Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer!


POINT DE VUE DE CLAIRE :

Une semaine ! Cela faisait une semaine que Quil Ateara n'était plus venu au lycée ! Vous vous demandez sans doute pourquoi je m'inquiète comme ça pour lui alors que je suis censé sortir avec un des gars de l'équipe de basket du lycée ? Et bien tout simplement parce que je suis amoureuse de lui depuis l'école primaire. Si j'ai accepté de sortir avec Sean, c'est parce que j'ai été stupide et que lorsqu'il m'a demandé il y a un an si je voulais assister à son entraînement de basket, et j'ai dis oui ! Mais ça n'avait pas la même signification pour lui que pour moi. J'y étais allé en amie, et lui en a profité après l'entraînement pour venir vers moi et me prendre mon premier baiser devant toute l'équipe. Son meilleur ami, Matthew, a fait la même chose avec Kim ! Dès ce moment là, ils ont décrétés qu'on leur appartenait.

« Claire ! You ouh ! »

Je sortis de mes pensées et posais mon regard sur ma meilleure amie et colocataire.

« Pardon Kimmy, tu disais ? » demandai-je.

« J'étais en train de te parler de Jared ! » répondit-elle. « Je peux savoir à quoi tu pensais ? »

« Je pensais à Sean et à la manière dont il me traite ! J'en ai ras le bol et j'ai décidé de le plaquer ! » expliquai-je.

« Et moi je vais quitter Matthew ! » me dit-elle en me tendant la main.

Je la serrais en guise d'accord. Vingt minutes plus tard, nous étions sur le parking du lycée et je cherchais Sean du regard pour lui parler. Je ne le voyais pas alors je me retournais vers Kim et lui dit :

« Je vais chercher Sean pour lui parler ! »

« Je vais voir Matthew ! » me dit-elle.

Il restait cinq minutes avant le début de mon premier cours de la journée, ça me laissait largement le temps de rompre avec Sean, enfin, s'il ne devient pas trop en colère. J'errais dans les couloirs jusqu'aux vestiaires, là où j'avais plus de chance de le trouver ! Une fois arriver, j'ouvris la porte et je tombais sur Sean, torse nu et assit sur une chaise, Brittany Collins, la capitaine des pom-pom girls du lycée, à califourchon sur lui et en sous-vêtements !

« Hum humm ! » fis-je en me raclant la gorge.

Ils se stoppèrent et quand Sean croisa mon regard, il déglutit et repoussa Brittany.

« Claire, mon bébé ce n'est pas ce que tu crois ! » me dit-il.

« Ça ne fait rien Sean, tu me rends la tâche plus facile. Je comptais rompre avec toi de toute façon. Tu peux retourner avec ta pétasse, je m'en vais ! » rétorquai-je avant de claquer la porte des vestiaires.

Je refis le chemin inverse et en tournant à ma droite pour aller à mon casier, je tombais sur Kim.

« Claire, ça va ? » demanda-t-elle.

« Oui, pourquoi ? » demandai-je à mon tour.

« Tu pleures ! » répondit-elle.

Je ne m'étais même pas rendu compte que je pleurais.

« Ce n'est rien, je t'assure ! » rassurai-je.

« Tu ne pleures pas à cause de Sean, j'espère ? » questionna-t-elle.

« Non, je suis soulagée en faites. Je l'ai trouvé dans les vestiaires en train de batifoler avec Brittany ! » informai-je.

« Matthew était avec Reese ! » dit-elle à son tour.

« On a vraiment été stupide ! » soupirai-je.

La sonnerie retentit et on partit vite à nos casiers pour prendre nos livres de math !

Midi.

A la pause du déjeuné, Kim et moi nous sommes mis à une table éloignée de l'équipe. La bande habituelle n'était pas encore arrivée mais je vis entrer Paul Meraz, Embry Call et Leah Clearwater ! Ah, Jared Moreno et Jacob Black étaient absents ! Tout comme Quil !

« Tu veux faire quoi après les cours ? » me demanda Kim.

« J'irai traîner à la plage pour décompresser un peu, et après je rentrerai à la maison ! » répondis-je avant de mordre dans une tomate.

« Jared n'est pas là ! » me dit Kim.

« Et Quil non plus ! » répliquai-je.

« Le fait qu'ils soient des, tu-sais-quoi, se confirme ! » souligna Kim.

« Je sais ! » soupirai-je. « Oh non ! »

Warren et sa bande de crétins étaient entrés dans le réfectoire. Kim se retourna et elle grimaça. Quand elle regarda son assiette, elle tritura sa salade avec sa fourchette et dit :

« J'ai plus faim tout à coup ! »

« Et moi dont ! Rien qu'en entrant dans les vestiaires ce matin j'ai failli vomir ! » grimaçai-je.

« Ne m'en parle pas ! » grogna Kim.

Alors que les abrutis congénitaux approchaient de notre table avec les filles sans cervelle de l'équipe de pom-pom girls, Kim et moi nous étions levées et nous allions déposer nos plateaux. J'avais oublié mon sac alors je reparti à la table le récupérer, Kim à mes basques, et lorsque je voulus reprendre mon sac, Sean me mit la main aux fesses, faisant rire tout le monde autour de la table. Bizarrement, ça ne me fait pas rire ! Je pris mon sac et je fis face à Sean qui me souriait comme il le faisait tout le temps. Je lui rendis son sourire, mais plein de dégoûts, et je lui mis une gifle monumentale. Toute la cafétéria s'était tût.

« Ça me démangeait depuis longtemps ! » avouai-je.

Je vis à la table de Paul, Embry et Leah, que tous les trois se retenaient de rire.

« Non mais pour qui tu te prends espèce de sale blonde ? » s'énerva Brittany en se levant.

Je ne pris même pas la peine de lui répondre que je rejoignis Kim, mais elle m'arrêta.

« Attends ! » me dit-elle. « J'ai oublié de faire un truc ! »

« Quoi ? » demandai-je.

Elle se dirigea vers Matthew qui sourit en voyant Kim s'approcher de lui. Je vis Kim prendre le pichet d'eau sur la table.

« Ça ! » répondit-elle en vidant le pichet sur Matthew.

Cette fois, j'entendis tout le réfectoire éclater de rire. Kim posa le pichet vide sur la table et me rejoignit. On sortit du réfectoire et j'avais une envie folle de sécher les cours de l'après-midi. Surtout que je n'avais que deux heures d'éducation civique, et que ça ne servait à rien !

« Je crois que je vais aller décompresser plus tôt ! » dis-je en m'adossant contre mon casier.

« Et moi je vais aller bosser plus tôt ! » répliqua Kim.

Cinq minutes plus tard, nous étions devant notre appartement après que j'ai prétexté un mal au ventre dû à des règles douloureuses, ce qui est faux bien sûr, et que Kim ait prétexté que son patron allait piquer une colère monstre si elle n'allait pas travailler sur le champ. Le proviseur nous a laissé partir !

Vingt minutes plus tard.

J'étais sur la plage de la réserve et j'étais assise sur le capot de ma voiture : une Camaro GT offerte par mon père avant que lui et ma mère ne partent pour Los Angeles l'année dernière. Je m'allongeais complètement sur le capot et je fermais les yeux, en écoutant le bruit des vagues.

« Claire ? »

Cette voix ! Elle me faisait frissonner à chaque fois que je l'entendais. J'ouvris les yeux et me rassis sur le capot. Je tombais sur Quil et je déglutis en le voyant torse nu. Il avait prit du muscle mais quand je croisais son regard, une sensation étrange m'envahit. C'était comme si, tout ce qui m'entourait disparaissait subitement et que plus rien n'avait d'importance. Je descendis prudemment de là où j'étais et je fus comme attiré par Quil. Lorsque j'arrivais à sa hauteur, il me demanda :

« Tu n'es pas avec ton petit ami ? »

« Je l'ai quitté pas plus tard que ce matin ! » répondis-je.

« Pourquoi ? » s'étonna-t-il.

« Pourquoi pas ? » dis-je. « Et puis, il me trompait ! »

Un éclair de rage passa dans son regard et ses poings se mirent à craquer tellement il les serrait. Il commençait à trembler, et ce n'était pas bon signe ! Je posais une main sur sa joue pour le calmer et je fus prise d'une soudaine envie de le prendre dans mes bras. Je me laissais guider par mon instinct et enroulais mes bras autour de son cou. Ses tremblements cessèrent et il me rendit mon étreinte.

« Claire, tu ne devrais pas être aussi près de moi. Je pourrai te blesser et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit ! » murmura-t-il à mon oreille.

« Tu ne me feras pas de mal Quil. J'ai confiance en toi ! » répondis-je sur le même ton que lui.

« Tu ne diras pas ça quand tu sauras ce que je suis ! » me dit-il en se détachant de moi.

Il s'éloigna de moi et me tourna le dos. La pluie tomba sur nous et je fus trempée, mais je m'en fichée royalement.

« Quil, ne me tourne pas le dos ! Regarde-moi en face et dis-moi pourquoi je ressens une absence presque insoutenable au niveau de ma poitrine quand tu m'as tourné le dos ? Est-ce que c'est dû à ta condition ? » demandai-je.

Il se retourna brusquement, et il était vraiment trop craquant ruisselant de pluie.

« Tu veux vraiment que je te dise ce que je suis Claire ? De toute façon je n'ai pas le choix vu ce qui vient de se passer ! » me dit-il.

« Dis-le ! » lui sommai-je.

« Tu connais les légendes de notre tribu ? » demanda-t-il.

Je fis oui de la tête !

« Et bien elles sont vraies, Claire. Je suis un loup-garou ! » avoua-t-il.

Je m'avançais lentement vers lui, et lorsque je fus face à lui, je posais une main sur sa joue et lui dis :

« Ça ne change rien pour moi. Tu es, et tu resteras toujours le garçon dont je suis amoureuse ! »

« Tu… tu m'aimes ? » bégaya-t-il.

« Depuis toujours ! » avouai-je avant de l'embrasser.

Quand nos lèvres se sont touchées, j'avais l'impression que j'étais à ma place, et je ressentais en moi la sensation d'être complète. Je relâchais les lèvres de Quil, et je pu voir à travers la pluie un sourire se dessiner sur ses lèvres.

« Je t'aime Claire ! Je t'aime tellement que, je crois que je pourrai commettre l'irréparable si quelqu'un te faisait du mal ! » me dit-il en m'attirant contre lui pour un nouveau baiser.

Cette fois, le baiser fut plus violent, plus vorace ! Mais, je voulais savoir une chose donc je me détachais de Quil et lui demandais :

« Juste une question, c'est quoi ce que je ressens depuis tout à l'heure ? Je ressens ce que tu ressens, et mon cœur bat à mille à l'heure ! »

« Ça s'appelle l'imprégnation. C'est quand un loup trouve son âme-sœur ! » répondit-il.

A peine eut-il finit sa phrase que je l'attirais pour un nouveau baiser. Malgré la chaleur de son corps, j'avais très froid, ce qu'il remarqua. Il rompit le baiser et m'entraîna à l'arrière de ma voiture. Une fois dans l'habitacle, je me blottis contre lui et enfouis ma tête dans son cou. J'embrassais sa peau et je le senti frémir. Je descendis le long de son torse, parcourant sa peau de baiser fiévreux. Je fis le sens inverse et je me suis mise à califourchon sur lui. Poussée par une envie, j'ôtais ma veste et mon pull. Je fis glisser mes doigts sur ses bras musclés et je lui dis d'une voix suave :

« Touche-moi ! »

Il déglutit, restant stoïque et n'amorçant aucun mouvement.

« N'aie pas peur de poser tes mains sur moi Quil, à moins que, tu n'aie peur que j'ai déjà fais ça avec Sean ! » poursuivis-je.

Il baissa les yeux. Je me penchais vers son oreille et lui murmura :

« Je suis vierge ! »

Je sentis ses mains se poser aussitôt sur mes fesses, et sa bouche se coller contre ma poitrine.

« C'est vrai ce que tu me dis ? Tu n'as jamais couché avec lui ? » demanda-t-il d'une voix cassée.

« Ni avec personne d'autres ! » répondis-je en caressant ses boucles noires.

Sa bouche se fit plus entreprenante et il remonta jusqu'au lobe de mon oreille avant de m'embrasser fougueusement, mais il se retira aussitôt.

« Quoi ? » demandai-je.

« Non, on ne peut pas faire ça, et surtout pas dans ta voiture je, je n'arrive pas encore à me contrôler entièrement ! » répondit-il en posant son front contre le mien.

« Tu sais que t'es chou quand tu t'inquiètes ? » me moquai-je.

« Ne crois pas que je n'ai pas envie de toi, c'est tout le contraire, crois-moi ! » me dit-il.

Je décidais de le chauffer pour qu'il se lâche un peu, alors je fis glisser ma main gauche le long de son torse. Il ferma les yeux et respira difficilement, surtout lorsque ma main se posa sur la bosse de son short en jean. Pendant que ma main frictionnait son entre-jambe, ma bouche vint se poser sur son cou.

« Claire…pourquoi…tu fais…ça ? » haleta-t-il.

« Pour que tu te décides à agir comme un garçon de dix sept ans, et que la fille qui est à côté de toi ait enfin ce qu'elle veut : c'est-à-dire que tu me touche ! » susurrai-je à son oreille.

« Comme tu voudras ! » dit-il avant de m'embrasser à pleine bouche.

Ma main quitta sa prise et je la plaçais sur l'épaule de Quil. Sa langue trouva la mienne et pendant que j'approfondissais ce baiser des plus torrides, la main de Quil défit agilement le bouton de mon jean. Je sentis sa main se glisser à l'intérieur et je ne pu que gémir lorsqu'il toucha mon intimité. Je me débarrassais de mon vêtement, me retrouvant en sous-vêtement devant Quil. Les vitres de la voitures étaient complètement recouvertes de buées tellement il faisait chaud. Quil m'attira vers lui, et j'en profitais pour le défaire de son short. Il se laissa faire, pour mon plus grand bonheur, et je me mordis la lèvre en voyant son sexe. Une fois que son short fut enlevé, Quil me débarrassa de mon boxer en dentelle beige, et il en profita pour attarder ses doigts sur mes fesses.

« Ne sois pas si timide mon petit louveteau ! » dis-je en lui mordant l'oreille.

« Mais elle mort en plus ! » s'amusa-t-il en me faisant rasseoir sur lui. « J'ai pas de préservatif ! »

« T'es clean ? » demandai-je.

Il acquiesça.

« Moi aussi, et je prends la pilule alors, ne t'en fais pas et dis-moi que tu m'aimes ! »

« Je t'aime Claire Austin ! » sourit-il avant de m'embrasser.

Pendant le baiser, je sentis son sexe se frotter contre mon intimité. Je ne pouvais plus reculer. J'en avais envie autant que lui. Je me laissais glisser lentement sur lui mais je dû me stopper en pleine course car j'avais mal.

« A ton rythme mon bébé ! » chuchota-t-il en me regardant dans les yeux.

Petit à petit, je le laissais se glisser en moi de plus en plus, jusqu'à ce qu'il touche mon hymen. Il m'embrassa tendrement et il perça ma barrière, m'arrachant quelques gémissements de douleurs. Je relâchais ses lèvres et mis ma tête dans son cou, reprenant mon souffle et attendis que la douleur passe.

« Pardon mon bébé, je ne voulais pas te faire mal. Je suis tellement désolé ! » s'excusa-t-il.

« Ce n'est pas ta faute ! » le rassurai-je.

Lentement, très lentement, il nous fit basculer de façon à ce que je sois allongée sur la banquette arrière et il s'allongea sur moi. J'essayais de ne pas lui montrer que j'avais mal mais ce fut peine perdu parce que, quand il commença à bouger ses hanches, une douleur me prit.

« Désolé ! » s'excusa-t-il une fois encore.

« Arrête de t'excuser ! » lui dis-je avant d'enrouler mes jambes autour de sa taille.

Je me fichais de la douleur, tout ce que je voulais, c'était qu'il me fasse l'amour. Je sais très bien que je n'aurais pas d'orgasme étant donné que la première fois est toujours très douloureuse. Il ne me quitta pas des yeux durant tout le processus, ce qui me permit de me plonger dans son regard noisette, oubliant la douleur.

« Claire…je ne…vais…pas…tenir ! » dit-il entre deux baisers.

« Laisse-toi aller ! » répliquai-je en lui mordant la lèvre inférieure.

Il accentua la cadence mais pas trop pour ne pas me faire mal, et moins d'une minute plus tard, je sentis un liquide froid se déverser en moi. Quil s'appuya du mieux qu'il pouvait et se retira lentement de moi. Il m'aida à m'asseoir mais quand je fus à sa hauteur, je pris ses lèvres en otage et lui vola un baiser langoureux.

« Merci ! » chuchotai-je en relâchant ses lèvres.

« Tout le plaisir était pour moi ! » me dit-il en souriant.

Il remit son short et j'eus du mal à me rhabiller tellement la douleur au bas ventre était atroce. Quil le remarqua parce que je sentis ses mains chaudes sur ma peau et il m'aida à m'habiller.

« Je vais te ramener chez toi ! » me dit-il en baissant mon pull.

« D'accord ! » acquiesçai-je.

Dix minutes plus tard, nous étions arrivés devant mon appartement. Je pris mon sac et mes clés, et quand je fermais la porte de la voiture, je me suis senti soulevé du sol et j'étais dans les bras de Quil la seconde d'après.

« Quel étage ? » demanda-t-il.

« Deuxième ! » répondis-je en enfouissant ma tête dans son cou.

Une fois devant mon palier, j'insérais la clé dans la serrure et à peine la porte de l'entrée franchi, Quil la referma avec le pied et me redemanda :

« La salle de bain ? »

Je lui montrais la porte en face de la télé, et il s'y engouffra. Il me reposa par terre et fit couler de l'eau dans la baignoire. Un hurlement de loup me fit sursauter mais je fus entourer par deux bras chauds où je m'y blottis.

« Il faut que j'y aille ! » me dit-il.

« Reste avec moi ! » le suppliai-je.

« Je ne peux pas ignorer l'appel de Sam, mais je reviendrai te voir et je reviens dans une semaine au lycée ! » informa-t-il.

Je me défis de son étreinte et arrêtais le robinet d'eau de la baignoire qui était presque pleine. J'enlevais ma veste, mon pull et ainsi de suite mais je n'arrivais pas à me baisser pour enlever mon pantalon car j'avais encore mal. Je basculais en avant mais je fus retenu par les bras de Quil.

« Fais attention mon amour ! » me dit-il, inquiet.

« Tu devrais rejoindre Sam, je vais me débrouiller toute seule ! » lui dis-je en me défaisant de ses bras mais il me retint.

Je fus plaquée contre son corps chaud et malgré moi, je me suis mise à pleurer.

« Ne pleure pas mon amour ! Ecoute, à minuit, ouvre la fenêtre de ta chambre. Je serai là ! » me dit-il.

« Promis ? » sanglotai-je.

« Je te le jure ! » promit-il. « Je t'aime Claire ! »

« Je t'aime aussi Quil ! »

Je sentis ses mains se faufiler jusqu'à mon boxer et il me l'enleva. Mon soutien-gorge fut enlevé rapidement et je me suis retrouvé une fois de plus dans ses bras. Il m'installa dans l'eau chaude de la baignoire et je sentis mes muscles se décontracter. Il m'embrassa une dernière fois avant de sortir de la salle de bain, et j'entendis la porte d'entrée claquer, signe qu'il était parti !

POINT DE VUE DE QUIL :

Je venais de quitter le petit immeuble où vivait Claire et je me dirigeais en courant vers les bois. Je n'avais pas envie de muter de peur qu'un gars de la meute voit ce qui s'est passé cet après-midi alors je décidais de courir jusqu'à chez Emily. Quand Jake et Embry vont savoir que je me suis imprégné de Claire Austin, la fille la plus canon et la plus populaire du lycée, ils vont me charrier pendant très longtemps. La maison d'Emily fut en vue et malheureusement, il pleuvait encore. Une fois sur le perron de la demeure, j'étais trempé jusqu'aux os !

« Em', tu peux m'emmener une serviette s'il te plaît ? » demandai-je.

Elle arriva aussitôt et me dit en riant :

« Tu n'as plus besoin de prendre une douche là ! Quoi que, tes pieds sont dans un sale état. En même temps, la boue c'est très bon pour la peau ! »

Je riais avec elle tout en me séchant vite le torse et les cheveux. J'essuyais mes pieds nus avec ma serviette puis entra dans la maison. Tout le monde était là ! Quand je dis tout le monde c'était : Emily, Sam, Paul, Jared, Jake, Embry, Seth et… Leah ! Il y avait une ambiance, assez glaciale.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demandai-je en voyant Leah serrer les poings.

« Il se passe que je vais frapper Monsieur Je-Me-Crois-Tout-Permis ! » répondit Leah.

Ah ! Elle parlait de Sam !

« Arrête tout de suite de t'en prendre à Jake ! T'as compris Sam ? Toi t'as Emily, alors maintenant, une bonne fois pour toute, reste en dehors de ma vie et ne punis pas Jake parce qu'il s'est imprégné de moi. Je revis grâce à lui, et si jamais tu continues ce petit jeu-là, je demande à ma mère de convaincre les Anciens de te retirer ta place de Chef de la Meute et de la rendre à Jake ! N'oublies pas qui est le véritable Alpha ! » le menaça-t-elle.

« Et je l'aiderai ! »

Hein ? Toutes les têtes se tournèrent vers Emily !

« Tu prends le partie de Leah ? » s'étonna Sam, blessé.

« Exactement ! Je ne suis pas fière de ce qui s'est passé entre nous trois, mais elle reste ma cousine, et ce que tu fais subir à Jake parce qu'il est avec Leah est inadmissible ! Tu outrepasse tes droits Sam ! Continues comme ça, et je retourne à la tribu Makah jusqu'à ce que tu sois redevenu à peu près normal ! Quitte à en souffrir ! » répliqua-t-elle avant de repartir derrière ses fourneaux.

L'ambiance était très tendue alors je décidais de lâcher ma bombe :

« Je me suis imprégné ! »

« Quoi ? » s'écria Jared.

« Où ? » demanda Paul.

« De qui ? » demandèrent Embry et Jake en même temps.

« Quand ? » demanda Seth.

Je fis un gros effort pour ne pas rire devant leur tête !

« A la plage, il y a moins de deux heures, et c'est Claire Austin ! » avouai-je tout sourire.

« Wi-Ah ! » crièrent-ils en se tapant dans les mains.

Jake vint m'entourer les épaules et me dit :

« Je peux savoir ce que vous avez fait durant ces deux heures ? »

« Rien du tout on a, parlé ! » répondis-je.

« Elle la prit comment ? » demanda à son tour Jared.

« Super bien ! » avouai-je en me détachant de Jake. « A un moment j'ai, failli perdre le contrôle quand elle m'a dit que ce crétin de Sean la trompé ! »

« Je comprends mieux pourquoi elle la giflé devant tout le réfectoire ! » s'esclaffa Paul.

« Elle a fait quoi ? » pouffai-je.

Embry me raconta ce qui s'était passé et j'éclatais de rire, encore plus quand Leah poursuivit avec Kim qui avait versée le pichet d'eau sur Matthew ! Une fois la crise de rire calmée, Paul redevint sérieux et me demanda :

« Comment t'as fais pour calmer tes tremblements ? »

« Euh, Claire, m'a prise dans ses bras et je me suis tout de suite senti mieux ! » répondis-je.

« Je suis content pour toi mon vieux ! » me félicita Jake.

« Merci ! » dis-je en souriant. « Bon et bien, je vais vous laisser et rentrer chez moi ! »

« T'as un rencard avec elle ? » questionna Jared.

« Je la rejoins chez elle à minuit ! A demain les gars ! » dis-je en sortant à l'extérieur.

Il pleuvait toujours alors je courrais le plus vite possible chez moi, priant pour la pluie cesse.

Minuit.

J'étais dans les bois près de chez Claire, en bas de la fenêtre de sa chambre et j'attendis. Tout à coup, la lumière de sa chambre s'alluma et je l'entendis m'appeler doucement pour ne pas faire trop de bruit.

« Quil ? »

« Recule, je vais monter ! » lui dis-je.

Elle se recula de la fenêtre et grâce à ma condition de loup, je montais facilement jusqu'à sa chambre. Une fois dans la pièce, je vis qu'elle était près de la porte et qu'elle la verrouillait. Je refermais la fenêtre avant d'aller prendre ma princesse dans mes bras et de l'embrasser à pleine bouche.

« Tu…m'as…manqué ! » dit-elle entre deux baisers.

« Si tu savais…comme je…t'aime ! » répliquai-je avant de dévier mes lèvres sur sa nuque.

Elle enleva son peignoir en soie et je vis avec bonheur qu'elle portait une nuisette noire.

« Très jolie ! » susurrai-je à son oreille.

Elle ria avant de m'attirer vers le lit. On se plaça sous la couette puis elle éteignit la lumière avant de se mettre à califourchon sur moi et de m'embrasser. Mes mains glissèrent sous la couette pour atterrir sur les cuisses de ma belle !

« J'ai envie de toi ! » murmura-t-elle contre mes lèvres.

Un grognement m'échappa !

« Fais-moi l'amour ! » me supplia-t-elle.

« Ce n'est pas un peu trop tôt pour recommencer ? » demandai-je en rompant le baiser.

« Je m'en fiche que ce soit trop tôt, j'ai envie de toi et de faire l'amour jusqu'à l'épuisement ! Si tu savais dans quel état je suis depuis tout à l'heure. Je n'arrête pas de repenser à ces deux heures passées ensemble ! » avoua-t-elle. « Touche-moi ! »

Je ne me fis pas prier et glissa ma main sur sa féminité !

« Hum…oui comme ça ! » gémit-elle.

J'inversais nos places avant d'enlever mon short et je ne perdis pas une seule minute de plus. J'entrais en elle doucement et à ma grande surprise, elle ne gémit pas de douleur mais de plaisir. Cette nuit va être, encore plus mémorable que notre première fois à l'arrière de sa voiture !