Excusez-moi du retard, j'ai eu un petit problème avec Word, enfin passons
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Allez, bonne lecture...
Chapitre 3
Blaine était allongé sur Kurt et ce dernier sentait des mains qui le touchaient un peu partout sur son corps. Leurs érections se frottaient l'une contre l'autre pendant qu'ils s'embrassaient fougueusement. Kurt n'en pouvait plus et commença à déshabiller Blaine, quand à celui-ci, il posa ses lèvres sur celles de Kurt, puis sur son torse, son ventre et ouvrit lentement la braguette du châtain. Soudain, Kurt sursauta et ouvrit les yeux… Ce n'était qu'un rêve. Il était déçu et regretta de ne plus y être, mais l'alarme de son téléphone l'en avait tiré. Il fallait qu'il aille en cours.
Blaine était en train de prendre une douche lorsqu'il repensa à ce qu'il s'était passé il y a maintenant trois semaines avec Kurt. Ils avaient décidé de tout recommencer à zéro et de créer de vrais liens. Ce garçon lui plaisait énormément et il pensait même qu'il en était amoureux. Mais il avait déjà donnée dans l'amour à sens unique et il ne voulait pas refaire la même erreur. Même s'il avait le sentiment qu'il plaisait aussi à Kurt.
Il prit une serviette et commença à se sécher le torse lorsqu'il remarqua que le membre entre ses jambes était tout dur. « Eh merde ! » se dit-il. A chaque fois qu'il pensait à lui son corps réagissait de cette manière mais il fallait qu'il trouve un moyen de s'en débarrassé car il devait être au lycée dans dix minutes.
Lorsqu'ils s'assirent l'un à l'opposé de l'autre en cours de français, tout le monde les regardait. Surement parce qu'ils avaient passé les trois dernières semaines ensemble et que cette fois-ci ils n'y étaient pas. Pendant les quinze jours d'écoles* qui avaient suivi la remise à zéro de leur relation, ils étaient restés l'un à côté de l'autre, en classe (lorsqu'il le pouvait), à la cafétéria, au Glee Club et même après les cours, ils s'étaient retrouvés pour faire leurs devoirs ensemble. Comme un couple.
Kurt aimerait tellement qu'ils deviennent un couple officiel et il savait que Blaine en avait très envie aussi. Mais avant, il devait régler ses problèmes de famille et, le plus important, il devait en parler à Blaine. Le plus dur était de trouver comment lui dire. Il passait ses nuits à y réfléchir.
Blaine le tira de ses pensées « Alors, ça te dit qu'on y aille à deux ? »
- Euh… Peux-tu répéter la question ? Kurt le regardait un peu hébéter
- Je te demandais si tu voulais m'accompagner ce mercredi soir pour aller voir « La mélodie du bonheur ». Blaine lui souriait de toutes ses dents.
- Bien sûr ! Ce n'est qu'une fois par an, je ne rate jamais ça ! En vérité, Kurt avait complétement oublié, et c'était bien la première fois.
Puis, ils firent leur rituels habituels sauf que cette fois, après les cours, ils rentrèrent chacun de leur côté car Kurt voulait être seul pour réfléchir. Même s'il avait dit à Blaine que c'était parce que son père lui avait demandé de rentrer plus tôt.
Il rentra chez lui, raconta sa journée à Carole puis descendit dans sa chambre. Il posa son sac par terre, s'allongea sur son lit et ferma les yeux.
« Il faut que je réfléchisse, c'est la dernière fois que j'y pense et après, j'arrête de faire autant de nuits blanches. La seule manière d'avoir une relation sérieuse avec Blaine est de lui dire la vérité sur tout. Il comprendra quand je lui dirai quelles sont mes motivations par rapport à ma prostitution. Mais par où commencer ? Je devrais peut-être lui expliquer la situation de ma famille. Que le seul moyen que j'avais de les aider était de faire ça mais qu'après avoir fini de payer les dettes, dans un peu près un mois, je serai libre. Il est compatissant, il pourra comprendre… Mais non ! Lorsqu'il apprendra ça, il prendra ses jambes à son cou et me fuira comme la peste. Qui ne tente rien à rien après tout. Bon, c'est tout décidé, je lui dirais mercredi, après la représentation ! ».
Burt frappa à la porte pour signaler que le repas était servi et, pour une fois depuis un mois, il n'avait plus cette boule dans l'estomac.
Le mercredi arriva plutôt vite, même un peu trop vite pour Kurt, mais il se sentait prêt. Blaine l'attendait déjà devant le bâtiment. Ils entrèrent tous les deux à l'intérieur et s'installèrent l'un à côté de l'autre. Lors du show, Blaine avait frôlé la main de Kurt et leurs doigts s'étaient entremêler ce qui les fit rougir tous les deux. Par la suite, il y eut juste quelques regards complices mais à la fin du spectacle, ce qui devait arriver, arriva.
Les lumières ne s'étaient pas encore rallumées et Blaine en profita. Il posa sa main libre sur le visage de Kurt, approcha le sien et posa ses lèvres sur celles du châtain, qui ne s'y opposa pas et en redemanda même. Après que Blaine ai reculé sa bouche d'un demi centimètre pour voir la réaction de Kurt, ce dernier l'attira vers lui et fit doucement pénétré sa langue dans la bouche du brun. Cela dura bien une minute en tout et pour tout. Puis ils se fixèrent un moment lorsqu'ils s'aperçurent que les lumières s'étaient allumées. Ils se levèrent donc et partirent main dans la main.
Ils avaient attendu ce moment depuis si longtemps et enfin c'était arrivé. Mais Kurt essayait de redescendre sur Terre.
- Est…Est-ce que tu voudrais passer chez moi avant de rentrer ? Kurt avait peur que Blaine se fasse des idées.
- Oh ! Oui, pourquoi pas, je pourrais rencontrer ta famille, dit Blaine tout souriant.
Kurt se sentait un peu gêner « Hum, en fait il vaudrait mieux qu'ils ne sachent pas que tu es là, parce que je ne les ait pas vraiment prévenus. »
- Ce n'est pas grave, l'apaisa le bouclé avec son visage d'ange.
Ils prirent leur voiture respective et lorsque Kurt conduisait, il avait le cœur qui battait à cent à l'heure. Arrivé devant chez lui, il pensait qu'il allait exploser.
Ils entrèrent sans faire de bruit et Kurt était content de voir que tout le monde dormait à l'exception de Finn qui regardait surement un porno pour compenser l'attente que Rachel lui faisait subir.
Ils descendirent dans la chambre de Kurt et celui-ci ferma doucement la porte derrière eux. Il y eut un long silence mais il le brisa.
- Je tiens beaucoup à toi, Blaine, commença Kurt.
- Moi aussi je tiens énormément à toi.
- Et c'est pour ça qu'il faut que je te parle de quelque chose de très important avant que notre relation devienne sérieuse. Assis-toi.
Blaine s'assit, inquiet, et Kurt s'adossa contre le mur en face du lit.
- Kurt, tu commences à me faire peur, dis-moi quelque chose, s'il te plait.
- Il y a maintenant deux ans, mon père a acheter cette maison qu'il a eu du mal à payer, il ne lui manque plus que le mois prochain et il aura fini, ensuite, l'année dernière il a eu des problèmes de cœur et le médecin lui a prescrit des médicament qui sont très coûteux. Donc, nous avons eu besoin d'argent…
- Tu sais Kurt, tu n'es pas obligé de me raconter tout ça maintenant si ça te rend triste.
Kurt ne s'était pas rendu compte des larmes chaudes coulant sur ses joues.
- Laisses-moi finir, il baissa la tête et continua. Carole et mon père travaillait déjà beaucoup trop et personne ne voulait nous embaucher, Finn et moi, parce que nous n'étions pas majeur. Puis j'ai trouvé un moyen de remboursé les dettes de mon père, mais je ne suis pas fier de ce que j'ai fait pour ça…
Il était désemparé et manqua de s'écrouler sur le sol mais Blaine se leva, le retint et l'attira vers le lit avec lui.
- Qu'est-ce qu'il y a de si horrible pour que tu te mettes dans cet état ? Tu sais que je suis très compréhensif, l'apaisa Blaine.
- Mais j'ai…j'ai honte de moi, dit Kurt entre deux hoquets.
Blaine le prit dans ses bras. « Je ne vais pas te juger, Kurt ».
- J'ai vendu mon corps, il se ressaisit. Un homme m'a proposé du travail et j'ai accepté, lorsqu'il m'a dit ce que c'était réellement, j'ai voulu partir mais il était trop tard. Il avait menacé de mort mes proches si je ne restais pas, du coup j'ai continué.
Le brun le dévisagea un moment, puis s'écarta de lui et se leva. Kurt le retint par la main mais Blaine se dégagea.
- C'est…laisse-moi le temps d'encaisser. C'est dur à avaler.
Il se dirigea en direction de la porte mais Kurt se leva d'un bond et arriva à sa hauteur.
- Blaine, s'il te plait, reste avec moi…commença Kurt.
- Ca va me prendre un moment. Je t'ai dit que je ne te jugerais pas mais je m'imaginais tout sauf ça.
Il ouvrit la porte, courut presque pour atteindre la sortie et s'enfuit dans le noir pour se mettre dans sa voiture, essayant de retrouver ses esprits alors que des larmes lui brouillaient la vue. Il voulait penser que tout ça n'était qu'un cauchemar et qu'il allait bientôt se réveiller, mais malheureusement tout ça était bien réel, et il ne pouvait s'arrêter de pleurer.
Il lui fallut un moment avant d'être un peu moins confus pour pouvoir reprendre le volant et se diriger vers sa maison. Quand à Kurt, il était resté dans la même position, debout, devant la porte ouverte. Il lui fallut quelques minutes supplémentaires pour se ressaisir puis il referma la porte d'entrée et celle de sa chambre.
Kurt sentait qu'il avait fait le bon choix, comme ça lorsque Blaine l'acceptera et lui pardonnera, ils pourraient être ensemble. « Il faudrait d'abord qu'il m'aime encore » pensa-t-il.
Blaine était en train que conduire, toujours aussi bouleversé mais essayait de se maitriser. Soudain, lorsqu'il remarqua qu'il venait de griller un feu rouge, une voiture le percuta de plein fouet.
Lorsqu'il se réveilla, il avait l'impression d'avoir une gueule de bois mais en dix fois pire. Sa tête le faisait souffrir, atrocement, ainsi que son bras gauche et ses côtes, le reste avait l'air plus ou moins intact. Il essaya d'ouvrir les yeux mais les referma aussitôt à cause de la lumière qui l'éblouissait. Puis il retenta l'expérience plusieurs fois jusqu'à apercevoir où il se trouvait : dans une chambre d'hôpital, avec des murs vert pâles et les meubles d'un gris triste. Il vit qu'une personne était assise à sa droite mais il ne la reconnaissait pas.
- Blaine mon chéri, tu m'entends ? demanda la femme qui était à son chevet.
Il fit travailler sa mémoire pour se rappeler qui était-elle. Mais il ne se souvint nullement de l'avoir déjà rencontré et fit un effort considérable pour dire une phrase correcte.
- Qui êtes- vous ? Prononça-t-il dans un souffle.
La femme avait l'air tristement surprise et enleva sa main de celle de Blaine. Il l'entendit appeler une infirmière et une vieille dame arriva quelques secondes plus tard.
- Que ce passe-t-il Madame Anderson ? Interrogea la plus âgée.
- Je…je ne sais pas, il m'a demandé qui j'étais. Il vit une larme sur sa joue pâle.
- Ne vous inquiétez pas, l'apaisa l'infirmière, ce doit être dû au choc de l'accident.
Puis elle se tourna vers le jeune homme et lui demanda « Est-ce que tu te rappelles de ton nom mon garçon ?
« Quelle question idiote, pensa Blaine ». Puis il se surprit à réfléchir un moment et fut tétanisé. Puis il commença à paniquer.
- Je…je ne me rappelle pas, haleta Blaine.
Sa mère posa une main sur sa bouche pour étouffer un cri.
- Je vais appeler un médecin spécialisé Madame, mais je pense qu'il a pu avoir une perte de mémoire à cause du coup qu'il a à la tête.
« Accident ? Perte de mémoire ? Que se passe-t-il ? » Blaine voulait crier mais il n'avait pas la force et sentit tout d'un coup ses yeux se fermer.
