Bonjour à tous, ou bonsoir aux canadiens. Non, vous n'halluciner pas. Il y a bien un nouveau chapitre, vous ne rêvez pas et si vous croyez rêvez pincez-vous. Après un siècle d'attente interminable au point que des gens croyaient qu'elle était abandonnée, voici la suite de cette fiction. Oui, je sais, le chapitre plus cours que le précédent, mais j'espère que vous l'aimerez quand même. Je veux consacré un chapitre en entier pour un événement spécial, d'où le chapitre un peu court. Mais, ne vous inquiétez pas, le prochain sera plus long.
Bonne lecture les monstres!
Lady Louve
Chapter Three
Sebastiant Michaelis n'avait jamais porté son attention sur l'être humain autre que pour se repaître de leur âme. Pourtant, cette femme qui accompagnait la fiancée de son maître l'avait fasciné. Plus que de raison. Il avait bien sentit la droiture de son âme, les valeurs de cet esprit incorruptible et pourtant, au fur et à mesure que son maître racontait son passé, il avait vu sous ses yeux une lueur de ténèbres entachée cette âme si pure et elle grossissait de façon exponentielle. C'était la colère, l'amertume, la culpabilité et la rage qui avait semé cette graine qui devenait rapidement une plante digne du filet du diable. Sebastian était attiré tel une abeille par le miel et il se disait un instant qu'il lui faudrait une compagne dans son éternité, d'autre démon avant lui l'avait fait au fil des siècles afin de ne plus se sentir seul, mais lui s'était juré de ne jamais franchir ce cap. Malheureusement, cette Amelia Bones chamboulait ses principes à coup de séismes destructeurs sur son être. Il l'a dirigea vers sa chambre, ouvrit la porte et s'inclina.
«Voici Miss Bones, votre chambre pendant votre séjour. Si vous avez besoin de quoique ce soit, je dis bien quoique ce soit, n'hésitez pas à me demander, il me fera plaisir de vous servir.» répondit Sebastian en faisant légèrement rouler le ''R'' dans sa bouche de façon séducteur.
«Merci, mais je n'aurai besoin de rien. Et ne croyez pas que je n'ai pas vu votre jeu. Vos tentatives de séductions son veinent.» répondit un peu sèchement Amelia qui n'était pas dupe pour un galion. Non mais, il se croyait où se démon? Des plus coriaces c'étaient risqués et s'étaient cassés la figure, ce démon ne ferait pas exception.
«Serait-ce un défi Miss? Si tel est le cas, je me vois dans l'obligation de jouer, car je déteste perdre.» s'exclama Sebastian joueur.
«Tous les autres avant vous ont perdus à ce petit jeu de séduction, vous ne ferez pas exception à la règle, j'y veillerai.» se surprit à dire Amelia qui n'arrivait pas à croire qu'elle acceptait le défi et puis, pourquoi pas, elle n'avait jamais perdu jusqu'à maintenant, ce n'était pas aujourd'hui que cela arriverait.
«Oh mais je compte gagner! Vous cèderez et vous serez miennes. Tous les coups sont permis, que le jeu commence.» termina le majordome avec un sourire malicieux et disparaissant par la suite dans le couleur, laissant Amelia légèrement rouge, était-ce de colère ou d'attirance, seule elle le savait.
Harry et Susan regardaient ensemble les étoiles dans le ciel collés l'un à l'autre sur un transat. C'était leur moment à eux. Ils avaient passé près d'un mois et demi loin l'un de l'autre et avec sa présumée mort et l'inquiétude de Susan, ils avaient besoin de se retrouvés. Susan avait posé sa tête sur l'épaule d'Harry tandis que celui-ci l'enlaçait tendrement. Elle connaissait la part sombre de son âme, elle-même avait développé le sien durant la dernière année. Toute cette corruption, toute cette douleur et ce miasme goudronneux dans lequel vivait la population sorcière britannique. Les autres sociétés sorcières avaient embrassés le vingtième siècle à bras ouvert. Elles s'étaient modernisées, abandonnant depuis longtemps ses robes de sorcières et ses chapeaux pointus pour des costumes cravates et des vêtements muggles mille fois plus confortable. Même les bâtiments et les boutiques étaient maintenant lumineux, grands et espacés. Les rangés sombres éclairés par des chandelles flottantes avaient laissés place aux grandes baies vitrées et aux éclairages néons, car oui, les sorciers avaient trouvé un moyen de faire fonctionner la technologie muggles dans le monde sorcier.
Malheureusement, la société sorcière britannique s'était recluse elle-même de ce changement, car elle croyait fermement que c'était la perte de leur tradition les plus fondamentales et leur culture. Elle ne voyait pas d'un bon œil ce changement, alors que pour les autres sociétés, il avait apporté bon nombre de biens faits, mais aussi, avait provoqué une piqûre de rappelle à tous les sorciers et les sorcières. Celle qu'à force de ne compter que sur la magie, on finissait par oublier les choses simples et élémentaires, telle la pensée indépendante. Susan espérait de tout cœur que les changements que provoqueraient Harry amèneraient enfin leur monde dans le vingtième siècle et abandonnerait derrière lui le passé obscure et rétrograde dans lequel ils avaient été élevés.
«Que comptes-tu faire à la rentrée Harry? Est-ce que tu vas encore te faire passer pour leur héros bien-aimé?» demanda Susan en regardant son bien-aimé.
«Je ne compte pas reprendre mon rôle du parfait petit héros de la lumière. Le vrai moi sera de la partie cette année. Les traîtres regretteront de s'être jouer de moi, je les ferai souffrir comme ils m'ont fait souffrir. Je n'hésiterai pas à user de ma langue acérés pour détruire leur estime.» expliqua le jeune homme.
«Tant que tu n'utilises ta langue que pour ça, c'est d'accord, le reste de son utilité m'appartient.» conclu Susan ce qui fit rire Harry qui déposa un baiser sur son front.
«Oh mais ne t'inquiètes pas futur Mme Potter, je compte bien utiliser ma langue d'une toute autre manière sur toi. On doit aussi annoncer à ta tante que nous sommes fiancés, par contre, je ne sais pas si je survivrai, elle peut être coriace quand elle veut.» s'exclama Harry.
«Mouais, mais je crois que Sebastian va la tenir TRÈSSSS occupée dans les prochains jours.» répondit nonchalamment la jeune fille en regardant ses ongles.
«Tu veux dire quoi par là?» questionna le Lord ne comprenant pas où elle voulait en venir.
«Tu es brillant sur bien des sujets, mais l'amour reste ton talon d'Achille chéri. Tu n'as pas vu la manière dont ton majordome regardait ma tante? Un peu plus et je croyais retrouvée de la bave sur le sol. Il veut la mettre dans son lit c'est un fait et je ne serais même pas étonnée qu'ils aient commencé un jeu de séduction. Donc, résultats, ma tante aura trop l'esprit ailleurs pour penser à te tuer, enfin pour l'instant, considère que tu as un sursis.» rigola la jeune femme qui embrassa passionnément son promis démoniaque pour le faire arrêter de bouder.
«Moi j'ai une meilleure idée et si on allait visiter ma chambre, je suis certaine qu'elle te plairait.» proposa Harry avec un sourire malicieux.
«Je crois mon cher que c'est votre idée la plus brillante de la journée, en avant mon brave, portez-moi à cette humble suite pour me faire vivre la plus passionnante des extases!» termina Susan qui rigola lorsqu'Harry se redressa avec elle dans ses bras telle une princesse et qui transplana jusqu'à sa chambre pour l'emmener bien au-delà de l'extase.
Sebastian eut un sourire en coin lorsqu'il vit son maître et sa promise transplaner. C'était la première fois qu'il voyait son maître aussi serein. Les premières semaines avaient été un calvaire et si lui avait eu droit à la dernière once de bienséance de sa part, les autres n'avaient eut droit qu'à la froideur et au regard menaçant de sa part. Presque l'entièrement de son âme était noire, mais il restait une parcelle d'une blanc éclatant qui refusait de disparaître, ce blanc représentait l'amour qu'il éprouvait pour sa future femme. Le reste du monde pouvait bien cramer qu'il s'en serait battu les couilles. La seule chose que son maître désirait était de détruire ceux qui avaient voulu le détruire. Sebastian attendait avec impatience ce moment, toutes ses âmes qui le nourriraient de façon aussi délicieuse qu'une vierge perdant sa virginité.
Ce qui lui remémora ce jeu qui avait commencé entre lui et Amelia Bones, le fait de savoir que tous ceux avant lui c'étaient cassés la figure à la séduire, ne rendait le défi que plus attrayant et émoustillant. Il l'imaginait sous lui dans le lit, l'implorant de lui faire subir les plus délicieuses des tortures. Elle allait être à lui, non, elle était à lui et si quiconque tentait de lui ravir son trésor, celui-ci allait périr de sa main dans d'atroce souffrance, personne ne touche à ce qui lui appartient. Et sa, tous les démons qui le connaissaient un tant soit peu savait qu'il ne fallait jamais au grand jamais se mettre en lui et ses trésors. Il avait encore tant de choses à faire, ce n'était pas facile d'être un serviteur, mais après tout, il n'était qu'un diable de majordome.
Le lendemain, tous se retrouvèrent pour le petit-déjeuner et ce fut à ce moment-là qu'Harry avait décidé d'annoncer à Amelia Bones sa future union avec sa nièce. C'était un acte hautement dangereux, plus encore, c'était suicidaire! Harry prit le peu de courage qu'il avait et se lança.
«Miss Bones, je voulais vous en parler hier, mais Susan et moi, et bien…Nous nous sommes fiancés en juin à la fin de l'année scolaire et j'aimerais avoir votre bénédiction pour épouser votre nièce avant la fin de l'été, étant émancipé et Lord de ma maison.» expliqua Harry. Ouais, le tact c'était pour les débiles. Amelia manqua de recracher sa gorgée de café.
«QUOI? Non mais vous êtes trop jeune! Et puis, et puis… on doit demander la permission AVANT la demande en mariage, et..» tempêta Amelia qui ne pouvait pas croire que sa nièce, sa petite nièce qu'elle voyait encore enfant voulait se marier.
«Miss Bones, j'imagine très bien le pourquoi de votre réaction, mais sachez qu'il n'y aura que Susan à mes yeux. Elle est unique et je ne vois personne d'autres qu'elle pour devenir ma femme. Comme vous devez le savoir, selon les lois magiques, je me dois de me marier un an après ma prise en fonction en tant que chef de maison, sinon je devrai épouser la femme que le gouvernement magique aura sélectionnée pour moi, ce que je refuse. Donc si mes calculs sont exactes je devrais me marier un jour après la fin des cours, ce qui est quasiment de l'ordre de l'impossible lorsque l'on sait la charge de travaux scolaires, ainsi que les études en vu du diplôme. Je ne veux pas avoir à me marier à la hâte parce que la loi magique me l'oblige. Je veux un beau mariage entouré des gens que je considère comme proche et le seul moyen que je puisse entrevoir cette possibilité est de me marié avec votre nièce avant la fin de l'été. Et sachez aussi que j'ai demandé l'avis de votre nièce en premier lieu avant de vous exposer les faits et ma demande.» termina Harry en prenant la main de Susan,
«Tu me connais tante Amelia, je n'aurais jamais pris une telle décision sans peser le pour et le contre, mais surtout j'aurais coupé les bijoux de famille d'Harry s'il n'avait pas demandé mon avis. Donc, le vif d'or est dans ton camp.» conclu Susan en serrant la main d'Harry, il était à elle après tout, ce ne serait qu'un bout de parchemin confirmant cet état de fait, tout simplement.
«Je déteste être ainsi mise au pied du mur, mais il semblerait que vous ayez déjà décidé. Vous avez grandis plus vite que les autres et je peux voir que vous êtes déjà très liés. Ne me faites surtout pas regretter de vous accorder ma bénédiction, car je vous ferai regretter le jour où vous êtes nés, c'est compris?!» s'exclama la chef du DDJ.
«Oui, parfaitement compris!» s'exclamèrent les deux jeunes en même temps. Le regard froid, mais aussi passionné d'Amelia avait provoqué des frissons dans la colonne vertébrale de Sebastian. Il n'avait que trop hâte de posséder cette furie.
