Chapitre 4 Orphelin mais pas seul

4 années s'était écoulées depuis l'arriver de Morgan Eliacin à Wool's Orphan et rien n'avait vraiment changé : Mme Cole restait toujours aussi autoritaire, les pensionnaires arrivaient ou partaient selon le nombre de couple en recherche d'enfant, et le bâtiment continuait à ressembler de prés comme de loin à une forteresse imprenable. Son austérité avait même empiré ces derniers temps, une pluie torrentiel s'abattait sur Londres depuis plusieurs semaines et, en ce matin de 11 aout 1937, une brume matinal empêché les Londoniens de voir correctement devant eux. C'est donc avec une certaine mauvaise humeur que Mr Turns, le concierge de l'orphelinat, se mit à effectuer son premier travail de la journée : réveiller d'étage en étage les sales gosses qui lui pourrissaient la vie depuis plus de 20 ans. Il monta le premier étage et se posta en plein milieu du couloir d'une vingtaine de portes, se chauffa la voie et hurla :

- DEBOUT LES MIOCHES, C'EST L'HEURE !! ALLEZ, ON SE LEVE !!

Puis il toqua de porte en porte en continuant ses cris, réveillant les plus paresseux des pensionnaires. Réveil qui déplu fortement à deux enfants en particulier. A la 6eme porte de cet étage se trouvait une chambre marrons clair qui comportait deux lits en fer, une vieille armoire miteuse et une petite table de bois posté entre les deux lits, c'était celle de Tom Jedusor et de Morgan Eliacin. Tous deux étaient encore sous leurs draps, grognant et l'esprit endormis.

- Rappel moi pourquoi on n'a pas encore rendu Turns aphone, siffla Tom en guise de bonjour à son compagnon de chambre.

- Parce qu'on a atteint notre quota d'ennuie pour la fin de l'année, lui répondit la voie fatigué de Morgan.

- Bon sang, je hais cet endroit.

Morgan ricana devant la mauvaise humeur de Tom, celui-ci n'était vraiment pas du matin. Il se leva doucement et posa ses pieds nus sur le sol froid, il se dirigea ensuite vers l'armoire et en sorti deux blouses grisâtres, deux paires de chaussette montante en laine et deux pantalons courts, la tenue la plus ridicule selon Morgan mais obligatoire pour l'orphelinat. Il s'habilla rapidement et se tourna vers Tom qui était seulement en train de se lever.

- Je prends les devants Tom, je vais chercher une bassine d'eau chaude pour la toilette.

- A ta guise, grogna celui-ci.

Morgan quitta la pièce et déambula au plus vite vers les cuisines, la coutume voulait que le personnel ne fasse chauffer que quelques bassines d'eau chaude par chambre le matin et que les retardataires se lavent à l'eau froide. Ayant tout deux une sainte horreur de cela, les deux enfants s'arrangeaient pour que cela n'arrive jamais. Mais rapporté l'eau chaude était un combat assez éreintant, déjà à cause du poids de la bassine mais aussi à cause des petit malins qui attendaient que les plus petit remontent pour leur piquer leur bassine. Les adultes ne disaient rien contre cette injustice, déclarant que c'était un excellent moyen de leur forger le caractère. Depuis le temps, aucun des pensionnaires ne se risquaient à attaquer Tom ou Morgan de peur d'être « punis », les plus faibles craignait les plus vieux mais l'un comme l'autre avaient peur des deux monstres de Wool's Orphan, comme on les surnommés. Quand Morgan arriva avec sa bassine sans incident, ils purent enfin se réveiller correctement.

Une fois le visage et le corps lavé, ils se rhabillèrent et discutèrent sur le programme de la journée, qui constituait une ballade clandestine à Londres en fin d'âpres midi pour trouver des renseignements sur les serpents : le mois dernier, Mme Cole les avaient emmenés se baladaient à la campagne, Morgan et Tom en avaient profités pour s'éclipsé discrètement afin de pouvoir s'entrainer sur le Don, ce fut à partir de là qu'ils entendirent, à leur grand étonnement, des chuchotement dans un buissons. Une femelle couleuvre se trouvait là, occupé à protéger ses œufs, d'abord furieuse de voir les deux humains trop prés de sa couvée, elle fut ensuite étonné de pouvoir les comprendre. Voyant qu'ils n'étaient pas une menace, elle avait fini par leur expliquer qu'il était très rare de tomber sur des « parleurs » et leur raconta ce que les serpents savaient d'eux :

-De très nombreuse sssaison avant, un humain vint à la rencontre du roi ssserpent, il fut capable de comprendre sssa langue et le roi fut très content. L'humain fut sssurnommé Parleur et quand ssses petits humains arriva, ils eurent le même capacccité. Le roi promis alors que chaque fois qu'un descccendant du Parleur rencontrerait un ssserpent, il pourrait en avoir un pour familier. Ccc'est un grand honneur pour nous d'aider les Parleurs, ainsssi ils rendent hommage à l'ancccien roi. Sssi vous êtes des parleurs alors vous appartenez à la ligné du premier humain parleur.

Depuis, Morgan et Tom éprouvaient la même fascination pour les serpents mais une question subsistait : s'ils étaient tous les deux parleurs, cela voulait il dire qu'ils étaient de la même famille ? Surement, mais l'était il d'une façon proche ou éloigné ? Incapable de répondre à cette question, ils se firent la promesse de découvrir un jour ce lien de parenté si mystérieux mais pour l'heure, il devait se contenter d'apprendre un peu plus sur cet incroyable animal.

- Tu crois qu'on trouvera encore ce fameux livre sur les serpents d'Europe à la librairie ? demanda Morgan qui peinait à se coiffer.

- On verra, au pire on en trouvera bien d'autre ailleurs. En attendant, arrête de martyriser tes cheveux et approche-toi, je vais te les coiffer.

Morgan ne se le fit pas dire deux fois, il fallait avouer qu'il ne ressemblait plus au garçon qu'il était à son arrivé. Il avait changé son physique grâce au Don. L'enfant repensa en souriant à cet étrange moment. 3 ans plus tôt, Tom avait décidé, qu'en plus d'être supérieurs aux autres, il fallait se mettre en valeur pour le démontrer, hors le physique de Morgan ne le permettait pas vraiment. Tom avait donc pris son acolyte à part et s'était servi du Don ; pas vraiment rassuré de servir de cobaye, Morgan c'était cependant laissé faire, curieux du résultat. Une heure plus tard, c'est un Tom Jedusor épuisé et un Morgan métamorphosé qui s'étaient admiré dans une glace : ses indomptables cheveux épais étaient devenus aussi doux que de la soie, ils lui tombés jusqu'aux épaules et bouclé légèrement au niveau des pointes, sa vue avait été corrigé et ne portait plus de lunette, quand à sa cicatrice en forme d'éclair elle avait également disparut. Morgan en avait été un peu triste mais d'un autre côté la cicatrice lui rappelé qu'il était Harry Potter et Harry lui rappelé de mauvais souvenirs et la solitude, alors que Morgan lui apporté Tom et la connaissance du Don. Harry Potter appartenait au passé, ce qui été assez ironique vu qu'il venait du futur. Ce changement n'était passé inaperçu aux yeux des autres mais le Don leur avait encore servi, le lendemain plus aucun des habitants de l'orphelinat ne le regardaient de travers, persuadés que rien n'avait vraiment changé.

Lorsque ses cheveux furent enfin démêlaient, ils purent descendre prendre leur petit déjeuner. La salle à manger était remplis de monde mais on leur fit très vite une place, ils savourèrent les œufs au bacon et le lait frais avec délice. Puis ils quittèrent la salle d'un air digne, sûr d'eux, tel deux princes trônant parmi les miséreux.

A des centaines de kilomètre de là, dans un vaste château écossais, Albus Dumbledore, professeur de métamorphose, venait de recevoir du directeur Dippet la liste d'enfant né Moldu qui ferait leur entrés à Poudlard et dont il devait rencontrer, parmi eux ce trouvaient deux enfants vivants dans le même orphelinat. Cette coïncidence l'intrigua mais n'y prêta plus attention. Il se dépêcha de vêtir son costume « spécial moldu » et transplana vers Liverpool où une née moldu l'attendait.