PARDON ! je suis affreusement désolée pour le retard ! C'est inadmissible, je sais, mais j'ai eu pas mal de problèmes ces derniers temps qui ne me permettaient pas d'écrire et de poster comme je l'aurais voulu. Et avec la reprise des cours et autre, je vous laisse imaginer l'embrouille… Bref, je vais répondre aux reviews et je vous laisse lire ce chapitre ! J'aurais une annonce à faire, mais lisez et découvrez !
Kriistal : Merci pour ta review ! Haha, tu voulais un threesome hein ? Ben c'est pas pour maintenant, plus tard ! Na !
Moeka-rayra : Drago et Apollon, t'es sure ? Lol ! Merci pour ta review ! Et voilà la suite !
Ry : On a juste testé Drago pour savoir si c'était un bon coup ! Enfin, c'est plutôt Hugo qui l'a testé. Mais ce n'est pas la peine d'en faire tout un fromage.
He : Pardon ? Ton petit ami vient d'enculer Drago et il ne faut pas que j'en fasse un fromage ? Je vais t'en faire reblochon ! Oui monsieur, un énorme reblochon et après une tartiflette ! Parce que ce que vous avez fait est tout simplement inadmissible !
Les deux garçons se regardèrent, choqués.
Hu : Ecoute 'Mione, c'est un bon ce mec ! Et je ne vois pas en quoi ça te dérange que l'on couche avec lui.
He : Il y a des choses que vous ne comprenez pas. Il ne faut pas qu'il sorte d'ici sans ma permission ou alors il mourra. Et ce que vous avez fait est un excellent prétexte pour qu'il s'enfuie d'ici ! Je suis censée le protéger, le garder en vie et vous, vous vous permettez de faire des choses qui pourraient le mettre en danger ! Sous mon toit !
Hu : Il était consentant, que je sache.
He : Peut-être, mais ne l'était-tu pas avec Ambre ? Et rappelle-moi comment ça s'est passé après ?
Hu : C'est vrai que j'ai regretté, mais Drago n'a pas à regretter ce qui s'est passé.
He : Va t'excuser auprès de lui immédiatement ! Et toi aussi Ryan ! Allez, ouste !
Les deux garçons montèrent donc et cherchèrent Drago. Ils trouvèrent la porte du grenier ouverte et s'arrêtèrent au pied de l'escalier. De là, ils l'entendaient jouer du piano.
Ry : Je vais chercher Hermione.
Hu : Je crois que c'est une mauvaise idée.
Ry : Pas moi.
Ryan descendit donc et revint avec une Hermione toujours plus que furieuse. Elle fut profondément choquée d'entendre le piano.
He : Cette chose est toujours accordée ? Mais attends, c'est Drago qui joue, non ?
Ry : Tu ne savais pas qu'il jouait du piano ?
He : Non.
Hu : Vraiment ?
He : C'est mon pire ennemi, il est donc normal que je ne m'intéresse pas à sa vie en dehors des moments où je le vois.
Elle monta, suivie par les deux garçons. Drago, qui ne les avait pas entendus arriver, termina son morceau et soupira.
Dr : Tu dérailles mon vieux… Ca va encore mal finir cette histoire…
He : Quelle histoire ?
Il sursauta et se retourna vivement vers la personne qui avait osé le déranger.
Dr : Granger !
He : Malefoy.
Drago grogna et aperçut les deux garçons derrière elle.
Dr : Qu'est-ce que vous voulez ?
Ry : On est venu s'excuser.
Dr : Lui je comprends mais toi…
Ry : C'est moi qui l'ai incité.
Dr : Pardon ?
He : Ils sont aussi serpentards que toi.
Dr : Alors tout était calculé ? Ca vous amuse de jouer avec les gens ?
Hu : Non, pas du tout c'est juste que…
Dr : Que quoi ? Que tu voulais tirer un bon coup ? Me mettre dans votre lit histoire de pimenter votre vie sexuelle platonique ?
Ry : Ecoute, on est désolés, on ne pensait pas que…
Dr : Et bien la prochaine fois, vous réfléchirez aux conséquences de vos actes avant d'agir, parce qu'après, c'est trop tard !
Il se leva, furibond, et parti. Il avait besoin de prendre l'air. Sortir de la maison entrainerait sa mort. Et, en cet instant, l'idée était tentante… Plus que tentante… Cet enfoiré avait profité de lui, l'avait presque abusé, et maintenant, il regrettait. Amèrement. Il avait l'impression que tout le monde avait profité de lui. D'abord son père, puis Voldemort, et maintenant, Hugo, un simple moldu rencontré la veille… Il sortit dans le jardin après avoir enfilé ses chaussures. La neige était encore immaculée et il savait que son passage la souillerais irrémédiablement, jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Il alla jusqu'à la balancelle qui, étant surmontée d'une grande toile, n'avait pas prit la neige. Il s'y assit et ramena ses jambes contre son torse. Il eut vite froid, mais il s'en fichait. Il voulait simplement profiter de l'air frais qui passait dans son nez et sa gorge avant d'emplir ses poumons. Il ferma les yeux et se laissa sombrer, lentement, comme il l'avait fait de nombreuses fois.
He : Drago ?
Il ouvrit les yeux. Hermione se tenait devant lui, la mine inquiète.
Dr : Quoi ?
Elle s'assit à côté de lui et les fit se balancer doucement.
He : Je suis désolée pour ce qu'ils t'ont fait, c'était vraiment bas de leur part. Ils le savent et sont aussi désolés. Ils savent qu'ils n'avaient pas à agir comme ça. C'était nul.
Un ange passa. Drago réfléchissait à toute vitesse. Oui, il avait aimé ça. Certes, une partie de lui criait à l'injustice, mais une autre lui disait que ce n'était pas si grave. Laquelle était Drago, laquelle était Malefoy, il ne le savait pas.
Dr : Dans le fond, je ne pense pas que ce soit si grave. Puis, il faut savoir aller vers l'inconnu non ?
He : C'est vrai. On rentre ? Ils sont partis, je les ai virés à coups de pied au cul ces enfoirés.
Dr : Tu les détestes pour ce qu'ils ont fait ?
He : Ce serait plutôt à moi de te poser la question.
Dr : Peut-être, mais tu n'as pas répondu.
He : Je ne les déteste pas, je leur en veux. Ils n'avaient pas à faire ça, c'est salaud de leur part. Et vous vous connaissez à peine !
Dr : De toute façon, ce qui est fait est fait, on ne reviendra pas dessus… J'ai fait une erreur, ils en ont fait une, et aucun de nous ne pourra la réparer. Alors pourquoi s'y attarder ?
He : Ce n'est pas faux. Il ne t'a pas fait mal au moins ?
Dr : C'est quoi cette question déplacée ?
He : C'est pour savoir s'il faut que je t'emmène chez le médecin. Même si je pense qu'il n'a blessé que ton égo. Surdimensionné, au demeurant.
Drago se tut et se leva. Il se baissa et attrapa un peu de neige qu'il compressa dans sa main. Et il la lança sur Hermione… qui la reçu en pleine tête.
He : Ah ! Sale gosse ! Tu vas payer pour cet affront !
La bataille ne dura pas longtemps. En effet, au premier éternuement de Drago, Hermione l'obligea à rentrer, prendre une douche chaude et un thé brulant. Drago finit donc de nouveau dans la cuisine des Granger, emmitouflé dans une épaisse couverture, une tasse de thé brûlante à la main.
Les deux jours qui les séparaient du réveillon de noël passèrent plus vite que Drago ne l'avait escompté. C'est ainsi qu'il se retrouva, le 24 au petit matin, dans la voiture des Granger, en route pour le terrier. Les parents d'Hermione les déposèrent à deux cents mètres dudit terrier, ne pouvant continuer en voiture. Les deux sorciers se retrouvèrent donc seuls au milieu des marrais avec leurs sacs et leurs paquets.
Dr : Tu penses vraiment que tout va bien se passer ?
He : Mais oui. Molly m'a assuré qu'elle punirait sévèrement quiconque oserait t'insulter dans cette maison. Et je te punirais sévèrement si tu insultes quelqu'un dans cette maison.
Dr : Message reçu. Je tacherais d'être correct.
He : Tu seras correct. Et ce ne sont que cinq malheureuses nuits, ce n'est pas comme si nous devions rester ici pendant toutes les vacances.
Dr : Ca fait quand même cinq nuits de trop… Bon, d'accord, quatre. Et je n'ai même pas amené de cadeaux !
He : Et qu'est-ce que tu aurais bien pu leur offrir ? Tu sais que c'était dangereux de passer à Gringrotts, d'aller sur le chemin de traverse, de sortir…
Dr : C'est toi qui m'a laissé tout seul pendant je ne sais combien de temps pour faire quoi ? Sortir, prendre l'air alors que je restais enfermé chez toi à m'ennuyer ferme !
He : Tu aurais préféré mourir ?
Dr : Ne sommes-nous donc pas en danger ici ? Là ? Dehors sans personne pour nous protéger ?
He : Absolument pas. Bonjour Molly.
Mo : Bonjour Hermione. Comment vas-tu ?
He : Très bien, merci. Les autres sont-ils au courant pour Drago ?
Mo : J'ai essayé mais ils ne veulent rien entendre.
He : Tant pis pour eux.
Molly serra Hermione dans ses bras et se tourna vers Drago.
Mo : Je suis contente de t'accueillir chez moi, Drago. Ce n'est pas très grand, mais…
Dr : C'est bon, j'essaierais d'être correct avec Potter et Weasley… Enfin, Harry et Ron.
Mo : Je comprends. Ils savent tous deux qu'ils n'ont pas intérêt à te chercher des noises…
Dr : Va y avoir une ambiance de folie…
He : C'est sur…
Mo : Je ne vous pensais pas aussi défaitiste monsieur Malefoy ! J'espère que vos cadeaux vous plairont !
Dr : Parce que j'ai des cadeaux ?
Mo : Vous verrez bien demain. En route.
Molly partit d'un pas vif en direction de la maison qui ne tenait debout que par magie. Molly les fit entrer et mena Drago jusqu'à l'ancienne chambre de Percy, où elle le laissa s'installer. Hermione déposa sa valise dans la chambre de Ginny et monta rejoindre ses deux meilleurs amis dans la chambre de Ron.
He : Salut !
Ha : Hermione ! Quand es-tu arrivée ?
He : A l'instant. Vous allez bien ?
Ro : Super, et toi ?
He : Super.
Ha : Il parait que tu nous amené un… invité ?
He : Oui. Mais je ne vous expliquerez rien aujourd'hui.
Ro : Génial ! Et que faut-il que l'on fasse pour sa majesté des mangemorts Malefoy ?
He : Je te signale qu'il n'est pas mangemort, aux dernières nouvelles !
Ha : C'est ce qu'il essaye de faire croire ! Il porte surement la marque, comme ses imbéciles de parents !
He : Et c'est leurs vies qu'il risque en étant ici ! Il devait recevoir cette foutue marque aujourd'hui et c'est parce qu'il est ici qu'il ne la recevra pas ! Dumbledore, McGonagal et Rogue m'ont demandé de l'empêcher de recevoir cette marque, à tout prix. Pf… Et voilà, j'ai craché le morceau… Sur ce.
Elle se leva et sortit sans demander son reste, laissant les deux garçons repenser à loisir à ses dernières paroles. Elle rejoignit Drago dans sa chambre.
Dr : Tu pourrais frapper avant d'entrer.
He : Qu'importe, ces deux là sont des imbéciles !
Dr : Ca fait six ans et un trimestre que je le leur répète inlassablement.
He : C'est vrai, mais là, ils ont dépassé les bornes !
Dr : Qu'ont-ils fait ?
He : Si tu savais !
Dr : Justement, je veux savoir, alors raconte !
He : Voilà, tu n'es pas ici par hasard. Dumbledore, McGo et Rogue m'ont demandé de t'empêcher de recevoir cette foutue marque.
Dr : V'là autre chose.
He : Je sais, c'est totalement aberrant, Rogue qui me demande quelque chose ! Mais ils s'inquiètent tous pour toi et ils ne veulent pas que tu commettes les mêmes erreurs que tes parents. D'ailleurs, je soupçonne tes parents, ou au moins ta mère, de leur avoir demandé de t'empêcher de recevoir la marque. Et ce pari était une excellente opportunité pour t'empêcher de retourner chez toi pendant ces vacances.
Dr : Donc tout était prévu ? Depuis le début ?
He : Non, pas du tout. J'ai toujours douté d'arriver à gagner ce pari à cause de la clause stipulant qu'on ne pouvait pas mentir sur les résultats. Mais j'ai fini par gagner et j'ai donc pu t'empêcher de recevoir cette foutu marque. Tu ne mérites pas de l'avoir Drago, c'est trop cruel et tu n'es pas comme ça.
Dr : Qu'est-ce qui te fait dire ça, hein ? Tu penses vraiment que je suis incapable de torturer quelqu'un ?
He : Non, je sais que tu en es capable. Mais la question n'est pas là. Si tu survis à l'apparition de la marque, combien de temps pourras-tu supporter la chasse aux moldus ? Combien de temps pourras-tu torturer de sang froid ? Combien de temps pourras-tu supporter tout ça ? En seras-tu seulement capable ? N'auras-tu donc jamais de remords ?
Dr : Je ne savais pas que vous aviez pensé à tout ça, je… Je n'y avais jamais vraiment réfléchi. Mais apparemment, vous l'avez fait pour moi…
He : C'est compréhensible que tu n'y ais pas réfléchi.
Dr : Comment ça ?
He : Tu as toujours du suivre les directives de ton père à la lettre. Et devenir mangemort pour servir le maitre des ténèbres faisait partit de ces directives. Tu n'avais donc pas à poser de questions, tu devais simplement te taire et obéir, comme tu l'avais toujours fait. Ton esprit est prisonnier de ton père, tu es prisonnier d'un homme qui ne me semble pas t'aimer. Cet homme t'a fait devenir ce qu'il voulait que tu sois, un pantin entre ses mains, un pantin qui ne discuterait jamais ses ordres, et il y est parvenu. Je ne veux pas savoir par quels moyens mais les résultats sont là, tu es sa chose et il faut que ça change. Tu dois vivre Drago, et cesser d'exister dans l'ombre d'un homme qui ne te veut pas vraiment de bien.
Dr : Je sais. Mais ce n'est pas simple. Que faire de la liberté lorsque l'on est habitué à suivre des ordres ? Que faire de cette foutue liberté si je ne sais déjà pas qui je suis ? Comment veux-tu que je me libère de chaines que j'ai toujours connues ? Que ce soit chez moi ou à Poudlard, je suis prisonnier de mon père, toujours surveillé, que ce soit par lui ou par Severus. Et tu veux qu'aujourd'hui j'oublie tout ça pour repartir de zéro ?
He : Non, je te demande juste d'être toi-même pour une fois. Pas Drago Malefoy, le fils de Lucius, mais juste Drago, celui qui ne devait pas aller à Serpentard, celui qui s'amuse des découvertes, celui qui rit quand on le chatouille. Quelqu'un te connaît-il comme je te connais ? J'ai découvert Drago ces trois derniers jours, alors que je ne connaissais que Malefoy le furet filant, Malefoy la fouine bondissante, et ce Drago, je l'aime bien. Et, surtout, il est loin d'être aussi serpentard que Zabini et Parkinson. Que son soi-disant père.
Dr : Tu as peut-être raison, mais je pense qu'il est trop tard pour changer tout ça.
He : Rappelle-moi combien de temps dure une vie ? Sans Voldy, s'entend.
Dr : La moyenne nationale est de 78,70 ans.
He : Moins dix-sept ?
Dr : Hein ? 61,70 Pourquoi ?
He : Tu comptes vivre avec ces foutues chaines pendant encore 61,70 années ? Tu ne penses toujours pas qu'il est temps de t'en débarrasser une bonne fois pour toute ?
Drago baissa la tête, les mots d'Hermione se répandant en lui comme un poison.
Ou bien était-ce un antidote ?
Il soupira et son regard se perdit bien au-delà des carreaux de la petite fenêtre.
He : C'était quoi de soupir à fendre l'âme ?
Dr : Ce n'était pas un soupir, c'était une forte expiration.
He : Donc un soupir.
Dr : Mais puisque je te dis que ce n'était pas un soupir !
He : Pas la peine de t'énerver.
Dr : Je ne m'énerve pas.
He : Arrête de me contredire.
Dr : Je ne te contredis pas !
He : Mais bien sur…
Dr : Toi, tu vas te retrouver sous un mètre de neige dans moins de deux minutes.
He : On parie ?
Il n'eut pas le temps de répliqué qu'elle s'était déjà élancée hors de la chambre. Il aurait pu la laisser dehors, mais il la suivit en courant, sachant pertinemment que s'il ne la suivait pas dans la neige, la neige viendrait à lui. Il lui courait donc après, en lui criant de revenir « sale peste ! ». Ils coururent ainsi jusque dans le jardin, alertant par leurs cris toute la maisonnée. Drago rattrapa Hermione dans le jardin et il la plaqua dans la neige où elle s'écroula. Il entreprit alors de lui mettre de la neige partout où il pouvait. Il lui en mit donc dans les cheveux, la bouche, le nez, les oreilles et le pull. Elle tentait de s'échapper en se débattant et en lui rendant chaque poignée de neige. Aussi lui en mit-elle dans le pantalon, ce qui arracha un cri de stupeur au blond.
Dix minutes plus tard, Drago s'effondrait sur elle, épuisé.
He : On rend les armes ?
Dr : Non, je dors.
He : Vraiment ?
Dr : hu hum…
He : On est trempés et j'ai froid.
Dr : Pas moi.
Comme pour se contredire, il éternua et se redressa.
Dr : Punaise de punaise, c'est bien ma veine.
He : Enrhumé ?
Dr : Un Malefoy ne tombe jamais malade.
He : Même avec leur consanguinité évidente ?
Dr : Je ne vois pas de quoi tu parles.
He : Allons, tout le monde sait que depuis plusieurs générations les Malefoy se marient entre eux, ce qui a fini par altérer considérablement leur patrimoine génétique et leur système immunitaire.
Dr : Que d'inepties, que d'inepties… Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
He : Tu n'es donc pas au courant ? Vous, votre sang soi-disant pur et vos secrets ! Cette consanguinité a aussi rendu les Malefoy presque stériles.
Dr : C'est faux.
He : Parce que tu as un frère ou une sœur ?
Drago baissa la tête.
Ha : Aurais-tu tué ton frère ou ta sœur ?
Dr : Pas moi. Ce n'était pas moi. C'était de sa faute, à lui.
He : Qui, lui ?
Dr : Lucius. C'est lui qui l'a tuée. Elle ne méritait pas de mourir, elle n'avait que trois ans !
Ro : Lucius Malefoy aurait… Tué… sa propre fille ? De trois ans ?
Dr : Oui. Je le hais pour ce qu'il a fait.
He : Mais… Pourquoi ?
Dr : Je ne sais pas. Elle ne devait pas être sorcière ou quelque chose de débile du genre. Tu sais, Lucius est encore plus tordu que Voldy.
He : Mais il n'avait pas à la tuer ! C'était sa fille !
Dr : Je sais. De toute façon, elle est morte. Je crois qu'elle n'aurait jamais été enterrée si je n'étais pas rentré pour les vacances.
He : Explique-moi ce qui s'est passé.
Dr : Il disait qu'elle était devenue une faiblesse pour moi. Il avait peut-être raison, après tout, c'était ma petite sœur, elle n'avait que trois ans, ne faisait jamais de caprices et je l'adorais. Je rentrais au manoir pour la voir, ce qui enchantait ma mère. Mais Lucius, lui, n'aimait pas ça. Il disait que j'en faisais trop pour elle, qu'elle ne méritait pas autant d'attention. Je lui ai alors répondu que ce n'était pas comme ça que l'on traitait ses enfants, qu'on n'abandonnait pas ses enfants à un elfe de maison, qu'on ne viole pas sa femme, qu'on ne torture pas des gens pour assoir un soi-disant pouvoir, bref, j'ai déballé mon sac. Ce qui m'a valu une semaine de cachot et de redressement façon Malefoy. Mais ma mère venait me voir tous les soirs avec ma sœur. Elles étaient pareilles, blondes, douces et aimantes. Je les adorais. Surtout Isa. Mais la veille de ma sortie, elles ne sont pas venues. Et le lendemain, c'était le retour à Poudlard. Je suis donc rentré à Poudlard sans les avoir saluées. Et quand je suis revenu, pour les vacances de pâques, je suis allé directement dans la chambre de ma sœur. Elle semblait dormir mais lorsque je l'ai touchée, elle était glacée et rigide. Le masque tomba et je vis les plaies qu'elle avait partout sur le corps. Lucius lui avait infligé le même traitement qu'à moi. Sauf qu'elle avait trois ans et moi seize. Son corps n'avait pas tenu le choc. J'ai donc fait faire une tombe, dans un endroit du jardin connu de moi seul. Depuis ce jour, je voue une haine sans borne à Lucius et Narcissa, mais ils restent mes parents.
He : Tu as un souvenir d'elle ?
Dr : Une photo et une peluche. C'est tout. J'aurais préféré qu'elle soit encore vivante. J'aimerais aussi pouvoir retourner sur sa tombe. Mais c'est impossible.
He : Tu sais Drago, perdre un frère ou une sœur est quelque chose de difficile. Tu n'es pas plus responsable de la mort de ta sœur que moi de celle de mon frère. Le destin et la fatalité se sont chargés d'eux, et maintenant, ils sont tous les deux libres et je pense qu'ils veillent sur nous.
Dr : Ce que tu dis est aberrant. Comment une petite fille de trois ans pourrait veiller sur moi ?
He : Les anges ne sont-ils pas représentés sous forme d'enfants ?
Dr : Atchoum !
He : On rentre ou on va tomber malades.
Dr : Ce serait bête. Surtout si tu dois aller travailler demain.
He : Mon travail n'a besoin d'aucun commentaire déplacé.
Dr : Ton travail est déplacé.
He : Il explique surtout pourquoi et comment j'ai gagné mon pari.
Drago se leva en soupirant.
Dr : Allez, debout Granger.
Elle se leva donc à son tour et Drago se figea sur place en apercevant enfin la présence d'Harry et de la famille Weasley.
Dr : Vous étiez là ? (ils hochèrent tous la tête) Vous avez tout entendu alors… Quelle poisse…
Ro : On est désolés tu sais ?
Dr : Je ne veux pas de votre pitié. De toute façon, ni pitié ni compassion ne la ferons revenir. Ce qui est fait ne peut être défait.
Mo : Tu devrais aller prendre une douche avant de tomber malade Drago. Je vais te préparer un thé.
Dr : La douche suffira.
He : Moi je prends le thé !
Dr : Il est pour moi ce thé, pas pour toi !
He : Mais tu l'as refusé !
Dr : J'ai changé d'avis !
Il partit, suivit de Ginny qui lui montra où se trouvait la salle de bain. Il se doucha et but son thé dans la cuisine, profitant du silence qui régnait encore.
Dès qu'il eut fini, Molly envoya sa tasse se nettoyer d'elle-même et lui expliqua qu'ils allaient tous préparer la maison pour la fête à venir. C'est ainsi que, dix minutes plus tard, une douzaine de personne s'affairaient dans la cuisine et le salon afin de tout préparer au mieux. Deux heures plus tard, Remus arrivait accompagné de Tonks. Ils furent étonnés de voir Drago mais n'émirent aucun commentaire et le saluèrent presque chaleureusement. Plus tard, et au grand soulagement du blond, Rogue arriva.
Rg : Drago ?
Dr : Lui-même. Qu'est-ce que tu fais ici ?
Rg : Je te retourne la question. Si ton père l'apprenait…
Dr : Mais il ne l'apprendra pas. Alors ?
Rg : Je suis officiellement à Poudlard.
Dr : Ce n'est pas une raison.
Rg : Arthur a pensé bon de m'inviter.
Dr : Et tu as pensé bon de venir à ce que je vois… Tu es un cas désespéré mon pauvre Severus…
Rg : Et je en semble pas être le seul, mon cher Drago.
Mo : Bonsoir Severus. Tout va comme tu veux ?
Rg : Très bien Molly, merci.
Re : Servilus !
Severus grogna pendant que Drago riait aux éclats. Ce qui faire taire toute l'assemblée.
Dr : C'est… Totalement ridicule… Comme surnom ! Servilus !
Rg : Merci Drago.
Dr : Bah écoute, de rien, c'est tout naturel !
Rg : C'est bien ça le problème. As-tu enfin fini de t'esclaffer ? Ca ne sert à rien de bouder.
Dr : Je ne boude pas.
Rg : Mais bien sur.
Dr : On ne va pas faire une scène le jour de noël, c'est nul !
Rg : J'espère bien, mon cher filleul.
Dr : J'y compte bien mon cher parrain.
Ha : Vous pensez qu'on devrait les arrêter ?
He : Laisse-les, en fait, ils s'adorent.
Rg : Merci, miss Granger.
He : De rien professeur.
To : Je ne te savais pas aussi sarcastique Hermione.
He : J'ai un excellent professeur.
Dr : Il est évident que tu ne vises personne en disant cela.
He : Exact.
Les deux adolescents se tournèrent vers Rogue qui les fusilla du regard.
Ro : J'ai faim.
Mo : Dans ce cas, passons à table, le dîner est prêt.
Ils s'assirent donc tous autour de la table de la cuisine, non sans bruit. Le trio ne se sépara pas. Ainsi, Harry se retrouva aux côté de Ginny, Ron entre Harry et Hermione, Drago à côté de cette dernière et Rogue à coté de son filleul. Molly servit l'entrée, et le repas se déroula dans la joie et la bonne humeur. Lupin, à coté de Rogue, discutait amicalement avec ce dernier, bien que Severus lui répondait un peu froidement. L'habitude sans doute. Drago se pencha vers Hermione.
Dr : Ils discutent de choses bizarres ces deux là. C'est inquiétant.
He : De quoi parlent-ils ?
Dr : De sorts, de potions, de… oh mon dieu !
He : Quoi ?
Dr : Ils parlent de sexe ! Ne sont-ils pas censés se détester ?
He : Si, mais je suis aussi censée te détester.
Dr : Je vais défaillir.
He : Si tu veux, mais loin de moi.
Dr : Atchoum !
He : Mon assiette ! Si tu veux éternuer, fait-le au moins dans ta propre assiette !
Rg : Ca va Drago ?
Mo : Je crois qu'il a attrapé un rhume.
He : Forcément, à jouer dans la neige en jean et en t-shirt, tu ne pouvais que tomber malade.
Rg : Drago, quand vas-tu enfin te plier aux ordres du médecin ?
Dr : Rho, ça va, je ne vais pas mourir d'un malheureux rhume !
Rg : Drago, on en a déjà discuté. Le médecin t'a permis de faire du quidditch, c'est déjà bien, alors arrête un peu de jouer avec ton corps, il ne tiendra pas un nouveau choc !
Dr : Severus, s'il… Atchoum ! Te plait, on verra ça plus tard.
Rg : Tu as pensé à prendre tes médicaments ?
Dr : Je me disais bien que j'avais oublié quelque chose.
Rg : Où sont-ils ?
Dr : A Poudlard.
Rg : Tu es un inconscient doublé d'un idiot ! Et comment vas-tu faire maintenant ? Tu comptes rester ici sans te soigner ? Je t'emmène à sainte mangouste tout de suite !
Dr : C'est trop risqué, on risquerait de se faire prendre, tous les deux.
Rg : Tu as une meilleure idée peut-être ?
Ro : Ce n'est qu'un rhume, ça se soigne.
Rg : C'est un rhume aujourd'hui monsieur Weasley, et demain, ce sera une bronchite et dans deux jours un emphysème.
Dr : Mais non.
Rg : La dernière fois ne t'a pas suffit ?
Dr : La dernière fois remonte à trois ans !
Rg : Et tu as fini à l'hôpital après deux jours de maladie. A croire que tu n'as pas retenu la leçon.
Dr : Atchoum ! Rah… J'ai mal à la tête…
Rg : Va enfiler un pull. Immédiatement.
Drago se leva et redescendit deux minutes plus tard emmitouflé dans un énorme pull en laine à col roulé.
He : Serai-ce le pull de Ryan ?
Dr : Oui.
He : Il te l'a prêté ?
Dr : Oui.
He : Woaw. Tu dois lui faire de l'effet pour qu'il te prête ce pull. Je crois que même Hugo ne l'a jamais porté.
Dr : Il l'aurait distendu avec ses épaules démesurément larges.
Rg : Et puis-je savoir qui sont ces gens ?
Dr : Des… Amis. Enfin, ceux d'Hermione. Ce sont des moldus.
Ha : Parce que tu discutes avec des moldus, toi, maintenant ?
Dr : Je n'avais pas vraiment le choix, Potter.
He : Stop ! On s'arrête là ou ça va encore finir en bagarre votre histoire.
Mo : Merci Hermione.
Drago toussa dans son col et frissonna.
Rg : Drago, je t'en conjure, va te coucher.
To : Tu pourrais le laisser profiter de son premier noël Severus.
Rg : Pas si je risque de le retrouver mort demain matin.
Re : Voyons, il ne sera pas mort d'un rhume demain matin Severus, c'est indécent.
Dr : C'est bon, j'ai compris, je vais me coucher.
Mo : Tu devrais vraiment rester Drago, nous n'avons pas encore mangé la bûche.
Dr : Je vais essayer de ne pas mourir dans la nuit.
He : Je ne comprends pas pourquoi tu mourrais dans la nuit.
Dr : J'ai toujours eu une santé fragile. Et avec nos jeux débiles dans la neige, je suis retombé malade. J'ai déjà failli mourir d'un rhume qui s'est transformé en bronchite le lendemain, il y à trois ans. Severus veut juste que je rentre à Poudlard en parfaite santé. Bonne nuit et joyeux noël.
Il monta et le silence fut rompu par Ron dès que Drago eut disparu.
Ro : C'est vraiment son premier noël ?
Rg : Oui.
Ha : Vraiment ?
Rg : Puisque je vous le dit.
Ha : Justement.
He : Harry, c'est son parrain, il le connaît depuis qu'il est tout petit. Mais comment se fait-il que ce soit son premier noël ?
Rg : Lucius n'est pas quelqu'un qui aime la fête.
Ha : Donc, depuis tout ce temps il aurait passé noël comme un autre jour ?
Rg : Perspicace monsieur Potter.
He : Mais… Depuis quand a-t-il une santé fragile ? Je veux dire, personne ne l'a jamais su au château.
Rg : Depuis qu'il est né. Il a bien failli mourir sept fois depuis sa naissance. A chaque fois qu'il y avait un virus, c'était pour lui, et, à chaque fois, il manquait d'être sérieusement atteint. Il est constamment assommé d'immunosuppresseurs moldus parce que c'est le seul moyen que les médicomages ont trouvé pour le laisser sortir de sa bulle et vivre presque normalement.
He : Alors il n'a pas de système immunitaire ?
Rg : Si, il en a un, mais avec des disfonctionnements trop conséquents.
He : Et les immunosuppresseurs suffisent à le maintenir en vie ? Je veux dire, il n'y a pas d'effets secondaires ?
Rg : A part un corps plus faible que la moyenne, il n'a rien.
Ro : Woaw. Et il a réussi à cacher tout ça à tout Poudlard pendant tout ce temps ?
Rg : Plus ou moins. Certaines personnes sont tombées sur ses médicaments et tout le corps enseignant est au courant, mais nous l'avons laissé libre de divulguer ou non cette information.
Fr : Ta dinde est délicieuse maman.
Mo : Merci Fred.
Ge : C'est moi Fred.
Mo : Georges alors.
Ge : C'est moi Georges.
La tablée rit – à l'exception du maitre des potions. Le repas se finit dans la bonne humeur et Hermione accompagna Rogue jusqu'à la chambre de Drago. Lorsqu'ils entrèrent, Drago dormait à points fermés, toujours dans son pull dont le col dépassait de la couette épaisse. Il murmurait des phrases incompréhensibles dans son sommeil. Il se tourna sur le dos et les deux intrus purent apercevoir ses joues rougies. Severus soupira.
Se : Il est bel et bien tombé malade. Mais quel inconscient !
He : C'est un peu de ma faute.
Se : Je me fiche de savoir lequel de vous a commencé, le résultat est là. Il est malade et a oublié ses médicaments. Mais quel abrutit !
Hermione n'avait jamais vu son professeur d'habitude si froid et distant dans un tel état d'agitation. Le susnommé professeur se pencha vers son filleul et lui toucha le front. Il soupira et tira une fiole de sa poche.
Rg : Drago, réveille-toi.
Dr : Quoi ?
Rg : Bois.
Il accompagna son ordre d'un geste. Drago saisit la fiole et la but d'une traite avant de se rallonger.
Dr : C'est dégueulasse ton truc.
Rg : Je ne te l'aurai pas donné si tu n'avais pas oublié tes cachets.
Dr : Trop aimable. La fête s'est bien passée ?
Rg : Oui. Maintenant dors.
Dr : Reste.
Rg : Drago…
Dr : S'il te plait.
Rg : Il faut que j'aille chercher tes cachets à Poudlard.
Dr : Soit.
Drago soupira et referma les yeux. Severus le regarda un instant puis repartit. Il s'arrêta sur le pas de la porte et se tourna vers Hermione.
Rg : Veillez sur lui s'il vous plait miss Granger.
He : Bien professeur.
Rogue fit apparaître un fauteuil et Hermione jura presque l'avoir vu sourire mais il partit sans demander son reste. Molly passa bientôt prendre des nouvelles du blond toujours endormi.
Mo : Hermione ?
He : Oui ?
Mo : Comment va-t-il ?
He : Il dort.
Mo : Severus repassera demain avec les médicaments. Tu devrais aller dormir.
Dr : Hermione ?
He : Oui ?
Dr : J'ai mal.
He : Où ?
Dr : Au thorax.
He : Et qu'est-ce que je peux faire ?
Dr : Une boisson chaude s'il te plait.
Mo : J'y vais.
Dr : Merci.
Drago n'avait pas ouvert les yeux mais les deux femmes surent qu'il s'était rendormi lorsqu'elles virent sa tête basculer sur le côté. Molly sortit de la chambre et revint quelques minutes plus tard, une tasse brûlante à la main.
Mo : Drago ?
L'interpelé remua mais ne se réveilla pas.
He : Drago, ta tisane est prête.
Il se réveilla et ouvrit difficilement les yeux. Ses yeux habituellement gris étaient beaucoup plus sombres et, surtout, ils étaient embués à cause de la fièvre. Il se redressa tant bien que mal et s'assit tout aussi difficilement sur le lit. Molly le rejoignit et l'aida à boire sa tasse.
Dr : Merci.
Molly lui sourit.
Mo : De rien, c'est normal.
Dr : Ca, c'est vous qui le dites. Jamais ma mère n'aurait fait ça pour moi. Je me demande si elle se serait aperçut que je suis malade. Je me demande si elle est au courant que je suis malade de naissance.
He : A ce point ?
Dr : Il n'y a que Severus qui s'inquiète réellement pour moi. C'est un peu un substitut de père.
He : Il est vraiment comme ça ?
Dr : Tu sais, Severus n'est pas comme il veut bien le montrer. Il n'est pas si froid au fond. Il en a juste un peu trop vécu un peu trop tôt. C'est à cause de lui que je déteste Potter, pour les mêmes raisons que lui. Je sais que c'est débile, mais c'est plus fort que moi.
He : Vraiment ?
Dr : Oui. J'aime Severus plus que mon père biologique. C'est lui qui venait me voir lorsque je faisais des cauchemars la nuit, lui qui me bordait le soir, lui qui m'a apprit le sens du mot relation. Mais il ne peut pas aller contre mon père, il est limité dans ses actes. Ce n'est que mon parrain. Malheureusement.
He : Je ne comprends pas vraiment.
Pour celles et ceux qui, comme Hermione, ne comprennent pas vraiment, rendez-vous au prochain chapitre !
Annonce : Je vais reprendre Destinée, ne vous en faites pas ! C'est juste que j'ai eu un problème de fichier et que je dois tout réécrire, donc cela me prendra beaucoup de temps ! J'essaierais de poster pour halloween !
Sur ce, j'attends vos avis diverses et variés !
C U next time !
Lilith Y.
