Je tenais à remercier Tertan-tan de sa review ^^ Je suis heureuse que ma fic te plaise, je trouve qu'on ne parle pas assez de ce sujet. C'est sûr que avec l'univers de Saint Seiya c'est un peu nul, mais j'y tiens ! Merci de tes compliments et de ton soutien, j'espère que la suite te plaira également :3
Angelo et Aphrodite rentrèrent donc chez ce dernier, en discutant de Saga.
-Cette fille-là, je la retiens, disait Angelo. J'ai bien envie de la tabasser.
-N'y penses même pas, ricana Aphrodite. Elle sait se défendre, et son mec est plutôt fort aussi.
-Ouais, je sais, sans oublier son frère... Il faudrait que je trouve un moyen de l'attraper.
-T'as mal aux côtes Angelo ?
-Ouais, comme si on m'avait mis des coups de pieds...
De son côté, Shaka s'apprêtait à rentrer chez lui, assez ébranlé par ce que lui avait raconté Marcelina.
-Rentre bien, Shaka. Je suis désolée, il m'est impossible de prendre contact avec mon frère.
-Merci. Pourquoi donc ?
-Je ne connais pas son numéro de téléphone, et toi non plus je suppose. De plus, il ne faut pas que mes parents me voient.
-Je comprends. Au revoir Marcelina, à une prochaine fois je l'espère.
-Oui.
Shaka prit congé de Marcelina. Dans la rue, il aperçut un jeune homme appuyé à une façade, qui semblait attendre quelqu'un. Et Shaka eut l'impression étrange que c'était lui l'attendu. Il plissa les yeux, tentant de reconnaître de loin ce visage qui ne lui revenait pas. Des cheveux bleus foncés et très bouclés portés jusqu'aux épaules, l'uniforme du lycée sur le dos, sans cravate.
L'inconnu tourna la tête, et se mit à agiter le bras en l'apercevant.
-Youhou ! Shaka !
Il courut jusqu'au blond. L'indien le reconnut vaguement, mais ne se souvenait pas de son prénom.
-Ça va ? C'est Milo, tu te souviens de moi ?
-Euh, oui... Je me souviens de toi.
Ah oui voilà, Milo. L'ami d'Aiolia un peu malade mental, qui l'aidait à ouvrir son casier quand il était plâtré. Celui qui passe son temps à courir après Camus , le fils du professeur de littérature classique, au grand dam de monsieur Dégel Deverseau.
-Je venais pour quelque chose d'important.
-Quoi donc ?
-C'est bien Angelo qui essaie de te faire du tort ?
-Je... Euh, oui. Aiolia t'en a parlé ?
-C'est Kanon qui m'a sorti toute l'affaire. (Son expression se durcit un peu plus) Je venais te dire... Méfie-toi.
-Me méfier de quoi ?
-Angelo n'est pas tout seul. Il a Aphrodite, mais aussi quelques autres personnes, en dernière année notamment. Si tu tentes quelque chose, tu vas t'en mordre les doigts. Et s'il veut te faire du mal, il peut demander à d'autres personnes... Sérieusement Shaka, ne sors plus sans ton téléphone.
-Merci du conseil.
-Et aussi ! Fais attention à Mû.
-Mû ? Pourquoi ?
-Il est bien plus inquiet qu'il ne le dit, le petit mouton.
Shaka tiqua au surnom, puis cela lui revint. Mû avait une épaisse tignasse bouclée quand ils étaient enfants, ce qui lui avait valu cette appellation. Mais vu l'entêtement du jeune homme, petit bélier serait plus approprié.
-Je ne pense pas qu'il soit beaucoup plus inquiet que les autres.
Milo eut le sourire de ceux qui ont compris beaucoup de choses, puis il le salua avant de tourner les talons.
Shaka se remit donc en route vers chez lui. Au bout d'un moment, une main se posa sur son épaule. Il se retourna: Un grand blond à mono sourcil lui faisait face, et il levait son autre main pour le frapper.
Il ferma les yeux, prêt à encaisser le coup. C'était des personnes comme lui, dont Milo avait dit de se méfier ? Des lâches, qui iraient jusqu'à l'agresser dans la rue ?
Rien ne vint, à part un bruit sourd. Bordel, c'était la deuxième fois de la journée qu'on tentait de l'agresser, et la deuxième fois qu'on le sauvait ! Il ouvrit timidement un oeil, et acheva d'ouvrir les deux en voyant sa mère attraper son agresseur par le col. Elle lui mit une paire de baffes en le couvrant d'imprécations. Shaka ne l'avait jamais vue insulter quelqu'un. Quand elle en eut fini, elle attrapa son fils par la manche pour rentrer.
-Maman ? Qu'est-ce que tu faisais là ?
-Je rentrais du travail, j'ai fini beaucoup plus tôt aujourd'hui. Et heureusement que j'étais là ! Tu as vu ce qu'il allait faire ce... Ce...
-Je sais maman. Tu vois, c'est ce genre de personnes qu'il m'arrive de croiser quand je rentre tard. Enfin, depuis que je me suis cassé le bras, Aiolia rentre avec moi le soir, donc il les remet à leur place. Mais aujourd'hui il a dû partir vite.
-Je vois.
En rentrant, Shaka envoya un message à Aiolia pour l'informer du petit incident, et appela Mû.
-Mais où est-il passé ce petit imbécile !, clama un homme, une bouteille à demi-vidée à la main.
L'air passablement énervé, il arpentait le séjour.
-Calme-toi, tempéra une femme aux longs cheveux blancs. Il n'oserait pas fuguer, il sait ce qui l'attend s'il le fait.
Un sourire quelque peu sadique étira les lèvres de l'homme.
-Tu as raison... Et s'il ne revient pas avant demain soir, je vais m'en donner à coeur joie...
Le téléphone sonna, et la femme reprit en un clin d'oeil un air doux et aimable.
-Mme Matsumoto, j'écoute ?
-Bonsoir madame, je suis la mère d'Aphrodite. Cela vous gêne t-il qu'Angelo passa la nuit chez nous ?
-Pas le moins du monde, minauda Mme Matsumoto. J'espère qu'il s'amusera bien.
-Merci madame, bonne soirée.
-A vous aussi.
Une expression de sadisme pur tordit les traits de la mère d'Angelo. Elle n'allait pas le rater, ce gamin. Qui a dit qu'elle l'aimait, d'abord ?
