- Cette équipe spéciale sera formée de Astrid, Josh, Gamin et...

- Blondie, compléta Jack.

- Sérieux ? s'étonna Darwin.

- Non ! C'est pas comme ça que je m'appelle, protestai-je.

- Mais c'est comme ça qu'on va t'appeler, me dit Darwin en souriant.

Je veux défendre mon nom mais il m'en empêche en continuant.

- Donc, Astrid, Josh, Gamin et Blondie formeront une équipe spéciale et vous serez assisté du centre de contrôle par des professionnels une fois sur le terrain. Tes amis participeront aux entrainements soldats et...

- Non, le coupai-je.

Tout monde tourne la tête vers moi et je lance ma condition :

- On rejoint votre résistance si on travaille tous ensemble ou on retourne chez nous.

- Absolument ! ajouta Mérida.

- Pas question d'être séparés ! dit Eugène.

- Ensemble ou rien du tout, finit Harold.

Tout le monde à la table est surprit et soudainement, Darwin rit. Je le regarde d'un air déconcerté puis il reprend un son sérieux et déclare :

- Vous ferez comme on vous dira de le faire. Qu'est-ce que tu comptes faire, hein ?

Je me lève en même temps que les autres et nous commençons à marcher vers la porte. J'espère vraiment qu'ils vont nous retenir, nous dire que nous allons rester car ils veulent finalement bien nous faire travailler ensemble, mais ils ne font rien. Anna, qui est chef de file, ouvre la porte et sort. Les autres suivent et je suis la dernière. Je me retourne vers Darwin et lui demande :

- Toujours pas décidé ?

Il hésite énormément. Ce sera non, je l'ai compris. Je me retourne et alors que je suis sur le point de refermer complètement la porte, résignée à tout abandonner, il me crie :

- Restez !

Je pousse un soupire de soulagement. Je ne m'étais même pas rendue compte que je retenais mon souffle. J'ouvre la porte et regarde Darwin.

- Restez, répéta-t-il. On vous mettra ensemble, c'est d'accord.

Mon sourire s'élargit et je fais signe aux autres de venir. Tout le monde est enchanté de nous voir rester et moi plus que tous. Je me rassieds à ma place et Josh me chuchote :

- Sacrément convaincante.

- J'arrive toujours à mes fins, répondis-je.

Nous rions discrètement et Darwin, qui semble légèrement contrarié par ce qu'il vient de se passer, reprend ses explications.

- Donc vous formerez une équipe spéciale qui s'occupera des plus gros cas comme attaquer les bases ennemies importantes et...

- Quoi ? l'interrompis-je. On va attaquer les bases ennemies ?

Dans une situation de guerre, on pourrait élever la difficulté par niveau. Le niveau 1, ce sont les sauvetages. Quand un acte terroriste à lieu comme une fusillade, on agit pour sauver la situation et tuer les attaquant. Le niveau 2, c'est d'attaquer un convoi en chemin ou à la livraison, ce que nous avons essayé de faire la nuit dernière. Le niveau 3, c'est une prise d'otage ou un pourparler. Ils sont toujours assez compliqués car on ne sait pas ou se cache les ennemis et on ne doit jamais agir sans réfléchir sous peine de se faire tuer ou qu'ils tuent l'otage. Le niveau 4, celui que nous ne tentons jamais, c'est d'attaquer les bases ennemies. Elles regorgent de mines, de pièges, de soldats et d'armes dangereuses comme des tourelles ou autres. C'est presque une mission suicide de s'attaquer à ces bases.

- Oui, tu as bien entendu, me confirme Darwin. Enfin bref, on va d'abord vous faire connaitre comme une équipe choc en vous faisant sauver les citoyens. De là, ils vont tous savoir qui vous êtes et...

- Mais vous êtes débiles ou je rêve ? demanda Mérida. Comment garder une couverture si tout le monde nous connait ? On ne pourra plus se fondre dans la masse pour les prendre par surprise si ils reconnaissent nos visages !

- Vous avez pas été sur le terrain depuis combien de temps ? ajouta Harold.

Je vois les hommes à table réfléchir longtemps comme si ils comptaient le temps que cela faisait.

- Au moins, on sait d'où vient le problème, dis-je avant d'expliquer la situation. Vous voulez nous faire travailler avec de parfaits inconnus sous prétexte qu'on est plus fort mais ce que vous ne comprenez pas, c'est que si on ne s'entend pas bien, il n'y a aucune coopération et la mission est vouée à l'échec. Vous nous demandez ensuite de montrer à tous qui nous sommes pour prouver que l'ABS agit mais si tout le monde nous reconnait, on ne saura plus agir. Vous n'avez plus aucune expérience en matière d'agissement alors laissez faire les pro's.

Les plus jeunes de la table acquiescent et c'est comme ça qu'on reconnait qui est vraiment utile dans cette guerre. Darwin veut répliquer mais ne semble rien trouver alors j'entreprends de dire ce que je pense qu'il faudrait adopter comme technique.

- Ce qu'il faudrait faire, c'est bloquer chaque convoi destiné à arriver à une base. Une fois qu'ils sont en manque de ressources, on lance l'assaut tous ensemble et non pas une équipe forte et une autre peu. On agit comme ça pour chaque base de chaque ville. On ferait mieux de commencer par les plus petites pour remonter jusqu'à New York et de là, avec toutes les villes qu'on aura récupéré, on les attaque une bonne fois pour toute et on libère les États-Unis.

La base de New-York est la plus puissante. C'est là que la plupart des hommes du gouvernement scar habitent. Si on a New York, on a les États-Unis. Je me rends compte que tous applaudissent sauf Darwin qui à l'air contrarié. Je pense qu'il n'aime pas le fait que la nouvelle soit une hero qui obtient ce qu'elle veut en insistant, qui est très convaincante et a de meilleurs plans que lui. Même Gamin m'applaudit !

- Et bien, je pense qu'on a trouvé une nouvelle chef de file, dit Kristof tandis que je me sens légèrement blanchir.

Il s'avance vers moi en me tendant la main avec un grand sourire et déclare :

- Bienvenue dans la résistance.

Je la lui prend en affichant mon plus beau sourire pendant que tout le monde fini d'applaudir et je me tourne vers Darwin en lui demandant :

- C'est quoi le programme ?

Il ne parait pas surprit. En fait, il ne parait rien du tout. Quoi que, peut-être lasse. Dans tous les cas, il sort un papier du dossier qu'il tient devant lui et me le tend. Je le prends et jette un coup d'oeil pendant qu'il m'explique :

- C'est ton horaire, j'en ai un pour chacun d'entre vous. Étant donné ton pouvoir, tu auras un entrainement différent des autres pour le maitriser.

- Qui va m'entrainer ? demandais-je.

Un long silence s'ensuit durant lequel quelques personnes semblent un peu hésiter puis Darwin me dit :

- Avec la seule personne capable de s'entrainer avec toi sans se faire glacer la tête.

Je sais déjà que ça ne va pas me plaire et alors que je fais le lien, Jack me dit :

- Avec moi.

Je me fige et lâche la feuille. Quoi ? Lui ? Gamin ? Je vais me taper quatre heures par semaines collée à Jack ? Sans compter les missions ! Pas ça, par pitié...

Kristof passe sa main devant mon nez plusieurs fois comme pour attirer mon regard mais je ne réagis pas.

- Hé ho... Il y a quelqu'un ? demande-t-il.

Je ne réponds pas mais commence à retrouver mes esprits. Je m'abaisse et ramasse mon emploi du temps avec un regard vide et mes pensées tout autant. C'est comme un automatisme. Je regarde ma feuille et lis ce que je suis sensée faire maintenant. Maniement des armes, cours extérieur. Je remarque qu'il y a un plan du hangar au verso et vois que la cours est sur le toit.

Je marche vers la porte et monte sur le toit ou je vois une cours, effectivement. Au centre son disposées des armes de corps à corps sur des meubles conçu à cet effets. Je regarde l'heure. 10h06. Le cours commence à 10h10. Je m'approche des armes et commence à les détailler. Il y a beaucoup de couteau, passant de la simple lame à celle édentée sur le côté de sorte à accroché les organes de la victime. Il y a aussi quelques sabres et machettes ainsi que des haches et deux tridents. Je prends une machette et commence à la manier pour m'habituer à son poids, sa taille,... Bref, pour m'habituer à la manier. Je regarde ma montre. 10h10. J'entends des pas dans l'escalier et une femme avec de long cheveux acajou et de grand yeux vert fait son entrée. Dans la minute qui suit, quelques personnes arrivent à leur tour dont Astrid et Mérida. La femme nous entrainant, une certaine Johanna Mason, me demande de prendre une arme que je ne sais pas encore manier. Couteau, sabre, machette, trident et hache, je sais tout manier. Je le lui dit et elle s'exaspère :

- Ho ! Bah t'as qu'a prendre celle que tu sais le moins bien manier et tu suis le cours !

Je reste surprise devant ce caractère si peu accueillant et me tourne vers Astrid, avec qui je suis sensée faire équipe. Celle-ci me lance un regard encourageant et je prend un trident. Elle a prit une hache étant donné que l'exercice est qu'une personne prend l'arme qu'elle maitrise le moins bien et l'autre le mieux. Nous entamons un combat peu équitable et je me retrouve au sol avec sa hache plantée à côté de la tête. Astrid me tend la main, une manière pour elle de me montrer qu'elle ne veut pas de rivalité avec moi et je la prends pour me relever. Nous recommençons le combat inversement : elle prend l'arme qu'elle maitrise le moins bien, un couteau, et je prend l'arme que je maitrise le mieux... un couteau.

Nous commençons à discuter tranquillement tandis que nous combattons.

- Et sinon, pourquoi tu détestes Jack ? me demanda-t-elle en me faisant un croche-pied.

- Il ne m'avait même pas dit son prénom que je me retrouvais plaquée au mur, menacée par un couteau, répondis-je en l'entrainant dans ma chute.

- Tu sais, il n'est pas méchant, le défendit-elle en m'immobilisant la main gauche.

- Non, il est hautain, répondis-je en roulant au dessus et en plaçant mon couteau sous sa gorge. Gagné.

Nous rions puis je l'aide à se relever. Johanna nous félicite tous pour notre "bon boulot" et nous libère. Mon oeil, elle veut juste aller fumer un joint ! Astrid se tourne vers moi et me propose :

- Tu veux qu'on aille manger un bout ? J'ai pas déjeuner, ce matin.

- Moi non plus, ça ne serait pas de refus, lui répondis-je dans un sourire.

Mérida se joint à nous et nous descendons a la salle principale pour déjeuner ( un peu tard, je l'avoue. Mais pendant ma période, je ne fais que manger donc c'est pas la mort ! ). Ensuite Astrid nous propose une visite guidée du hangar et nous ne refusons pas car nous avons déjà du faire trois tours du camp en courant parce que nous ne retrouvions plus le chemin pour aller à la salle principale. Finalement, le reste de la journée se déroule agréablement et le soir, après avoir discuté de nos journées avec Anna, je m'endors avec la sensation d'une vie nouvelle.