Bonsoir bonsoir !
Toujours pendant la 109ème Nuit du Fof ! Je rappelle le principe : écrire un texte en une heure sur un thème donné. N'hésitez pas à m'envoyer un PM si vous avez des questions !
Thème n°3 : Plainte
(Désolé s'il reste des fautes, je repasserai le plus tôt possible)
Disclaimer : Harry Potter appartient à JK Rowlings et One Piece à Oda.
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La plainte de trop
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Marco posa sa blouse sur le porte-manteau près de la porte, étirant ses bras avant de sortir prendre l'air. Il n'était pas encore l'heure de rendre visite à son futur patient récalcitrant. En plus, le vieil homme n'avait pas dû apprécier sa présence hier et il pouvait tout à fait comprendre pourquoi.
Il se dirigea vers le bar avec l'intention de se boire une bière, quand un grondement sourd retentit dans la vallée. Il s'arrêta, cherchant à comprendre d'où cela provenait, quand un nuage de poussière montant dans le ciel limpide lui donna la réponse. Un éboulement. Néanmoins, il pâlit lorsqu'il se rendit compte que le glissement de terrain avait eu lieu au niveau de la maison du vieux grincheux.
Il se transforma en phénix et prit son envol sans même y réfléchir, inquiet pour l'ermite. Il n'avait pas vraiment d'espoir de le retrouver en vie si l'éboulement avait bien eu lieu sur son terrain. Mais les miracles existaient, après tout.
Il survola la zone et son cœur déjà rongé par la douleur de la perte et les remords se serra alors qu'il n'y avait plus que des rochers visibles. La maison de l'ancêtre avait dû être emportée. Sans grand espoir, il activa son Haki et faillit se laisser malmener par une bourrasque en sentant une Voix sous la terre. À croire que le petit vieux était increvable.
Marco se rapprocha de la zone d'éboulement, la survolant en cercles de plus en plus petits pour tenter de situer au mieux l'ermite et le dégager de là. Il devrait faire gaffe aux cailloux qu'il enlèverait, pour éviter un autre éboulement qui tuerait assurément son futur patient.
- L'ancêtre, vous m'entendez, yoi ? cria-t-il.
- Ferme-la gamin, j'essaye de dormir ! lui répondit une voix hargneuse et étouffée qui ne laissait plus de place au doute.
L'ermite était bien en dessous et conscient. C'était déjà ça. Marco prit un rocher dans ses serres et le souleva pour le poser plus loin, commençant à déblayer.
- Vous êtes blessé, yoi ? demanda-t-il.
- J'ai vu pire.
La réponse laconique ne l'aida pas du tout. Soit les blessures étaient bégnines, ce qui relèverait de la chance insolente, soit elles étaient graves et le papy avait été encore plus sévèrement blessé à une autre occasion.
- J'aurais besoin de détails, s'il vous plaît, yoi.
- Bon sang, barre-toi et laisse-moi crever, gamin !
L'ancien pirate faillit en lâcher la pierre qu'il tenait entre ses serres. Pardon ? Avait-il mal entendu ? Il avait bien conscience que le vieil homme ne semblait pas plus attaché à la vie que ça, mais son envie de mourir lui donnait l'impression qu'il crachait sur la tombe de tous ceux qui étaient morts en voulant vivre.
- Non mais vous vous entendez, le vieux, yoi ? s'énerva-t-il.
- Tu peux pas comprendre, gamin, soupira Harry.
Le sorcier devait avouer qu'il n'était pas en bon état, enseveli sous quelques tonnes de roches. Mais il était encore en vie, pied de nez de la Mort qui devait bien s'amuser. Il l'imaginait tout à fait avec son pot de pop-corn, à rire de lui tout en dégustant le maïs soufflé. Ses deux jambes étaient écrasées sous un gros caillou, son poignet droit était sans doute cassé et sa main gauche serrait contre sa poitrine le petit sac de perles. Il était en train de ranger la photo de Ginny quand l'éboulement s'était produit, alors il avait protégé son seul bien du mieux qu'il avait pu.
- Je ne suis pas comme toi. Tu t'accroches à la vie par respect pour tes morts. La vie s'accroche à moi pour m'empêcher de les rejoindre. Alors laisse-moi espérer que cette fois-ci, ça sera la bonne !
La discussion était un poil absurde et étrange, surtout alors qu'il était enterré vivant. Il devait bien avouer que c'était la première fois que ça lui arrivait et que ça n'avait vraiment rien de plaisant. Il avait l'impression d'être sous stase, coupé du temps et ne ressentant plus aucune douleur. Et sans doute était-ce le cas, comme à chaque fois qu'il était salement amoché. La Mort ne le laisserait pas la rejoindre aussi facilement. Elle ne devait pas avoir encore assez ri de ses tourments.
Harry se mit à espérer que le blondinet avait accédé à sa requête en n'entendant pas de réponse. Il ferma les yeux, un sourire flottant sur ses lèvres, croyant pouvoir bientôt rejoindre les siens. Avec un peu de chance, il s'agirait d'une épreuve de patience entre la Mort et lui. Et, vu où il était, il y avait une forte probabilité pour qu'il ne perde pas, cette fois.
Puis un rayon de lumière filtra à travers ses paupières alors que le son d'un rocher qu'on bougeait lui parvint. Bon sang, saleté de bon samaritain ! Il ne pouvait pas aller exercer sa bonté autre part ? Son espoir se brisa encore en milliers d'éclats qui s'enfonçaient dans son cœur déchiqueté et saignant de toute part. La Mort avait mis sur sa route cet homme pour le détruire un peu plus, il en était certain.
- J't'avais dit de me laisser crever, sale piaf ! Cervelle de moineau, t'écoute un peu ce qu'on te dit ?
- Cessez de vous plaindre d'être en vie, yoi, rétorqua sèchement le médecin en dégageant une autre pierre.
Un lourd instant de silence s'installa alors et Harry se refusa à ouvrir les yeux. Le blond venait de lui voler une occasion de tenter de mourir par pur altruisme et pour un peu, il lui mettrait un pied au derrière pour lui apprendre à respecter les souhaits de ses aînés.
Marco regardait le carnage avec des yeux ronds. Il avait déjà vu pire, bien pire, mais avec autant de membres brisés et sanguinolents, le vieil homme n'aurait pas dû être en vie. Ou en tout cas, il n'aurait pas dû être capable de mener une conversation.
- Mais qu'est-ce que vous êtes donc, yoi ? souffla-t-il, abasourdi.
- Oh, d'après mes différentes tentatives de suicides, je dirais que la Mort rejette toute idée que je la rejoigne, souffla-t-il avec un ton grinçant.
Il s'attendait à des cris de surprise, une négation, quelque chose. Mais pas un simple silence d'acceptation. Il fronça les sourcils, intrigué et méfiant.
- T'as pas l'air surpris.
- Après avoir navigué dans le Nouveau Monde, le vieux, on s'attend à tout, yoi, répliqua le médecin.
Marco était quand même, sacrément étonné de trouver quelqu'un comme lui. Mais il n'avait pas l'intention de lui dire. L'ermite avait l'air d'avoir un sacré grain et il pourrait être capable de tester ses méthodes pour mourir sur lui. Il n'y tenait absolument pas.
- Bon, je vais vous soigner et vous sortir de là, quoi que vous disiez, yoi. Après, je vous redescends au village, votre maison a complètement disparu. Vous avez besoin d'un toit, yoi.
- Oh et je suppose que tu te proposes pour m'héberger, en bon ssssamaritain ? siffla Harry, donnant sans le vouloir une intonation de Fourchelang.
L'ancien pirate se raidit, un frisson parcourant sa nuque sans qu'il ne sache trop pourquoi. Il secoua la tête pour se reprendre, avant qu'une veine ne batte à sa tempe lorsque l'ermite recommença à se plaindre qu'il l'avait pas laissé crever. Là, c'était trop.
- Tu l'auras voulu, foutu vieillard, yoi, grogna-t-il.
Il l'assomma sans plus de manières, avant de le sortir de son trou et de commencer à le soigner sommairement. Il devait réduire les hémorragies et les fractures avant de le transporter, après tout.
En tout cas, il pouvait s'attaquer désormais au mystère épais qu'était l'ermite.
Je sais pas si je ferais un autre thème, sans doute pas vu la charge de travail qui m'attend. Une 'tite review ?
