Bonsoir, tout d'abord merci pour vos reviews : Santdoul, je suis content que cette fic te plaise pour l'instant. Castlefan, désolé si la réaction de Javier ne correspond pas au personnage de la série, je voulais vraiment faire ressortir le lien fraternel entre lui et Beckett.
Sinon j'espère que ce chapitre vous plaira et encore une fois les reviews sont les bienvenues.
Cela faisait cinq jours que Beckett était partie. Chaque matin, en entrant dans le preccint, Castle passait devant le bureau vide de la détective avec indifférence, comme si celui-ci n'existait plus. Il se dirigeait directement vers le tableau blanc, cherchant des indices qui lui échappait. Il n'arrivait pas à trouver l'histoire de ce meurtre seul. Il lui manquait toujours quelque chose ou plutôt, une personne pour résoudre cette affaire : Celle qui lui amenait l'idée de départ, qui arrivait à se mettre à la place des victimes qui le recadrait quand il partait trop loin dans son imagination.
Ajouter à cela qu'il ne suivait plus ces collègues à l'extérieur : ils préféraient être entre coéquipiers, lui avait lancé Esposito sur un ton qu'il ne réservait qu'à Castle ces derniers jours.
Donc il n'avait que ce tableau, les interrogatoires qu'il suivait derrière la vitre sans teint. Plutôt mince pour résoudre un crime. C'était finalement Ryan qui avait trouvé le meurtrier après avoir éplucher les comptes de la victime où se trouvaient des versements importants. Il apprit plus tard que c'était un maître chanteur et qu'une de ses victimes ne voulait plus payer. Elle avait avoué rapidement face aux deux détectives lors de son interrogatoire.
Une semaine qu'il y avait un froid entre Castle et le reste de l'équipe. Il savait que cela allait être dur de revenir après le départ de sa muse, qu'il n'était plus le même homme sans elle, mais pourquoi lui en voulaient ils autant ? Venant de Lanie et D'Esposito cela pouvait être logique c'est vrai qu'ils sont proches d'elle, mais Ryan, lui était souvent neutre et parfois même de son côté. C'est cela qui le troublait le plus. Quand a Gates, bah c'est Gates. Il savait qu'il serait bientôt remercié, mais tant qu'elle l'acceptait dans les locaux il ne pouvait s'empêcher de venir. Depuis qu'il travaillait ici, il se sentait utile et c'est une chose qu'il ne voulait pas abandonner, même si pour l'instant tout, le poussait vers la sortie.
Une nouvelle enquête était arrivée pour l'équipe, Castle recherchait de la même façon que précédemment des indices sur ce meurtre, mais toujours rien ne lui venait. Jusqu'à ce qu'il prenne une feuille sur le bureau de Ryan et qu'il commence à écrire. Esposito l'avez vu faire, mais ne s'était pas attardé dessus.. De toute façon, il n'accordait plus d'intérêt à Castle .Dans la soirée, Castle avait résolu l'affaire : une femme avait tué son mari car celui-ci voulait divorcer. Sous l'impulsion de la colère, elle avait pris la première chose qui était à sa portée, malheureusement pour l'homme c'était un trophée en bronze, elle lui avait asséné un coup à la nuque. Une mort instantanée.
Castle avait donné à Esposito l'information décisive pour clore cette enquête. Aucun remerciement n'était venu de sa part, simplement un « je vais vérifier ton info »lui avait-il répondu.
Après l'enquête, Castle rangeât toute les preuves du tableau blanc dans un carton et parla sans se rendre compte des personnes autour de lui.
-Heureusement que les femmes ne tuent pas leur homme à chaque fois qu'il rompt, sinon…
-ça ferait une semaine que tu serais mort. Le coupa durement Esposito cherchant à lui faire mal avec ces mots, comme à son habitude depuis le départ de sa patronne. Cette fois ci, il avait réussi.
-Castle compris immédiatement cette allusion, il ferma immédiatement le carton des preuves, se retourna et parti quelques minutes dans la salle de repos, le temps de se ressaisir. Il c'était habitué à ces réflexions, mais celle-ci lui fit mal, car cette fois, c'était de la rupture dont il s'agissait, celle qui le faisait tant souffrir.
Dans l'autre pièce, Ryan interpela l'hispanique.
-Tu as peut-être été un peu fort avec lui bro, même s'il a rompu avec Beckett il ne mérite pas ça.
-Ecoute Kévin, Lanie a eu beckett au téléphone hier soir et même si elle a dit que tout allait bien à Washington, Lanie à sentit beaucoup de tristesse dans sa voix. Et tu sais comment Beckett arrive à cacher ses sentiments, donc c'est qu'elle doit vraiment être mal. Et si Castle en est la cause, je ne suis pas prêt d'en finir avec lui, on ne touche pas à ma « sœur » sans répercussion de ma part, Castle ou pas.
Quand Castle revint, les gars étaient toujours dans leur paperasse, alors il décida de prendre son téléphone.
-On n'est pas ici pour jouer Castle , alors range ton portable ou bien sort d'ici. Lui dit Esposito d'un ton sec que Castle commençait à connaître.
Il n'eut pas le temps de répondre que le téléphone de Ryan sonna. Castle se précipita sur le combiné sous le regard interrogateur de ses deux équipiers.
-Oui Lanie,
-…
-Nous trois mais pourquoi ?
-…
-Ok j'aurai ma réponse en bas. On arrive. Et il raccrocha.
-Lanie veut nous voir. Dit-il à ses collègues.
Le trajet jusqu'à la morgue se fit dans un silence pesant.
-Lanie ? demanda Esposito
-Oui ? répondit-elle surprise.
Esposito et Ryan s'avançèrent vers elle alors que Castle resta en retrait.
-Qu'est-ce que tu as pour nous ?
-De quoi tu parles Javier ? demanda-t-elle toujours aussi surprise.
-Tu nous as demandé de venir. Répondit Esposito ne comprenant pas à quoi elle jouait.
-Je m'en souviendrais si c'était le cas. Et je ne vous ai pas appelé, je ne travaille même pas sur une de vos enquêtes Javier. S'exclama-t-elle ne comprenant pas non plus ce qu'il se passait.
Les deux policiers se regardèrent avant de comprendre que c'était Castle qui avait répondu. Ils se retournèrent simultanément vers l'écrivain. A peine étaient-ils faces à lui qu'Esposito intercepta une boite que Castle lui avait lancé.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda t'il froidement.
-Ouvre tu verras. Lui dit Castle sur le même ton.
Castle pu voir les regards surpris de ses équipiers quand Esposito eu fini d'ouvrir l'écrin.
-C'est la demande en mariage que j'ai fait à la femme que j'aime. Dit-il d'une voix indifférente. A cette phrase les trois collègues relevèrent la tête, ils pouvaient lire de la tristesse sur son visage.
- Quoi qu'elle choisissait, je voulais qu'elle sache que j'étais prêt à tout pour elle, quitter mon loft, ma mère, et être loin de ma petite fille. Sa voix se faisait un peu tremblante à l'évocation de sa fille.
–Elle a choisi sa promotion, n'a pas voulu que je la suive à Washington, et a refusé ma demande. Je garde cette bague sur moi pour me rappeler de mes erreurs et ne plus les reproduire, celle d'avoir cru au bonheur avec elle, d'avoir cru au destin, à la magie. D'avoir tout simplement cru à l'amour. Je suis maintenant conscient que je mettais enfermé dans un monde irréel et que la vraie vie fait mal quand on perd cet amour. Dit-il avec des sanglots dans la voix, se livrant totalement à ses amis.
-Je ne sais pas quoi dire, je n'étais pas au courant, je…Essayai de répondre Esposito confus.
- Bien sûr que tu n'étais pas au courant Espo, c'est de Kate dont il s'agit, la femme qui s'est construit une forteresse autour d'elle, et les quelques brèches que j'ai pu y faire n'ont rien changé. Dit-il un mélange de colère et de dépit dans la voix.
-Excuses nous bro, pour ce qu'on t'a fait subir cette semaine, mais notre « sœur » est partie, elle t'aime et tu ne l'a pas suivi. J'en ai conclu que c'était toi qui voulais rester à New-York. Lui dit Esposito le serrant contre lui.
-Elle ne m'aimait suffisamment pas assez apparemment. Répondit-il en mettant fin à cette étreinte.
-Castle, je... tenta d'intervenir Lanie , mais il l'a coupa.
-Ne vous inquiétez pas, je vais bien. Tout ce que je souhaite maintenant, c'est d'être ici pour résoudre des affaires avec vous et de rendre justice aux victimes, comme avant. Dit-il d'un ton neutre.
-Comme avant. Répondirent ses trois amis en même temps, encore sous le choc de cette révélation.
-Enfin, jusqu'à ce que Gates décide de me virer. Dit-il comme si c'était une évidence.
Il se retourna ne laissant pas le temps à ses amis de répondre et se dirigea vers l'ascenseur avant de s'arrêter.
-Tu avais raison tout à l'heure Espo . Dit-il d'une voix posée.
Ce dernier ne comprenant pas ce que Castle voulait dire.
-A propos de quoi?
–Aujourd'hui, je suis peut être en vie, mais mon cœur est mort depuis une semaine.
Cette phrase marqua le trois personnes présentes dans cette pièce et ils virent pour la première fois depuis une semaine le vrai visage de Castle, celui d'un homme dévasté, depuis le départ de leur amie.
Voilà Castle-BB156-Bones, je crois qu'ils ont ouvert les yeux.
