Réponse review

Leeloo : Un commentaire qui m'a fait drôlement plaisir. Ca me rassure de savoir que l'évolution de mes personnages après cinq ans dans ce monde apocalyptique concorde bien à leur personnalité passé. J'espère que la suite te plaira en tout cas. Merci encore.


The Walking Dead : The Northerners

Episode 1 : The New Generation

Chapitre 4 : Sortie nocturne

Dès qu'elle fut dans sa chambre, elle referma vivement la porte et se laissa tomber contre celle-ci. Elle observa le large tableau au dessus de son lit. Elle scruta un à un les visages de tous ces gens déjà partis. Toutes les personnes qui avaient eu un certain poids dans sa vie étaient réunies sur cette peinture qui ne serait jamais achevée. Et, mon Dieu, qu'ils étaient nombreux à présent.

Ses parents, Lee, Katjaa, Duck, Carley, Ben, Omid et Christa ainsi que leur bébé. Il y avait aussi Luke, Rebecca, Alvin, Jane, Nick, Sarah et son père Carlos… Quelques autres visages qu'elle avait rencontré ces dernières années étaient aussi dessinés aux côtés des autres. Ils avaient tous leurs places autour de cette aura luisante qui la symbolisait. Ceux qu'elle avait le plus aimé se trouvaient tout près de ce halo lumineux, au cœur de cette scène qu'elle avait peint.

Certes, certains visages n'étaient pas aussi précis que d'autres mais ils étaient tous reconnaissable. Grâce à leurs cheveux, habits ou quelques petits détails que Clem avait noté. Par contre, pour les personnes comme Lee, Luke, Rebecca, Alvin, Carley, Ben, Omid et Christa ou la famille de Kenny, les détails étaient extrêmement précis. En dépit des années qui s'étaient écoulés, sa mémoire avait conservé une parfaite image mentale de ces gens-là.

Elle resta un long moment à contempler son œuvre. À un moment donné, elle perçut même les pas de Kenny qui passait dans le couloir. Il sembla s'arrêter devant sa porte mais continua son chemin jusqu'à sa chambre. Clementine fut rassurée qu'il ne vienne pas toquer à sa porte.

La pénombre était éclairée par un voile argenté que reflétait la clarté de la lune par la fenêtre. Il était difficile de savoir si cet éclat unique insufflait de la beauté ou une touche de macabre à cette toile qu'elle contemplait depuis si longtemps déjà. Néanmoins, pourquoi aurait-il fallut faire un choix entre les deux ?

Le temps passa si bien qu'elle avait un peu perdu la notion de l'heure à présent. On aurait presque pu croire qu'elle s'était endormie contre le bois de sa porte tant son corps était immobile. Pourtant, sans prévenir, elle finit par se relever et partit chercher dans sa commode un pull bien chaud qu'elle enfila à la va vite avant de poser sa casquette sur ta tête… Cette dernière était devenue comme une seconde peau depuis fort longtemps.

Elle ouvrit doucement sa porte et s'assura qu'aucun éclat de lumière ne passait sous la porte de Kenny. Lorsqu'elle n'y vit rien, rassurée, elle referma l'accès puis se dirigea jusqu'à la fenêtre de sa chambre. Dès qu'elle eut ouverte celle-ci, le froid mordant de la nuit fit frissonner tout son corps. Mais elle n'y prêta pas attention.

Comme par habitude, elle passa la grande lucarne et s'aida de la gouttière construite à un mètre sur sa droite. Aisément, elle descendit celle-ci avant d'atteindre le sol sans encombre.

Le camp entier était silencieux. Aucune lumière ou bougie n'était allumée dans les maisons. Tout était si tranquille que la sensation était presque dérangeante, quelque peu inquiétante… Mais pas pour Clem.

Elle se déplaçait dans ce décor avec désinvolture et confort. Elle était étonnement sereine tandis qu'elle avançait silencieusement entre les maisons, sous la lueur incandescente de la lune qui s'effilochait parfois sous les nuages.

Dès qu'elle eut dépassé les habitations privées du camp, elle arriva près du grand terrain des zones communes. Quand elle atteint ces lieux, elle fit attention au garde installé trente mètre plus loin, dans son perchoir, près de la seconde entrée du camp. Il ne fallait surtout pas qu'il repère sa présence. Elle passa sur la droite afin d'être cacher par l'armurerie et de longer la voie sous couvert des arbres jusqu'à sa destination. Lorsque le guetteur eu le dos tourné, elle trottina discrètement jusqu'à l'endroit qu'elle avait quitté un peu plus tôt : l'infirmerie.

Elle se plaqua contre la paroi opposée à l'entrée des locaux et jeta un bref coup d'œil à l'angle du mur. Elle fut rassurer de ne pas avoir été repérée. Après ça, elle s'en alla sur l'autre flan, prit sur la droite puis longea la paroi de l'autre mur où se trouvait la fenêtre. Elle s'approcha de celle-ci mais fut déçut lorsqu'elle vit le rideau qui obstruait sa vue.

Pourtant, très vite, les rideaux se tirèrent pour laisser apparaître la silhouette du médecin. Clementine resta pétrifiée sur place. Qu'allait faire Rico ?

Mais le médecin l'observa intrigué puis finit par ouvrir la fenêtre.

- Tu prends des risques à venir jusqu'ici.

- Je le sais.

Il l'observa posément puis finit par énoncer tout aussi calmement :

- Entre. Tu dois avoir froid.

D'un geste de la tête, elle lui fit part de sa gratitude. Elle grimpa par la fenêtre et pénétra dans les lieux qu'elle avait quittés un peu plus tôt.

Sous la lueur d'une bougie, elle repéra immédiatement Drew toujours couché sur la table. Tous les autres cierges avaient été enlevés –excepté celui sur le bureau du médecin - et il était à présent emmitouflé sous une chaude couverture.

- Comment va-t-il ?

- Sa température est remontée à 36. Il est hors de danger.

- Tant mieux.

Clementine s'approcha de la tête de lit où reposait Drew. Elle observa avec bienveillance son visage qui allait beaucoup mieux. Désormais, il dormait paisiblement même si parfois des frissons semblaient remonter dans tout son corps à travers d'imperceptible mouvement.

Elle guetta le médecin qui s'était installé de l'autre côté du lit puis demanda tout en lorgnant la porte d'entrée comme si quelqu'un s'apprêtait à entrer :

- Ses parents… ils ne risquent pas de débarquer à l'improviste, hein ?

- Je leur ai dit de rentrer chez eux. Qu'il ne pouvait rien faire pour lui pour le moment. En plus ils étaient bien trop à cran. Son père surtout.

- Oui, ça je sais. Dit-elle en se massant instinctivement la joue.

Elle grimaça faiblement face à la douleur encore présente du choc qui lui avait laissé une belle marque.

Le médecin comprit tout de suite. Il ne sembla pas se sentir peiné pour elle mais ce n'était pas pour autant qu'il affichait un sentiment de compréhension pour l'acte de Paul. En réalité, il aurait été difficile de savoir ce qu'il lui passait par la tête tant son visage restait imperméable malgré ses traits tirés par la fatigue. Rico apparaissait comme quelqu'un d'assez distant mais la douceur dans son regard brun laissait entrevoir l'homme de bien qu'il était. Il était probablement l'un des rares à savoir garder un calme olympien en toutes circonstances. Et lorsque l'on était médecin, surtout dans un tel monde, c'était un atout indispensable.

- Je peux te mettre une pommade si tu veux ou au moins te donner un analgésique.

- Non, c'est pas nécessaire. La douleur est un bon rappel…

- Un bon rappel ? Il demanda assez curieux.

- Oui… Peu importe à quel point on croit être en sécurité, on ne l'est jamais vraiment. On finit toujours par souffrir. Se rappeler de la douleur est un bon moyen de ne pas oublier le goût qu'elle a , ça m'aide à mieux la contrôler.

Le médecin l'observa très sérieusement avant qu'un généreux sourire se dessine sur ses lèvres. Cela déstabilisa Clementine. Elle était peu habituée à le voir s'exprimer de la sorte.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je crois que je vois en toi ce qui agace et effraie autant Franck.

La jeune fille sourcilla, intriguée par sa remarque quand il reprit :

- Tu sais bien manier les mots. Tu es audacieuse, déterminée et il y a aussi beaucoup de bravoure en toi… Des qualités qui font de toi la personne la plus apte à protéger les autres… Mais user à mauvais escient, tu deviens alors la personne la plus dangereuse à la sécurité des habitants de ce camp.

- Tu penses que je suis un danger pour les autres ?

Clémentine lorgna une fois encore le visage de Drew au même instant que le médecin reprenait la parole et contait :

- Je n'ai pas dit ça. En toute franchise, j'ai confiance en toi. Tout comme j'ai confiance en Franck. Mais tu ne peux pas nier que le monde dans lequel tu as grandi t'a rendu plus dur, moins prompte à saisir certaines émotions.

Cette dernière phrase insinua une vive douleur sur ses traits. Les mots l'avaient blessé si bien que Rico ponctua :

- Je ne dis pas ça comme si c'était une mauvaise chose. Ce n'est pas de ta faute. Les choses sont ce qu'elles sont et on doit faire avec. Mais lorsque l'on grandit dans un tel environnement et qu'on expérimente si jeune tant de peines et de violences et de morts, c'est facile de commencer à se laisser emporter ou de ne pas réussir à savoir réellement ce qui est bon pour les autres.

- Tu penses que j'ai eu tort d'emmener Drew en mission ?

- Je ne sais pas si ton choix était juste car j'ignore ce qui t'a poussé à faire ce choix. Seulement tu dois admettre qu'emmener en mission n'importe lequel des enfants de ce camp est plutôt dangereux. Aucun d'entre eux n'a la permission de s'entraîner à combattre avant leurs quinze ans. Ils savent ce qu'il y a derrière nos remparts mais la plupart n'ont jamais réellement connu les choses que tu as vu ou vécu. Ils ne sont pas encore préparés pour ça.

- Alors on devrait les préparer dès à présent. De la même façon que Drew l'était aujourd'hui.

- Pardon ?

Si Kenny était là, il la tuerait pour les prochaines paroles qui passèrent la barrière de ses lèvres.

- J'ai entraîné Drew. Je l'ai entrainé en secret ces trois derniers mois. Je lui ai appris à tirer, à se défendre face à toutes sortes d'ennemis, à utiliser n'importe quelle arme. Je lui ai appris à désarmer un adversaire. Je lui ai enseigné comment survivre et la valeur d'une vie. De sa vie ! Et c'est ce qui l'a maintenu aujourd'hui. Il a survécu parce qu'il savait quoi faire pour survivre. Même au fond de l'eau, il a continué à se battre. Cite-moi moi un autre gamin de son âge capable de faire ça ici ?!

- Clementine… C'est ce genre de discours qui risque d'effrayer les autres. Je ne dis pas que c'est une mauvaise idée. Mais tu dois prendre en compte les sentiments des autres à ce sujet. Tu dois saisir les répercussions que cela pourrait avoir sur la vie de ces jeunes. Cela pourrait être néfaste pour eux lorsqu'ils grandiront.

- Je ne m'en suis pas si mal sorti jusqu'ici !

- Peut-être bien. Peut-être que tu étais suffisamment forte pour encaisser tout ça. Mais tu ne peux pas parler pour les autres. Tu ne peux pas prévoir comment certains feront face à la mort ou à la violence. Tu ne peux pas savoir si cela les conduira sur une mauvaise pente avant qu'il n'est atteint la maturité de comprendre l'importance des situations auxquelles tu te sens prête à les confronter.

Clementine le regarda étrangement, absorbant les paroles du médecin. Avait-il raison sur toute la ligne ? Est-ce qu'elle était aveuglée par la façon dont « elle » s'en était sortie ? Comment croire que les autres auraient ce qu'il fallait pour ne pas devenir fou, arrogants ou cruels une fois confrontés aux vrais combats ?

Seulement, soudain, une idée sembla germer dans son esprit. Comme si Rico l'avait aidé à comprendre quelque chose. À faciliter son choix.

- Merci.

Il la regarda assez perplexe. Il ne saisissait pas du tout pourquoi elle le remerciait. Pourtant l'attitude sereine et déterminée qui apparut sur son visage le calma plus qu'elle ne l'inquiéta.

Clementine regarda alors Drew avec prévenance, douceur. Elle passa sa main dans sa chevelure soyeuse, presque brillante. Allez savoir pourquoi, Drew prenait toujours grand soin de ses cheveux. C'était là l'une des petites habitudes qui restait de la vie d'avant. Quand tout allait bien encore…

Le médecin bailla fortement émettant un petit son guttural pour lequel il s'excusa immédiatement. Clementine déclara en relevant ses yeux dans sa direction :

- Dis, puisque je suis là, je peux le surveiller une ou deux heures pendant que te reposes à côté si tu veux ?

Le médecin observa son patient puis Clementine. Tout simplement, il formula :

- C'est gentil. J'accepte. Mais s'il se réveille, viens me chercher, d'accord ?

- Bien sûr.

- Merci Clementine.

Sans plus tergiverser, Rico quitta la première salle d'examen pour rejoindre l'autre semblable presqu'en tout point à la première.

Dès que la jeune fille se retrouva seule, elle partit prendre la chaise installée au bureau et la ramena tout prêt du lit de Drew. Elle s'installa à ses côtés, trouva sa main sous la couverture et l'enserra délicatement. Celle-ci était encore froide mais rien qui n'inquiéta Clementine.

Les minutes s'égrenèrent. Clementine gardait son regard rivé sur Drew. Parfois son visage s'affaissait face à sa fatigue grandissante mais jamais elle ne fermait les yeux. C'était comme si elle voulait que la première chose qu'il voit lorsqu'il ouvrirait ses paupières soit son visage, pleinement éveillé, qui n'attendait que son réveil.

Le temps s'écoula lentement quand après plus d'une heure d'attente, le corps du garçon se mit à bouger de façon plus prononcé. Ses yeux cessèrent de rouler sous ses paupières. Sa respiration s'accéléra légèrement. Enfin, il se réveillait.

Elle caressa alors sa main sans jamais l'appeler. Il avait subi un sacré choc aujourd'hui et il ne fallait pas le brusquer. Il devait retrouver conscience par ses propres moyens.

Après une dizaine d'autre minute, la main de Drew se mit à serrer la sienne juste avant que ses yeux ne s'ouvrent avec lenteur et difficulté.

- Drew ? Murmura Clementine.

Le garçon pivota mollement la tête dans sa direction. Sous la lueur de la bougie, il semblait encore très faible. Ereinté. Sa peau était pâle. Ses yeux ne brillaient pas comme d'habitude. Ils étaient ternes. On pouvait presque croire qu'il lui en voulait.

Pourtant, comme s'il prenait enfin conscience de qui était à ses côtés, ses yeux s'écartèrent un peu plus au même moment où il força sa bouche à dessiner ce sourire qu'elle appréciait beaucoup. Même la lumière d'égaiement revint petit à petit au fond de ses iris.

Il allait bien !

- Eau.

Sous la demande de Drew, Clementine se leva de sa chaise et partit vers l'entrée de la salle d'examen. Elle rejoint l'établi face au bureau et servit un verre avec la carafe d'eau qui y était posé. Elle revint rapidement vers lui puis l'aida à boire lentement deux trois gorgés. Le liquide lui fit du bien. Elle posa ensuite le verre sur la petite table de chevet juste à ses côtés puis déclara rapidement :

- Je vais chercher le doc !

Clementine faisait un pas vers la sortie quand Drew usa de ses dernières forces pour attraper son bras.

- Attends…

Elle lui fit face assez étonnée. Il souriait faiblement et s'exprima d'un timbre fatigué mais bien vivant :

- Merci de m'avoir sauvé.

Elle le regarda avec une certaine peine, de la culpabilité même. Elle ne pouvait pas savoir ce qu'il serait arrivé si elle l'avait ramené… Mais ça se serait probablement mieux passé, non ?

Drew dû capter ses doutes alors qu'il relançait avec conviction :

- Crois-moi Clem, tu m'as sauvé ! Même si j'avais mal, je n'ai pu penser qu'à une chose quand je me suis retrouvé au fond de l'eau.

- Qu'est-ce que c'était ?

- Ta voix qui me rabâchait sans cesse qu'à chaque fois que l'on était piégé, il fallait rester concentré et garder son calme. Qu'une issue finirait par se montrer. Et je savais que tu me la montrerais.

Clementine l'observa, troublée. Elle était touchée par les paroles de Drew. Plus encore car on discernait la vérité sur chacun des termes qu'il avait énoncé.

- Je ne regrette pas d'être venu. Si je devais tout recommencer, je voudrais que tu m'emmènes encore avec toi. J'ai appris plus en trois mois d'entrainement qu'en cinq années dans ce camp à perdre mon temps à des trucs futiles. Ce que j'ai dû faire aujourd'hui dépasse même toutes ces années… J'ai toujours su ce qu'il y avait dehors mais avant aujourd'hui, je n'avais jamais vraiment compris.

Drew était fort. C'était un garçon résolu qui apprenait rapidement et bien qui plus est.

- Tu me l'as dit il y a quelque temps : le danger se trouve dans toutes les situations. Même maintenant, nous sommes toujours en danger entre nos murs bien gardés.

Cette réplique la bouleversa. Pas seulement pour l'affection et la fierté qu'elle ressentait vis-à-vis de Drew. Mais aussi pour le souvenir de Lee qui lui avait appris cette règle peu avant qu'ils n'atteignent Savannah.

- Je voulais que tu saches que j'avais saisi. Et que je continuerai à m'améliorer pour mieux nous protéger. Pour nous aider à survivre.

Drew était un garçon bien. Il était sur la bonne voie. Il était capable de différencier un mal pour un bien et un mal pour mal. Clem l'avait bien entraîné. Elle lui avait inculqués de bonnes valeurs de survie.

Les mots de Rico ne s'appliquaient pas à lui. Drew était bon et suffisamment intelligent pour s'en sortir dans ce monde.

Ses aveux ce soir étaient une preuve irréfutable.

Malgré tout, il ne fallait jamais oublier l'imprévisibilité de leur environnement. Fort ou faible, parfois, ça ne comptait plus. Par simple manque de chance, ils pouvaient tous y passer. Néanmoins, s'entraîner était un bon moyen de réduire cette probabilité…

- Je sais que tu le feras !

Drew sourit sous la brève réplique de Clementine qui était tout ce dont il paraissait avoir besoin.

- Je vais chercher Rico.

Le gamin acquiesça faiblement de la tête.

Clementine ramena rapidement le médecin dans la salle. Dès qu'il se mit à l'ausculter, à s'assurer de ses réflexes, elle décida qu'il était temps pour elle de quitter les lieux pour rejoindre sa demeure.

- Prends soin de lui Doc.

Elle s'avança vers la fenêtre quand Drew demanda sous forme de supplique :

- Tu viendras me voir demain ?

Elle se tendit immédiatement, bascula la tête vers lui et décortiqua difficilement :

- Ça risque d'être difficile.

- Mes parents ?

- Oui. Le conseil aussi très probablement.

Drew laissa transparaître une vive compassion pour elle. Accompagné d'une certaine culpabilité.

- T'inquiète pas pour moi. Je m'en sortirai.

Elle tenta de le rassurer à travers un clin d'œil et un sourire puis compléta :

- Ne dis à personne que je suis passée, ok ?

Même si la requête était directement adressée à Drew, Clem lorgna un instant Rico qui secoua de la tête, las, mais finit tout de même par acquiescer en même temps que le plus jeune lançait :

- Bien sûr.

Et sous cette conclusion, Clementine s'échappa de la salle d'examen et disparut dans la nuit aussi subtilement et promptement qu'elle était venue.


Je vous abandonne ici pour auourd'hui. Mais je reviendrais prochainement, promis :)

Si vous avez un petit mots à laisser, je les accepte avec plaisir.

A bientôt