Et voilà un nouveau chapitre, désolé celui ci a mit plusde temps à arriver mais je suis pas mal surbooké en ce moment.

Tenez vous prêtes entrée en scène de Mr Beau goss, Edward *cris hystériques*

Bonne lecture


Chapitre 3

Que s'était-il passé ? Où était passé mon Adonis ? Je ne pouvais pas réaliser ce qui se passait devant mes yeux. Je ne comprenais plus rien, mon cerveau refusait de fonctionner.

Je fermais les yeux, pensant que je rêvais encore. Quand je les rouvris, le même spectacle se tenait devant moi. De grandes flammes dansaient dans ma chambre. Elles se tenaient principalement devant le seuil de ma porte, j'étais coincée.

Je me levais, essayant de braver ce feu qui était en train de consumer entièrement mon appartement. Je toussais, mes poumons me faisaient extrêmement mal. Cette chaleur oppressante ne faisait que croître ce sentiment de peur qui me maintenait sur place. J'étais horrifiée. Non, je ne veux pas mourir, je n'ai que 22 ans, je n'ai pas tout vu. Tout ce que ce monde pouvait m'offrir, je n'en n'ai pas profité…

Les larmes montaient, et coulaient de long de mes joues. Je les refoulais d'un revers de mains. Mes mains. Je les fixaient, elles tremblaient et étaient noircie par la suie qui flottait dans la pièce.

Le feu atteignit mon rideau, je me sentis prise au piège. Une seconde fois, j'essayais de franchir ma porte. Mais malheureusement, les flammes étaient vraiment trop denses. Je vais mourir… Cette fois, j'en étais sûre…

Je me plaçai dans le coin opposé de ma chambre. Je hurlais profitant tant que mes poumons pouvaient me laisser faire, priait pour que quelqu'un m'entende et que l'on vienne me sauver. Je me repliais sur moi-même, sentant mon souffle se faire de plus en plus difficilement.

Soudain, des cris venant de l'autre côté du mur, me firent relever la tête. Des cris d'enfants. Oh non !

Ce sont les enfants de ma voisine, Carmen. Non, pas elles… J'adorais ces deux petites filles, elles croquaient la vie à pleines dents comme tout enfant qui se respecte.

Je me remettais debout, il n'y avait pas que ma vie qui était en danger et je refusais catégoriquement que ses deux enfants périssent dans cet incendie. Je me rapprochai des flammes, jugeant de la hauteur de celle-là. De toute façon, elles peuvent faire deux mètre de haut, j'y arriverais quand même.

Ni une, ni deux, je reculais de plusieurs mètres pour pouvoir prendre un élan assez important.

Je soufflai un bon coup, pensants à ses deux choupettes qui devaient être terrorisées.

Je me mis à courir et sautais le plus haut et le plus loin que je pouvais. Je m'écrasais littéralement dans le couloir. J'avais réussi ! Mon épaule me faisait extrêmement mal, je crois que celle-ci était gravement brûlée et peut-être fracturée, sûrement dans ma chute. Elle avait été rude. Mais je n'y prêtais pas attention.

J'écoutais de nouveau les fillettes hurler « Au secours ! », elles appelaient leur mère également.

Je me dirigeai vers mon salon, mettant mon bas de T-shirt sur ma bouche. Je toussais, ayant l'impression que mes poumons allaient sortir à chaque expiration.

La tête commençait à me tourner. Ma chambre n'était rien par rapport à l'état de mon salon. Celui-ci s'embrasait complètement. Mon canapé était en feu, tout comme mes rideaux et mes tapisseries. Le feu commençait à se propager du côté de ma porte d'entrée. J'accélérais le pas, histoire d'arriver vers celle-ci avant que ça devienne impossible de franchir le seuil.

Plus ça allait et plus j'étais prise de vertiges, j'avais beaucoup plus de mal à mettre un pied devant l'autre. Tant bien que mal, j'arrivais à atteindre le loquet de la porte, tournais la clef et l'ouvris.

Je me jetai dans le couloir. En fait, je compris très vite que tout l'immeuble était en train de brûlé.

-AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH ! AU SECOURS, MAMAN NE BOUGE PLUS !

C'était Irina et Kate à nouveau. J'essayais d'avancer en direction de l'appartement de ma voisine. Le seul hic s'était que mes jambes ne pouvaient plus avancer. Je ne pouvais plus respirer maintenant, la fumée étant beaucoup plus dense ici que chez moi.

J'étais à terre, aucun de mes muscles ne répondait. Tant bien que mal, je rampais, calant ma bouche dans le creux de mon coude. Cela ne servait à rien car même comme ça, mes poumons refusaient de s'oxygéner.

Plus que trois mètre jusqu'à sa porte. Allez Bella, tu dois aller sauver ses ptits anges…

Plus que deux… Courage…tu peux le faire…

Ma vision était complètement troublée. La tête me tournait encore plus.

Plus qu'un mètre…T'y est presque…

Mes poumons allaient éclater, mon corps semblait totalement mort.

Dans un dernier effort, que je n'aurais jamais cru pouvoir faire, j'atteignis le loquet .J'essayais de l'activer, mais mon bras retombait lourdement. Je ne pouvais plus, n'ayant plus du tout de contrôle sur mon corps et esprit, je me laissai emporter par un flot de pénombre…

La chaleur m'entourait, je la sentais frappée mon visage par foulé. Puis d'un seul coup le silence le plus total. J'essayais d'ouvrir les yeux, impossible. Je serais morte alors ? Mais non, réfléchis tu es en train de penser et ce n'est pas possible quand on est mort.

Je me sentis m'élever dans les airs, une pression se faisant sur le flanc droit de mon corps. Cette fois-ci, j'arrivais à ouvrir les yeux. Je ne voyais qu'un masque imposant, plaqué sur le visage d'un homme. Mon sauveur…

-Aidez-moi, je vous en supplie…, soufflai-je, tout bas.

-N'ayez crainte Mademoiselle vous êtes saine et sauve.

-Pas moi, il faut sauver ma voisine ainsi que ses deux petites filles…

-Vous dites qu'il y a d'autres personnes encore présentes à cet étage ?

Je hochais la tête.

-Sam, vas voir dans l'appartement 2B, il y aurait du monde à l'intérieur. Une mère et ses deux enfants !

-J'ai essayé, je vous jure j'ai essay….

Je sombrais de nouveau.

Plus rien. Plus un bruit. Plus une seule sensation de chaud. Rien.

Soudain, une lumière bleue dansait devant mes yeux. Elle était belle et tellement apaisante. J'essayais de m'en approcher pour pouvoir la toucher. Je tendis mon bras, celui-ci me rappela à l'ordre. Cette douleur, je l'avais déjà ressentie. Dans cet enfer, dans mon appartement. Oh non, mon appartement… mes affaires…tous mes souvenirs…

-Bella… Bella…

Tiens cette voix, elle me parait familière…

-Melle Swan essayez d'ouvrir les yeux.

Par contre celle-ci, je ne la connais pas.

-Ma Bell's, je t'en supplie ouvres les yeux. Réveilles-toi !

Bell's ? Une seule personne m'appelait comme ça. Cette personne était l'homme le plus important de ma vie, avec mon père bien évidemment.

Je fis ce que mon frère me demandait et ouvrait les yeux.

Ma vision était très trouble. Je plissai les yeux, histoire d'avoir une vue plus nette mais rien à faire.

-Je… Je vois… très mal…

-C'est normale, l'excès de fumée endommage à court terme la cornée de l'œil. Ne bougez pas, je vais vous mettre des gouttes.

Je sentis une main se placer sur mon front. Elle était chaude, douce et rassurante. Je sentis un liquide pénétrer dans mon œil droit puis dans le gauche. Je clignais des paupières, pour pouvoir bien faire passer le produit dans tout l'œil.

J'attendis quelques secondes, je rouvris les yeux. Ma vision était toujours troublée mais doucement, les traits du visage de mon frère se faisaient de plus en plus nets.

-Hey… Ca y est je te vois…

Mon frère avait vraiment une sale tête. Ses yeux étaient rouges, son teint, livide et d'énormes cernes ornaient les hauts de ses pommettes.

A ce moment-là, je compris d'où venait la lueur bleue pendant ma perte de connaissance. De nombreuses ambulances étaient garées dans tous les sens. Etant moi-même dans un de ses véhicules, je voyais face à moi un gyrophare qui tournait. Je regardai autour de moi, il n'y avait que mon frère, à l'intérieur de l'ambulance, assis près de moi.

-Belli Bell's ! Ca va mon ange ? Tu arrives à bien respirer ?

-Oui, mes poumons me font toujours un peu mal, et je pense que je vais tousser pendant quelques jours. Mais je peux respirer.

J'essayais de me relever légèrement pour lui faire une bise sur la joue, histoire de le réconforter. Lui montrer que ça allait. Mais mon bras ne voulait pas suivre. Et encore cette douleur lancinante…

-Ne bougez pas ! Vous avez surement l'épaule démise.

Je me tournai vers la personne qui avait dit ça. Un pompier. Je me mis à rougir, mon rêve me revenait à l'esprit par flashs.

Oh mon dieu. Et quel pompier !

Jamais je n'avais vu un homme aussi parfait.

Son regard vert émeraude me transperçait. Ses traits étaient fins et mettaient en valeur une mâchoire carrée, imposant un charisme impressionnant. Ses cheveux étaient d'un cuivré éblouissant, faisant ressortir la couleur de ses yeux. Je bloquais complètement sur la vue de cet Apollon.

-Bell's, tu nous entends ?...

La voix de mon frère me sortit de mon absence.

-Mhhmm, pardon… je n'ai pas écouté…

-Je vous disais Melle Swan que votre épaule est démise suite à un gros choc. Nous allons devoir la remettre en place avant de vous emmener à l'hôpital.

Sa voix était tellement sensuelle, qu'elle m'avait complètement transporté.

A ce moment-là, je vis un médecin et une infirmière, enfin je crois, qui arrivèrent pendant que mon pompier « parfait » se retirait.

Ils demandèrent à mon frère de sortir de l'ambulance, le temps qu'ils me prodiguaient des soins.

L'infirmière se plaça de l'autre côté de moi pendant que le médecin s'emparait avec douceur de mon épaule endolorie.

Il touchait au niveau du creux de mon épaule, je grimaçais.

-Je vois, l'épaule est bien sortit de sa loge. Mais avant de la remettre en place, je vous présente Emily, mon infirmière et moi je suis le Dr Cullen.

-Cullen ? Ce nom me dit quelque chose. Laissez-moi réfléchir… AAAAIIIEEEE !

Le médecin profitait que mon attention soit détournée pour pouvoir remettre mon épaule en place.

-Voilà, une bonne chose de faite. Mais ne bougez toujours pas votre bras. Il sera endolori encore pendant quelques jours, vous allez devoir mettre une écharpe. Bon à la suite, il s'adressait à sa collègue. Du repos Melle Swan, ok ?

Je hochais la tête, signe d'affirmation.

Dès qu'ils furent sortis, mon frère remontait dans l'ambulance.

-Ca va sœurette ? Tu tiens le coup ?

Je voyais qu'il voulait que je lui explique ce qu'il s'était passé. Mais je n'avais vraiment pas la force de me remémorer l'enfer que ça a été.

Puis, soudain, ma voisine et ses filles me revenaient en tête.

-Em', tu peux me rendre un service s'il te plaît ?

-Bien sûr, demandes moi tout ce que tu veux.

-Tu pourrais aller te renseigner auprès des pompiers ou des médecins si Carmen, Kate et Irina vont bien.

D'un saut, il sortit de nouveau de l'ambulance.

Je me retrouvais seule. Des images me revenaient en tête. Quand j'ai réussi à sortir de ma chambre, cette douleur dans mes poumons, comment ma main n'a pas pu ouvrir la porte de ma voisine. Des larmes naissaient dans le coin de mes yeux pour ensuite s'écouler sur mes joues.

-Hey, ne pleurez plus c'est terminé… Mon pompier parfait était de nouveau face à moi. Il venait d'entrer dans l'ambulance, je ne l'avais même pas vu faire. Il essuyait mes larmes de ses pouces.

-Je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher. Des images reviennent par flots, je n'arrive pas à les contrôler.

-C'est tout à fait normal, vous êtes encore sous le choc, ne vous inquiétez pas.

L'image de l'homme qui m'avait sauvé naissait dans mon esprit. J'hésitais à demander à Mr Parfait s'il savait qui s'était. Sûrement un de ses collègues.

-Je sais que vous avez beaucoup de travail à faire mais…

-Oh non, j'ai été mis à l'écart par mon chef, et mis sous masque à oxygène pendant dix minutes. J'ai été très exposé à la fumée de l'incendie.

-Vous êtes allé à l'intérieur ?demandai-je, interloquée et admirative.

-Oui… C'est mon job, vous savez…

Bien sûr, quelle idiote c'est un pompier c'est logique.

Je voulais vraiment rencontré l'homme qui m'avait sauvé. Je voulais le remercier, je lui étais redevable à vie.

-Est-ce que vous savez qui… enfin… lequel de vos collègues m'a sauvé des flammes ?

Je rougir au plus haut point. Je savais très bien que cet homme avait autre chose à faire qu'accepter de me rencontrer.

-Je sais que vous avez du boulot par-dessus la tête et que je ne suis pas la seule victime mais…

-C'était moi…, me coupa-t-il. Il disait ceci tellement bas que je n'étais pas bien sûr d'avoir bien écouté.

-Pardon, vous avez dit que c'était…

-Moi, continua-t-il en baissant la tête. C'était moi, à qui vous aviez dit pour votre voisine. C'était moi, qui vous ai trouvé, inconsciente dans le couloir du 2ème étage…

-Je… je ne sais pas quoi vous dire… Enfin, si « merci » bien sûr.

J'attrapais une de ses mains et la serrait entre les miennes.

-Je ne sais pas quoi vous dire, il n'y a pas de mot pour exprimer ce que je ressens.

Je le fixais, il ne savait plus quoi dire. Il semblait gêné, alors qu'il devrait plutôt être fier de lui.

-Vous faites le métier le plus héroïque du monde. Grâce à votre courage et votre bonté vous serez toujours présent…ici.

Je posais sa main contre mon cœur, qui lui, battait la chamade au contact de ce bel homme à qui je devais la vie.

-Dans mon cœur…

Je plantais mon regard dans le sien. Je pouvais y lire de la tendresse, de la joie (peut-être de m'avoir sauvée) mais aussi de la gêne. Je sais très bien que je franchissais la ligne. Il n'avait sûrement pas le droit d'avoir un contact aussi intime avec une victime. Mais je m'en fichais, j'étais tellement bien en sa présence. En fait, je me sentais toute légère.

Malheureusement pour moi, il rompait le contact. Je lâchai sa main. J'étais extrêmement gênée. Je ne me serais jamais cru avoir une telle audace, c'était un pur inconnu. Oui mais un inconnu qui t'a sauvé la vie…

Il commençait à descendre du véhicule.

-Attendez, je veux juste savoir votre… prénom

Il me fit un sourire. Il était d'une beauté effarante.

-Je m'appelle Edward.

-Bien, j'espère vous revoir Edward, je vous dois beaucoup…

-A bientôt alors… Bella. Ses yeux s'illuminaient quand il prononçait mon prénom.

Le fait que mon nom sorte de sa bouche déclenchait un flot de papillon dans mon ventre. Drôle de sensation, c'était la première fois qu'un homme me faisait cet effet-là.

Il me tournait le dos et se noyait dans la foule tout autour des ambulances.

Environ dix minutes plus tard, mon frère revenait. Il m'assurait que Carmen et ses filles allaient très bien. Elles étaient juste choquées. Carmen s'était évanouie avant d'avoir pu ouvrir la porte à ses filles. Mais les pompiers étaient arrivés à temps.

J'étais vraiment soulagée. Je n'aurai jamais pu accepter que une des fillettes ou même ma voisine meure alors que moi j'avais survécu.

Après un temps interminable, je fus conduis à l'hôpital où je passais un radio de mon épaule. Rien de plus ouf ! Mais le médecin avait insisté pour me garder la nuit suivante en observation. Je soufflai, tout allait bien, je ne vois pas pourquoi il voulait me garder. Une fois le docteur sorti, Emmett faisait son entrée dans ma chambre, suivit de Rosalie.

- Coucou on te dérange pas ? Whow c'est quoi cette tête ? Lança mon frangin.

-Ce salaud de médecin veut absolument que je reste cette nuit, elle va être la plus longue de toute ma vie !

-C'est pour ton bien, me disait Rosalie en s'asseyant sur le bord de mon lit et en attrapant ma main. Tu as eu de la chance tu sais… Il retenait un sanglot.

-Tout vas bien Rose, ne t'en fais pas, je vais très bien. Regarde !

-Je sais, je sais… mais je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mes parents… Une larme venait rouler sur sa joue pour mourir dans le coin de ses lèvres.

-Chhhuut… Viens là ma belle.

Je la prenais dans mes bras ou elle explosait en sanglots. Emmett vint vers nous et lui caressait le dos, tendrement. Il n'aimait pas la voir triste, je voyais dans son regard qu'il était perdu, qu'il ne savait pas ce qu'il devait faire dans ces moments-là. Je la dorlotais et la berçait tout le temps qu'il fallait pour qu'elle se calme.

Je n'avais pas pensé que ce qui m'étais arrivé, lui aurai fait ressurgir d'affreux souvenirs. Ses parents étaient décédés, il y a maintenant dix ans dans l'incendie de leur maison. Elle et son frère étaient partis faire du camping avec leurs cousins, oncles et tantes. N'ayant pas de téléphones, ils apprenaient la triste nouvelle qu'à leur retour.

Nous restions dans cette position pendant quelques minutes, le temps que ma belle-sœur se soit calmée. Elle se redressait et affichait un sourire timide.

-Tu viendras vivre chez moi sœurette ! Intervenait Emmett. Et tu n'as pas le choix, rajoutait-il en voyant que je commençais à refuser.

-Tu sais je peux très bien aller à l'hôtel…

-Et claquer tout ton argent alors que ton frère à un cinq étoiles comme appart, me lançait-il en me faisant un clin d'œil.

Je souriais. Une des rares choses qui pouvait me remonter le moral, c'était bien les blagues (par moment vaseuses) de mon frère.

C'est alors que je me souvenais que j'avais tout perdu dans cet incendie. J'étais vraiment plus qu'heureuse d'y avoir survécu mais toute ma vie avait été prise dans ce brasier. Mon cœur se serrait mais j'essayais de resté neutre, ne voulant pas alarmer les personnes autour de moi. Mon frère ne s'apercevait de rien mais ce n'était pas le cas de Rosalie. Celle-ci se retournait vers son amoureux.

-Mon amour, tu peux aller nous chercher un café s'il te plaît ? Tu serais un ange. Mon frère faisait la grimace, alors pour qu'il accepte, Rose battit largement des cils et lui envoyait un baiser.

Emmett lui faisait un grand sourire, se levait et sortait de la chambre.

-Bon maintenant que nous sommes toutes les deux, tu vas me dire pourquoi cette tristesse dans tes yeux tout à l'heure ?

-Je suis ridicule… Je suis vivante… et je suppose que des personnes ont dû être blessées dans cet incendie mais… j'ai perdu toute ma vie cette nuit… tout…

J'explosai en sanglot à mon tour. Rosalie se rapprochait rapidement de moi pour m'enlacer.

-Cchhhhhuuuttt… Ce n'est pas ridicule Bella. C'est tout à fait humain… Tu sais ce qu'on va faire, dès que tu sortiras d'ici et que tu te seras bien reposée, nous iront à la caserne des pompiers qui sont intervenus et nous leurs demanderont si certaines de tes affaires personnelles ont pu être sauvées des flammes, ok ?

-Ok, couinai-je. J'étais épuisée, mais j'avais tellement peur de fermer les yeux de nouveau. Rosalie du comprendre mon malaise.

-Soit tranquille, tu peux dormir sur tes deux oreilles, ton frère et moi nous resterons là jusqu'à ce que tu te réveilles.

Je me laissai aller dans mon lit, remontait les draps jusqu'à mon nez. Très vite je sombrais dans un sommeil que j'espérais réparateur.

Une lumière vive m'entourait, je me baladais dans une clairière, parsemée de magnifiques fleurs violettes. J'ai toujours adoré les fleurs, pour moi elles représentent tous les sentiments que l'on peut ressentir, de l'amour à la haine. Grâce à celles-ci, un parfum floral m'entourait. Je me mis à courir, sauter dans les airs. J'étais tellement bien. Je m'allongeais sur l'herbe fraîche, savourant ce moment de plénitude totale.

J'entendais les chants des oiseaux, le bruissement d'un ruisseau, tout pour être au paradis.

Un cri m'extirpa de mon songe et j'ouvrais les yeux.

J'étais de nouveau encerclée par des flammes. Celles-ci étaient beaucoup plus grandes que celle que j'avais rencontrée plus tôt dans la journée.

Elles dansaient fièrement et lorsque je fis un tour sur moi-même je me rendais compte que j'étais prise au piège de nouveau.

Elles se rapprochaient lentement, faisant rétrécir l'espace où je me trouvais, dangereusement.

Je croyais avoir survécu mais c'était faux. Mes poumons recommençaient à me brûler, mes mains tremblaient de nouveaux et mes jambes refusaient de m'obéir.

Personne ne viendrait me sauver cette fois-ci.

Mon sauveur…

Lui seul pouvait.

Je me mis à hurler son prénom.

-EDWARD… EDWARD … AU SECOURS !

Mais personne ne venait, j'étais seule dans cette clairière maintenant calcinée, face à la mort.

Je pleurai toutes les larmes de mon corps, je m'agenouillais, priant pour que n'importe qu'elle divinité me laisse la vie sauve.

-Edward… Mes cris se faisaient de moins en moins forts.

C'était la fin, les flammes se tenaient à moins d'un mètre de moi. Je ressentais de nouveau la chaleur oppressante. Mon souffle devenait de plus en plus court.

Bientôt il serait inexistant.

Dans un dernier espoir, je réessayais d'appeler l'homme à qui je devais la vie.

-Edward… mais ce n'était qu'un murmure qui sortait de ma bouche.

Tout était fini…

Soudain, je sentis une pression au niveau de ma main. Je levai les yeux du sol pour la regarder mais rien. Je devenais surement folle en sentant la fin s'approcher.

Puis une seconde fois mais celle-ci fut plus forte. J'écoutais mon prénom faire écho dans ma tête.

-Bella… Bella…

C'était bien ça, je devenais complètement dingue. Tout doucement la chaleur se faisait moins forte, les flammes reculaient comme si quelque chose les avaient effrayées.

Je fermais les yeux, remerciant cette force divine de m'avoir sauvé.

Quand je rouvrais les yeux, il se tenait devant moins, ma main dans la sienne. Son regard me traversait de part en part. J'avais le souffle coupé, je ne savais plus où j'étais. Je regardais tout autour de moi, essayant de comprendre.

-Bella ? Est-ce que … est-ce que ça va ? Ses yeux reflétaient de la peur et l'incompréhension.

-Je suis où là ?

-Tu es à l'hôpital, tu te souviens… l'incendie… moi… l'ambulance… ton épaule…

Je me souvenais, tout me revenait maintenant et je compris que ce que je venais de vivre n'était qu'un rêve. Un horrible rêve.

Edward me serrait la main, et je comprenais que j'avais dû lui faire peur, je devais sûrement m'agiter durant ce cauchemar.

-Excuses-moi de t'avoir effrayé, j'ai dus faire un simple rêve…

-Un rêve ? répéta-t-il. Ce n'était pas qu'un simple rêve Bella, tu hurlais et tu te débattais dans ton lit, des larmes coulaient sur tes joues.

Immédiatement, je montais mes doigts au niveau de mes yeux. Ceux-ci étaient gonflés, et les joues humides. Un goût salé était présent sur mes lèvres.

Honteuse de m'être donnée, en quelque sorte, en spectacle, je m'enfonçais dans mon lit et remontais les draps sur moi.

-Tu n'as pas à avoir honte, vu ce que tu as vécu ce matin… Il me souriait. Et tu sais, ça fait toujours plaisir d'écouter une belle femme murmurer mon prénom pendant son sommeil…

Oh non… Je n'avais pas fait ça. Ce genre de truc ne peut m'arriver qu'à moi !

Le souvenir de mon cauchemar revenait à moi et je me rappelais que j'appelais Edward, pour qu'il vienne me sauver.

Il me fixait d'un air soupçonneux. Ne me demandes pas de t'expliquer mon rêve ! Encore ça aurais pu être pire, ça aurait très bien pu être un rêve érotique vu l'effet qu'il me faisait.

-Tu vas m'expliquer ou pas, me demandait-il après un long moment.

-Ce n'était rien, juste un cauchemar et je t'appelais pour que tu viennes me… sauver des flammes.

Il s'asseyait sur le bord de mon lit, me regardant avec un air de chien battu.

-Je suis vraiment désolé que tu ais du traverser cette épreuve. Crois-moi, personne ne devrait vivre ce que tu as vécu là-bas Bella. Se retrouver seule, face à la mort surtout à ton âge, c'est horrible…

Je baissai les yeux, ils en disaient trop. Il arrivait à lire mes pensées par le biais de ceux-là. Je soufflai un bon coup, essayait de récupérer ma main qui était toujours dans la sienne. Dès que j'y arrivais, je ne pouvais m'empêcher de lui caresser une mèche rebelle de sa magnifique chevelure. Son contact était doux, soyeux.

Après ce qu'il me paraissait des heures, je rompais ce contact et m'interrogeais.

-Au fait, qu'est-ce que tu fais là ?

Il semblait très surpris et gêné par ma question.

-Mon père travaille dans cet hôpital. Et grâce à lui, j'arrive toujours à avoir des nouvelles de personnes à qui j'ai porté secours. Donc me voilà !

-Tu es venu voir si j'allais mieux ? Demandai-je, pleine d'espoir. Peut-être ressentait-il la même chose que moi ? Car dès que j'étais en sa présence, j'avais l'impression que mon esprit flottait tout autour de moi, et une boule se formait dans mon ventre.

-Oui toi et une autre jeune fille qui habitait dans le même immeuble que toi…

L'espoir retombait lourdement sur le sol. Little Bella qui avait pointé le bout de son nez depuis le début de cette explication, suppliait « Pourquoi ? Mais pourquoi ?! Il serait tellement parfait pour jouer le pompier sexy de notre fantasme ». Je l'imaginais en train de faire passer un casting à des hommes, déguisés en pompiers et en hurlant « Suivant ! » à tout bout de champs jusqu'à ce qu'Edward se présente. Je souriais intérieurement.

-D'accord… C'est gentil de ta part mais tu vois je vais bien mieux maintenant… Au fait, où est mon frère ? Et sa copine ?

-Ton frère est en train de remplir des papiers pour l'hôpital et il s'arrache littéralement les cheveux. Quant à sa copine, je ne l'ai jamais vu depuis que je suis là.

A ce moment, mon frère faisait irruption dans ma chambre. Il avait les yeux exorbités, ses joues étaient d'un rouge écarlates.

-Jures-moi Bell's que tu ne seras plus jamais hospitalisé. Et si c'est le cas, je laisserais Rose se charger des papiers !


J'attends vos reviews avec impatience.

Prochain chapitre pov Eward

Gros bisous à toutes et merci à toutes pour vos reviews sur les chap précédents

Aurely