Auteur : Sehaltiel l'Eternel
Disclaimer : Les membres de l'A-Team (ou Agence tous risques) ne m'appartiennent malheureusement pas *soupir*
Néanmoins, le personnage de Liv Jefferson est mien ! Sorti tout droit du fruit de mon imagination et de ma créativité, alors pas touche ! /!\
Note : L'histoire se déroule après l'histoire des planches à billets volées (film) même si des flashbacks de cette période sont nécessaires pour comprendre.
Note 1 : Je garde volontairement le nom de A-Team pour agence tous risques ca je trouve que ce nom sonne bien mieux en anglais =D
Note 2 : Le démarrage est un peu long, mais j'aime mettre tous les éléments en place, le faire correctement et écrire le maximum de détails.
Note 3 : /!\ ATTENTION POUR CEUX QUI N'ONT PAS VU LE FILM, QUELQUES SPOILS /!\
Chers reviewers :
Alazais : Ouah ! Que d'enthousiasme dans tes reviews pour me laisser deux fois la même ! Mais ca fait drôlement plaisir ! Contente que le 3ème chapitre t'ai plut ! J'ai fais beaucoup de relecture pour ce dernier, parce que je ne voulais pas que les choses aillent trop vite, ou au contraire traînent en longueur, donc apparemment j'ai réussi à trouver le juste milieu !
Oh je ne voulais pas non plus te faire avoir les larmes aux yeux avec ce chapitre ! Mais c'est vrai que c'est pas non plus joyeux *se gratte la tête l'air gêné* je vais me rattraper !
Et oui, j'avais pas envie de le laisser dans sa cellule l'autre énergumène, sinon ca ne serait pas drôle !
Disons que Futé a déjà ce rôle d'amant éconduit avec Charissa, qui le rend sympathique, alors je voulais appuyer sur ce côté-là pour le rendre encore plus « lui-même ». Mais les autres adorent Liv aussi, même s'ils ne le montrent pas !
Voilà voilà, encore merci pour ton passage, et à bientôt !
Bettypoussin : Que de compliments ! Sincèrement cela me va droit au cœur, car je ne pensais pas que ma fiction plairait à ce point !
Je suis flattée et très touchée par ta review !
Et je remercie Alazais de t'avoir fait découvrir ma fiction, c'est très gentil de sa part ! J'espère que la suite te plaira, je te remercie de nouveau et te souhaite une bonne lecture !
A très bientôt !
Chapitre 4 : Vivre
[« L'oubli se conjugue à tous les temps: au futur pour vivre le commencement, au présent pour vivre l'instant, au passé pour vivre le retour…» Marc Augé]
« - Quelle heure est-il ? »
Hannibal, assit sur le bord du lit et plongé dans ses pensées, se retourna vers Liv en souriant. Il lui caressa tendrement la joue, la jeune femme fermant les yeux à ce contact, avant de répondre :
« - C'est bientôt l'heure du repas, et c'est Looping qui l'a préparé spécialement pour toi. »
La jeune femme sourit à cette phrase, et le cœur de l'ancien colonel bondit violemment dans sa poitrine : il adorait son sourire et ce dernier lui avait manqué. Lentement il s'approcha d'elle et déposa un léger baiser sur ses lèvres, avant de la regarder pour observer sa réaction. Les yeux brillants, Liv enroula ses bras autour de sa nuque, et l'attira un peu plus contre elle avant de l'embrasser de nouveau. Un baiser plus appuyé, plus provocateur, plus joueur.
Hannibal sourit contre sa bouche et enlaça son corps chaud en se laissant emporter par le frisson de plaisir qui lui parcourut la nuque au contact de la jeune femme. Il laissa dériver sa bouche sur la peau fine de sa gorge, déposant quelques suçons sur son passage, ses mains s'éparpillant en caresses volages à travers ses vêtements.
Il la voulait. Il la voulait contre lui, il l'a voulait pour lui, la rassurer, l'embrasser, sentir sa chaleur dans son corps, se sentir entier avec elle…
Liv se sentit défaillir sous les caresses d'Hannibal, elle frissonnait au moindre de ses contacts. Tout chez lui l'électrisait, faisait frémir le creux de ses reins. Cet homme avait le don de la faire se sentir elle-même, de l'emmener dans un monde à part qui n'appartenait qu'à eux. Elle avait ce besoin de tendresse, il ne se lassait jamais de lui en donner ; elle voulait lui parler, il pouvait l'écouter et la rassurer pendant des heures… Ce sentiment de partage pleinement satisfait qu'elle ne ressentait qu'avec lui.
Frémissant, elle sentit la main d'Hannibal se glisser lentement sous son tee-shirt, alors qu'il l'embrassait de nouveau, mais elle ne le laissa pas faire. Il vint alors plonger son regard azuré soucieux dans le sien : il ne comprenait pas.
Liv sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle se dégagea de lui, lui tourna le dos, et s'assit au bord du lit tout en rabaissant son tee-shirt.
Ce n'est pas qu'elle n'avait pas envie. Loin de là. C'est-ce que son corps avait subi qui la dérangeait. Sa cicatrice. Celle qui barrait son ventre. Celle qui lui faisait penser qu'il ne la regarderait plus comme avant.
« - Liv ? »
Son prénom murmuré, empreint d'une inquiétude non dissimulée. La jeune femme sentit deux bras musclés enserrer son corps, mais elle tourna la tête pour ne pas croiser son regard.
« - De quoi as-tu peur ? »
Silence pesant.
« - De ca ? »
Et à ses mots il glissa de nouveau sa main en douceur sous son tee-shirt pour frôler la récente cicatrice. Liv sursauta, acquiesça d'un hochement de tête, et écarta de nouveau la main d'Hannibal. Ce dernier la saisit et lia ses doigts aux siens avant de lui murmurer :
« - Tu n'as pas à avoir honte de cette cicatrice. On en a tous un jour ou l'autre. Et elle ne change rien à ce que je ressens pour toi. Au contraire. »
Et comme pour appuyer ses mots, il déposa un tendre baiser sur la nuque découverte de la jeune femme. Puis constatant qu'elle ne le repoussait pas, il passa ses lèvres en douceur sur sa peau en allers-retours sensuels…
« - LIV ! COLONEL ! A TABLE ! »
Hannibal poussa un soupir de frustration, puis il rejoignit les autres avec Liv.
Attablés, ils virent Futé lancer une pièce à Barracuda que ce dernier s'empressa d'empocher en riant. Liv surprit alors le regard pétillant de Futé. Elle devinait sur quoi il avait parié et en rougit.
« - Je veux les appels qu'elle a passé, je veux savoir où elle est allée à sa sortie d'hôpital, et je veux connaître les derniers lieux fréquentés par cette bande de clowns !
- On trace déjà le taxi qu'elle a prit à l'hôpital.
- C'est pas suffisant. Tuez qui vous voulez, mais trouvez moi cette garce ! »
Lynch sortait de la salle de bains. Il avait enfin apprécié une vraie douche. Qu'il n'avait pas pu prendre à son gré pendant près d'un mois qu'il était enfermé.
Séchant rapidement ses cheveux avec sa serviette, il jeta cette dernière sur le dos d'une chaise avant de s'asseoir à table pour manger le sandwich qu'il avait demandé dès son arrivée. Son acolyte pianotait comme un virtuose les touches du clavier de son ordinateur pour entamer les recherches de son patron, tandis que trois sbires épluchaient les bulletins téléphoniques et cherchaient à localiser le taxi.
La bouche pleine, il postillonna à son subordonné :
« - Et comment cha che fait qu'on chache pas où elle est pachée ?
- Vous avez vu à qui vous avez à faire ? Ils ont brouillé les pistes.
- Ch'est pas croyable ! On vous confie une cheule michion, et vous me la paumez ! »
L'autre ne répondit pas. Lynch cherchait toujours à avoir raison.
L'agent de la CIA avala sa bouchée tandis que l'un de ses hommes, la mine renfrognée lui annonçait piteusement :
« - Chef, le taxi n°2202 a été retrouvé…
- Où ca ?
- Chez le gérant de la société de taxi qui l'utilise… C'était un leurre. Deux taxis portant le même numéro pour pas éveiller les soupçons et nous détourner.
- Pourquoi suis-je entouré d'incapables ? Merde ! Dans les experts ils arrivent toujours à tout trouver, et vous, vous n'êtes même pas capables de me retrouver quatre tolards et une bonne femme !
- Ils sont loin d'être bêtes ou négligeant ! La meilleure unité d'espion des Etats-Unis ! Ca se mérite comme titre non ? »
Lynch lui jeta un regard furibond et se leva en grommelant. Il sortit de la pièce en claquant la porte et partit s'aérer devant la maisonnette en Pennsylvanie dans laquelle il s'était réfugié. Puis il sortit une photographie pliée en quatre de la poche de sa chemise avant de la regarder longuement. Elle représentait Liv du temps qu'ils étaient ensemble. Il ne pouvait pas dire qu'il avait aimé la jeune femme malgré ses nombreuses qualités. Il aurait pu l'aimer, mais non, il avait juste apprécié la posséder. Un trésor rare, précieux, qui pour lui, lui était dû. Il aimait obtenir ce qu'il convoitait, que toutes les choses lui appartiennent. Et Liv en faisait parti. Alors il voulait à tout prix la récupérer. Comme un gamin capricieux à qui l'on avait arraché son jouet, Lynch se languissait de reprendre au colonel Hannibal Smith ce qui pour lui, lui appartenait de droit.
Liv ne dormait pas. Elle regarda l'heure affichée sur le réveil : 2h36, puis elle se retourna discrètement pour voir Hannibal dormir. Elle aimait ses rares moments à le contempler sans qu'il ne lui renvoie ses regards. Elle appréciait laisser ses yeux parcourir son visage ensommeillé, détendu et faire vagabonder ses pensées qui se rapportaient à lui.
Tendrement, elle vint passer son index sur les légères rides qui entouraient ses yeux. Elle les adorait, mais elle ne savait pas en expliquer le pourquoi.
Il ouvrit alors subitement les yeux faisant sursauter Liv, puis elle lui murmura :
« - Je suis désolée, je t'ai réveillé… »
Le colonel ne répondit pas, et attira la jeune femme contre lui pour l'enlacer tendrement.
« - Tu ne dors pas ?
- Je pense de trop…
- Et si tu partageais tes pensées avec moi ? »
Liv se dégagea de lui et s'assit dans le lit ; puis elle le fixa, alors qu'il laissa ses doigts parcourir le dos de la jeune femme à travers son tee-shirt.
« - Lynch ? Il est devenu quoi ? Et pour vous qu'est-ce qui s'est passé ?
- Lynch a été confié à la CIA qui s'est chargé de l'enfermer. Quant à nous, une fois que tu as été emmenée en urgence à l'hôpital, on nous a donné les premiers soins, puis on nous a coffré.
- Et vous vous en êtes sortis comment ?
- Tu te souviens de Charissa ?
- L'ex de Futé ? Oui bien sûr, c'est elle qui nous a aidé pour coincer Lynch.
- Et bien elle a donné les clés des menottes à Futé.
- Comment elle a réussi ca ?
- Et bien… Disons… De cette manière là à peu près… »
Et sans rien ajouter, il allongea Liv sur le matelas et l'embrassa langoureusement.
Liv se détendit rapidement au contact de ses lèvres et lui répondit amoureusement, ce qui encouragea Hannibal à continuer. Il l'a pris dans ses bras, posa ses lèvres sur ses joues, ses paupières, son nez, son front, puis il embrassa sa nuque tout en commençant à relever son tee-shirt. Liv ne protesta pas mais elle sentit les larmes lui monter aux yeux, avant qu'elles ne coulent sur son visage. Hannibal embrassa du bout des lèvres sa cicatrice, lentement, pour lui montrer que cette dernière ne le dégoûtait pas, avant d'aller embrasser le reste de son corps une fois celui-ci entièrement dévêtu.
Il voulait tout redécouvrir de son corps, chacune de ses courbes, le grain de sa peau et son goût, tout, tout de la jeune femme. Il l'embrassa, la caressa, jusqu'à ce que ses hoquets de pleurs se transforment en soupirs de plaisir, puis il se dévêtit à son tour pour s'introduire en elle et lui faire redécouvrir le septième ciel dans ses bras…
5h15
Liv ne dormait plus. Déjà. Même pas trois heures de sommeil. Agacée, et ne souhaitant pas réveiller de nouveau Hannibal, la jeune femme se leva silencieusement et sortit de la chambre. Elle prit une douche rapide, rougissant en constatant les nombreux suçons sur sa peau, puis elle descendit dans le salon pour trouver de quoi s'occuper.
Quand elle vit la table croulant sous la nombreuse paperasse des derniers jours qu'Hannibal avait réussi à pirater, elle secoua négativement la tête et entreprit de tout ranger.
Elle tenait une énorme liasse de papier entre les mains quand elle se cogna maladroitement contre la table. Surprise, elle en lâcha les feuilles qui allèrent s'éparpiller sur le sol. Poussant un juron, elle s'accroupit et les rassembla. Quand elle tomba sur une en particulier. Abasourdie, elle resta figée avant de lire le texte qui accompagnait la photo.
« - Eh bah ma belle, qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-ci ? »
Le cœur battant à tout rompre, elle se tourna lentement vers Futé et lui montra la feuille qu'elle tenait.
Le sourire du jeune homme s'évanouit et il s'approcha d'elle pour lui reprendre.
« - Non. Certainement pas Peck. »
Aïe. Elle l'appelait par son prénom, elle était vraiment en colère.
« - Je veux des explications. Maintenant. Avant que je ne te fasse la crise la plus mémorable de ton existence. »
Le malin de la bande se mordit les lèvres. Le boss avait mal calculé son coup cette fois-ci. Ou plutôt encore. Avec Liv il n'arrivait jamais à avoir une longueur d'avance.
« - J'attends.
- On ne voulait pas t'inquiéter.
- Vous ne me faites pas confiance plutôt non ?
- Non ! Non Liv ! Ce n'est pas ca, je t'assure. On s'est juste dit que tu avais besoin de temps, alors on n'a pas voulu t'en parler.
- Vous m'avez menti.
- Parce que tu crois que toi, tu …. »
Mais il s'interrompit. Il avait été trop loin. Les yeux de Liv s'étaient assombris de chagrin et la tristesse se lisait sur son visage. Il lui avait fait mal.
Il voulut alors lui attraper la main, mais elle se dégagea et monta les escaliers quatre à quatre pour ouvrir à la volée la porte de sa chambre, réveillant brutalement Hannibal.
« - Liv qu'est-ce qui se passe ?
- Je pars.
- Quoi ? »
Elle ne fit pas attention à lui et enfila un jean, un sous-pull et une veste alors qu'il se rhabillait prestement pour venir vers elle.
« - Ne me touche pas ! » cria-t-elle presque alors qu'il posait la main sur son épaule.
Stupéfait, le colonel eut à peine le temps de la voir sortir de la chambre.
« - LIV ! »
Elle croisa de nouveau Futé au rez-de-chaussée, qui essaya de s'excuser, mais elle ne lui laissa pas le temps de commencer, elle ouvrit la porte d'entrée et s'enfuit dans la forêt…
« - Merde ! Mais qu'est-ce qui c'est passé ? Futé !
- J'y suis pour rien boss ! Elle a trouvé les feuilles sur l'évasion de Lynch !
- Et qui n'avait pas rangé ses feuilles ?
- Et ! On n'en serait pas là si tu avais décidé de lui dire la vérité pour cet enfoiré ! Mais non ! T'as préféré lui taire ca, le truc à pas faire avec Liv ! T'auras jamais de l'avance sur cette femme, parce qu'elle compte trop à tes yeux !
- Eh les gars, et si on discutait de ca après avoir retrouvé la demoiselle ? »
Hannibal jeta un regard furieux à son subordonné, même s'il savait que ce que disait Futé était juste. Mais Barracuda avait raison, il fallait la retrouver. Et changer de planque. Si elle était repérée avant qu'il ne la retrouve, ils seraient tous en danger. Surtout qu'elle avait pris son portable.
« - Rassemblez vos affaires, nous partons.
- Et où ca boss ?
- Là où tout a commencé, en Allemagne. »
Liv était plus calme maintenant. Elle regrettait de s'être emportée. Mais Lynch lui faisait tellement peur qu'elle paniquait à la moindre occasion. Admirant le lac devant elle, elle se rappela la promesse d'Hannibal qui lui avait dit qu'il ne lui arriverait rien avec lui, les conversations récentes avec Barracuda et Looping qui lui avaient promis leurs présences et l'attitude de Futé qui la considérait comme sa petite sœur.
Elle le savait qu'ils avaient fait ca pour la protéger, elle s'en rendait compte, mais elle aurait voulu participer, les aider, leur montrer qu'elle aussi ne souhaitait qu'une chose : retrouver son honneur.
Apaisée, elle se retourna et réemprunta le sentier qu'elle avait pris pour venir. Elle devait se trouver à deux bons kilomètres du chalet. Ses pas crissaient dans les feuilles mortes et seul le bruit de ses pas brisait le silence. Ou presque. Elle perçut distinctement les pas de quelqu'un d'autre. Derrière elle. Quelqu'un qui voulait se faire discret. Puis son portable sonna. Elle le sortit de sa poche, atterrée, le front moite. Elle avait oublié de le couper depuis deux jours malgré la mise en garde d'Hannibal. Angoissée, elle décrocha et attendit.
« - Bonjour Liv, on est plutôt matinale non ? »
Lynch.
Les pas qui se rapprochaient. Effrayée, la jeune femme jeta un rapide coup d'œil derrière elle pour entrevoir une silhouette à quelques mètres. Puis elle se mit à courir. Et l'inconnu aussi.
Haletante, le souffle court et un point de côté lui tiraillant les côtes, Liv essaya de recouvrer son sang-froid. Mais sans résultat. Elle voulut jeter un coup d'œil derrière elle, mais elle buta contre une racine et tomba violemment sur le sol. Serrant les dents de douleur en voyant sa jambe sanguinolente, elle tenta de ramper pour continuer à s'éloigner, mais elle entendit les pas, plus proches désormais. Affolée, elle se retourna, et tomba nez à nez avec Lynch. Il la regardait, le sourire mauvais. Puis il sortit son portable et indiqua sa position à ses sbires.
« - Je vois que tu t'es plutôt bien remise des derniers évènements qui t'ont conduit à l'hôpital. Oh, et puis je suis désolé aussi pour ton gosse. »
Liv sentit monter en elle une bouffée de tristesse, alors qu'il ajouta :
« - En fait non. Je suis pas du tout désolé. Parce que c'était pas le mien. »
Impuissante, la jeune femme vit l'ex-agent de la CIA s'accroupir près d'elle et l'observer comme un animal coincé dans un piège.
« - Tu m'as manqué tu sais.
- Enfoiré. Tu ne m'as jamais aimé.
- Lalala pourquoi dis-tu ca ? Tu m'es très précieuse Liv.
- Je n'étais qu'un jouet pour toi !
- Parce que tu crois que tu es plus pour Hannibal peut-être ?
- Oui !
- Quelle belle auto persuasion que voilà ! »
Et il se mit à rire. Blessée, Liv voulut lui balancer son poing dans la figure, mais le jeune homme l'arrêta et fronça les sourcils.
« - Allons allons, soit gentille, tu vas venir avec moi, et on redeviendra copains comme avant !
- Je préfère encore l'hôpital ! »
Lynch se releva et allait placer une autre phrase quand un crissement de pneus attira son attention.
« - Tiens, ton taxi vient d'arriv.. Putain de merde ! »
Et l'ancien agent roula par terre pour éviter un tir de mitraillette et pour sortir son arme.
Liv distingua alors Hannibal s'avancer vers le jeune homme caché derrière un arbre, plus furieux que jamais, tandis que Futé la souleva par les épaules pour la monter dans le van de Barracuda. Il le rejoignit ainsi que Looping à l'avant, tandis que l'ancien colonel continuait de tirer pour ralentir Lynch tout en grimpant à l'arrière.
« - Barracuda ! Fonce ! »
Les pneus dérapèrent sur le sol, et la camionnette démarra en trombe.
Epuisée, Liv se laissa retomber sur le sol du van et ferma un court instant les yeux pour faire le point.
« - Laisse moi regarder ta blessure. »
Elle croisa le regard d'Hannibal et acquiesça silencieusement.
Il examina sa blessure puis cala la jeune femme pour qu'elle soit assise plus confortablement.
« - C'était stupide de ta part de partir comme ca.
- Parce que ca ne l'était pas de me cacher la vérité ?
- Tu l'aurais su un jour ou l'autre. »
Agacée, Liv ne put s'empêcher de le gifler. Il ne réagit pas. Il l'avait mérité.
« - Ca c'est pour m'avoir menti. »
Puis elle se pencha et posa doucement ses lèvres sur les siennes.
« - Et ca c'est pour m'avoir sauvé. Et pour ne plus que tu me mettes à l'écart. Nous sommes une équipe. Et j'en fais partie désormais que tu le veuilles ou non. »
Elle risqua un sourire. Il lui rendit.
