Un chapitre plus long qui, je l'espère, vous plaira. Bonne lecture!
CHAPITRE 4
En rentrant chez lui après son altercation avec Castiel ce soir-là, Dean reçut un appel Skype sur son ordinateur portable. Il était en train de réfléchir à la situation en se cuisinant quelque chose à manger. Entendant la mélodie le prévenant qu'on essayait de le contacter, il laissa ses fourneaux quelques secondes pour décrocher.
-Hey, bitch ! s'écria la voix de Charlie quand la fenêtre de sa webcam s'ouvrit sur l'écran de Dean.
Le jeune homme inclina l'écran pour que son amie puisse mieux le voir et lui fit un signe de la main.
-Salut Charlie, dit-il avec un sourire.
Il se retourna vers son gaz pour remuer ses pâtes.
-Qu'est-ce que tu fais de beau ? demanda la jeune rousse.
-Je mets mes grands talents culinaires à exécution, répondit Dean.
Il entendit Charlie rire.
-« Tes grands talents culinaires », laisse moi rire !
Dean jeta un coup d'œil rapide derrière lui et fit mine de mal prendre ses paroles.
-Sache que ce n'est pas donné à tout le monde de savoir faire cuire des pâtes et un steak à la Dean Winchester !
Charlie mit sa main sur son cœur avec un regard plein d'admiration.
-Tu as raison, je m'excuse de m'être moquée du plus grand cuisinier de tout les États-Unis d'Amérique.
Dean laissa sa poêle et revint s'asseoir devant l'ordinateur portable.
-Bref, dit la jeune fille, parlons de choses plus sérieuses. J'ai examiné le dossier que tu m'as envoyé et j'ai bien trouvé des erreurs au niveau des comptes, il manque bien de l'argent mais c'est pas grand chose.
-Merde...jura Dean en se pinçant les lèvres.
-Mais tu me connais, j'ai pas baissé les bras.
Elle marqua une pause pour faire attendre Dean qui passa une main lasse sur son front.
-Continues, je t'écoute.
-J'ai fais beaucoup de recherches sur Heaven & Co. et là j'ai trouvé des informations qui pourraient nous être très utiles.
Dean fixa l'écran avec concentration et Charlie eut un petit sourire en coin, heureuse d'avoir toute l'attention de son interlocuteur.
-Il y a environ trois ans, l'un des employés de la banque a été retrouvé mort à son appartement. La police a déclaré que c'était un meurtre mais aucune enquête n'a été faîte pour savoir qui était le meurtrier, expliqua-t-elle.
-Sérieusement ? Tu penses que ça a un rapport avec la banque ?
-Sans doute. Le fait est que l'affaire a été complètement étouffée donc ça veut bien dire quelque chose. Mais c'est pas tout ! À peine quelques mois après cet incident, devine qui disparaît ? Le directeur de la banque, un certain Michael. On n'aurait plus eu de nouvelle de lui depuis, personne ne sait où il est encore aujourd'hui.
Dean fronça les sourcils, cherchant une logique à cette histoire.
-J'ai cherché partout mais c'est comme si ce Michael avait été effacé de la surface de la terre, après 2012 il n'y a plus rien à son propos nul part, déclara Charlie avec gravité.
Elle lâcha un soupir à ses mots puis apporta à ses lèvres sa tasse de thé en forme de Tardis de la série Doctor Who et prit une gorgée.
-Du coup j'imagine que les deux affaires sont liées. Peut-être que Michael a joué un rôle important dans la mort de l'employé, que les choses ont mal tourné et que ses associés l'ont éliminé ? proposa Charlie.
-J'en sais rien...C'est possible oui. Si c'est le cas la banque a vraiment des plus gros problèmes que du détournement de fonds.
Un bruit de flamme se fit entendre et Dean se retourna avec frayeur face à son gaz qui prenait de la hauteur à cause de l'eau des pâtes qui bouillait trop fortement. Il se leva et baissa le niveau puis retourna son steak.
-Le problème est que l'on ne peut rien faire, si la banque a réussit à étouffer ces deux événements pour que ni la police, ni la presse ne s'y intéresse, on peut dire qu'ils sont presque intouchables, expliqua Charlie.
Dean lâcha un léger soupir, se disant qu'il avait l'impression d'être dans un James Bond.
-Presque, précisa-t-il. On doit faire quelque chose, s'ils ont éliminé l'un des employés c'était sans doute car il en savait trop, ça peut-être dangereux pour ceux qui bossent encore là bas.
Il se mit à penser à Castiel et se demanda s'il savait quelque chose à propos de tout ça. Dean finit par couper le gaz, mit ses pâtes dans une passoire pour les égoutter puis mit ses aliments dans une assiette.
-Tu penses qu'ils savent ? demanda Charlie.
-Les employés ? Tout à l'heure, j'espionnais dans le bureau de mon supérieur Zachariah et j'ai surpris une conversation entre lui et Uriel, l'un de mes collègues. Ils parlaient d'un problème important que leur Boss devait régler...Il s'appelle Lucifer je crois. Donc j'imagine que certains doivent savoir, expliqua Dean en s'asseyant à nouveau.
Le regard de Charlie s'illumina.
-Oui ! Lucifer était un des associés de Michael, il est devenu PDG juste après que celui-ci ait disparu.
Dean prit une bouchée de son steak et mâcha sans détendre ses sourcils.
-Attends, ça voudrait dire que Michael est impliqué dans le meurtre de cet employé pour une raison qu'on ignore, qu'il aurait lui aussi été tué, enlevé ou simplement exilé pour une raison qu'on ignore également et que ce Lucifer aurait reprit la barre pour faire encore plus de conneries ?
Il lâcha un sifflement presque admiratif.
-On peut dire que cette affaire est beaucoup plus intéressante que je l'avais imaginé, admit-il.
Charlie acquiesça.
-Il faut que tu continues à chercher la piste de ce Lucifer, dit Charlie. Il y a des gens qui pourraient avoir des infos ?
Dean réfléchit quelques secondes en baissant ses yeux vers ses pâtes trop cuites. Il fit défiler la liste de ses collègues qui pourraient lui être utile. Uriel ne répondrait à aucune de ses questions, Anna risquerait de l'envoyer voir ailleurs, Ezekiel également...Le seul qui lui restait était Castiel mais Dean doutait qu'il soit d'accord pour coopérer. De plus, lui n'avait pas vraiment envie de le revoir après ce qui était arrivé.
-J'en sais rien, je vais continuer à fouiller, déclara-t-il.
Charlie lui sourit puis lui dit au revoir avant de couper la conversation.
Dean attendait, assit à une table au rez de chaussée de la banque, sirotant un café avec lassitude. Il cherchait des informations sur son téléphone portable et réfléchissait à la situation en se demandant comment il pourrait bien avoir plus de renseignements sur Lucifer. Il jeta un œil autour de lui, observant les allés et venues de ses collègues qui ne s'intéressaient pas à lui. Plus il passait de temps avec eux, à les voir si pressés, si stressés, plus il avait envie de terminer cette mission le plus rapidement possible. En réalité, Dean ne savait pas vraiment comment il pouvait la terminer. S'il trouvait suffisamment d'informations sans se faire repérer, peut-être que le client de Bobby pourrait trouver le moyen de faire fermer la banque. Il en doutait, l'ennemi lui paraissait trop gros pour qu'ils puissent les mettre en danger comme ça. Mais Dean n'avait pas vraiment le choix, temps que Bobby ne lui disait pas d'arrêter il continuerait à fouiller. Il essayait donc de voir le bon côté des choses en se disant qu'au moins il ne risquait pas grand chose ici.
Il était donc plongé dans ses pensées lorsqu'il sentit une présence à ses côtés. Il leva les yeux, sur la défensive pour voir Castiel, debout, le regardant d'un air différent de d'habitude.
-Bonjour, Dean, dit-il doucement.
Dean fronça les sourcils et comprit immédiatement que Castiel ne semblait pas ici pour chercher des problèmes.
-Salut Cas'...Castiel, se corrigea-t-il.
Castiel détourna les yeux quelques secondes et sembla chercher ses mots.
-Tu peux t'asseoir, si tu veux, proposa Dean en voyant que son interlocuteur avait des difficultés à mettre en place la discussion.
Celui-ci acquiesça et s'assit à côté de Dean. Il humidifia ses lèvres et inspira profondément, sous le regard de son collègue qui se demandait la raison de sa venue.
-Je...Je suis venu m'excuser pour ce qui est arrivé hier, annonça-t-il d'un voix grave.
Dean fut d'abord étonné par ce retournement de situation et ne sut pas quoi répondre.
-Eh bien...finit-il par dire. J'accepte tes excuses...
Il écarquilla les yeux à ses propres paroles et vit Castiel se détendre devant lui.
-Bien, merci, dit-il avant de se lever.
-Attends !
Castiel s'interrompit et se rassit, hésitant. Dean le fixa de ses yeux verts et réfléchit à sa question.
-Pourquoi tu ne me fais pas confiance ? demanda-t-il.
Il souhaitait vraiment connaître la réponse, notamment pour éviter que d'autre de ses collègues ne ressentent la même chose à son égard. Il avait déjà peur qu'Uriel se pose des questions...Castiel plissa ses lèvres avec un air de chiot et évita le regard de Dean qui, lui, le cherchait.
-Je n'en sais rien, avoua-t-il difficilement. Mon instinct j'imagine. Je...Je suis un peu sous pression en ce moment, j'ai sans doute été un peu paranoïaque.
-Ah ouais, en effet.
Dean eu un sourire en coin qui ne dérida pas le visage indéchiffrable de Castiel.
-C'est normal d'être un peu parano', avec tout ce qui se passe à la banque ces derniers temps...Juste, évite de te la re-jouer Rambo la prochaine fois, d'accord ?
Castiel plissa les yeux, comme s'il ne saisissait pas la référence et celui fit presque rire Dean.
-Oui, ça et d'autres choses...Mais je vais éviter de me la re-jouer Rambo la prochaine fois, déclara-t-il. J'espère que tu ne m'en veux pas.
Dean chercha à comprendre ce qu'il voulait dire par « autres choses » mais ne lui demanda pas. Il vit Castiel se lever à nouveau et ne put retenir ses mots.
-Tu sais quoi ? Je pense que le meilleur moyen pour qu'on enterre la hache de guerre et de se prendre une bière.
Ses paroles avaient dépassé ses lèvres à une vitesse qu'il ne comprit pas et il s'étonna tout seul d'avoir proposé ça à Castiel. Celui-ci parut hésiter longtemps puis quitta son visage de marbre pour lancer un léger sourire à Dean.
-J'imagine que c'est une bonne idée, avoua-t-il.
-Ce soir chez moi alors ?
Castiel acquiesça puis quitta la table, laissant Dean seul avec lui-même qui se demandait encore ce qui lui était passé par la tête.
Une semaine auparavant, jamais Dean n'aurait pu imaginer qu'une soirée comme ça aurait pu se profiler entre lui et Castiel. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il l'avait invité à venir prendre une bière avec lui, tels deux amis ou collègues voulant faire mieux connaissance. Mais c'était le cas, Dean voulait apprendre à mieux le connaître. Ce qui était également étonnant était que Castiel ait accepté, en plus d'être venu s'excuser pour ce qui était arrivé. Dean était heureux et aussi perturbé par tout ça. Peut-être qu'une amitié pouvait se créer entre eux ? En tout cas, s'il réussissait à avoir la confiance de Castiel, il pourrait facilement lui extorquer des informations sur Michael et Lucifer. Après tout, il était dans l'entreprise depuis très longtemps, il devait bien avoir entendu quelque chose.
Ainsi, Dean était en train de ranger son appartement pour la venue de Castiel lorsque le bruit de sa sonnette retentit. Le jeune homme plissa les lèvres, se disant que son collègue venait très tôt et alla ouvrir. Il découvrit Castiel, habillé de son trench-coat beige habituel, les cheveux coiffés négligeaient comme à son habitude, un regard nouveau et chaleureux même si son visage restait stoïque face à Dean qui tenta de sourire.
-Hey Castiel, dit-il en se décalant pour le laisser rentrer.
-Bonsoir, Dean.
Le nouvel arrivant semblait un peu stressé à l'idée de passer la soirée avec Dean, ce qui était également le cas de celui-ci. Il tenta de détendre l'atmosphère en proposant à Castiel d'enlever son manteau et de venir dans son salon.
-Alors ? Quoi de neuf ? demanda-t-il en s'asseyant sur son canapé, rapidement suivit par son invité.
-Rien depuis tout à l'heure, déclara Castiel froidement.
L'ambiance était glaciale entre les deux hommes, Dean espérait que ça n'allait pas durer longtemps sinon il ne pourrait pas le supporter. Il acquiesça et détailla des yeux son propre appartement en cherchant quelque chose à dire.
-Tu veux une bière, du coup ? finit-il par proposer.
Castiel hocha la tête et, à son tour, regarda l'appartement de Dean comme s'il essayait de retenir la place de chaque objet. L'hôte se leva et alla dans sa cuisine, ouvrit son frigo et sortit deux bières. Il décida également de servir quelques cacahuètes, au cas où. Il revint dans le salon et vit Castiel debout, observant un cadre posé sur une étagère. Lorsque celui-ci entendit Dean revenir, il se retourna et s'éloigna respectueusement des photos.
-Non tu peux regarder, dit-il en posant ce qu'il portait sur la table basse.
Il s'approcha de Castiel et se tint à ses côtés.
-Est-ce ta famille ? demanda l'invité en montrant une photo de Sam, Bobby et Dean.
Ce dernier sourit légèrement.
-Oui. C'est mon petit frère, Sammy, qui est d'ailleurs beaucoup plus grand que moi ce qui est très énervant. Et là c'est Bobby, un ami de la famille qui est un peu comme notre deuxième père.
Il pointa une autre photo.
-Et là c'est Sammy et moi lorsque nous étions plus jeune.
-Tu as une belle famille, remarqua Castiel.
Dean baissa les yeux, ressentant le manque lui serrer un peu le cœur.
-Ouais, mais je ne vois pas mon frère souvent, dit-il doucement.
Les deux hommes s'éloignèrent des cadres et vinrent s'asseoir sur le canapé à nouveau.
-Pourquoi donc ? demanda Castiel et prenant l'une des bières posées sur la table.
-Il est à Harvard, pour devenir avocat.
Dean l'imita et ouvrit sa bière avant d'en boire une gorgée.
-C'est remarquable, dit son invité.
-Eh oui, le p'tit Sammy va faire de grandes études et devenir quelqu'un d'important. Je suis assez fier de lui, c'est un peu moi qui l'ai élevé, se vanta-t-il.
Castiel fronça les sourcils.
-Ton père n'était pas souvent présent ?
Le sourire de Dean quitta son visage et il prit un air plus grave. Il n'aimait pas vraiment parler de son père, surtout à ceux qu'il ne connaissait pas. Mais quelque chose faisait qu'il ne ressentait pas de gène à en parler à Castiel. La façon dont il le fixait de ses yeux bleus donnait l'impression que les paroles de Dean était la seule chose qui comptait à cet instant.
-Non, pas vraiment. C'était un homme bien mais il n'avait pas vraiment le temps de s'occuper de nous, expliqua-t-il.
-Je vois.
Dean plissa ses lèvres.
-Et toi ? Parle moi de ta famille.
Il s'appuya contre le dossier du canapé et reprit une gorgée de bière. Castiel chercha ses mots quelques secondes.
-J'ai une famille simple, un petit frère qui s'appelle Samandriel et des parents à qui je ne parle plus depuis bien longtemps. Rien d'autre.
Une ombre de tristesse assombrit le visage de Castiel et Dean se redressa, intéressé.
-Ah toi aussi tu es un grand frère, remarqua Dean, se disant qu'ils avaient quelque chose en commun.
Castiel hocha la tête et observa la bouteille qu'il tenait entre ses mains.
-Ça ne va pas ? s'inquiéta Dean.
Son interlocuteur releva les yeux vers Dean et se força à sourire mais ce fut un échec.
-Si, tout va bien, ne t'inquiète pas.
Dean fronça les sourcils, il détestait ce genre de situation où la personne avec qui il parlait n'allait évidemment pas bien mais qu'elle refusait de lui dire pourquoi. Parfois, il laissa tomber en se disant « chacun sa merde » mais là, il voulait réellement savoir ce qui préoccupait Castiel.
-Je sais qu'on a mal commencé toi et moi, mais si t'en as besoin tu peux me parler, expliqua-t-il, un peu mal à l'aise.
Castiel s'humidifia les lèvres et détourna les yeux en soupirant.
-Mon petit frère est malade, annonça-t-il. Il est à l'hôpital depuis deux semaines, c'est pour ça que j'ai été autant sur les nerfs ces derniers temps.
Sa voix était calme mais laissait transparaître la peine qu'il ressentait. Il n'osa pas regarder Dean à nouveau dans les yeux comme s'il essayait de cacher sa tristesse. Celui-ci se pencha vers lui, voulant en savoir plus.
-Je suis désolé, dit-il. Mais je suis sûr qu'il va s'en remettre.
Castiel lâcha un léger rire sarcastique et releva les yeux vers Dean.
-Je l'espère mais rien n'est moins sûr. Il est atteint de la maladie de Crohn, et celle-ci a provoqué à cancer de l'estomac. Les médecins disent qu'il a peu de chance de s'en sortir.
Dean sentit sa gorge se serrer en entendit cela. Il ne connaissait pas Samandriel mais n'osait même pas imaginer ce qu'il ressentirait si Sam était à sa place. Par réflexe, il posa sa main sur celle de Castiel.
-Peu de chance ne signifie pas aucune.
Il lui sourit avec compassion et cela réussit à dérider les lèvres de Castiel qui hocha la tête. Celui-ci ne retira pas sa main et plongea ses yeux bleus dans ceux verts de son hôte. Dean le regarda longtemps, se disant qu'il percevait un peu mieux la personnalité de Castiel et qu'il comprenait pourquoi il s'était montré si froid à son égard. Au bout de plusieurs longues secondes, il retira sa main de celle de son invité et toussa nerveusement.
-Désolé d'avoir un peu refroidit l'ambiance, s'excusa Castiel.
Dean prit quelques cacahuètes et le mangea.
-C'est pas grave, maintenant je comprends mieux pourquoi tu étais si bizarre avec moi au début, déclara-t-il.
-Je suis toujours froid avec les personnes que je ne connais pas. En ajoutant à cela l'état de Samandriel et les problèmes de la banque, je n'ai pas été au mieux de ma forme ces dernières semaines, voilà pourquoi nous ne nous entendions pas, dit-il pragmatiquement.
Dean pinça ses lèvres, sentant une opportunité quant à sa mission.
-D'ailleurs, les choses n'ont pas l'air de s'arranger à la banque, si ?
-Non, en effet.
Castiel laissa échapper un soupir d'exaspération.
-Mais ce ne sont que des rumeurs, non ? Je veux dire, pourquoi tout le monde s'inquiètent tellement simplement à cause de quelques histoires non fondées ?
-C'est plus compliqué que cela.
Dean fronça les sourcils, attendant que Castiel en dise plus. Il avait l'air d'être au courant de choses intéressantes.
-Je ne pense pas que nous devrions en parler, dit-il en buvant une gorgée de bière.
-Raconte moi, ordonna Dean d'une voix douce. S'il te plaît.
Castiel soupira à nouveau.
-Je ne sais pas grand chose, avoua-t-il, mais comme tout le monde j'ai des doutes sur ce qui est en train d'arriver. La banque a eu de nombreux problèmes par le passé surtout depuis que nous avons changé de PDG, expliqua-t-il.
-Comment ça « de nombreux problèmes » ?
-Des licenciements, des baisses de salaires, le changement entier du personnel dans certains secteurs et aujourd'hui des rumeurs de détournement de fonds. Tout ça depuis que cet employé a été retrouvé mort...
Dean fronça les sourcils et continua à agir comme s'il ne comprenait rien à ce que Castiel disait.
-Un employé à été retrouvé mort ? S'étonna-t-il faussement.
Castiel hocha la tête d'un air grave.
-Oui, personne ne sait ce qui est arrivé, mais après ça notre ancien PDG, Michael, a quitté la banque sans raison. Lucifer a reprit les rênes et c'est avec lui que sont arrivés tout nos problèmes.
L'hôte siffla d'un air impressionné et choqué. Il était également un peu déçu de voir que Castiel ne lui apprenait rien qu'il ne savait déjà.
-Tu penses que le départ de Michael a un rapport avec le meurtre de cet employé ? s'interrogea Dean.
Castiel pinça ses lèvres et s'approcha de Dean comme s'il ne voulait pas être entendu.
-Je le crois, oui, avoua-t-il. J'ai surpris une fois Zachariah au téléphone, disant que faire disparaître les preuves et les témoins n'avait pas régler le problème « Michael ». J'ai n'ai rien entendu de plus mais depuis ce jour je suis persuadé qu'il se passe des choses horribles au sein de la hiérarchie.
Dean considéra tout ce qu'il venait de dire. Il était maintenant certain que cette histoire était de plus grande ampleur qu'il ne l'imaginait. Il se dit qu'avait l'aide de Castiel tout irait plus vite et en était heureux, même s'il n'aimait pas l'idée qu'il soit impliqué dans tout ça.
-Mais nous n'avons pas de preuve, alors à quoi bon ? Parlons d'autre chose, proposa-t-il.
Dean hocha la tête, ne voulant pas risquer de paraître trop intéressé et de mettre en péril sa couverture. Les deux hommes continuèrent à discuter quelques heures, puis Castiel quitta l'appartement de Dean qui ressentit un pincement au cœur en le voyant remettre son trench-coat et partir en lui lançant un dernier sourire.
