Hey voici le quatrième chapitre de cette fiction. Je vous souhaite une bonne lecture.
Melissa désolé pour les larmes, mais heureuse de lire que ce dernier chapitre t'aie plu. J'ai essayé de faire un Oliver assez proche du perso que nous connaissons et je suis ravi que ca plaise.
Olicity 1190, Olicity-love, Olicity 1990 merci pour vos encouragements.
Chapitre 4.
Les rayons du soleil perçaient à travers les épais rideaux de la chambre d'Oliver, l'inondant de lumière. Oliver ouvrit les yeux, se redressant subitement complètement désorienté. Il parcourut la pièce du regard avant de se calmer. Il était chez lui en sécurité, aucun animal ne viendrait le déranger où l'attaquer, tout allait bien. Il se leva se demandant quel heure il était. Il avisa l'horloge murale, sept heures.
Il passa ses mains sur son visage, ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas dormi aussi longtemps et aussi bien, se réveillant toujours à l'aube sur l'île. Il regarda sa chambre qui était toujours en pagaille et prit l'initiative de la ranger. Après tout, la maison devait être éveillée. Il entendait des bruits provenant des chambres voisines.
Il commença par ramasser les morceaux de verres jonchant le sol, faisant attention à ne pas se couper, les déposa dans la poubelle puis prit la photo de Laurel, la contempla un moment avant de la fourrer dans le tiroir du chevet qu'il venait de redresser. Il ne fallait pas qu'il pense à elle, elle était mariée maintenant et s'il ne voulait pas lui attirer d'ennuis valait mieux qu'il la laisse tranquille. Il roula sur son matelas pour passer plus rapidement de l'autre côté du lit, puis ramassa le second chevet. Quand il se tourna pour aller relever le bureau il trouva la porte de sa chambre ouverte sur une petite fille de trois ans, vêtue d'un pyjama de princesse, pieds nus, le pouce en bouche, tenant un doudou par ses oreilles. Elle le fixait de ses grands yeux bleus. Oliver esquissa un sourire puis s'approcha doucement d'elle ne voulant pas l'effrayer.
« Hey, bonjour toi. » Dit-il avec le sourire. « Tu t'appelles Malia pas vrai ? » L'interrogea-t-il.
En guise de réponse il obtint un signe de tête affirmative de la petite fille qui semblait toujours aussi intimidée par lui. Oliver la regardait, ne sachant pas quoi faire, il n'était pas très doué avec les enfants, mais elle n'était pas n'importe quel enfant c'était sa toute petite sœur et il voulait contre toute attente qu'elle l'apprécie, tout comme Thea l'avait apprécié et l'appréciait encore. Il s'éclaircit la gorge avant de parler.
« Est-ce que tu sais qui je suis ? »
La petite fille hocha la tête de nouveau avant d'ôter le pouce de sa bouche et de murmurer. « Mon frère l'Ollie. »
Oliver rit à son nom, elle était adorable et il fondait littéralement devant sa petite bouille.
« Oui c'est ça je suis ton frère. Est-ce que tu veux me faire un câlin ? » Demanda t-il.
Et contre toute attente la petite acquiesça. Elle s'approcha doucement d'Oliver, ne détournant jamais le regard, le fixant. Elle s'arrêta à quelques pas de lui, subitement réticente. Elle fouilla la pièce du regard avant de revenir sur lui.
« Tu n'es plus fâché ? » L'interrogea-t-elle d'une petite voix timide.
« Quoi ? » Demanda Oliver ne s'attendant clairement pas à ce que la petite fille lui pose cette question. « Euh non... je ne suis plus fâché. » Mentit-il parce qu'il l'était et le serait encore un moment, mais sa petite sœur n'avait pas besoin de le savoir où d'en faire les frais.
« Oh.. ok. » Dit-elle un peu méfiante alors qu'Oliver lui sourit.
La petite fille ferma la distance entre eux, enroula maladroitement ses petits bras autour de son cou, son doudou reposant contre le dos d'Oliver, puis nicha sa tête dans le creux de son cou. Ses petites boucles blondes chatouillaient l'oreille d'Oliver, ainsi que son petit souffle qui dansait sur sa peau. Il resserra ses bras autour du corps de Malia. Il la trouvait si petite, si fragile. Il ne put profiter de ce moment car déjà elle redressait la tête, puis se décalait lui montrant clairement qu'elle voulait sortir de son étreinte.
« Je suis contente l'Ollie que tu vas mieux. » Dit-elle avec sérieux.
« Malia ! Malia où est-tu ? » Oliver entendit sa mère l'appeler.
« Elle est avec moi maman. » La prévint Oliver.
Sa mère apparut sur le seuil de la porte avec un sourire ravie sur le visage. « Bonjour Oliver. Malia ma chérie je vois que tu as rencontré Oliver. » Dit-elle d'une voix enjouée
La petite fille hocha la tête, mettant son pouce dans sa bouche tandis que sa mère se permit d'entrer dans la chambre d'Oliver, la parcourant du regard. « Tu as commencé à ranger ? » Observa-t-elle.
« Oui... je suis désolé pour ça maman... je ne voulais pas effrayer les enfants... » S'excusa-t-il.
Sa mère pinça les lèvres. « Bien, j'espère que ça ne se reproduira plus... comme monsieur Diggle la souligné, la maison dispose d'une salle de sport pour le défoulement. » L'avertit-elle. Elle se baissa, puis attrapa la main de sa petite fille. « Tu viens ma chérie, Sara sera là dans moins d'une heure, tu dois encore prendre le petit-déjeuner, t'habiller avant que papa ne vous emmène à la crèche. »
« Non. » S'écria subitement Malia. « Je veux rester avec l'Ollie. »
Oliver écarquilla les yeux, comment cette petite fille qu'il venait juste de rencontrer pouvait vouloir rester avec lui alors qu'elle ne le connaissait pas du tout.
« Malia tu sais que ce n'est pas possible. Oliver... Ollie a des choses à faire avec maman. Nous serons trop occupés et nous ne pourrons pas prendre soin de toi, mais je te promets une chose. Ollie viendra te chercher à la crèche avant le déjeuner. Est-ce que ça te va ? »
Quoi ? Comment ? Passer prendre la petite fille à la crèche ? Sa mère vit qu'il semblait angoissé par ses dires, elle posa une main rassurante sur son avant bras avec un sourire rassurant sur les lèvres.
« Promis ? » Demanda la petite fille avec de grand yeux regardant Moira puis Oliver.
« Euh... ouais promis. » Dit Oliver ne sachant pas si c'était vraiment une bonne idée de faire ce genre de promesse.
« Maman, l'Ollie peut manger avec nous ? »
« Oui bien sûr qu'il peut, s'il en a envie. »
« Tu veux dis, tu veux ? » Demanda-t-elle avec des yeux suppliant ne lui rappelant que trop bien sa petite sœur Thea.
« C'est... oui... je prends une douche et je descends pour prendre le petit-déjeuner avec toi. »
« D'accord. » Et avec ça elle quitta la chambre d'Oliver, courant sur ses petites jambes le laissant seul avec sa mère.
« On dirait bien que toutes les filles de cette famille sont sous ton charme Oliver Queen. » Dit sa mère avec un sourire et des yeux emplis de joie.
Elle posa un baiser sur sa joue, puis quitta sa chambre à son tour.
Quinze minutes plus tard Oliver entra dans la cuisine comme il l'avait promit à Malia. Dès qu'elle l'aperçut la petite fille descendit de sa chaise, couru vers lui, enroula ses bras autour de ses genoux, posa sa tête sur ses cuisses. « Tu es là. » Soupira-t-elle.
Ce petit geste d'affection fit tourner la tête d'un homme qui se tenait devant la cafetière attendant que sa tasse soit emplie du nectar noir. Oliver le reconnut de suite, Walter Steele, le père des jumeaux, le mari de sa mère, celui qu'elle avait épousé au lieu de se marier à un étranger. Malgré lui, Oliver ne put s'empêcher de lancer un regard sombre à l'homme, mais Walter était un homme bon et n'en tint pas compte et au lieu de lui retourner un regard du même style, il l'accueillit avec un sourire.
« Bonjour Oliver. Je vois que tu as fait la connaissance de Malia. Café ? » Lui proposa-t-il.
« Euh oui... merci. » Oliver se baissa puis leva la petite fille dans ses bras au moment où une petite tête brune passa à ses côtés se jetant dans les jambes de Walter, cachant son visage contre ses cuisses.
« Adam, ne sois pas si timide... Oliver est gentil... il ne va pas te manger. » Dit Walter, posant une main rassurante sur la tête du petit garçon.
« Excuse-le Oliver, Adam est très différent de sa sœur. C'est un petit garçon très timide, contrairement à Malia. Il lui faut du temps pour s'habituer aux nouvelles personnes. » L'assura Walter.
Oliver sourit puis s'avança vers la table qui était garnie de nourriture en tout genre. Beaucoup de choses lui avait manqué sur l'île mais il pouvait dire aujourd'hui que la cuisine de Raisa en faisait partie. Il posa Malia sur sa chaise puis accepta la tasse que lui tendait Walter.
« Tu t'assis ici. » Lui dit Malia en tapotant la chaise à côté d'elle. Oliver obéit ne voulant pas contrarier la petite fille.
Walter prit place face à Oliver, le petit Adam sur ses genoux, son petit dos reposant contre sa poitrine regardant partout, sauf Oliver.
Un silence maladroit régnait dans la cuisine, Walter ne savait que dire à Oliver et l'inverse était réciproque. Malia était concentrée sur sa nourriture, faisant attention de manger proprement et le petit Adam jouait avec ses céréales, faisant des petits tas de dix céréales sur la table. Une fois qu'il eut disposé sept tas il s'exclama.
« Papa ! » Walter tourna la tête vers l'enfant, Oliver leva les yeux de sa tasse. « Soixante-dix céréales. » Dit-il avec fierté.
« C'est ça mon garçon. » Walter ébouriffa ses cheveux avant de lui déposer un baiser sur la joue. Sans regard était empli de fierté.
Oliver posa sa tasse puis détailla le petit garçon qui portait quelques céréales à sa bouche. « C'est... wow... »
« Impressionnant hein. » Lui dit Walter. « Oui je te l'accorde. Malia brille par sa beauté et Adam par son intelligence. Il nous étonne chaque jour. »
Des voix leur parvinrent depuis le couloir mettant rapidement fin à leur échange. Quelques secondes plus tard Moira et Thea entrèrent dans la cuisine. Dès que Thea vit Oliver elle se précipita vers lui, enroula ses bras autour de son cou, puis posa un énorme baiser sur sa joue.
« Je suis si heureuse Ollie de te trouver dans la cuisine. J'ai encore du mal à réaliser que tu sois là. » Dit Thea d'une voix rauque. Oliver posa sa main sur la sienne et la pressa doucement, la rassurant. « Crois-moi Thea, j'ai du mal aussi. Quand je me suis réveillé ce matin je pensais que j'étais encore là-bas et que j'avais tout simplement fait un rêve agréable. »
Avec l'arrivé des deux femmes, le petit-déjeuner fut un peu plus animé. Thea parla de l'université et de ses cours. Oliver apprit qu'elle préparait un diplôme de commerce international. Les jumeaux partirent se préparer avec Raisa et Thea en profita pour poser des questions à Oliver concernant sa vie sur l'île auxquelles il répondit volontiers. Walter et Moira l'écoutaient et parfois le questionnaient également s'intéressant sans aucun doute à ses cinq années et contre toute attente ça lui faisait du bien de discuter de ce qu'il avait vécu.
« Le pire c'était la solitude... n'avoir personne à qui parler... un jour j'ai attrapé un lapin, je lui ai fabriqué un endroit avec des branches afin qu'il ne s'échappe pas, lui donnant tout les jours des choses à manger et ça peut paraître stupide mais je lui parlais... j'avais besoin de parler, c'était la seule façon pour ne pas devenir fou... je lui parlais de tout et de rien, essentiellement de ma vie d'avant, de l'école, l'université, mes amis... on aurait dit qu'il me comprenait, il me regardait avec ses grand yeux noirs et j'avais vraiment l'impression qu'il hochait la tête quand il était intéressé... je l'ai gardé trois mois. »
« Qu'est ce qu'il lui est arrivé ? » Demanda Thea.
« Un animal m'a rendu visite en pleine nuit. Quand je me suis réveillé, le lapin était dans sa gueule. » Dit Oliver avec tristesse. « J'ai pleuré comme un gamin, suppliant ce foutu animal de lâcher mon lapin, mais il a détourné les yeux, puis s'est enfuit dans l'obscurité l'emmenant avec lui... et après ça je n'ai plus jamais repris d'animaux de compagnie... » Dit-il avec des larmes dans la voix.
Les trois paires yeux se détournèrent de lui, aucun d'eux ne sachant quoi dire et le silence dans la pièce devint pesant. Heureusement, il fut brisé par la sonnette de la porte d'entrée. Walter se leva, suivit par Moira, ne laissant que Thea et Oliver dans la cuisine.
« Ça doit être Dig et Sara. » L'informa-t-elle.
« Sara ? »
« La petite fille de Dig... elle est adorable et s'entend à merveille avec Malia. Elles ont le même âge.»
Oliver ne fut pas si surpris d'apprendre que son ami avait une petite fille, se souvenant de la loi. Il se leva puis gagna le hall. Dig se tenait dans l'entrée, une petite fille dans les bras alors que Walter montait les escaliers.
« Oliver. La nuit a été bonne ? »
« Assez oui... merci... alors... une petite fille ? » Ne put s'empêcher de dire Oliver.
« Ouais... Oliver voici Sara. Sara regarde ma puce c'est Oliver mon meilleur ami. »
« Celui qui n'est pas vraiment mort ? » Demanda la petite fille à son père.
« Oui, celui là. »
Sara leva la tête puis fit un petit signe de la main vers Oliver. « Coucou. »
« Coucou Sara. » Dit Oliver ne sachant pas quoi répondre d'autre.
La petite s'agita dans les bras de Dig dès que Malia apparut au milieu de l'escalier vêtue d'un leggins noir, d'une petite tunique marron clair à pois blanc et de bottes assorties à la couleur de sa robe. Dig posa la petite Sara sur le sol qui s'empressa de rejoindre Malia qui était maintenant sur la dernière marche de l'escalier.
Oliver regarda les deux petites filles s'étreindre puis se tourna vers Dig. Oliver ne savait pas vraiment comment aborder le sujet avec Dig, il connaissait son ami et savait qu'il était très protecteur de sa vie privée, il l'avait toujours été.
Il avait été marié un jour à Lyla la femme qu'il aimait mais le travail de Lyla ne leur permettait pas de se voir régulièrement et avait mis de la distance dans leur couple les menant à un divorce. Dig n'avait jamais parlé de tout ça, il avait juste dit à Oliver que ça n'avait pas fonctionné parce qu'ils étaient trop occupé à autre chose. Oliver n'avait jamais su si Dig l'aimait encore, s'il aurait aimé arranger les choses, n'avait pas posé trop de question parce qu'il connaissait trop bien son ami. Une fois que les choses étaient passées, Dig ne revenait jamais dessus, jamais.
« Euh... qui est sa maman ? » Demanda timidement Oliver.
« Vraiment Oliver ? » Dit Dig avec un sourire taquin sur les lèvres.
« Ouais, désolé... ce n'était pas subtil.. si tu ne veux pas en parler je comprendrai.. et je comprendrai aussi si tu me disais que tu n'étais pas heureux... après tout c'est pas comme si tu avais eu le choix... tout comme je n'aurai pas le choix. »
Dig soupira et fit face à son ami.
« C'est vrai je n'ai pas eut le choix mais parfois le hasard fait bien les choses. Enfin je parle surtout pour moi... j'étais fou tu sais, comme toi en ce moment... je me disais que je ne pourrais pas partager ma vie avec une femme que je n'avais pas choisi.. je m'en suis voulu de ne pas avoir réparé les choses avec Lyla...si je l'avais fait, le gouvernement ne m'aurait imposé personne. »
Il s'arrêta, baissant le regard, se rappelant de sa colère durant ces moments difficiles.
« J'ai passé des heures à frapper sur ce punching-ball, à me battre sur le ring, à laisser sortir toute cette colère... ce n'était pas beau à voir... Et puis le jour J est arrivé. Un agent gouvernemental est venu me chercher m'annonçant que je devais me marier.
Dig fit une pause, levant les yeux vers son ami.
« J'avais envie de hurler, je me sentais pris au piège, enchaîné, emprisonné. Durant tout le trajet en voiture me menant à cette femme, je cherchais un moyen de m'échapper mais il n'y en avait pas... Le trajet jusqu'au tribunal n'a pas été long, dix minutes tout au plus. J'ai été escorté par deux agents qui m'ont accompagné dans une salle décorée pour les mariages... Oui, avant que tu le dise, ils vont jusque là... »
Le cœur de Dig se serra en se souvenant de ce qu'il avait ressenti à cet instant...
« J'étais seul, je n'avais pas de famille. Ta mère m'a soutenu, épaulé et m'a souhaité bonne chance quand elle m'a vu partir... Mais dans cette salle, j'étais seul et je dois dire que la décoration de la pièce ne m'a pas donné espoir. »
Dig ferma les yeux et se rappela de la pièce remplie de fleurs rouges et blanches, de la banderole « vive les mariés » suspendue en face de l'entrée. Du pupitre décoré de tulle rouge et blanc, des ballons noués aux chaises. Une décoration plus que kitsch, tout ce que détestait Dig.
« L'un des deux agents m'a présenté un catalogue avec des alliances me demandant d'en choisir deux... Tu imagines ? Je devais choisir une alliance pour une femme que je ne connaissais pas... C'était atroce ! »
Oliver fit un petit sourire triste à son ami et baissa le regard vers sa main, son alliance trônait sur son doigt, elle était en or blanc, sans motif. Impersonnel.
« J'étais enragé, mais je ne devais pas le montrer, l'agent m'a dit que les alliances seraient livrés chez moi. Il a noté la référence sur un papier et j'ai entendu des gens arriver, j'étais nerveux et furieux. La porte s'est ouverte et j'ai eu du mal à croire que je me trouvais face aux parents de Lyla.
Oliver vit pour la première fois depuis plusieurs minutes, un sourire se dessiner sur les lèvres de son ami.
« Quand ils m'ont vu, ils m'ont serré de suite dans leur bras, soupirant de soulagement et j'en ai fais de même. Lyla a fait son entrée quelques minutes après et m'a sourit quand elle m'a vue. Nous avons été mariés rapidement, avons échangé les promesses de vœux habituelles puis nous sommes sortis du bâtiment accompagnés par les deux agents qui m'avait mené au tribunal. Ils nous ont ensuite accompagnés chez moi et c'était fini.
Dig sourit de nouveau en regardant son ami, Oliver pouvait voir que le sourire était sincère.
« J'ai été chanceux. Jamais je n'aurai pu penser ça. Quelque temps plus tard Lyla et moi avons appris que c'était dans la logique des choses, que les couples divorcés par le passé ne s'étant pas remarié seraient mariés de nouveau. J'ai eu de la chance Oliver, j'en suis conscient... »
« C'est...une belle histoire. » Fut tout ce que put dire Oliver.
« Ouais... j'ai eu de la chance. Je sais que c'est difficile mais si ça se trouve tu auras une belle histoire toi aussi... »
Oliver hocha la tête, ne voyant pas ce qu'il pouvait ajouter, sachant très bien au fond de lui qu'il n'aurait pas la même chance que Dig.
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Oliver passa la matinée chez l'avocat avec sa mère, signant tout un tas de papier afin qu'il puisse récupérer son identité. L'avocat prit un relevé des ses empreintes, les comparant avec celles inscrites dans le registre international de la population s'assurant qu'il était bien celui qu'il disait, ce qui était stupide, mais Oliver ne dit rien. Bien sûr qu'il était Oliver Queen et non un imposteur, si tel avait été le cas sa mère ne l'aurait probablement pas accepté dans sa maison. Ils sortirent de chez l'avocat en fin de matinée.
« Dés que j'ai la date pour l'audience je vous recontacte. » Dit monsieur Bamford à Moira en lui serrant la main.
Moira le remercia puis tout deux sortirent du bâtiment. Ils furent accueillit par une horde de journalistes. Oliver recula d'un pas lorsqu'il vit toute la foule.
« Toutes les chaînes de télévision sont là. » Fit-il remarquer à sa mère.
« On dirait bien oui. Ne te sens pas forcé de répondre à leur question. » Lui dit Moira qui semblait assez inquiète par la marrée humaine et de caméras qui s'étendaient devant eux.
« Il n'y a pas d'autre issue ? » Demanda Oliver.
« Je crains que non. »
A ces mots Oliver souffla, passa un bras protecteur autour des épaules de sa mère et tout deux s'élancèrent dans la foule. Des questions pleuvaient de partout. « Monsieur Queen ça fait quoi de revenir à la vie ? Monsieur Queen qu'avez-vous fait durant ces années ? Monsieur Queen à qui pensez-vous que le gouvernement va vous marier ? Monsieur Queen avez-vous rencontré les jumeaux ? Comment vous ont-ils accueillis ? » Et tant d'autres questions qu'Oliver ignora, bataillant pour se frayer un passage jusqu'à la voiture stationnée le long de la route. Dig les avait rencontré à mi-chemin passant lui aussi un bras protecteur autour des épaules de Moira, écartant tout comme Oliver les journalistes de l'autre main, ce fut à ce moment qu'Oliver comprit ce que Dig avait voulu dire lorsqu'il l'avait vu à sa sortie d'hôpital. Dig n'était pas un simple chauffeur, il était également l'un des nombreux garde du corps de la famille Queen. Ce qui n'était pas étonnant vu les nombreux titres qu'il avait remporté dans les différentes compétitions d'arts martiaux.
Une fois dans la voiture tout trois se dirigèrent vers QC. Oliver entra dans le bâtiment, sa mère à son bras Dig se tenant de l'autre côté. Toute les jeunes femmes présentes dans le bâtiment se retournèrent sur lui, mais aucune n'eu l'audace de lui parler. Le hall n'avait pas changé, tout comme le bâtiment se dit Oliver.
« Oliver je sais que ça fait beaucoup pour aujourd'hui mais Walter et moi voulions te parler de l'entreprise. Veux-tu prendre un moment avec nous pour discuter ? » Lui demanda-t-elle gentiment.
Oliver hocha la tête et durant le trajet en ascenseur, les yeux rivés sur le panneau lumineux annonçant les étages, il se demanda ce que sa mère et Walter voulaient. Ils montèrent au trente-huitième étage, là où se trouvait le bureau de son père. Ils furent accueillit par une femme d'une quarantaine d'année qui sourit à sa mère lui disant que monsieur Steele les attendait.
Donc Walter travaillait maintenant dans le bureau de son père se dit Oliver.
« Oliver, tu viens ? »
Oliver avança, n'ayant pas remarqué que ses pieds étaient restés figés sur le sol en marbre de l'entreprise. Il pénétra dans le bureau qui, contrairement à l'entreprise avait réellement changé, le bureau n'était plus le même. Celui qui occupait l'espace auparavant était fait de bois massif et avait été remplacé par un bureauxplus moderne, avec un plateau en verre. Des cadres présentant une famille heureuse étaient posés sur celui-ci, montrant la famille Steele. Évidemment Thea était sur les photos mais ça ne changeait pas le fait que les photos de la famille Queen ne faisaient plus parties du décor. Les grand rideaux qui couvraient la fenêtre en temps ensoleillé avaient cédé leur place à des stores plus modernes, des plantes étaient disposées dans la pièce. Walter s'était levé à leur arrivé, avait déposé un chaste baiser sur les lèvres de sa mère et Oliver n'avait pu que détourner le regard.
« Oliver je t'en prie assieds toi. » Lui proposa Walter en montrant une chaise derrière le bureau.
Oliver prit place, sa mère en fit de même s'asseyant près de lui.
« Donc... » Commença Oliver ne sachant pas vraiment par où commencer. Il montra la pièce de ses mains. « C'est l'ancien bureau de mon père... »
« En effet Oliver. » Lui dit sa mère avec douceur. « Après le naufrage... il est devenu évident que je devais prendre les rennes de l'entreprise.. mais ne pouvant faire face à ma perte j'ai demandé à Walter de prendre ma place le temps que je me remette... et ensuite, hé bien.. il y a eu cette loi... et...enfin Walter en temps que mon mari est resté à la place de Pdg. » Finit-elle.
« Je suis conscient que ce n'est pas mon héritage Oliver. » Poursuit Walter. « C'est toujours ton nom sur ce bâtiment et le rêve de ton père était que tu prennes les rennes de l'entreprise et je serai fier si tu le faisais. Ta mère et moi savons que ça fait beaucoup d'un coup mais nous voulions t'en parler... »
Oliver les regarda tout deux, l'émotion le gagna. C'était ce qu'il avait toujours voulu, il avait travaillé comme un fou afin d'obtenir son diplôme, voulant travailler aux côtés de son père.
« C'est tout ce que j'ai toujours voulu... tu le sais maman... »
« Mais... parce qu'il y a un mais Oliver non ? »
« Mais papa n'est plus là et... »
« Et c'est ton héritage. » Lui dit gentiment Walter. « Je sais que tu voulais travailler aux côtés de ton père. Ton père et moi étions de bons amis Oliver même si tu ne sembles pas t'en souvenir. » Dit Walter avec des regrets dans la voix. « Je veux juste que tu saches que si ton désir d'être Pdg est toujours ce que tu veux alors je t'aiderai à y arriver. Je t'épaulerai. »
« Merci. » Bredouilla Oliver. « Je vais y réfléchir. »
« Tu as le temps mon chéri. » Lui dit Moira en pressant sa main dans la sienne. « Bien, que dirais-tu nous allions chercher les enfants et que nous allions manger à l'extérieur. »
« Ça me semble bien. » Dit-il assez heureux de ce changement de directive, remerciant sa mère intérieurement.
Quelques minutes plus tard ils se retrouvèrent devant la crèche de l'entreprise. Malia fut heureuse de voir que son grand frère avait tenu sa promesse, lui courut dans les bras dés qu'elle l'aperçut tandis qu'Adam se cacha dans les jupes de sa mère évitant une fois de plus le regard de son grand-frère. La petite Sara quand à elle se retrouva rapidement dans les bras de Dig qui la dévorait de bisous.
« Allons-y. » Dit Moira. « Je meurs de faim. »
Ils montèrent tous dans la limousine et s'arrêtèrent vingt minutes plus tard devant le Big Belly Burger.
« Vraiment ? » Demanda Oliver, haussant les sourcils.
« Ouais vraiment. » Dit Moira avec un sourire moqueur. « De temps en temps j'aime venir ici. Leurs hamburgers sont exquis et les jumeaux aiment beaucoup leur nuggets. Thea est déjà là. » Souligna-t-elle alors qu'elle jetait un regard sur le restaurant apercevant Thea debout devant les menus.
« Thea ! Je pensais qu'elle passait la matinée avec un certain Roy ? » Dit Oliver.
« Un certain Roy. Ne parle pas de Roy comme ça devant elle. » Le prévint Dig.
« Pourquoi ? C'est qui ce gars d'ailleurs ?» Demanda Oliver, le grand-frère protecteur qu'il avait toujours été refit surface.
« Son petit-ami. » L'informa sa mère. « Thea et lui se sont rencontrés à l'université il y a deux ans et depuis ne se quittent plus. »
Donc sa petite sœur avait un petit ami. Oliver se dit que c'était une bonne nouvelle. Surtout maintenant. Il fallait que sa sœur soit heureuse avec une personne qu'elle avait choisi.
« Oliver ? Tu viens ? »
Oliver tourna la tête, sa mère l'attendait sur le trottoir tenant les jumeaux par la main. Il sourit puis sortit de la voiture. Il vit Malia lui tendre les bras et il ne se fit pas prier pour la soulever dans les siens. La petite fille enfouit sa tête dans son cou et Oliver sourit, heureux d'avoir été aussi facilement accepté dans sa nouvelle famille. Il savait que rien ne serait facile, que la suite serait même un cauchemar, mais il avait sa famille avec lui alors pour le moment c'était suffisant.
J'espère que ce chapitre vous a plu. Merci a tous ceux et celles qui l'ont lu.
