Elle plongea son regard dans le sien, et vit cette peur qu'elle avait déjà perçu auparavant. Elle resta un instant sur le seuil de sa chambre sans rien dire. Malefoy brisa alors le silence.
Drago : J'ai besoin de parler.
Elle sembla réagir.
Hermione : Tu me prends pour ta psy ou quoi ?
Il eut un sourire. C'était celui de quelqu'un qui trouvait la réflexion de bonne guerre.
Drago : Non, mais t'es la seule à qui je peux parler de ça. Et crois-moi ça me répugne autant que toi.
Elle se poussa de l'entrée et il pénétra dans la chambre. Elle se dépêcha de refermer la porte pour que personne ne les voie. Il alla s'installer sur le siège sur lequel il s'était assis la première fois. Elle s'assit sur le lit.
Drago : Juste une chose Granger, j'aimerais que tu ne poses pas tes lèvres sur les miennes cette fois.
Elle le regarda et devant son sourire qui n'avait rien d'agressif ou de suffisant, elle sourit à son tour.
Hermione : Qu'est-ce qu'il se passe ? Je croyais que ta visite auprès du maître avait été repoussée.
Drago : C'est le cas, mais il ne se prive pas pour me rendre visite quand même.
Elle fronça les sourcils avec interrogation.
Drago : Il rentre dans ma tête quand je dors. Il sait tout ce que je ressens, tout ce que je veux, tout ce que je vois. Il sait le dégoût que j'ai pour lui. Et j'ai peur qu'il me le fasse payer très vite. Je n'ose même plus fermer l'œil de peur qu'il ne me tue dans mes rêves.
Elle le regarda avec compassion.
Hermione : Il faut que tu réussisses à fermer ton esprit. En cinquième année, Rogue a appris à Harry à rendre son esprit imperméable aux attaques spirituelles de Voldemort grâce à l'occlumancie... Peut-être pourrait-il te l'apprendre aussi.
Drago : Rogue ? Tu veux que je fasse confiance à ce mangemort ?
Hermione : Rogue n'en est plus un, il a rejoint notre camp aujourd'hui... Dumbledore lui fait confiance en tout cas.
Drago : Il a tort... J'ai vu Rogue à de multiples réunions de mangemorts quand elles se déroulaient chez mon père. Il joue un double jeu.
Hermione : Il les espionne pour notre compte c'est tout.
Drago : Votre compte ? Comment ça... ?
Hermione : Et bien pour le compte de l'Or...
Elle s'arrêta subitement. Et si Drago était là sur ordre de Voldemort ? Et s'il était une taupe lui aussi, comme Rogue ? Drago la regarda un instant.
Drago : Alors ?
Hermione le regarda et il comprit qu'elle ne voulait rien lui révéler. Il se leva.
Drago : Je vois, tu penses que je suis en train de récupérer des infos pour les mangemorts c'est ça ?
Il se dirigea vers la porte, mais Hermione se leva pour se placer devant lui.
Hermione : Ne pars pas...
Il la regarda hésitant.
Hermione : Ecoute, t'as toujours été détestable avec moi, ton père est un mangemort, tu dois rencontrer Voldemort... admets que tout ça n'incite pas vraiment aux confidences...
Drago : Mais moi je me confie à toi...
Elle sourit ironiquement.
Hermione : C'est parce que tu n'as pas le choix. Tu l'as dis toi-même, je suis la seule à connaître ton secret.
Elle se poussa de la porte et alla rejoindre la fenêtre pour regarder dehors. Drago hésita entre retourner dans sa chambre et rester. Finalement il choisit la deuxième option et tourna un peu dans la chambre. Puis il s'arrêta et la regarda. Il vit qu'elle semblait triste.
Drago : Qu'est-ce que t'as Granger ? La neige te rend émotive ?
Elle s'adressa à lui tout en regardant cet épais manteau blanc.
Hermione : Non, elle me rappelle ma famille...
Il se tut et s'allongea sur le lit pour la laisser parler. Visiblement elle avait besoin de se confier elle aussi, et malgré son manque d'intérêt total pour les problèmes d'une fille de moldu, il se dit qu'il devait l'écouter.
Hermione : Le dernier Noël que j'ai passé avec eux était celui précédent mon entrée à Poudlard. Il faisait une tempête de neige, et ça avait paralysé toutes les routes. On ne pouvait pas sortir de chez nous et finalement j'en étais ravie, parce qu'ils étaient là rien que pour moi. On était que tous les trois et c'était merveilleux.
Il émit un rire.
Drago : Bon sang Granger il y a bien que toi pour rêver de passer les fêtes, seule avec tes parents. Moi je préférerais mourir que de rester en tête à tête avec Lucius Malefoy.
Elle le regarda avec une larme sur la joue.
Hermione : Pourtant je donnerais tout pour être de nouveau auprès d'eux.
Drago : Pourquoi ? Ils sont où tes parents ?
Elle regarda de nouveau par la fenêtre.
Hermione : Ils venaient me chercher... Ils se pressaient certainement trop tout ça pour moi... Un chauffard s'est trompé de sens sur l'autoroute... Il est arrivé avec son énorme camion en face du petit break de mes parents... d'après les pompiers, l'accident à été d'une extrême violence...
Drago se redressa comprenant soudain pourquoi la jeune fille pleurait.
Hermione : Si j'avais été avec eux, je suis sûre que j'aurais pu tout changer, il aurait suffi que je les transplane avec moi...
Il s'approcha d'elle.
Drago : La plupart des gens n'ont pas le temps de réagir.
Elle se retourna vers lui avec douleur.
Hermione : Mais je suis une sorcière ! A quoi bon avoir des pouvoirs si c'est pour laisser ceux qu'on aime mourir ?
Drago ne sut que répondre à cette question. Elle le regarda et comprit qu'il n'en savait rien. Elle sembla désespérée. Drago dut le sentir car il la prit dans ses bras. Elle eut un mouvement de recul puis, comprenant qu'il ne lui voulait pas de mal elle s'effondra en larmes sur son épaule.
Drago : Je suis désolé...
Ces quelques mots stoppèrent immédiatement ses larmes. Venait-il vraiment de prétendre qu'il compatissait à sa douleur ? Elle regarda ses yeux pour essayer de déterminer quel tour il comptait lui jouer. Mais elle ne vit que de la compréhension dedans et du soutien. Ils restèrent plantés le regard l'un dans l'autre pendant quelques minutes. Puis il avança doucement ses lèvres vers les siennes. Elle ferma les yeux et entrouvrit légèrement ses lèvres pour accueillir le souffle chaud de Drago. Quand elle les sentit sur les siennes, elle frissonna. Il l'embrassa avec une infinie douceur qu'elle ne croyait pas possible chez lui. Elle se recula et le regarda pour définir ce qu'il comptait faire. Quand elle vit son regard s'illuminer, elle se dit qu'il n'allait pas la faire souffrir. Elle mit alors ses mains autour de son cou et l'embrassa à son tour. Leur baiser devint de plus en plus passionné, presque bestial. Il l'entraîna vers le somptueux lit à baldaquin et l'allongea dessus avant de s'allonger à ses côtés. Il sentit son cœur s'accélérer, et le désir monter en lui. Il avait envie d'elle et comptait bien aller jusqu'au bout de ce désir. Il caressa la peau de la jeune fille sous son pull et la sentit frissonner. Elle aussi avait besoin de sentir sa peau contre la sienne. Elle avait besoin de faire l'amour avec lui, de le sentir en elle. Elle laissa ses mains aller sous le t-shirt de Drago en une douce caresse sur son dos. Il retira le pull de la jeune fille et reprit son baiser. Il arracha presque son débardeur et fut étonné de constater à quel point Hermione avait une poitrine parfaite. Il retira le soutien gorge de la gryffondor en un habile coup de main et embrassa chacun de ses seins. Elle poussa un soupir de plaisir. Il la regarda et retira son propre t-shirt tout en étant à califourchon sur elle. Elle dévora des yeux le magnifique torse qu'il exposait devant elle. Il fondit de nouveau sur sa bouche, puis bifurqua sur son cou. Il semblait expert en la matière, ce qui inquiéta un peu Hermione. Vu son expérience, il allait sûrement découvrir qu'elle-même n'avait jamais eu de relation sexuelle. Elle tenta de lui en faire part.
Hermione : Drago je n'ai...
Il posa sa bouche contre la sienne pour l'empêcher de parler. Elle comprit qu'il ne valait mieux pas risquer de compromettre ce moment en parlant. Elle avait trop envie de lui. Bizarrement, elle voulait qu'il soit le premier. Après de nombreuses caresses, il entreprit de retirer le jean de la jeune fille. Il le déboutonna lentement et le fit glisser avec sensualité sur ses jambes. Il découvrit alors un petit string rouge qui l'excita davantage. Il se redressa pour retirer à son tour son pantalon. Il commença à le déboutonner, mais Hermione s'assit sur son lit et prit le relais. Elle lui embrassa le torse tout en déboutonnant le jean de Drago. Elle le fit glisser jusqu'à ses chevilles en prenant le temps de lui caresser les jambes. Puis elle remonta ses mains jusqu'aux fesses musclées du serpentard et se leva pour se coller à lui. Il l'entoura de ses bras et lui caressa le bas du dos tout en lui donnant un profond baiser. Puis sans qu'elle s'y attende, elle le sentit glisser ses doigts entre sa peau et son string. Il le fit glisser lentement jusqu'à ses pieds. C'était la première fois qu'il se mettait dans une position de dominé et cela fit monter un peu plus le désir chez Hermione. Elle glissa sa main sous son menton et l'obligea à remonter jusqu'à son visage. Bien que pudique, elle n'était pas gênée de se retrouver nu devant lui. Il l'embrassa de nouveau et après avoir retirer ses propres sous-vêtements, il la poussa sur le lit. Il s'allongea sur elle et lui écarta légèrement les cuisses. Elle sentit le sexe de Drago se rapprocher du sien et trembla. Elle avait peur de cette première fois, elle voulait qu'il soit tendre, mais Drago n'avait rien d'un être tendre. Elle le comprit immédiatement quand il donna un coup de rein brutal pour entrer en elle. Elle poussa à nouveau un soupir, mais cette fois c'était de douleur. Il commença un va et vient qui lui sembla interminable. Elle ne ressentait aucun plaisir, juste une horrible brûlure en elle. En revanche Drago semblait aux portes du septième ciel. Il donna un dernier coup de rein et s'effondra sur elle dans un bruit de gorge rauque. Il se retira alors rapidement d'elle et se laissa tomber sur le dos à ses côtés. Elle resta sans bouger pendant quelques minutes, regardant le plafond de sa chambre en essayant d'oublier cette affreuse douleur qui lui prenait le bas ventre. Il respirait bruyamment à côté d'elle. Il ne dit pas un mot et elle l'entendit ronfler une demi-heure plus tard. Elle osa enfin tourner sa tête vers lui. Elle resta à le contempler, à regarder son torse se soulever. Elle prit sa main dans la sienne et murmura pour elle-même.
Hermione : Je t'aime...
Elle embrassa sa main et se coucha sur le côté en fermant les yeux. Drago en revanche les ouvrit. Il ne dormait pas, même s'il aurait préféré que ce fût le cas pour ne pas l'entendre prononcer ce mot. Avait-elle réellement parlé d'amour ? Pour lui ce n'était pas ça, du moins il ne pensait pas que se soit ça. Jamais il n'avait aimé, mais il était sûr d'une chose, jamais il ne pourrait l'aimer elle. Quand il fut sûr qu'elle soit bien endormit, il se leva tout doucement. Il s'habilla le plus discrètement possible et sortit de la chambre pour rejoindre la sienne. Une fois dedans, il ne put s'empêcher de penser. Qu'avait-il fait ? Faire l'amour avec elle c'était trahir ses convictions. Elle était la fille qu'il haïssait le plus au monde, comment avait-il pu prendre du plaisir avec elle ? C'était impossible. Et pourtant, il devait se rendre à l'évidence, il avait ressenti une intense chaleur en la pénétrant. Il s'était senti bien pour la première fois depuis longtemps. Comme si le maître n'existait plus, comme s'il ne désirait plus le rencontrer et surtout comme s'il ne pouvait plus lire en lui. Le sang de Drago se figea soudainement. Voldemort allait savoir ce qu'il avait fait cette nuit. Il allait lire dans l'esprit de Drago et comprendre qu'il avait aimé faire l'amour avec elle. Il s'assit alors sur son lit et lutta de tout son être pour ne pas dormir et ainsi pour ne pas laisser son esprit à la porter de ce démon. Au petit matin, sentant que le sommeil commençait à l'emporter, il décida d'aller prendre l'air sur le toit. A ce même moment, Hermione se réveilla en cherchant à tâtons le corps de son amant. Ne le sentant pas, elle ouvrit les yeux et constata que sa chambre était vide. Elle se leva, prit ses affaires et les enfila. Elle sortit de la chambre et descendit les escaliers. Au pied du sapin de la salle commune, tout un tas de paquets cadeaux était disposé. Elle aperçut vaguement le nom de Harry sur l'un d'eux. Elle ne prit pas le temps de l'ouvrir, et se dirigea vers le portrait. Il bascula pour la laisser passer et elle erra quelques temps dans les couloirs de l'école à la recherche de Drago. Elle se dit soudain qu'il ne pouvait être qu'à un seul et unique endroit et elle monta sur le toit par le petit passage au quatrième étage. Elle poussa lentement la porte et le vit debout au bord du toit. Il regardait le soleil se lever. Elle avança jusqu'à lui et l'entoura de ses bras. Il tourna la tête d'un coup et quand il vit que c'était elle, il se dégagea de son étreinte.
Drago : Qu'est-ce que tu fais Granger ?
Hermione resta inerte un moment, ne comprenant pas la réaction du jeune homme.
Hermione : Je croyais que...
Drago : Que quoi ? Que parce que j'avais eu la faiblesse une nuit de coucher avec toi, il en serait ainsi pour toutes les autres nuits ?
La jeune gryffondor sentit les larmes montées à ses yeux.
Hermione : La faiblesse ?
Il la regarda avec des yeux de rapace s'apprêtant à fondre sur elle.
Drago : Oui j'ai été faible cette nuit, mais ça ne se reproduira plus. En faite, j'ai été faible depuis le début, je n'aurais pas dû te laisser t'approcher de moi ainsi.
Hermione semblait perdue.
Hermione : Mais enfin je...
Drago : Tu quoi ? Tu m'aimes c'est ça ?
Elle se tut.
Drago : Tu crois que c'est parce que je t'ai pris ta virginité que toi et moi on va se marier ? C'est fini la mode moldu où l'on ne couchait qu'avec l'homme de sa vie...
Elle sentit la colère commencer à monter en elle.
Hermione : Comment as-tu su ?
Drago : Que tu étais vierge ? Ce n'est pas compliqué, tu tremblais de partout et tu attendais comme une statue que je te prenne ! Une de ses poupées gonflables moldu auraient été plus agréable à caresser et à pénétrer.
Alors là s'en était trop. Comment osait-il ? Elle alla pour répliquer, mais il la prit de cours.
Drago : Jamais je n'aimerai une Gryffondor, jamais je n'aimerai une sang de bourbe et surtout, même si tu étais la dernière fille sur cette terre jamais je ne t'aimerai Granger !
Il tourna les talons et s'en alla en laissant une Hermione remplie de haine, de colère, de déception et de douleur. Elle attendit qu'il soit parti avant de lancer une pierre contre la porte puis elle s'effondra à terre et pleura de désespoir. Il l'avait humiliée de la pire façon qu'il soit. Elle resta ainsi des heures dans la neige, n'osant plus redescendre de peur de croiser le regard plein de supériorité et de satisfaction du blondinet.
