TITRE : Toujours pur

GENRE : Drama/Romance x Amitié fraternelle

RESUME : Après un événement brutal, les sœurs Black font front et s'unissent contre le monde. Elles vont apprendre, dans la tourmente, à se débrouiller. Ensemble, elles affronteront toutes sortes d'obstacles, balayant le tout de leur arme favorite : la force des liens du sang.

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons.


Discussion animée

Je vis plusieurs sortes d'expressions passer sur le visage de mon ainée. D'abord elle se figea, puis haussa un sourcil et finalement, après quelques secondes, ouvrit la bouche, presque choquée par ce que je venais de lui dire. Il faut dire que ma sœur n'avait jamais porté Malfoy dans son cœur. Oh, elle ne le détestait pas comme beaucoup le pensait, elle le trouvait juste ennuyeux à mourir et trop arrogant. Chose assez ironique quand l'on savait que la plupart du monde lui reprochait de l'être, arrogante et trop fière. Ce qu'ils avaient en commun c'était la haine des moldus et leur fierté à dire qu'ils étaient d'honorables sangs-purs, que leurs familles étaient dans le registre sacrée et qu'elles étaient très anciennes donc très renommées et respectées, un peu partout dans le monde.

« Lulu le tombeur arrogant, cynique et prétentieux ? » dit-elle finalement, d'une voix pleine de mépris.

Je lui jetait un regard noir, pourquoi avait-elle constamment besoin de se moquer, même partiellement de lui ?

« Oui. Mais ne l'appelles pas Lulu, s'il-te-plaît Bella. » Mon regard se porta sur la fenêtre qui se trouvait en parallèle au lit d'Andy. « Je le trouve vraiment différent. »

Le regard de ma sœur s'attarda sur moi, me jaugeant des pieds à la tête. « Différent dis-tu ? »

« Oui, il n'est pas comme à l'école. Il à l'air presque …. gentil ? » fis-je doucement. « Nous avons, échangé quelques mots et je suis partie. »

« Et pourquoi donc ? » me demanda alors Bella, un sourire moqueur sur les lèvres. « Tu as été intimidée par ce cher Malfoy ? »

Je baissa la tête pour ne pas que mon ainée ne voit le rouge empourprer mes joues pâles. Mais encore manque de chance, son regard vif ne le manqua pas et elle éclata d'un rire tonitruant qui résonna dans mon esprit embué.

« Serais-tu amoureuse Cissy ? » me demanda-t-elle, plus sérieuse que jamais. « Parce que si c'est le cas... »

Mais je la coupais. « Non ! » fis-je, trop brutalement.

Le regard de Bella se fit presque incompréhensif et je repris, plus calmement. « Je veux dire, je... ne suis pas amoureuse de Malfoy mais je trouve qu'il est d'agréable compagnie. Lorsque nous sommes en dehors de l'école bien sûr. Je n'aime pas plus que toi le voir se pavaner comme un paon devant tout le château. »

« Et donc ? Qu'avez-vous dit ? » demanda ma sœur, impatiente. Un grand sourire prit possession de ses lèvres et elle me regardait, attendant une information croustillante que je n'allais malheureusement pas lui fournir aujourd'hui.

« J'étais au premier abord méfiante mais il avait l'air tellement calme et posé. C'est après quelques modalités sur le pourquoi du comment de notre venue dans la boutique qu'il m'a complimentée, assez subtilement je dois l'avouer. Et bien sûr, je n'ai pas sût dire s'il se moquait de moi ou s'il était réellement sincère. J'ose espérer qu'il l'était. »

Bella fit la moue comme si je venais de lui annoncer une mauvaise nouvelle. « Malfoy te fait la cour, il te complimente et est gentil avec toi ? C'est tellement paradoxal. »

Me voyant baisser les yeux, elle m'attrapa le menton pour planter son regard sombre dans mes yeux clairs. « Méfies toi quand même de l'eau qui dort Cissa, Malfoy est un serpent, il manipule et joue avec les gens qu'il considèrent comme des jouets. Et jamais une Black ne deviendra le jouet d'un Malfoy, s'il te fait du tord je peux t'assurer qu'il le regrettera toute sa vie. »

Elle avait dit la dernière phrase d'une voix pleine de menaces qui me fit presque avoir peur pour Lucius. Mais je devais cesser de me raconter des histoires, Malfoy avait certainement une petite amie et même s'il n'en avait pas, ce n'était pas mes affaires.

Il n'était qu'un garçon comme les autres, bien que plus présent mais tout cela s'arrêtait au partage d'une maison et d'une salle commune.

« Tu as raison. De toutes manières, je ne sors pas avec lui et nous ne sommes pas amis. Justes des connaissances... » murmurais-je, morose malgré moi.

C'est alors que ma sœur, mon autre sœur débarqua dans la chambre, fraiche comme une rose et apparement très heureuse. Je remarqua immédiatement que ses cheveux ténébreux étaient lâchés et ondulaient dans son dos, chose extrêmement rare en temps normal. Dans ses mains, un grand sac couleur crème débordant de je-ne-savais-quoi.

« Bell ! Cissita ! Comment vont mes deux sœurs préférés ? » s'exclama-t-elle en enlevant sa cape foncée.

« Arrête de me traiter de cloche ou je te jète un sort dont tu souviendras à jamais, Droméda. » grogna Bella en fusillant Andy du regard.

Mais en voyant le rictus sur ses lèvres, je sût qu'elle n'était pas du tout fâchée, qu'elle grognait juste pour la forme et pour nous montrer qu'elle était l'aînée de la fratrie.

« Essayes et tu te retrouveras aussi rousse que Weasley! Et aussi, cesses de m'appeler par ce surnom débile, je ne suis pas un dromadaire ! » chantonna-t-elle en posant sur le lit le grand sac.

« Au passage, tu n'as pas d'autres sœurs, nous sommes obligatoirement tes deux sœurs préférées ! » fit remarquer Bella en s'étirant comme un chat sur le lit.

« Qui sait ? » fit Andy, d'un ton qui se voulait mystérieux. « Peut-être que je préfère secrètement Cissy à toi et que je te fais croire le contraire depuis l'enfance ? »

Pour toute réponse, elle se prit un oreiller dans la figure, lancé gracieusement par ma chère sœur Bella. Je décidais de les laisser faire, trop amusée par cette petite scène qui était notre quotidien.

« Qu'as-tu ramené cette fois-ci Andy ? » fis-je en désignant le sac.

« Oh ça ? Eh bien ….. » Elle laissa sa phrase en suspens, ouvrant doucement le sac, trop doucement.

Quand elle l'ouvrit, nous purent voir, Bella et moi, un amas de sucreries et de douceurs, achetées dans la meilleure confiserie-pâtisserie sorcière de Londres. Nous y allions souvent lorsque nous étions petites, mes sœurs et moi, accompagnées de nos parents. Ce que je préférais par dessus tout c'était les petites souris blanches, au cœur semi-fondant de framboise. Maman me réprimandait toujours lorsque j'en mangeais trop avant le dîner et Papa riait toujours, amusé de me voir refuser les plats copieux du repas.

« Regardes Cissa. »

La voix d'Andy me sortit de mes souvenirs et je la vis extirper une boite blanche du sac, nous intriguant légèrement, Bella et moi.

Quand je souleva le couvercle, mes yeux se mirent à briller. A l'intérieur, il y avait les petites souris mais elles ne ressemblaient pas à celles que j'affectionnais tant.

« A quoi sont-elles ? » demandais-je à ma sœur.

Andy décolla la petite carte sous la boite et entreprit de lire ce qu'il y était inscrit. Ses yeux, sautèrent rapidement du début à la fin des lignes, comme Bella précédemment et elle se re concentra sur moi, un petit sourire aux lèvres.

« Il y en à aux abricots, pêches, myrtilles et poires. » dit-elle finalement. Puis, elle sortit d'autres choses, que Bella et elle affectionnaient plus que les souris.

Nous passâmes le restant de l'après-midi à discuter tout en dégustant quelques douceurs par ci par là. Et quand 19heures sonna à la grande horloge, nous entreprirent de descendre au salon, pour accueillir notre père, qui n'allait pas tarder à rentrer du ministère. Bella avait demandé – ou plutôt exiger en hurlant sur les elfes- qu'ils préparent ET le dîner, ET la table dans le grand salon, comme tous les soirs. Ceux-ci, tremblants des représailles de mon aînée hochèrent fébrilement la tête, partant en cuisine, ne voulant pour rien au monde s'attirer les foudres de Bella. Il était vrai que Bella traitait aussi bien les elfes qu'elle traitait les moldus. Pour elle, ces deux espèces de choses comme elle disait ne valaient rien et le simple fait que les sorciers les autorisent à les servir était un énorme privilège. Et ils n'avaient pas à se plaindre, ces créatures répugnantes dixit Bella, avait le gîte et le couvert. Donc quelques brimades par jour -ou plusieurs dizaines- n'étaient qu'un faible prix à payer.

« Je ne suis pas certaine que papa sera content de savoir qu'un nouvel elfe à subi traumatisme sur traumatisme et qu'il ne sait même plus qui il est. » fis remarquer Andy.

« Père sera plutôt fier de moi ! » ricana Bella. « Ces misérables choses n'ont pas à savoir qui elles sont ou pas, elles doivent obéir et nous servir, point final. »

Je préféra m'abstenir de tout commentaires. Il était vrai que je n'affectionnais pas ces créatures et qu'elles me dégoutait mais de là à les traumatiser... Je laissais ça à Bella, elle adorait tester de nouveaux sortilèges sur eux, quand ce n'était pas dans la salle de bain... Un bruit de transplanage nous fit nous retourner, Andy et Moi. Bella s'avança vers le canapé et s'y posa mollement. Notre père arriva quelques secondes après l'entente du bruit, richement vêtu et impeccable, comme toujours. Il donna sa veste à un elfe venu l'accueillir – le toisant de toute sa hauteur – et s'avança vers nous, plus avenant que pour l'elfe.

« Que me vaut le plaisir d'être accueilli de la sorte par mes trois filles ? » nous demanda-t-il, d'une voix froide pour les gens de l'extérieur mais chaleureuse pour nous.

« Rien d'extraordinaire père. » fit la voix de Bella. « Nous voulions simplement te souhaiter un bon retour et partager un dîner avec toi, vu que nos emplois du temps ne correspondent que très rarement au tien. »

« Comme c'est aimable de votre part, je serais ravi de passer plus de temps avec vous. Quant à toi Cissy, j'espère que ta promenade s'est agréablement déroulée et que tout s'est bien passé ? »

Les regards de mes sœurs et de mon père se braquèrent alors sur moi, me mettant légèrement mal à l'aise. J'avais l'habitude d'être observée mais pas par des yeux avides de connaître les moindres détails de ma vie, bien que les trois savaient la quasi intégralité de mes secrets. De plus, les yeux de Bella, contrairement aux autres, brillaient d'une lueur que je n'aurait pas sût déterminer. Et je savais très bien que pour elle à présent, ma sortie ne représentait rien d'autre qu'une discussion avec Lucius.

« Oui papa, tout s'est très bien passé. Je suis revenue en un seul morceau et j'ai retrouvé Bella, Andy nous à rejointes une heure après. » expliquais-je, en prenant soin d'éviter le regard moqueur de mon aînée.

« Très bien, très bien... » marmonna mon père en touchant vaguement son bouc impeccablement coiffé. « Andy, ou étais-tu ? »

« J'étais avec une amie papa, nous sommes allées faire une promenade au bord du lac puis nous avons fait un arrêt dans la confiserie-pâtisserie que nous chérissons tant, j'ai d'ailleurs ramené plusieurs victuailles que nous pourrons déguster ce soir au dessert ? » répondit ma sœur, un sourire aux lèvres.

« Cela me paraît être une bonne idée bien que je n'approuves pas vraiment le fait que tu te rendes là-bas, Androméda. »

Le ton de mon père nous figea toutes les trois. La boutique se trouva dans la zone ou l'accident avait eu lieu et notre père ne pouvait se résoudre à nous laisser y retourner, même accompagnées. Mais il n'avait pas l'air fâché, loin de là, juste inquiet bien qu'il ne l'eut pas dit.

« Et toi Bellatrix ? »

« J'ai travaillé et commencé un nouvel ouvrage, sur les rituels de la sorcellerie ancienne. » répondit Bella en se levant. « Fort intéressant d'ailleurs... » marmonna-t-elle.

Je remercia Morgane et ses fées d'avoir influencées Bella pour qu'elle ne dise rien sur notre discussion à propos du Serpentard aux beaux yeux.

« Et toi papa ? Comment s'est passée ta journée ? » m'enquis-je, exprimant à voix haute la question qui résonnait dans les têtes d'Andy et Bella.

« Extraordinairement normal. Des dossiers et des dossiers, un petit procès sans importance et des idiots derrière les barreaux. »

J'hochais la tête, satisfaite. Puis, désignant la grande salle à manger, Bella nous invita tous à entrer pour que nous puissions prendre place autour de la table, bien garnie par les elfes. Des victuailles s'étalaient sur toute la table, incroyablement bien présentées. Et quatre couverts en argent étaient dressés pour nous. Je prie place aux cotés de Bella tandis qu'Andy allait avec mon père. Nous avions pris pour habitude de faire un roulement de place. De la sorte, chacune d'entres nous pouvait profiter d'un moment à ses côtés. Quand nous fûmes installés, mon père prit la parole. Il semblait plus sérieux que jamais.

« Il faut que je vous parle de quelque chose. Et plus particulièrement à toi Cissy. »

Ses yeux sombres se posèrent sur moi, m'intriguant au plus haut point.

« Il y a quelques jours, j'ai reçu un courrier te concernant mais je ne voulais pas t'en parler tant que je n'avais pas fait mes propres recherches. » dit-il, appuyant sur chacun de ses mots.

Bella haussa un sourcil et, nous regardant, sembla comprendre. Mais elle s'abstint de tout commentaire, fixant Andy comme pour lui transmettre un message.

« La lettre venait d'Abraxas Malfoy, le père d'un jeune homme que tu dois certainement connaître, Lucius Malfoy. Il est élève en sixième année, à Serpentard comme toi, Bellatrix et Androméda. »

Oh non, non et non. Je fermais un instant les yeux, me doutant de ce qu'il allait m'annoncer. La main de Bella se glissa sous la table et attrapa la mienne, la serrant doucement, comme pour me transmettre du soutien.

« Cissy, Abraxas m'a demandé une union entre son fils et toi. » déclara mon père, son air sérieux toujours plaqué sur le visage.

Je faillis m'évanouir, à table, entourée de mes sœurs et mon père, trop choquée par cette nouvelle. Moi, devenir l'épouse de Malfoy alors que je faisais tout pour ne rien développer à son égard ? Devenir une Malfoy alors que j'aspirais seulement à trouver le véritable amour ?

« Tu...Je... »

Je n'avais bafouillé de ma vie mais présentement, j'étais sans voix...


.. vos avis ? Je les attends avec impatience ! Prochaine publication ? Le plus tôt possible.

Xx

Faëriel Roes.