*Sifflement*

Je suis impardonnable je sais, j'ai mis beaucoup de temps à écrire ce chapitre mais j'avoue que j'ai été pas mal occupé entre le personnel, les études et mes activités en dehors de la fanfic. Oui je me suis mis au rp et je vous jure que trouver le temps d'écrire un chapitre de fanfiction, c'est pas le plus simple. Mais quand j'ai vu ce chapitre pas terminé dans le dossier, je me suis "bon dieu, j'abuse quand même de les faire attendre comme ça".

Qui plus est, je suis vraiment pas fière de moi sur ce chapitre, ou du moins le début, la fin l'ayant fait quand j'ai retrouvé de l'inspiration. Bref, je vous en dit pas plus, ce sera à vous de me dire ce que vous en avez pensé ^^. Je préviens (avec honte d'ailleurs ) qu'il risque d'y avoir quelques fautes, n'ayant pas prit le temps de corriger, j'ai préféré vous le poster maintenant. J'essayerais de corriger plus tard ^^.

Bref sur ce, je vous souhaite bonne lecture ^^ !


Ai-je dit repartir sur de bonne bases ? Il faudrait que j'arrête ce genre de phrases toutes faite qui nous font passer moins con que l'on ne l'est. Je ne dis pas être une idiote, loin de là, je dis juste que j'ai vraiment des efforts à faire pour réparer ma sale habitude... Ou au moins choisir les bonnes personnes à qui le voler.

« Je vais la tuer, vraiment Galahad pousse toi que je lui coupe la gorge.

-Calme toi Tristan je suis sur qu'elle ne voulais pas le faire. »

Oui, écoute le gentil chevalier, je ne l'ai vraiment pas fait exprès... Non mais quel idée aussi d'avoir une belle dague comme la sienne attaché bien en évidence à la ceinture. C'est un vrai piège pour les cleptomane comme moi, il ne faut pas me tenter, je ne suis pas encore prête pour ça, je n'ai pas passé le cap... Bon oui j'ai besoin de voir un psy, j'en conviens, mais avouez qu'il est aussi fautif que moi. En plus il est pas sympa, je lui ai immédiatement rendu la dague une fois que je me suis aperçu l'avoir en main... Avec dix minutes entre les deux...

« Arrête Tristan ! Je pense qu'elle à comprit. »

Merci chef du groupe ! Enfin Arthur. Oui bon j'ai vraiment des problème mais être sur le point de se faire couper la gorge pour une petite erreur de rien du tout par un fou furieux, il y a de quoi avoir une façon de parler qui laisse à désirer. En attendant, tout le monde semblait me lancer des regard noir ou amusé, dépendant de leur degrés d'affinité avec moi donc autant dire aussi proche de zéro qu'une glace au congélateur. Quoi ? Oui j'ai des métaphore nul et alors, ce serait pas la première fois.

Arthur s'approcha de moi, pas spécialement content de ce que j'avais pu faire mais pas non plus entièrement contre ma pauvre personne. Il se mit à parler.

« Bien, Galahad s'est entretenu avec moi en proposant de vous libérer à condition que vous soyez sous sa direction. Je vais y ajouter quelques conditions qui ne sont pas négociables. vous serez aussi sous mes ordres, les miens passant évidemment avant ceux de Galahad. Donc si j'ordonne quelques choses, j'entends à ce qu'elle soit respectées qu'importe ce que je demande. Ajoutez à cela le fait que la prochaine fois que vous volerez quelques choses à mes chevaliers, vous retournerez immédiatement en prison. J'espère m'être fait comprendre mademoiselle.

-C'est clair. » Murmurais-je bassement.

Il était sûr que personne n'avait envie de rétorquer quoique ce soit à Arthur, il faisait plus peur que tous les autres chevaliers réunit dans cette pièce. En tout cas je n'en menais vraiment pas large mais flippait un peu sur le fait de ne pas recommencer à voler quelque chose. Qu'est-ce qu'ils ne comprenaient pas dans: ne pas le faire exprès ? Bon, je sais que je devais faire un effort, il était clair que c'était à moi de faire quelque chose mais qu'elle était la solution à part m'attacher les mains dans le dos... ou alors me les couper. Ce serait radical mais efficace au moins... Non mais qu'est-ce que je raconte moi ?

Je sentis une main se poser sur mon épaule alors que j'étais encore en train de me morfondre sur ma situation future. C'était Galahad, me lançant un grand sourire qui ne me disait rien du tout... Vous êtes sur qu'il s'appelle bien Galahad ? Non parce qu'on pourrait vraiment en douter, ou alors j'ai pas bien suivit mes cours...

« Allez, suivez moi. »

J'obéis bien évidement, de toute façon, avais-je le choix. Nous quittions donc cette immense salle ma foi très belle ou trônait au centre une table ronde, je ne vous donne pas la référence qui me saute immédiatement à l'esprit, vous comprendrez.

Je ne sais pas où il m'emmenait mais en tout cas nous traversions divers couloirs où j'étais sur de me perdre un jour pour s'arrêter devant une porte en bois. Galahad la poussa avant de me faire signe d'entrer, ce que je fis bien sûr avant d'entendre le battant claquer et la serrure être bloqué. Je venais d'être enfermé dans cette pièce. Mais moi qui croyais être seule je fus plaquer sur le lit se trouvant dans la pièce. La personne qui avait fait ça me tenait d'une poigne de fer les deux mains et je tentais tant bien que mal de me débattre, ce qui n'eut que pour seul résultat de m'affaiblir.

« Je pense qu'il va falloir qu'on parle tous les deux. Je préférais le faire ici, nous serons plus tranquille que dans la cellule d'en bas. »

C'était la voix de Galahad, mon Dieu mais pourquoi faisait-il ça aussi violemment ? Qu'avais-je fais ? Ou... que voulait-il faire. Je sentis mes joues se teinter de rouge, mélange de honte, timidité et colère. Je répondis sur les nerfs.

« Que voulez vous me faire enfin ! Vous voulez en profiter ? Crachais-je énervée.

-... je crois que vous vous méprenez sur mes intentions Tess. Je n'avais pas l'intention de profiter de vous. »

Comme pour appuyer ses paroles, sa prise sur mes poignets se desserra et je pus me libérer, repoussant loin de moi le chevalier et m'éloignant le plus de lui.

« Pourquoi vous avez fait ça alors ? Murmurais-je étonné.

-Je voulais vérifier que vous n'étiez pas une sorcière.

-Vous êtes du genre prudent vous...

-On ne l'est jamais trop quand il s'agit de ce genre de chose. Maintenant soit vous dites la vérité, soit vous êtes folle.

-Peut-être que je le suis vraiment qui sait. Vous devriez me laisser partir. »

Galahad arqua les sourcils un peu surprit par ce que je venais de dire. D'un côté, peut-être que je rêvais tout ce qui se passait, que j'étais endormis chez moi dans un bon lit douillet et pas à cette époque de fou ou les hommes vous sautent dessus croyant que vous êtes une sorcière. Enfin... il fallait bien que je m'y fasse, je ne dormais pas et j'étais bien ici, dans cette chambre, avec une beau chevalier qui connaissait un secret que j'aurais bien aimé garder...

« J'en doute Tess. Je ne vous fait pas encore confiance, c'est pour ça que je vous garde sous ma coupe et que je ne vous ai pas fait libérer. Qui plus est je suis intéressé par votre « futur ». Racontez moi donc un peu. »

Hop là ! Mais c'est moi ou il me demandait vraiment de lui raconter le futur ? Mais je ne pouvait pas, ça pouvait engendrer des choses mauvaises, changer les temps à venir, ce qu'il fallait à tout prix éviter. Je ne pouvais pas lui raconter le vingtième siècle, impossible...

« Je suis désolé mais je ne peux pas. Vous dire des choses sur le futur pourrait le compromettre. Je suis navré. »

Une petite mou déçu passa sur les traits du chevalier ce qui lui donnait un air très mignon. Mais ce n'est pas ça qui me ferait changer d'avis. Comprenant que je ne dirais rien, Galahad embraya sur autre chose.

« Tant pis. Je suppose que vous devez avoir raison sur ce point. Dans ce cas nous allons directement aborder ce qui vous concerne directement.

-A savoir ?

-Je vais vous expliquer pourquoi je vous ai gardé à mon service et ce que je vais vous faire faire. Pour être simple, vous allez devoir faire tout ce que je vous ordonne et ce en toute circonstance. Bien entendu, je ne vais pas vous faire faire n'importe quoi n'importe quand, ce qui signifie que vous ne serez pas continuellement occupé.

-En résumé, je ne fais que ce que vous me demandez mais que quand vous en avez besoin ?

-C'est ça.

-Que vais-je faire le reste de mon temps ?

-A vous de voir, il y a beaucoup de chose à faire ici au mur.

-Et en dehors de basse taches ? Que comptez vous me faire faire ?

-De basses taches ? Fit-il visiblement très amusé comme si je venais de sortir une énorme blague. Je crois que vous n'avez pas une très bonne idée de ce qui vous attend, croyez moi. »

Alors là, j'avais bien l'impression que cette simple phrase allait me rester en tête jusqu'à la fin de mes jours, et le petit sourire que Galahad affichait encore plus. Finalement, j'aurais bien tout donné pour rentrer chez moi, même me faire arrêter par la police. Franchement, être bloqué dans cette époque Moyenâgeuse était une véritable torture, aussi bien du côté physique que psychologique... Laissant un gros doute en suspend dans mon esprit, le chevalier se leva et se dirigea vers la porte tranquillement avant de se retourner une dernière fois vers moi.

« Bien, je vous laisse libre aujourd'hui, faites ce que bon vous semble mais évitez les bêtises et surveillez vos mains, que les problèmes que vous causerez ne me tombe pas dessus. On se revoit demain. Cette chambre et à votre disposition. »

Puis sans me laisser le temps de répliquer, il poussa la porte et disparu dans le couloir, me laissant seule et sans aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir faire pour terminer cette journée. Je serais bien resté ici, la solitude ce n'était pas nouveau chez moi, mais après avoir passé quelques jours seules enfermée dans une cellule, cela à de quoi en refroidir plus d'un... Mais où aurais-je bien pu aller si ce n'est rester ici ? Me balader dans la mini ville et me faire arrêter encore une fois car je n'ai pas su me tenir ? Non merci, je préférais aller me coucher immédiatement. D'ailleurs, quelle heure pouvait bien t-il être ? Je me tournais alors un peu sur le lit d'où je n'avais pas bougé d'un pouce, faisant un rapide constat des lieux. Bon il fallait l'avouer, ce n'était pas vraiment petit. Au moins deux fois la taille de ma chambre à mon époque, ce qui n'était déjà pas si mal, avec un petit coin salle de bain, un assez grand lit et une fenêtre à l'autre bout de la pièce. Autant dire, j'étais tranquille et bien lotis (surtout avec mon arrivée spectaculaire).

Tournant mon regard vers la fenêtre, j'aperçus dehors de l'agitation, ou plutôt,ce qui semblait être la vie de tous les jours ici. Je n'avais plus l'habitude d'autant de bruit, à vrai dire, dans le présent, enfin, mon présent, je passais la plupart de mon temps enfermé dans un petit appartement de trois pièces, dans un village bien pourri, avec dans l'idée de me faire oublier le plus longtemps des autorités. Le problème c'est que j'avais deux dons, l'un fâcheux qui était de voler sans m'en apercevoir la plupart du temps, et l'autre était de pouvoir passer assez inaperçu. Ce qui voulait dire que dès que j'arrivais à me faire oublier, il y avait toujours un moment pour que je perde le contrôle de mes mains et que finalement, je me retrouve avec des objets de valeur dans mes poches sans savoir où et quand je les avais volé et surtout, à qui...

Bref, repenser à tout ça ne me permettais pas de prendre une décision concrète et je sentais que si je restais ici une minute de plus, j'allais me mettre à baver et me rouler par terre comme une folle. Il me fallait de l'air et une présence humaine, qu'importe que ce soit un chevalier, un fermier ou un bouseux sortit de nul part, il fallait que je discute avec quelqu'un. Galahad était bien sympa mais il m'avait littéralement laissé en plan. Franchement, je n'avais strictement aucune idée de ce que j'allais bien pouvoir faire.

Poussant la porte de ma chambre, je regardais pas l'entrebâillement avant de sursauter lorsque j'entendis la voix d'un autre. Je ne connaissais pas cette voix d'ailleurs.

« Vous sortez mademoiselle ?

-Euh oui... Avançais-je prudemment.

-J'ai ordre de vous surveillez. »

En voilà une belle tient ! On me donne l'autorisation de sortir de prison tranquille et de me balader en ville sans problème, mais il fallait quand même que je me coltine quelqu'un. Ça allait être joyeux tient ! Toi mon petit père, je te retiens... fit mon esprit en colère en pensant à Galahad qui avait semble t-il omit ce petit détail qui en fait, me taper gravement sur le système. J'avais l'impression d'être le petit chien que l'on sortait pour la balade du soir avant de le ramener à la niche pour faire dodo. Bon sang, j'allais pas le lâcher celui là, crois moi, tu vas en voir de toutes les couleurs avec moi ! On va s'amuser tous les deux.

C'était une certitude, je pouvais être très sympa mais quand le vase débordais, j'étais réellement (et ne le cache pas) une vrai chieuse. Capable de vous pourrir la vie en moins de temps qu'il n'en faut ! Lançant un regard à la pauvre victime du jour, je notais avec amusement la gueule d'ange qu'il avait, pas de chance mon gars, tu es mal tombé. Là où Galahad (oui je sais, je ne réfère qu'à lui mais depuis que je suis là il est celui qui m'a le plus parlé !) avait aussi une belle gueule ainsi que celle d'un gars gentil, ce mec là c'était cent fois pire, dans le genre gros pigeon. Je doutais de pouvoir un jour tourner Galahad en dérision, mais celui là, bon dieu j'allais pas me gêner. Pauvre de lui quand même, j'en venais presque à le plaindre. Pas très chrétien tout ça... mais bon.

En parlant de Dieu, il avait une église ou un truc du genre par ici ? Non parce que ça peut paraître dingue comme ça, une voleuse croyante et tout et tout, surtout qu'à notre époque du présent, le temps n'était plus vraiment à la prière ou à l'adoration de Dieu, mais dans mon cas, je ressortais très souvent du lot. Et oui, il faut toujours que je fasse tache, bah tant pis ! Je demandais donc, un mec comme ça, ça devait pas croire en dieu... quoique la jupette... C'est un romain non ? Ils étaient convertit à cette époque non ? Oh puis merde, rien à taper de toute façon, je vais où je veux !

« Dites moi, commençais-je enfin, après le gros blanc qui s'était installé lorsque j'étais sortie de ma chambre, il y a une église ici ? »

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il fut surprit d'entendre ce genre de demande sortir de ma bouche, j'avais envie de réplique un truc du genre : « quoi ? Tu crois que je suis bonne qu'à aller picoler dans la taverne du coin avec tous les clodos du pays ? ». Très subtile, je sais, mais je faisais souvent outre ce genre de détails quand j'en avais par dessus la tête. Oui, je pouvais jouer au con, je l'avoue.

« Bien entendu qu'il y a une église ici. Je ne savais pas qu'une personne... comme vous c'était convertie à la parole de notre seigneur »

...

Long silence, enfin surtout dans ma tête. J'avais envie de lui répliquer un truc bien acerbe. Ce qui me fit tilter, ce fut l'hésitation en parlant de ma personne. Quoi, j'étais pas un chien non plus, ni une paysanne sortie de nul part ! Quoique pour le sortit de nul part, on peut relativiser la chose. Mais il avait vraiment l'air de me prendre pour... heu... ouais enfin voilà ! Le mec un peu benêt quand même... Finalement, les chevaliers Sarmates semblaient être moins con que les romains. A part me traiter de voleuse, ce que j'étais, ils ne me traitaient pas de moins que rien, enfin, pas pour l'instant. Limite vexé, usant de la technique très efficace du « je lève la tête et je me barre comme une reine », je passais devant le garde qui ne sembla pas comprendre mon irritation.

J'allais bien la trouver toute seule de toute façon cette église, ça devait pas être très différent des bâtiments de chez nous, à deux ou trois détails près... Sortant enfin à l'air libre, je respirais à plein poumons l'air de cette campagne paisible, a ceci près qu'on était proche des écuries et que niveau fraicheur sur l'odeur, on pouvait trouver mieux, bien mieux. Pourquoi fallait-il qu'à chaque beau tableau où je me trouvais, un détail de merde venait gâcher d'un coup la peinture. Zut à la fin !

Je dû tourner en rond pendant vingts bonnes minutes avant qu'enfin, consentant à me retourner vers le mec « gueule d'ange » toujours sur mes talons, je demande la tête encore haute :

« Elle est où l'église ? » Oui, ma politesse était imbattable !

Et tout cas lui, il ne semblait pas remarquer mon manque de tact et répondit en bon pigeon qu'il était.

« C'est de l'autre côté, suivez moi. »

Bon, conclusion, jouer au con ne m'aidais pas à améliorer mon sens de l'orientation déjà défaillant. Je suivis donc mon garde du corps (si l'on puis dire) qui me mena directement vers ce qui devait être une... église ? Bon, j'avoue que les deux trois détails n'étaient pas valable et que... bah... je m'attendais pas à ça. Néanmoins, j'avais besoin de prier un peu, et puis, Dieu était partout dit-on. Je me souviens que dans le présent, je me rendais de temps en temps à l'église histoire de faire le point sur moi même et finalement, ça marchait vraiment très bien ! D'un signe de la tête, je remerciais mon guide trop bonne poire et rentrais dans les lieux. Il y avait déjà un certain nombre de personnes qui semblaient être elles aussi venue pour se ressourcer en quelque sorte. Je trouvais une petite place, puis, joignant mes mains comme le faisait ceux déjà présent, évitant par la même occasion de faire tache, je me mis à prier. Et éviter de me faire des commentaire du genre, prier, ça sert à rien ! Ça je le sais, c'est pas Dieu qui allait venir m'aider à retourner dans mon époque, mais un peu d'espoir, ça aide toujours...


Bon, je ne vous précise malheureusement pas de délais pour le prochain chapitre, ne sachant pas vraiment quand je trouverais le temps d'écrire, mais sachez que je ne vous oublie pas ! Bref, à la prochaine ^^