Chapitre 4
-Nous…Nous avons une fille de Perséphone, dit Chiron d'une voix incertaine, comme si le simple fait de dire cette information était une erreur.
J'avais le souffle coupé, littéralement. J'avais l'impression que je me noyais avec l'air, que ma gorge était devenue trop étroite pour respirer. Comment mon monde avait pu à ce point changé en à peine 2 jours? J'avais l'impression d'avoir vieillit de mille ans depuis que la lame usée et rouillé de l'épée trouvé au musé avait transpercé le dos de la Sphinge. Je me sentais forte et faible en même temps, comme si je pouvais affronter à moi seule une armée de tous les monstres inimaginable, mais qu'une seule parole blessante, surprenante ou encore choquante pouvait réussir à m'anéantir. Toute sorte d'émotion se faisait la guerre en moi; la colère de ne pas avoir été au courant dès le début, la tristesse face à la sorte de rejet des autres, de la peur face au fait que peut-être ma mère était horrible.
Ma mère… Perséphone. Comment mon père, simple botaniste, avait-il pu rencontrer une déesse et en faire la mère de son unique fille? Et comment cette même Déesse avait-elle pu nous abandonné, alors que visiblement, je suis son seul enfant dans ce camps, car sinon il y aurait déjà eu un bungalow pour ses enfants. Mais non, il venait de littéralement poussé du sol.
-D'accord les enfants, le feu de camp est terminé, tout le monde retourne dans son bungalow, et maintenant! Il y aura un conseil demain avec tous les conseiller, après le petit déjeuner! Annabeth, Percy, Thomas, vous restez, dit-il en les pointant du doigt avant de se tourner vers moi. Tu dois avoir des milliers de questions.
Je ne pris même pas la peine de hocher la tête, et voulu bouger pour m'assoir mais mes jambes semblaient s'être transformé en coton, et c'est plus en trébuchant que je réussis à m'asseoir sur les marche menant au bungalow… mon bungalow. Ma chute contrôlé enclencha une sorte de réaction en chaine, alors que la tension presque palpable qui flottait dans l'air sous le silence pesant devenait des centaines de voix qui parlaient à voix basse, de jeunes qui s'en allait doucement mais sûrement vers leur bungalow respectif, et que certains tentait encore de m'apercevoir ainsi que le bungalow, avides d'action. Tous finirent par s'en allez après de longue minutes, et les quatre personnes qui restait se tournèrent vers moi, recroquevillé sur les marches, les bras entourant mes genoux et mes yeux se perdant dans le vide.
-Iris… commença Thomas en avança d'un pas, mais il s'arrêta lorsque je fermai les yeux avec force.
-Pourquoi? Soufflais-je, les yeux toujours fermé.
-Pourquoi quoi? Demanda Chiron, d'une voix calme et sage.
-Pourquoi tant de mystère? Pourquoi j'ai l'impression de ne pas avoir été désirée? Pourquoi tout le monde réagit avec tant de violence face à qui est ma mère?
Dis-je en me levant subitement, m'avançant vers Chiron à grand pas, irrité qu'il ne comprenne pas ce que le mot « pourquoi » représentait pour moi.
-Iris, connais-tu au moins l'histoire de ta mère? Dit Annabeth d'une voix qu'elle tentait de calmé.
-je… non, dis-je en soupirant, regardant le sol.
-Je crois que tu devrais te reposer avant… commença Chiron.
-Non! Je ne remettrai pas à plus tard l'histoire de ma propre mère! Tu m'as promis de répondre à toutes mes question aujourd'hui, et je ne t'ai vue nulle part, alors ne me dit pas que ce soir je n'aurais pas les réponses à mes question alors que c'est justement ce soir que j'en ai le plus besoin! Le coupais-je en le fusillant du regard.
-Très bien alors. Percy, Thomas, vous pouvez nous quitter…
-Non je reste, dit Thomas d'un ton catégorique, venant à côté de moi, décider à me soutenir dans cette épreuve.
Chiron m'interrogea du regard, et j'hochais la tête, tournant un regard de remerciement à Thomas qui hochât lui aussi la tête, façon de dire que c'était normal, qu'il me soutenait.
-Je crois que je suis de trop, Annabeth sais parfaitement toute l'histoire. Je serai là demain Chiron, mais je crois que ce soir je ne servirai à rien, dit Percy d'une voix grave. Et iris, dit-il en se tournant vers moi, je sais que ta situation à l'air atroce, mais crois-moi tout fini toujours par s'arranger.
-Merci, soufflais-je en le regardant partir vers son bungalow, les mains dans les poches.
-Nous ferions mieux d'entré, dit Chiron en nous laissant passé, et je forçais mes jambes encore faible pour monté les trois marche et franchir le seuil du Bungalow.
Tout l'intérieur était de bois sombre, comme l'extérieur, mais chaque mur était recouvert de plantes grimpante aux fleurs séchées, décoloré. Au centre se trouvait un énorme pot de style grec, fait de marbre noir aux motifs fleuris lui aussi, et à l'intérieur duquel se trouvait un grenadier tout desséché, sans vie, perdant tranquillement ses feuilles. Des torches aux murs brulaient une flamme verte, renvoyant sur toute la cabane des ombres fantomatiques. Une couche était installée au fond et un énorme coffre était installé à son pied. Une petite commode était installé juste à sa droite, et plus loin se trouvais un petit bureau en pierre noir, surplombé d'un énorme miroir entouré de plante grimpante aux fleurs mortes et desséché. Il y planait une odeur de fleur séché et de végétation morte, et toutes ces plantes desséchées me rendait si triste que je sentis ma gorge se nouer. Moi qui avais grandis avec les plantes grâce à mon père, je ressentais un lien très fort avec elles. Ce bungalow semblait… mort.
-Bien, c'est euh… particulier, dit Chiron avant de se tourné vers moi.
Je poussai un soupir et alla m'asseoir tranquillement sur le bout du lit, les épaules courbé. Annabeth vint s'asseoir à ma droite et Thomas sur le petit banc du meuble au miroir. Chiron resta debout, faut de qui il ne pouvait s'asseoir avec son corps de cheval. Un silence gêné s'ensuivit, alors que tous attendait une réaction de tout le monde. Je décidais donc que c'était à moi de briser le silence.
-Qui est ma mère? Dis-je d'une voix blanche, me tournant vers Chiron.
-Ta mère, ma chère Iris, est Perséphone, fille de Zeus et de Déméter. Elle est l'épouse de Hadès, reine des enfers, mais c'est grâce à elle qu'il y a l'alternance des saisons. Elle est le symbole de la vie et de la résurrection. C'est pour ça Iris que tu as ce lien privilégié avec les plantes, puisque c'est ta mère qui leur permet de sortir de terre. C'est aussi d'elle que tu tiens ton tempérament instable lors de très forte colère ou d'émotions, car en tant que reine des enfers, passé la moitié de l'éternité là-dessous durcit un caractère, et tu en as hérité. Le changement d'aspect lors de ces crise sont dû à ton côté infernal venant du côté sombre de ta mère qui ressurgit.
-Mais attendez… si elle est l'épouse du dieu des Enfers, pourquoi a-t'elle eu un enfant avec mon père? Elle est mariée, lui ai-je demandé alors que je me faisais tranquillement à l'idée avec tout ce qu'il venait de me dire.
-Tu sais Iris, dit Annabeth en reprenant le flambeau, la définition d'un mariage Olympien entre dieux est très semblable aux humains. Il y a beaucoup d'infidélité entre dieux, et des avoir des aventure avec des mortels est chose courante chez les Dieux. Mais en fait, si les jeunes du camp ont eu l'air si choqué d'apprend qui était ta mère, c'est justement parce que son mari est Hadès. Connais-tu l'histoire de ta mère?
-Non, je ne connaissais que très vaguement son nom avant aujourd'hui, dis-je encore plus déconfite qu'avant.
-Eh bien, un jour ta mère cueillait des fleurs dans un champ en compagnie de nymphe, et Hadès en est tombé amoureux, sous le charme de sa grande beauté. Il a donc ouvert une faille dans le sol alors qu'elle cueillait une fleur, et elle dû l'épouser par obligation, lui la faisant reine des enfers. Mais sa mère, Déméter, déesse du blé et des récolte, qui chérissait tant Perséphone, est tombé folle de rage en découvrant sa disparition qu'elle a tout simplement cessé de faire fructifier le sol, et créa donc une grande famine. Hadès consentis donc à lui rendre Perséphone, amis avant qu'elle ne quitte els enfer, le dieu lui a fait mangé une pomme grenade par la ruse, et elle dû resté aux enfers avec son mari…
-Pourquoi, quel est el rapport? La coupais-je.
-Manger quelque chose en enfer signe ton non-retour à la surface. Bref, Zeus fût obliger d'intervenir dans les affaire de son frère sous les plainte et les menaces de Déméter pour récupérer sa fille, et il en conclut un marché : pendant 6 mois, Perséphone devra rester avec son mari et accomplir ses tâche en tant que Reine des enfers. Pendant les 6 mois restant, elle sera à la surface, avec sa mère, et s'occupera des fleurs et des plantes avec celle-ci. Cela correspond aux 6 mois d'hiver et d'automne, et aux autres 6 mois de printemps et d'été.
-Alors, c'est pour cela que je me sens mieux en été? Que durant tout l'hiver et l'automne je suis déprimé et irritable? Dis-je, les pièces du puzzle se rassemblant lentement dans ma tête.
-Oui Iris, exactement, dit Chiron alors qu'Annabeth me souriait doucement.
-Mais comment sa mère a-t'elle pu avoir un enfant? Je veux dire, son mari, c'est le roi des morts, dit Thomas, qui lui fronçaient les sourcils d'incompréhension.
-Elle est rusé, mais seule elle pourra te le dire, Iris, si vraiment tu veux le savoir, dit Chiron d'un ton plein de sagesse. As-tu d'autres questions, mon petit?
-Oui, plein. Mais je n'irai qu'au nécessaire. Pourquoi les monstres essayent de nous tuer?
-Simple, vous sentez le demi-dieu à plein nez, et ça l'attire les monstres. C'est dangereux de vivre en dehors du camp, sans aucune formation de combat. Mais ne t'inquiète pas, un bon coup d'arme forgé dans du bronze céleste et le voila repartit pour l'enfer! Mais chaque monstres se reforme et reviennent un jour, et si t'as de la chance sa peut prendre une vie entière sinon, quelques jours où quelques années, dit Chiron d'un ton enjoué, comme s'il me parlait d'un nouveau sport hyper-méga-chouette!
-Ah…Et y t'il d'autre entité qui veulent ma mort? Dis-je, le ton remplis de sarcasme pour y cacher la peur.
-Oui Iris, dit Chiron en retrouvant son sérieux. Certains dieux risquent de ne pas t'aimer. En tout premier, Hadès. Tu es le fruit de l'infidélité de sa femme, et il déteste qu'elle ne soit pas près de lui, alors qu'elle est eu un enfant… Ensuite, surement Aphrodite. Il existe une rivalité entre elle et ta mère qui dure depuis des siècles, question beauté, mais aussi à cause d'un jeune homme, Adonis, dont l'histoire s'est très mal terminé*. Et peut-être Arès aussi, puisqu'il fait tout ce qu'Aphrodite fait, termina Chiron, se grattant la barbe pour mieux réfléchir.
Un instant! J'ai trois dieux grecs qui veulent ma mort, ainsi que le lot habituelle de monstre que chaque demi-dieu a. Ça n'est pas venu à l'esprit de mon père que si il avait un enfant avec une déesse, aussi belle soit-elle, son enfant allait vivre un enfer? Et je qu'est-ce que je suis sensé faire moi, si un des dieux décide de me tuer? Rien. Parce que fuir un dieu, je crois que c'est tout simplement impossible.
-¨ca ne me rassure pas du tout, conclus-je, gardant pour moi toutes mes réflexions.
-T'inquiète pas, Percy à presque tous les Olympien sur le dos, mais aucun d'eux ne peux le tuer volontairement, sinon ils auront à faire à son père. Ce sera surement pareil pour toi, parce que tu sais, Perséphone est comme la Héra des enfers, on ne la provoque pas, me rassura Annabeth d'une voix douce.
-Merci, dis-je d'une voix faible, mais elle avait réussis à me rassuré. Un peu.
-Bon les jeunes, il se fait tard. Iris, puisque tu es seule, tu es la conseillère et demain nous avons un conseil, soit à la Grande Maison après le petit déjeuner. Si tu as d'autres questions n'hésite surtout pas, dit Chiron en posant sa ma main sur mon épaule avant de quitter mon bungalow.
-Iris, si tu veux je peux t'apporter tous les documents et les parchemins que j'ai sur ta mère, me dit Annabeth en se levant.
-Se serait vraiment gentil, merci beaucoup, dis-je, et elle hocha la tête avant de quitter elle aussi.
-Merci d'être resté, t'aurais pas dû après tout, tu me connais à peine, dis-je à Thomas alors qu'il se levait du tabouret.
-Voyons Iris, c'est comme ça que les amis agissent. Tu pourras toujours compté sur moi, petit démon, je serai là, dit-il avec un clin d'œil tentant de me remonter le moral.
-Tu brille encore, le soleil, dis-je avec un sourire moqueur, mais c'était ma façon de lui dire que j'allais bien.
Il pencha la tête sur son torse pour mieux se voir, et en effet, il avait encore une petite aura lumineuse dû à son identification.
-Et toi ta encore ta couronne de la mort, dit-il en souriant avant de me quitter en me lançant un salut de la main.
Je passai la main dans mes cheveux, et en effet, se sentait que les cheveux avait été coiffé en un couronne en tresse, et plusieurs fleurs à l'aspect rugueux y était emmêlé. Je soupirai et m'avança vers le miroir, où je m'assis sur le tabouret. La glace renvoya une image d'une jeune fille que je reconnu à peine. J'avais la peau encore plus blanche qu'à l'habitude, mes yeux habituellement d'un doux violet étaient à présent comme délavé, et mes cheveux semblaient encore plus noirs, si cela était possible. Je reconnu facilement les fleurs fané de ma coiffure; des coquelicots. J'en ai donc déduit que ce devait être la fleur symbole de ma mère. J'entrepris d'enlevé précautionneusement chaque fleur, et de les déposé doucement sur le bureau. Je défis mes tresses, et mes boucles devenu si noirs tombèrent sur les épaules en cheveux fous, et la lune leur donnait un reflet bleu. J'allais directement me coucher, ne prenant pas la peine de me changer, et je m'endormis aussitôt, fermant les yeux sur un rêve étrange…
