais. On discutait complètement déconnectés du monde qui nous entourait puis après que l'un d'entre nous se soit assoupis puis réveillé en sursaut je nous préparais des somnifères que nous avalions après avoir écouté Pills de The Perishers.
J'avais toujours adoré cette chanson mais elle n'avait prit tout son sens à mes yeux seulement quelques semaines auparavant.

C'était actuellement un de ces moments et je me laisser bercer par la mélodie, blottie contre Edward.

I hope my love can blind you (Je souhaite que mon sourire puisse t'aveugler)
I hope my arms can bind you (Je souhaite que mes bras puissent te lier moi)
So you'll never have to see what we've grown to be (Pour que tu n'ai jamais voir ce que nous sommes devenus)

One may think we池e alright (Les gens pensent que nous allons bien)
But we need pills to sleep at night (Mais on a besoin de cachets pour dormir)
We need lies to make it through the day, (On a besoin de mensonges vivre chaque jour)
we're not okay (Nous n'allons pas bien)

Rien que d'entendre à quel point ces paroles pouvaient être véridiques en ce moment mes larmes coulèrent et peu de temps après le t-shirt d'Edward était trempé.

That's one thing I would never (C'est quelque chose que)
One thing I would never (Quelque chose que)
That's one thing I would never say to you.(C'est quelque chose que je ne te dirais jamais)

La seule différence c'était que contrairement à cette chanson Edward et moi nous disions tout. Nous n'avions aucun secret. Dans notre cas toutes les vérités étaient bonnes à dire.

Les semaines filaient à toute allure et avant que nous ayons le temps de nous en apercevoir les arbres avaient bourgeonné et la clairière était à nouveau envahie par les fleurs des champs violettes que j'aimais temps.
Malheureusement je n'appréciais plus grand chose en dehors de ma dose quasi quotidienne et d'Edward.
Mes notes qui avaient toujours été excellentes étaient en chute libre ce qui inquiétait mes professeurs et je n'avais plus de nouvelle d'Angie ou qui que ce soit d'autres depuis au moins trois semaines.
J'évitais Charlie autant que je le pouvais et avait réussit à lui cacher ma relation avec Edward.

Un soir où je devais retrouver Edward comme presque dès que j'avais un moment de libre, je racontais à Charlie que je passais la soirée à Port Angeles avec Angie et les filles.
Mon père me cru sans hésiter et je me félicitais, moi qui avait toujours cru que les policiers étaient impossible à berner...
Bref notre soirée s'était déroulée à merveille, je rentrais la maison un peu plus tard que d'habitude étant donné que Charlie était de permanence de toute manière alors autant dire je fis un bond quand il m'attendait sur le pas de la porte, bras croisés, le regard glacial.
"Canapé tout de suite."
Je n'avais jamais crains mon père puisque je n'avais alors aucune raison d'avoir peur de lui mais à cet instant j'aurais préféré être n'importe où plutôt qu'ici.
En allant m'installer dans le salon j'entendis ses pas résonner derrière moi et j'en eu la chair de poule.
"Tu comptes t'expliquer ou je le fais pour toi?"
Il était enragé ça ne faisait aucun doute, ne sachant pas à propos de quoi il voulais me parler je décidais que le silence était ma meilleure option et attendais donc qu'il parle nouveau.
"J'ai croisé les Weber ce soir, j'ai eu une discussion des plus intéressante avec eux."
ça sentait vraiment mauvais pour moi, Angie se doutait de quelque chose d'où mon éloignement soudain. S'il elle en avait parlé à ses parents j'étais cuite.
Charlie ne se contenterait pas de me faire changer d'état, il m'enverrait sur la Lune pour être sûr qu'Edward ne m'approcherait pas et cette pensée m'était tout bonnement insupportable. Jamais je n'aurais la force d'être séparée de lui, ça serait comme me priver d'un organe vital.
"Regarde-moi quand je te parle!"
Je relevais les yeux de mauvaise grâce et ce qu'il y vit du confirmer ses soupçons parce que l'horreur s'était aussi inscrite dans ses yeux.
"Toutes ces fois où tu étais censée être avec tes amis tu étais avec Masen, n'est-ce pas?"
Je savais qu'il en connaissait déjà la réponse mais hochais tout de même en réponse.
Il soupira, "Ce que j'ai pu être aveugle... Je t'avais prévenu de te tenir éloigné pourtant! Bon sang Bells, je te croyais plus futée que ça! Comment t'as pu toucher cette connerie! Et ce fumier!"
Il était en train de bouillir et quand il commençait à être familier ça sentait vraiment pas bon, je craignais le pire.
"Je te jure que je pourrais le tuer! Comment est-ce qu'il a osé t'entrainer là dedans, et sous mon propre toi en plus!"
Je ne l'avais jamais vu dans cet état et je dois avouer que j'étais terrifiée.
Il se précipita l'étage et je savais immédiatement ce qu'il cherchait.
Je lui emboitais donc le pas et malgré le fait que je sois arrivée quelques secondes après lui, il avait déjà retourné une bonne partie de ma chambre.
Lorsqu'il envoya valdinguer mon matelas la boite tomba bruyamment sur le sol et il s'en saisit sur le champs.
Je savais qu'aucune dose n'était dedans, c'était Edward qui gardait tout avec lui. Et j'en remerciais le ciel, cela aurait signé mon arrêt de mort sinon.
Il l'ouvrit et ce qui se produisit ensuite fut pire que tout ce que j'aurais pu imaginer. C'était pire que tout ce que mon père aurait pu me dire ou me faire.
Il s'écroula sur le sol et fondit en larmes la boite pressée tellement fort entre ses doigts que ses phalanges menaçaient de se briser chaque instant.
Prise de panique je m'agenouillais près de lui et le serrais dans mes bras.

Nous restâmes un long moment dans cette position jusqu'ce que cela en devienne douloureux.
Je disposais un bisou sur sa joue avant de lui murmurer un semblant d'excuses.
"Je suis déolée, papa..."
Il finit par ce ressaisir et les mots qui suivirent eurent l'effet d'une bombe. Le pire était sans doute son manque d'expression.
"Il est hors de question que tu restes en contact avec lui. J'appelle ta tante Joyce demain tu passeras ton bac chez elle à Swanage."
Après ces mots il quitta ma chambre et s'enferma dans la sienne.
Le Royaume-Unis? Pfff autant dire la Lune...
Je m'effondrais sur mon lit en pleurs, je frissonnais et je perdis conscience. Je me réveillais deux jours plus tard dans un endroit qui n'était définitivement pas ma chambre.


Hello tout le monde ^^

Je voulais poster plus tôt mais je me suis rendu compte que tous les accents et "à" avaient disparu du chap du coup j'ai dû tous les remplacer *grrr*

Alors alors? Qu'est-ce que vous en pensez? Que va-t-il se passer?

Merci à tous pour vos merveilleuses reviews, elles me touchent énormément. J'espère avoir bien répondu à toute ^^

Bisous et à demain pour l'avant dernier chap (et oui déjà...)

Ah oui, j'ai fais une petite vidéo de présentation pour la fic, elle contient des spoilers par contre : http:/www[.]youtube[.]com/watch?v=EZLEO9MMqAc (enlevez les crochets)