Chapitre 4 : Une mission délicate

Plusieurs semaines étaient passées depuis que Tonks avait accepté d'entrer dans cette organisation dont elle ne connaissait rien. Mais en laquelle elle avait paradoxalement toute confiance. Petit à petit, elle avait appris à mieux connaître les objectifs de l'Ordre, elle avait rencontré ses membres, avait même collaboré avec certains, essentiellement sur des missions de surveillance.

En parallèle, elle qui était maladroite avait appris à taire ses secrets et à rester le plus discrète possible. Les couloirs du Ministère n'étaient pas l'endroit le plus sécurisé au monde, malgré ce que semblait le penser certains de ses employés, et la jeune femme ne tenait surtout pas à ce qu'on connaisse son appartenance. Cela ruinerait tous les efforts de l'Ordre et elle ne voulait pas que sa maladresse engendre ce genre de faute. Elle était devenue plus stressée, plus attentive à tous ses propos, à ses rapports avec ses collègues, croisant certains au sein de l'Ordre mais devant veiller à garder la distance nécessaire quand ils se rencontraient au Ministère.

Curieusement, cette double vie ne la gênait pas. Elle n'avait de toute façon personne avec qui partager ce secret. Elle ne voulait surtout pas y impliquer ses parents qu'elle voyait de toute façon de moins en moins et n'avait tissé aucun lien assez fort pour confier une telle responsabilité à un autre qu'elle. Sa famille était désormais celle de l'Ordre et pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait à sa place.

Personne n'y réfutait son rôle. Personne ne se moquait de sa maladresse autrement que gentiment. Personne ne cherchait à lui mettre des baguettes dans les roues. Personne ne l'avait mal accueillie. Personne n'avait douté de son intégrité. Personne n'avait émis d'allusion douteuse envers sa famille. Personne n'avait cherché à l'écarter. Elle n'avait pas besoin de masque. Elle était Nymphadora Tonks, fille d'Andromeda Black et de Ted Tonks. Et ça ne gênait personne.

On lui donnait ici une véritable importance qui la comblait et occupait ses soirées mornes. Les repas entre membres de l'Ordre, plus ou moins informels, étaient toujours une réjouissance, et elle adorait y participer. En compagnie des enfants Weasley, Harry Potter et Hermione Granger, elle s'amusait même encore plus. Ses grimaces plus ou moins conventionnelles faisaient toujours rire l'ensemble de la bande et elle se demandait parfois une fois rentrée chez elle si elle n'avait pas leur âge. Elle se souvenait encore bien de cette époque et surtout de l'innocence dont elle faisait preuve, protégée par le cocon de Poudlard, quand eux étaient déjà confrontés à des problèmes qui les dépassaient.

Ce soir-là était particulier. La jeune femme avait fini depuis déjà quelques jours la dernière mission qui lui avait été confiée et elle avait été convoquée par le Professeur Dumbledore, au Square Grimmaud. Ayant déjà fait son rapport et ces demandes étant devenues presque quotidiennes, elle ne s'inquiétait pas beaucoup. Depuis le début du mois, elle avait déjà eu quatre missions courtes, sans parler des réunions de groupe qui avaient lieu environ deux fois par mois. Elle sortait de sa douche et avait simplement enfilé les premiers vêtements qui lui étaient passés sous la main avant d'ouvrir la fenêtre au hibou qui toquait et de recevoir le message. C'est en arrivant dans la cuisine, investie depuis la reformation de l'Ordre du titre de salle de réunion, qu'elle comprit à quel point ce jour était spécial.

En effet, c'était toujours à ce moment qu'elle découvrait quel allait être son partenaire, ce qui n'avait souvent aucune importance, par ailleurs. Mais cette fois-ci, son cœur fit un bond dans sa poitrine. Elle allait en mission avec Remus Lupin. C'était la première fois que cela arrivait et elle était aussi inquiète qu'euphorique. Une vague d'informations déferla dans son esprit. Elle se trouva aussitôt laide à faire peur, mal habillée, en retard, mal coiffée, trop excentrique, et bourrée de défauts. Et l'homme qu'elle avait en face d'elle lui plaisait toujours autant, sinon plus encore depuis qu'elle avait appris, doucement et timidement, à le connaître. Elle retint d'ailleurs son sourire amusé, sourire qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps, en la voyant arriver. Peut-être aurait-elle dû éviter le tee-shirt avec une espèce de canard habillé dessus. Picou ou Picsou, elle ne se souvenait plus du nom exact. Une histoire moldue à laquelle elle ne comprenait rien mais qui l'avait fait rire.

« Bonjour, Nymphadora. Asseyez-vous donc. »

La jeune femme manqua de sursauter. Dans son inattention, elle n'avait pas vu que le Professeur était déjà arrivé. Il était le seul dans la bouche duquel son prénom ne lui semblait pas aussi affreux qu'il ne l'était. Un des seuls auxquels elle ne se serait jamais permis de faire une remarque pour qu'il l'appelle enfin autrement. Elle obtempéra à ses paroles et posa les coudes sur la table, détournant le regard de celui qui la perturbait. Elle était prête à écouter.

« J'ai une nouvelle mission à vous confier. Je sais que vous en avez eu une il y a peu de temps mais il me semble que cela ne vous pose pas de problème, et dans le cas contraire, n'hésitez pas à me le faire savoir bien entendu. Je ne vous demande pas de travailler jours et nuits pour l'Ordre. » la rassura-t-il.

Elle acquiesça.

« Il s'agit d'une mission de surveillance encore une fois. Mais vous aurez bien entendu tout le crédit qu'il faut pour agir, si vous vous rendez compte que c'est nécessaire. Nous cherchons à savoir si le Manoir Malfoy n'est pas un nouveau lieu de rencontres pour d'anciens mangemorts. Je crois qu'il est déjà plus ou moins surveillé par un des aurors au Ministère, Nymphadora, mais celui-ci n'a pas l'air d'être très zélé. Comme il s'agit d'une mission ayant trait aux mages noirs… »

« Je pourrai dire que j'ai mené ma propre enquête de mon plein gré et à ce titre, une fois que j'aurai assez de preuves, arrêté certains des acteurs et les faire juger par le Magenmagot. » sourit d'un air entendu la jeune femme.

« C'est cela oui, c'est ce que nous aimerions, dans les limites du possible bien entendu, ma chère Nymphadora, il ne faut pas que cela puisse attirer trop l'attention sur vous et sur vos activités… nocturnes disons. » ajouta le Professeur. « Remus, vous aiderez Nymphadora, vous étiez déjà dans l'Ordre, vous connaissez aussi bien qu'elle les partisans de Voldemort et je préfère vous voir travailler à deux sur cette mission. »

« Bien, Professeur. » répondit simplement le concerné, avec un petit sourire aux lèvres.

« Je crois que nous avons fait le tour de la question, Nymphadora, si j'étais vous, j'irais questionner un certain Norbert Flinck, il est à l'autre bout de votre service je crois. Et j'irais peut-être voir dans ses dossiers, également… »

La jeune femme acquiesça. Elle avait compris le message. Elle se releva du bout de banc sur lequel elle s'était assise et sortit de la pièce après avoir salué les deux hommes. Elle arriva dans l'entrée et la tapisserie de l'escalier l'intrigua. La dernière fois qu'elle l'avait vue, elle était passée en coup de vent pour une mission et un rapport et n'y avait pas prêté attention. Les fois précédentes non plus, d'ailleurs, elle avait toujours évité cette partie de la maison, lui rappelant trop bien d'où elle venait. Mais cette fois-ci, elle voulait s'y attarder.

Elle gravit deux marches et s'appuya sur la rambarde pour la regarder. En haut, elle distinguait le blason de la famille Black. Et cette devise qui la faisait toujours frissonner. Elle n'avait pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour la déchiffrer, elle la connaissait par cœur. Toujours pur. Ce que sa grand-mère lui avait jeté à la figure avant de lui montrer son nom brûlé dans la tapisserie. Elle n'avait pas le droit d'y apparaître. Elle qui n'était pas pure. Elle passa la main sur l'endroit où elle devait être. Juste en dessous de ses parents, brûlés eux aussi. À côté de son cousin Draco Malfoy et de ses tantes Narcissa et Bellatrix. Cette pensée lui glaçait le sang et elle allait redescendre l'escalier pour rentrer quand elle vit Remus Lupin l'attendant, en bas des marches, silencieux.

« Je... Je voulais juste la voir avant de partir. C'est drôle les prénoms qu'on y trouve parfois : Belvina, Ursula, c'est presque pire que Nymphadora non ? Et je pense qu'on devrait commencer la surveillance dans quelques jours, le temps que je récupère les informations auprès de Flinck, non ? Qu'en penses-tu ? Je me permets de te tutoyer… » bégaya-t-elle, mal à l'aise.

« Nymphadora c'est joli, je trouve. Et d'accord, tu n'auras qu'à me laisser un mot ici, je viens souvent. J'ai vu cette tapisserie plusieurs fois, Sirius me la montrait, tu n'y es pas, n'est-ce pas ? »

« En effet. Enfin ça m'arrange un peu à vrai dire. Je ne veux surtout pas faire partie de cette famille. »

« Tu n'as pas le choix, je crois. On ne choisit pas d'où on vient ni qui on est… » dit tristement Remus.

« Pourquoi dis-tu ça ? »

« Oh. Sirius ne t'a pas raconté alors. Je suis un loup-garou. Voilà ce que je suis. Une bête. » dit-il en baissant la tête.

« Je suis désolée, je ne savais pas. » chuchota la jeune femme. « Je dois y aller, il faut que je dorme un peu si je veux réussir à me lever demain matin pour le boulot. » ajouta-t-elle avec un petit rire.

Elle descendit les quelques marches qui la séparaient de la terre ferme et en passant devant son interlocuteur, elle posa une main réconfortante sur son épaule. Non, elle n'était pas inquiète. Non, elle n'avait pas peur de lui. Et ce qu'il venait de lui avouer ne changeait rien. Il était tel qu'il était, et si Sirius et l'ensemble de l'Ordre lui faisaient confiance, c'était qu'il le méritait. Elle n'avait donc aucune raison de le rejeter. Il ne lui avait rien fait. Il n'avait pas été méchant avec elle, bien au contraire. Et puis question particularité, elle n'était pas beaucoup mieux lotie.

Elle sortit rapidement de la maison et transplana sitôt sur le perron pour atterrir dans son appartement. Celui-ci ne payait pas vraiment de mine. Elle n'y invitait pas grand monde, préférant sortir et se faire inviter plutôt que l'inverse. Situé dans le Londres sorcier, il était sous les combles, dégagés par le propriétaire pour se faire une source de revenus de plus. L'hiver il y faisait froid et l'été comme en cette période, il y faisait une chaleur infernale. Elle serait entre les mains de Lucifer que ça ne serait pas tellement pire.

Malgré tout, elle l'aimait bien et n'avait pas voulu en changer depuis qu'elle était partie du bercail familial. En entrant, il fallait déjà se baisser un petit peu si on ne voulait pas se prendre l'encadrement de porte. Ayant l'habitude de transplaner directement à l'intérieur, elle ne s'en souciait pas trop. Juste à droite de la porte d'entrée, il y avait une espèce de vieux porte-manteau un peu récalcitrant, qui ne voulait bien prendre de vêtements que quand ça lui chantait et masquait la machine à laver derrière. Une invention moldue tout de même bien pratique.

A gauche, il y avait la cuisine, ou plutôt ce qu'elle considérait comme tel. Elle avait entassé sur un minuscule plan de travail et dans les placards un peu branlants ce qu'elle considérait comme étant le minimum vital : quelques ustensiles, quelques casseroles et poêles, des conserves pour sa survie, un mini-frigo à peine rempli et de la vaisselle dépareillée. Il était vrai que cela donnait un peu l'impression de vivre dans une chambre d'étudiante. Après tout, ça avait longtemps été le cas. Et puis elle n'avait jamais été douée pour la cuisine.

Juste au bout de son frigo trônait son lit, casé entre un rideau de fil qui faisait la « barrière » entre les deux espaces et une fenêtre qui donnait un peu de clarté et de charme à la pièce. Elle donnait sur les toits souvent plus bas que son neuvième étage et était assez pittoresque. Si on longeait la fenêtre, sous la pente de toit et en évitant de se cogner la tête, on arrivait à son bureau, une grande table d'architecte dont elle était fière, encombrée de tout un tas de papiers et plus loin, contre le mur du fond, à une grande étagère en bois foncé avec une partie armoire dans laquelle elle entreposait – le terme entasser aurait peut-être été plus exact – ses vêtements et ses cours, et dans lequel elle avait réussi à caser une télévision sorcière.

La salle d'eau se situait dans la pièce attenante, avec une minuscule douche contre les parois de laquelle elle essayait de ne pas se cogner, des toilettes qu'elle devait enjamber pour accéder à ladite douche et un lavabo orné d'un miroir. Le tout était dans les tons pierre et noir, et elle trouvait ça plutôt chic, pour quelque chose d'aussi ridiculement petit.

Ah et l'appartement n'était rien sans la table basse sur laquelle elle jeta son sac à bandoulière, et qui prenait une bonne partie du maigre espace libre. Celle-ci avait été récupérée dans une brocante moldue, un jour où la jeune femme s'était prise d'envie de s'y promener, et elle l'avait repeinte – à grands renforts de sorts parce qu'elle était partie pour repeindre la pièce entièrement si elle continuait au pinceau – dans les tons taupe. Très classe selon elle. On pouvait habiter sous les combles d'un immeuble victorien et rester chic. Elle avait mis plus d'originalité dans ses poufs, rideaux et plaid de lit, patchwork de tissus trouvés çà et là et mal cousus entre eux – elle n'avait jamais été bonne en travaux manuels.

Elle ouvrit son frigo, y trouva un reste de quelque chose à manger, le dévora et s'endormit quelques heures plus tard devant la télévision après s'être mise en pyjama. Les informations attendraient.

Le lendemain en émergeant, la jeune femme se rappela qu'elle n'avait pas rêvé. Non. Elle allait bel et bien partir en mission avec Remus Lupin. Dès qu'elle aurait trouvé les informations nécessaires. Il fallait qu'elle se dépêche. Elle n'avait pas tellement envie d'être la cause d'un retard. Maugrey lui avait toujours appris que le retard était fatal. Quelques minutes trop tard et on arrivait parfois après la partie. Alors il fallait qu'ils puissent surveiller vite le manoir Malfoy afin de détecter toute activité suspecte. Ça, c'était dans ses cordes. Rester tapie derrière un buisson aux côtés d'un homme qui lui avait tapé dans l'œil, ça allait déjà être moins facile. Le tout serait de ne pas bafouiller. De ne pas rougir. De ne pas être maladroite. Bref, tout ce qu'elle ne savait déjà pas faire en temps normal.

En entrant au ministère, elle rejoint directement les quartiers des aurors. Etage 2, bureaux 20 à 34. Rapidement, elle vit que Flinck n'était pas encore arrivé mais que la pile de paperasserie sur son propre bureau n'avait pas diminué, loin de là. Elle s'attela donc à la tâche, maugréant un peu contre tous ces formulaires qu'il fallait remplir. Cela paraissait bien loin du métier d'auror tel qu'on le vendait habituellement aux jeunes sorciers. Et pourtant, c'était une bonne partie de son travail. Trier et classer les dossiers. Archiver les preuves. Remplir des circulaires et des formulaires, sans parler de d'autres termes en aire dont elle préférait ignorer l'existence. Elle ne décrocha pas de ses dossiers de la matinée, acceptant simplement d'un mot le café qu'un collègue lui avait apporté.

« Encore en retard dans ta paperasse, Tonky ? » se moqua celui-ci tandis qu'elle cherchait un endroit où poser le gobelet.

La jeune femme grogna. Elle détestait ce surnom stupide dont Cameron Jonhson l'avait affublée. Il s'évertuait à trouver toujours le plus stupide, jusqu'à ce qu'elle craque et lui envoie un sort. Là, il en changeait, attendant qu'elle succombe à nouveau. Cet auror était vraiment infernal. Et avec ça, il était aussi canon qu'un Eclair de feu, ce dont il jouait évidemment. Elle se remit à son travail en l'injuriant pour la forme.

Il fallait absolument qu'elle termine tout ça avant le déjeuner. Elle détestait cette partie de son emploi et s'échinait toujours à la repousser. Jusqu'au moment où ça n'était plus possible, soit à peu près l'instant auquel son supérieur songeait à lui envoyer une beuglante, ou pire, à lui souffler dans les bronches en face à face. Ce qui n'était jamais très agréable. Elle y consacrait alors une demi-journée voire une journée entière, remettait de l'ordre dans tous ses dossiers et s'affirmait satisfaite. Ça n'était sans doute pas la meilleure organisation, mais c'était la seule à laquelle elle acceptait de se soumettre.

Peut-être la raison pour laquelle on ne prenait plus la peine de lui faire lire le règlement. Elle dérogeait à presque tous les points. En retard le matin quand elle oubliait de se lever, tenue un peu chiffonnée quand elle n'avait pas eu le temps de lui jeter un sort, cheveux rose chewing-gum ou bleu électrique, procédures bâclées ou dossiers égarés, elle ne comptait plus tellement les remontrances que son boss et avant lui son maître d'apprentissage lui avaient faites.

Curieusement, ils la conservaient quand même dans leurs effectifs. La jeune femme s'était demandé si ça n'était pas pour illustrer l'équité des chances entre les sorcières et les sorciers dont certains commençaient déjà à parler. Elle était la seule femme du service, à part une sorcière complètement dingue de la cafetière qu'elle ne voyait presque jamais. Elle avait cessé de croire depuis quelques temps que ça n'était dû qu'à son nom et avait su faire oublier ses origines. Peut-être était-ce alors à cause de ses bons résultats ? Après tout, elle résolvait presque toutes les affaires qu'on posait sur son bureau et commençait à bien garnir les geôles du ministère. Ou alors c'était parce que Maugrey aurait tué quiconque ruinerait son travail ?

« Tu viens casser la croûte, Tonky ? » lança une voix.

Encore cet idiot de Jonhson. Depuis quelques temps, il n'arrêtait pas de l'embêter. A croire qu'il n'avait que ça à faire. Si tel était le cas, la jeune femme voulait bien lui refiler un peu de paperasse. Relevant la tête de ses dossiers, elle se leva enfin, prit son manteau et jeta un coup d'œil au bureau. Elle était une des dernières à partir. Apparemment, les autres avaient capitulé avant elle face à l'appel de leur ventre. Plus loin, elle vit tout de même Flinck, avec un air très concentré sur ses papiers.

« Tu viens faire une pause aussi ? » lui demanda-t-elle.

Cameron roula des yeux quand elle croisa son regard. Qu'est-ce qui lui avait pris de l'inviter ? Flinck n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler une flèche. De plus, il n'était pas très bavard. Autant dire qu'il ne s'était pas bien intégré au reste de l'équipe, contrairement à elle, arrivée pourtant beaucoup plus tard. Il acquiesça cependant et les rejoignit. Jolie stratégie pour le faire parler innocemment, se félicita la jeune femme en son for intérieur.