Chapitre IV

Le lendemain matin, Callie se réveilla à 9 heures. Elle partit se préparer en vitesse, mais de façon à être présentable, afin de pouvoir être prête à l'heure. Elle partit finalement de chez elle à 9 heures 45, et fut devant la porte du cabinet à 9 heures 50. Elle arriva quelques secondes avant monsieur Sheperd. Il arriva vers elle, la salua, et la remercia encore une fois.

- Je vais chercher le matériel et avertir madame Altman. Pendant ce temps, allez vous installer dans la voiture. Je n'en ai pas pour longtemps.

Callie s'installa dans la voiture, s'attacha, et regarda droit devant elle.

Ça y est, j'y suis. Se dit-elle.

Elle ferma les yeux, souffla un bon coup et rouvrit les yeux. C'est à ce moment-là que monsieur Sheperd arriva avec une grande trousse blanche et deux blouses. Il s'installa sur le siège conducteur, démarra la voiture et ensuite, ils partirent.

- Alors, mademoiselle Torres, je vais vous donner quelques consignes avant d'arriver. Tout d'abord, nous n'avons pas beaucoup d'informations sur le patient. Nous savons juste son nom de famille : Robbins. Ensuite, d'après la personne qui a appeler, c'est un cas urgent. Par conséquent, il va falloir être très vigilant. En arrivant, je vous donnerais votre blouse, nous irons ensuite parler à la famille, puis, nous irons voir la patiente. Ensuite, je vous donnerais les consignes et vous m'assisterez. Avez-vous compris ?

Son ton était sérieux.

- Oui monsieur. Répondit Callie sur un ton neutre mais assuré.

Le chemin jusque chez les Robbins fut rapide. Quand ils arrivèrent, les deux médecins remarquèrent que trois personnes étaient assises sur la terrasse. Ils sortirent de la voiture afin de se diriger vers eux.

- Bonjour, je suis le docteur Derek Sheperd. Vous aviez prit rendez-vous...

Il serra la main d'un homme.

- Oui, c'est ça. Je suis le Colonel Robbins. Mais, il me semble que vous êtes en avance.

- Oui, j'en suis désolé mais je voulais m'assurer d'avoir le temps d'ausculter le patient.

- Bien. D'ailleurs, à ce sujet, la patiente est ma fille. Arizona.

Elle s'approcha des deux médecins pour les saluer. Le docteur Sheperd dévisagea étrangement le Colonel. Il ne voyait pas ce qui n'allait pas chez cette fille.

- Ah oui. Mais venez, entrez, je vais vous expliquer à l'intérieur.

Tous entrèrent dans le vaste salon et s'assirent sur les différents fauteuils mis à disposition. Pendant que le Colonel expliquait la situation à Derek, Callie fixait Arizona. Et vice versa. Durant toute la durée des explications elles restèrent ainsi, les yeux dans les yeux. Callie n'avait jamais vu d'aussi beaux yeux bleus de toute sa vie. Et la beauté d'Arizona surpassait toutes les beautés qu'elle avait pu rencontrer auparavant. Elle ne sait pas ce qu'il se passa, mais elle sentit comme une boule dans son ventre. Elle détourna donc le regard et souffla légèrement. Elle s'intéressa sur la conversation des deux hommes et comprit les quelques symptômes de la maladie d'Arizona.

- Ce n'est sûrement que virale. Dit Derek.

Je vais l'examiner et lui donner un traitement adéquat.

Monsieur Sheperd se dirigea ensuite vers Callie et s'adressa à elle :

- Bien mademoiselle Torres, je vais vous laisser examiner mademoiselle Robbins. Vous établirez ensuite un diagnostic.

- Bien monsieur.

Callie prit avec elle la petite trousse blanche de soins et se laissa conduire jusqu'à la chambre de la jeune femme. Callie demanda à Arizona de s'asseoir afin de pouvoir l'examiner. Elle prit son stéthoscope, écouta le cœur de la patiente et continua à faire tous les examens de bases.

Pendant ce temps, le docteur Sheperd parla aux parents d'Arizona et fit plus ample connaissance avec eux. Il les trouva sympathiques.

Une fois l'examen terminé, Callie et Arizona sortirent de la chambre et retournèrent dans le salon. Callie scruta le visage de son patron, comme pour le prévenir de quelque chose. Derek s'en aperçut, s'excusa auprès des parents et s'éloigna du groupe avec Callie.

- Alors, que se passe-t-il ?

- Écoutez, je ne veux pas mettre votre diagnostic de la maladie virale dans le doute, mais je suis pratiquement sûre que ce n'est pas ça.

- Pourquoi dites-vous cela ?

- Et bien, tous les symptômes... C'est étrange. Ses parents nous ont décrits des crises, et je pense que nous ne devrions pas laisser ça de côté.

- Bien. Si vous le souhaitez, je peux en parler aux parents et ainsi, nous resterons ici jusqu'à l'une de ces crises.

- Oui, d'accord.

Monsieur Sheperd retourna en direction des parents, les informa du doute qu'avait Callie, et leur proposa donc sa solution. Ils acceptèrent.

En milieu d'après-midi, Derek, Barbara et le Colonel parlèrent du frère d'Arizona, Timothy. Comme si Arizona ne voulait rien entendre, elle quitta la pièce et s'enfuit dehors. Callie se sentit obligé de la suivre. Elle trouva la jeune blonde, assise sur les marches, le visage dans ses mains. Callie s'assit à ses côtés. Elle releva la tête, scruta la latina avant de prononcer ses premiers mots en face d'elle.

- Sais-tu ce que ça fait de perdre un proche, comme un frère ?

- Non, je n'en sais rien. Fit Callie d'une voix désolée.

- C'est dur. Au début, je m'en suis voulue, je me suis dis que je n'aurais jamais du le laisser partir à la guerre, il était trop jeune...

Arizona pleurait désormais. Mais, chose rare, elle avait réussi à se confier sur ce qu'il lui faisait le plus de mal. Callie la prit dans ses bras pour la consoler. Elle se calma rapidement, se reprit et regarda à nouveau sa voisine.

- Merci.

- De rien, c'est normal.

Les mots qui venaient d'être prononcés étaient doux. Arizona avait repris ses esprits, elle s'était désormais calmée. Les deux jeunes femmes restèrent ainsi pendant de longues minutes, sans parler. À un certain moment, Arizona fixa Callie. Elle était subjuguée par sa beauté, mais elle repensa aussitôt à Izzie. D'ailleurs, cette dernière arriva. Elle sortit son grand sourire, Arizona se leva, s'excusa auprès de Callie et partit embrasser sa petite amie. Callie assista à la scène, pas totalement indifférente. Alors que leurs embrassades se terminèrent, les deux jeunes blondes se dirigèrent vers la jeune brune.

- Mademoiselle Torres, je vous présente Izzie, ma petite amie.

L'emploi du vouvoiement avait fait ressentir une étrange sensation dans le cœur de Callie.

- Izzie, voici mademoiselle Torres, mon médecin.

Elles se serrèrent la main. Aussitôt, Izzie reprit.

- Ton médecin ?

- Oui... Mes parents pensent que je suis malade.

- Mais tu as l'air en forme pourtant !

Arizona jeta un œil à Callie qui écoutait la conversation avec attention.

- Tu verras... Bon, on rentre ?

Elle s'adressait désormais aux deux jeunes femmes. Elles hochèrent la tête. Elles rentrèrent toutes les trois, évidemment remarquées par Derek et les parents d'Arizona. Izzie s'approcha, fit une bise à Barbara et au Colonel, avant de s'approcher vers le docteur Sheperd et de faire sa connaissance. Elle fit vraiment étonnée de voir un autre médecin présent pour Arizona. Pendant ce temps, Arizona et Callie étaient côte à côte et attendaient. Arizona sentit sa tête la tourner, et très vite, elle s'évanouit. Callie avait eu tout juste le temps de la rattraper et appela son patron. Il accourut aussitôt, l'examina aussitôt, fit attention à tous les symptômes. Il l'amena ensuite dans son lit, fit passer la fièvre et attendit. Tous étaient réunis autour du lit où sommeillait la jeune femme. Derek s'empressa de regarder son bloc notes et regarda Callie. Évidemment, tout le monde attendait une quelconque réaction de sa part mais aucun d'entre eux ne bougea. C'est Derek qui se leva le premier et déclara d'une voix tremblante :

- Mademoiselle Torres avait raison. Votre fille n'est pas atteinte d'un maladie virale. C'est autre chose...