Point de vue de Lisanna
Comme nous nous en étions doutées, Natsu était rentré chez lui. En arrivant, alors que Lucy allait sonner à la porte, je sortis la clé que Natsu m'avait fait faire chez le cordonnier une fois où je m'étais plainte qu'il mettait toujours trop de temps à venir m'ouvrir quand je venais chez lui. Lucy sembla surprise mais ne dit rien. Tant mieux. Même si Lucy était une fille que j'adorais, j'avais toujours été un petit peu jalouse de la vitesse à laquelle une amitié s'était forgée entre elle et Natsu, et j'étais contente d'avoir ce petit privilège qu'elle n'avait pas. Je savais que Natsu tenait autant à moi qu'avant, mais la peur qu'un jour elle prenne ma place dans son cœur m'avait toujours tiraillée. Et maintenant que je savais ce qu'il s'était passé entre elle et Rogue… Je lui avais dit la vérité, je ne lui en voulais pas. Ou du moins, je savais que je n'avais pas le droit de lui en vouloir et je faisais de mon mieux pour que ce soit le cas. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être blessée. Pas qu'elle ait couché avec lui non, je ne le connaissais même pas à l'époque, mais de ne pas avoir été celle avec qui il ferait sa première fois. Même si nous sortions ensemble depuis à peine quelques mois, je tenais énormément à Rogue. Il était si calme, si doux, toujours si réfléchi, si adulte. Je me sentais bien chaque fois que j'étais avec lui. Et même si nous n'en avions jamais parlé, j'avais toujours été persuadée qu'il était puceau, tout comme moi j'étais vierge. Apparemment pas.
Néanmoins, Lucy était une personne que je chérissais énormément, et je savais que peu importe combien cette histoire entre elle et Rogue me blesserait, je me devais de soutenir mon amie. Elle avait vécu des moments difficiles après cette histoire, s'était faite jetée par ses meilleures amies, et il n'était pas question qu'elle ait à revivre la même chose.
En parlant de ses meilleures amies, il fallait absolument que j'aie une discussion avec Yukino. Contrairement à ce que j'avais dit à Lucy, je ne l'avais pas rencontrée qu'une fois, mais au moins quatre ou cinq, dont une avec sa sœur, Sorano. Et le tableau que Lucy m'avait dépeint de Yukino était tout simplement incroyable. Je savais que Lucy ne m'aurait pas menti à ce sujet, mais j'avais toujours été de ce genre de personnes qui savent cerner les gens qu'ils rencontrent en à peine un regard. Et ce que j'avais vu en Yukino les quelques fois où je l'avais vue me montrent qu'elle n'est pas le genre de fille qui trahirait sa meilleure amie juste pour une partie de jambes en l'air, peu importe avec qui. Peut-être Sorano, à la limite, mais certainement pas Yukino. Il fallait que je comprenne ce qu'il s'était passé.
Quand nous entrâmes chez Natsu, il débarqua dans l'entrée en souriant, heureux de nous voir. Il se précipita vers Lucy pour lui demander si elle allait mieux, la prenant dans ses bras. Je fis une grimace. Comme s'il avait senti la pointe de jalousie qui émanait de moi, il leva la tête vers moi et me fit un clin d'œil. Je me mis à rougir. J'avais honte d'être jalouse de mon amie alors qu'elle avait plus que jamais besoin de moi.
- Lucy m'a raconté ce qu'il s'était passé l'an dernier. Je lui ai dit que je ne lui en voulais pas.
- Je le savais. T'es trop gentille pour en vouloir à qui que ce soit de toute manière, me complimenta mon meilleur ami en passant sa main dans ses étonnants cheveux roses.
Mmh, pas si sûre, mais ce n'était pas moi qui allait le contredire. Natsu s'éloigna un peu avant de nous demander ce que nous étions venus faire chez lui.
- On voulait voir si t'allais bien après la bagarre de tout à l'heure, lui répondit rapidement ma blonde d'amie.
- Comme tu peux le voir, il ne m'a pas trop amoché, plaisanta-t-il. Bah, j'avais un peu mal à la tête tout à l'heure mais ça va maintenant, j'pète la forme !
Lucy sourit. Elle semblait vraiment soulagée. J'imaginai qu'elle avait du se sentir très coupable de l'état de Natsu et de Sting et fut heureuse que mon ami la rassura.
Natsu nous invita à nous installer sur le canapé et nous proposa à boire. Dans un premier temps, Lucy tenta de refuser poliment, comme si elle était chez un inconnu et n'osait pas se servir, mais Natsu lui imposa fermement de faire comme chez elle.
- Bon ben, si t'as un truc pour me faire oublier cette journée je dis pas non alors, plaisanta-t-elle.
- Et c'est parti pour un teq paf !
Lucy s'empressa de refuser, disant qu'il était encore trop tôt pour boire, mais Natsu ne lui laissa pas le choix. De mon côté, j'étais morte de rire. J'adorai quand Lucy faisait sa petite timide, mais en même temps ça ne lui allait tellement pas. Je commandai la même chose à mon meilleur ami, prête à faire un peu la fête.
- Vous voulez manger à la maison ce soir les filles ?
- Ça me va, répondis-je avec joie.
- Je suis partante aussi, dans ce cas.
- Pizzas ?
- Pizzas.
- Chorizo pour moi, ajouta Lucy.
Et voilà, la vie reprenait son cours.
Point de vue de Lucy
J'étais tellement heureuse d'avoir des amis comme Lisanna et Natsu sur qui compter. Peu importe l'horreur de ce que j'avais pu faire, ils avaient su trouver la force de me pardonner. Je n'avais plus le droit de fuir. Dès demain, j'irai affronter Sting, m'expliquer avec lui, m'excuser. Il ne m'a jamais vraiment laissé la chance de le faire et j'avais besoin de lui parler à tout prix. J'espérai juste que Natsu ne l'avait pas trop abîmé.
Natsu et Lisanna étaient en train de se chamailler sur qui aurait le droit à une place sur le canapé et qui devrait s'asseoir par terre, étant donné que j'étais déjà installée sur la moitié du sofa. Je soupirai. Quels gamins. J'allai m'installer sur le tapis, leur laissant ainsi la place, mais Lisanna me rejoignit par terre.
- Ben tu t'assois pas à côté de Natsu ?
- Pour qu'il passe la soirée à me taper et à me chatouiller ? Non merci, j'préfère venir à côté de toi.
Qu'est-ce que je disais, quels gamins. En même temps, c'était peut-être ça qui me plaisait tant chez eux. Alors que Natsu protestait, ne voulant pas être sur le canapé tout seul, je reçus un message de Cana : « Demain, méga soirée chez Juvia. Petit before entre filles à 18h, arrivée des garçons à 20h30, première vraie soirée de l'année, ça va chauffer ! »
- Vous êtes au courant pour la soirée de demain ?
- Oui, répondit Lisanna. Juvia m'a prévenue tout à l'heure.
- Ah ouais, Gray a du le mentionner à un moment il me semble.
Je souris. Une soirée, c'était exactement ce dont j'avais bien. Ça allait me faire un bien fou.
Nous passâmes une bonne partie de la soirée à dire des conneries, à parler de tout et n'importe quoi et surtout à rigoler. Quand les pizzas arrivèrent, l'alcool avait déjà eu un peu raison de Lisanna et moi et Natsu se foutait ouvertement de notre gueule, surtout quand mon amie tomba trois fois avant d'enfin atteindre la porte pour ouvrir au livreur.
Vers 21h, Natsu décida qu'il était temps de nous ramener chez nous. Il appela Elfman qui accepta, après avoir longtemps grogné contre Natsu, de venir chercher sa sœur en voiture, puis me raccompagna jusqu'à mon appartement. Il pleuvait, et l'eau froide sur mon visage me réveillait quelque peu. Etrangement, alors que la soirée avait été plutôt agitée, Natsu et moi ne prononçâmes pas un mot du trajet. Ce fut seulement une fois arrivés chez moi que je parlai.
- Merci pour tout Natsu.
- C'est normal Luce. Allez bonne nuit, on se voit demain !
Je souris. Alors qu'il commençait à disparaître dans l'obscurité de la nuit, je fouillai dans mon sac pour finalement trouver mes clés. Arrivée chez moi, j'eus à peine le temps de m'asseoir sur mon lit que je dormais déjà.
Ce fut essoufflée et carrément en retard que j'arrivais en cours le lendemain matin. Comme je m'y attendais, le prof n'accepta pas de me prendre en classe et m'envoya en permanence pour la demi-heure de cours restante. Et moi qui étais décidée à prendre de bonnes habitudes, c'était raté.
A la fois à mon plus grand soulagement et à ma plus grande peine, Sting n'était pas venu en cours ce matin-là. Mes bonnes résolutions de la veille quant à m'expliquer avec lui m'avaient fui pendant la nuit et, même si je comptais le faire un jour, j'étais pour l'instant toujours trop effrayée à l'idée de me retrouver seule avec lui.
Je retrouvai Levy à la pause du matin, n'ayant pas passé énormément de temps avec elle ces derniers temps. Elle n'allait pas l'air d'avoir la super forme et je voulais plus que tout lui redonner le sourire. Au début, elle me parla surtout du nouveau livre qu'elle venait de dégoter dans une brocante, et à très bon prix en plus. C'était une anthologie de tous les grands classiques de la tragédie du 17ème, siècle de la littérature qu'elle adorait particulièrement. Elle semblait ravie, comme si ce petit livre un peu abîmé dans les coins était devenu toute sa vie, mais je sentais que quelque chose n'allait pas.
- Levy-chan, ne pense pas que ça ne m'intéresse pas, mais je vois bien que tu n'as pas la forme. En temps normal, tu aurais sauté au plafond, tu m'aurais appelée dès l'acquisition de cette petite merveille, mais là tu semble presque comme éteinte. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Elle soupira. Elle devait sûrement penser que ça ne se remarquerait pas. Je lui jetai un regard éloquent et elle se décida à parler.
- Lu-chan, je ne sais plus quoi faire. Je t'en avais déjà parlé l'an dernier, mais depuis que Gajeel est arrivé à Fairy Hills je crois que je ressens quelque chose pour lui. Il…il est tellement gentil et tellement fort en même temps, tellement proche et si inatteignable, si beau et si rustre en même temps.
Elle posa sa main sur son cœur, et son visage se tordit de douleur.
- Je sais tout ça Levy, tu me l'as déjà dit. Mais qu'est-ce qui a changé ? Ne me dis pas que tu lui as parlé et qu'il t'a rejeté quand même ? Il va voir ce qu'il va voir lui !
- Non, non, m'arrêta-t-elle prestement. Je n'ai toujours rien dit, je n'aurais jamais osé sans t'en parler avant. Mais… Juvia m'a dit qu'il avait une petite amie.
Je manquai de m'étouffer un moment.
- Gajeel a une copine ?!
Le visage de Levy se ferma. Je la pris dans mes bras pour la réconforter, lui murmurant des paroles douces à son oreille. Il fallait que je parle à Juvia. Absolument. Lorsque la fin de la pause sonna, je lui adressai un sourire timide, lui promettant que tout allait s'arranger, et courait vers le troisième étage où j'avais cours. A peine assise à ma place à côté d'Erza qui, pour une fois, avait décidé de se mettre au troisième rang, j'envoyai un message à Juvia, mon sac posé sur le bureau cachant mon téléphone : « Ce midi, café Strauss, je dois te parler ».
Ça avait l'air un peu mystérieux mais je savais qu'elle viendrait. Juvia était bien trop curieuse pour refuser. J'aurai pu lui en parler par SMS, mais je savais qu'elle allait se faire des idées, et je n'avais vraiment pas besoin de ça en ce moment. Sting était déjà persuadé que je me tapais Natsu, si en plus Juvia racontait à Mirajane, et donc à tout le lycée par extension, que j'avais des vues sur Gajeel, j'étais fichue.
Le cours passa lentement. J'essayai de me concentrer mais rien à faire, j'étais trop tracassée. Ma meilleure amie allait mal, mon passé ressurgissait dans ma vie et Sting était prêt à me faire la misère une nouvelle fois. J'aimais ma vie. A la fin du cours, alors que je commençais à me détendre, essayant de positiver en me rappelant que j'avais toujours des amis sur qui compter si les choses dégénéraient avec Sting, monsieur Yajima entra dans la salle pour le cours suivant, me rappelant alors une chose. J'avais séché son heure de colle. Je me terrai sur ma table, persuadée d'y passer si il me remarquait.
- Lucy Heartfilia ! Gray Fullbuster !
Camouflage : raté. Gray non plus n'y était pas allé ? Enfin, je ne devrais pas être trop étonnée. Après tout, même moi j'avais séché.
- Je ne m'étonne pas vraiment du comportement de monsieur Fullbuster, mais même vous mademoiselle Heartfilia ? Vous savez pourtant ce que ça signifie. Une semaine de travaux d'intérêt généraux à compter de lundi. Je vous veux tous les soirs à 17h devant la salle des professeurs, l'intendante est déjà au courant et vous avez vraiment intérêt à venir, sinon c'est l'exclusion.
- Oui monsieur, répondis-je en baissant la tête.
Bon, ben une semaine de pourrie en plus, ça c'était fait. Erza me jeta un regard sévère et je me sentis encore plus honteuse. Pleine de bonne volonté, je restai concentrée tout le cours, n'adressant la parole à mon amie qu'une seule fois pour lui demander un stylo vert. A la fin du cours, j'allai rapidement m'excuser auprès du prof pour mon heure de colle avant de me précipiter dehors, direction le café Strauss. Comme je m'y attendais, Juvia était déjà là, assise à une table, un thé posé devant elle. Juvia était de ces filles qui boivent du thé tout le temps, toujours le petit doigt en l'air. Je savais que ce n'était pas une marque de prétention de quelque sorte mais juste une habitude qu'elle avait prise de ses parents qui étaient assez stricts sur le comportement qu'une jeune fille devait adopter en tout temps, tout comme son étrange manie de parler d'elle à la troisième personne que, pour ma part, je trouvais tout simplement adorable. Par contre, en soirée, c'était tout sauf la bienséance incarnée, mais ça c'était une autre affaire. Lorsqu'elle me remarqua, elle me fit un grand sourire, m'invitant à venir m'installer en face d'elle.
- Pourquoi Lucy a-t-elle besoin de parler à Juvia ? S'est-il passé quelque chose de grave ?
- J'ai besoin de te demander quelque chose, mais je veux absolument que tu ne te fasses aucun film sur ce que je vais te poser comme question. C'est juste une irrépressible curiosité, pas de l'amour.
- Juvia n'est pas sûre de ce dont parle Lucy, mais elle promet de ne pas se faire d'idées.
- Très bien, répondis-je, à moitié soulagée. C'est quoi cette histoire comme quoi Gajeel aurait une petite amie ?
- Oh, alors Lucy aussi en a entendu parler ? A vrai dire, Juvia n'est pas sûre. Metalicana est une fille que Gajeel connaît depuis tout petit et qu'il a revu il n'y a pas longtemps, et comme il avait l'air vraiment content d'avoir passé du temps avec elle, Juvia en a déduit qu'ils sortaient ensemble, mais elle n'en est pas tout à fait certaine.
Pour un peu, je l'aurais giflée. Elle s'était imaginée toute une histoire entre son meilleur ami et une fille sortie de nulle part alors que, connaissant Gajeel, il n'y avait probablement rien entre eux, et maintenant Levy se faisait des films. Non mais, quelle idiote ! Je préférai pourtant ne rien dire pour ne pas trahir le secret de ma meilleure amie, et partis alors sur un autre sujet.
- Tu voudras de l'aide pour préparer la soirée de ce soir ?
- Oh non, que Lucy ne s'inquiète pas, Juvia et Cana vont faire les courses cet après-midi vu qu'elles finissent les courses à 15h, et Mirajane les rejoint après pour installer un peu la maison. Les parents de Juvia sont absents en ce moment, ils sont partis en vacances en amoureux.
- Ça va être génial, puis si tu fais les courses avec Cana on peut être sûr que ça va être bien arrosé ! Vous avez invité qui ?
- Juvia ne se souvient plus de tout le monde, mais un peu toute la bande. Juvia t'enverra la liste par SMS quand elle rentrera.
- Ça marche Juv'.
Le serveur arriva et prit notre commande. Je demandai un sandwich, consciente que je n'aurai pas beaucoup de temps pour manger puisque j'avais déjà perdu une bonne demi-heure entre le trajet jusqu'au café Strauss et ma discussion avec Juvia, et déjeunai en vitesse avec mon amie avant de retourner en cours, suivie par Juvia qui devait d'abord passer voir Polyussica par rapport à un cours de maths. Juvia avait choisi une filière scientifique et, malheureusement pour elle, avait donc hérité de Polyussica comme prof principale qu'elle avait l'immense plaisir de voir non pas six, ni même sept mais bien huit interminables heures par semaine puisqu'elle avait en plus choisi maths comme spécialité. Je la plaignais franchement.
Je rejoignais rapidement ma classe où Lisanna m'avait gardé une place à ses côtés. Les dernières heures de cours me semblèrent des années et bientôt je m'affalai sur ma table, impatiente d'en finir. Lorsqu'enfin la sonnerie annonça la fin des cours, j'étais épuisée et impatiente de rentrer chez moi. Erza m'interpella alors que j'allais sortir de la salle.
- Lucy, est-ce que je peux te demander une faveur ?
- Bien sûr Erza, qu'est-ce qu'il y a ?
- Je…Je ne sais pas comment m'habiller ce soir, balbutia-t-elle, gênée. Est-ce que tu voudrais bien venir te préparer chez moi pour m'aider à choisir ma tenue ?
- Avec plaisir !
Je souriais.
- Par contre on passe d'abord chez moi prendre mes affaires, ajoutai-je ensuite, ça te va ? Ou tu veux que je te rejoigne chez toi ?
- Non non, je t'accompagne, ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venue chez toi, ça commence à me manquer un peu.
Arrivées dans mon petit appartement pour lequel j'étais obligé de travailler, Erza se précipita dans ma cuisine. Allez savoir pourquoi, mais mon amie vouait une passion à ma cuisine qu'elle considérait comme un rêve de cuisinier. Ma cuisine. Dans mon petit appartement. M'enfin, de mon côté je voyais le lit de mon meilleur ami comme le plus confortable au monde alors que lui ne cessait de me répéter combien il dormait mal toutes les nuits, donc chacun ses goûts. De mon côté, je me dirigeai vers ma chambre, ouvrant ma penderie pour y chercher la tenue idéale. Toute la bande serait là, et même si je pouvais techniquement venir aussi décontractée que possible, j'aimais bien l'idée de passer des heures à me préparer et à me pomponner pour une soirée. Erza avait tout le nécessaire à maquillage chez elle donc je me contentais du strict nécessaire et optait finalement pour une robe plutôt courte, rouge vif, nouée par un ruban argenté à la ceinture et dont le bustier mettait vraiment en valeur ma poitrine. Bref, un rêve de fille quoi. En voyant l'étendue des robes un peu classe à ma disposition, Erza fut émerveillée. Elle était connue pour être une acheteuse compulsive et posséder plus de tenues qu'il n'était même possible d'imaginer avoir, mais, ses parents étant de la classe moyenne, elle se contentait de vêtements « normaux ». Alors que de mon côté, j'avais emporté à Magnolia avec moi de nombreuses robes hautes coutures que mes parents m'avaient offerts étant plus jeune et pour lesquelles je vouais une véritable passion. Je n'étais pas du genre m'as-tu-vue à ne porter que des vêtements de marque, mais j'avais certaines tenues dont je n'osais même pas dire le prix que j'adorais plus que tout, et celle-ci en faisait indubitablement partie. Devant les étoiles qui brillaient dans les yeux de mon amie, je ne pus m'empêcher de céder :
- Prends en une si tu veux.
Elle me regarda comme on regarde le père Noël quand on y croit encore : comme celui qui nous apporte le cadeau dont on avait toujours rêvé.
Une fois nos tenues choisies, n'ayant donc plus besoin de passer chez Erza pour lui prendre une robe, je proposai de rester chez moi pour nous préparer maintenant que nous y étions. Mon amie approuva et, pour qu'elle n'ait pas à repasser chez elle, je lui prêtai également des chaussures assorties à sa taille et un collier qui mettrait en valeur sa beauté.
Une heure plus tard, nous étions fin prêtes et nous dirigions vers le palace Lockser.
- SAUVEZ UN AUTEUR, LAISSEZ UNE REVIEW -
