Le rêve est la satisfaction d'un désir


Disclaimer: Je ne possède rien, si ce n'est l'histoire elle-même.
Les personnages et l'univers de ルパン世 (Rupan Sansei)/Lupin III appartiennent à Katō Kazuhiko/Monkey Punch.

L'image de couverture est originaire du générique de la deuxième série animée de Lupin III.

Le titre est un emprunt d'une citation de Sigmund Freud.

Cette histoire ne peut pas être recopiée, même partiellement, publiée/diffusée sous votre nom/pseudonyme et/ou en me citant, adaptée graphiquement, traduite, ou n'importe quoi d'autres sur n'importe quel support virtuel ou physique.
Contactez-moi le cas échéant, pour avoir mon aval ou mon refus. Merci.

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Je ne gagne pas d'argent en écrivant cette histoire, je la publie pour mon plaisir et pour le vôtre.

Les libertés prises sur la vie, le profil psychologique ou l'apparence des personnages ne sont que mon interprétation personnelle de leur histoire.

Chapitres : 5/?

Statut : en cours.

Risque de spoilers : aucun.

Avertissements : beaucoup de cynisme. Léger UA par rapport au manga.

Note de l'auteur :

Bonne lecture !


sécurité (nom féminin)
Tranquillité ressentie quand on est à l'abri du danger.

Avant, trouver quelqu'un dans mon appartement était une mauvaise chose.
Cela voulait dire qu'un "collègue" avait cafardé, et que la prime sur ma tête avait gonflée. Cela voulait dire qu'on venait me faire la peau, et qu'il fallait que je change encore de quartier, voire de ville.

Combien de nuits blanches ai-je passé, sur le qui-vive, sans pouvoir fermer l'œil ? Je ne craignais pas les morts; ils ne peuvent plus revenir, et pourrissent pour l'éternité, quelque part sous mes pieds.
Je craignais les vivants, ceux qui restaient dans l'ombre d'un défunt; un frère, une fille, un amoureux... Leur vie aussi s'était arrêtée. Dès lors que je presse cette gâchette, faisant une nouvelle fois de moi un meurtrier, je ne tue pas que ma cible. Je tue ses proches, je tue ses rêves et ses ambitions, je tue son futur.

Un contrat ne finissait jamais avec pour seule mort celle de la cible. Pour assurer ma sécurité, il fallait tôt ou tard que j'élimine les personnes qui gravitaient autour du principal intéressé.

C'est écœurant. Nous détruisons en quelques instants ce que nous ne sommes pas capables de protéger : la vie.

Et les moyens pour écraser une vie sont si variés... Arme blanche ou à feu, corde au cou ou ciment aux pieds, poison ou force brute... L'esprit humain est si laid dans son génie criminel.

Maintenant, je suis sorti de ce système. Maintenant, je suis un nomade, un traître, un déserteur.
Mais peut-on dire de moi que je fuis, alors même que je talonne de près mon général ?

Je n'ai plus de "chez moi" officiel, je ne retourne jamais deux fois dans le même quartier. Ironiquement, je ne suis plus à la recherche de stabilité, de routine. Il est ma stabilité, et mon équilibre dépend du sien. Sa vie est ma routine, et aucun jour auprès de lui ne ressemble au précédent. Je me sens infiniment plus protégé par ses sourires que par mon arme. Je me surprends à rechercher son approbation, à craindre sa déception.

Les premiers temps, je m'attendais à tout. Le pessimiste en moi, celui qui avait été trop de fois trahi pour s'y laisser reprendre une énième fois, me tourmentait. Je n'osais même pas dormir dans un lit, étant perpétuellement en alerte. Je me contentais d'un sofa, et ne dormais que d'un œil.

Nous devons parfois quitter un repère en catastrophe. Il vient me tirer de mon sommeil, et je le maudis de ne pas être plus prudent, de sortir tel qu'il est dans la rue pour acheter ses cigarettes, sans même cacher sa face de singe bien connue.

Il se contente de rire.

Tout au fond de moi, je ne peux pas lui en vouloir. J'aime cette nouvelle vie. Je me sens infiniment plus vivant que je ne l'ai jamais été ces vingt dernières années.
J'ai de nouveau des rêves, des espoirs. Des désirs.


Note de l'auteur :