Chapitre 4 : Deux absences remarquées
Nous avons eu vite fait de trouver le médecin qui nous avait ouvert en maugréant, visiblement irrité d'être tiré de son lit en pleine nuit, mais l'ordre que je lui apportais l'avait pleinement réveillé et en quelques minutes, nous le ramenions avec nous au château où la seule lumière encore allumée provenait de l'aile de la chambre de Raiponce. Désormais, le médecin se trouvait au chevet de Raiponce tandis que de l'autre côté de la porte patientait anxieux Eugène. Je le regardais faire les cent pas arpentant le couloir de long en large, lui qui paraissait toujours sur de lui, je n'aurais jamais imaginé le voir si inquiet Kristoff quand à lui s'était assoupi sur un fauteuil. Elsa nous accompagnait également tentant de rassurer Eugène
-Ne t'en fais pas, ça va très bien se passer, viens t'asseoir avec nous, le médecin t'appellera quand ça sera terminé !
-Mais oui c'est un excellent médecin ajoutais-je d'une voix enjoué pour lui donner du courage, je me souviens petite il m'avait soigné mon pied endolori après que j'ai fait une chute de vélo dans l'escalier et accidentellement cassé un buste représentant notre grand pè….
En voyant le regard sévère d'Elsa mon sourire s'estompa
-hum…enfin bien sur ça n'a rien à voir…et je ne sais pas pourquoi je raconte ça moi, surtout que personne ne savait pour le buste hum, je veux dire…il est très compétent !
Sur ce je me tus rouge de honte sous le regard quelque peu moqueur de ma sœur et d'Olaf. Si cela n'était pas de moi, j'aurai été satisfaite car j'avais réussi à faire s'arrêter de marcher Eugène qui lui aussi esquissa un sourire…Heureusement, Kristoff était encore endormi et n'avait pas entendu ! Pour briser ce sentiment de honte je lui donnais un léger coup de coude qui le réveilla et aussitôt je me blottis dans ses bras. Kristoff encore à moitié endormi ne réagit guère et se rendormit paisiblement, qu'importe c'était si bon de se retrouver dans les bras de l'être aimé ! Quel sentiment de sécurité, moi aussi je fermais les yeux et sentais la fatigue arriver. Je commençais à somnoler quand la porte de la chambre de Raiponce s'ouvrit laissant apparaître le médecin. Ce qui fit sursauter Kristoff qui involontairement me donna un coup de coude.
-Prince Fizterbergh ? Appela-t-il
-Oui ?! Que se passe-t-il docteur ?!
-Je tenais à vous féliciter, la Princesse Raiponce vient d'accoucher, vous êtes le père d'un petit garçon.
A ces mots tous nous entourâmes le jeune papa pour le féliciter et alors que nous approchions le médecin ajouta.
-La Princesse de Coronna est très fatiguée, je préconise que vous attendiez demain, mais je suis certain que vous ne m'écouterez pas, je vous demanderai donc de ne pas rester longtemps.
-Bien entendu docteur, je ferai d'ailleurs venir la garde de sorte que ce couloir reste calme et je vais mettre à sa disposition des domestiques. Je vous remercie de vous être déplacé en cette heure tardive. répondit ma sœur avant que nous puissions entrer et découvrir ce petit être merveilleux.
Une fois entrée, je vis ma cousine allongée, tenant dans ses bras, le regard émerveillé, le petit Prince, alors qu'Eugène à côté de moi approcha de sa belle d'un pas hésitant, comme s'il était dans un autre monde, à tel point qu'il ne réagi même pas quand Pascal lui monta sur l'épaule lui qui pourtant déteste ce petit caméléon.
-Tu veux prendre ton fils ? demanda Raiponce lui tendant le bébé alors qu'il s'abaissait au chevet de ma cousine.
-Raiponce, il est magnifique ! Comment l'appellerons-nous ?
-Il y a un prénom que j'aime beaucoup celui de mon confident, celui qui est toujours à mes côtés, qui me fait rire, me console…
-Tu veux donc l'appeler Eugène comme son père ? Demandais-je innocemment.
-Non, Pascal !
Cette réponse de ma cousine ne manqua pas de nous faire rire. Tout autant que la mine déconfite d'Eugène qui, regardant sa belle se reprit et déclara en regardant son fils.
-Prince Pascal de Coronna, tu fais de moi l'homme et le père le plus heureux du monde !
Le jeune Prince quand à lui semblait sourire à Eugène mais rapidement détourna son regard et tendit ses petits bras afin d'attraper le nez d'Olaf qui s'était approché. Je donnais alors un petit coup de coude complice à Elsa.
-Hihi Elsa ! Je crois qu'il veut un bonhomme de neige !
-Oh le petit ange ! Autant exaucer son souhait je ne sais trop bien ce que peut donner un enfant qui n'a pas son bonhomme de neige n'est ce pas Anna ?
-Hé !
Tout en se moquant gentiment de moi Elsa fit apparaître trois petites balles de neige qu'elle assembla, en un petit bonhomme. On aurait dit un Olaf en miniature. Comme pour Olaf, elle ajouta un mini nuage de neige au dessus de sa tête, puis elle l'entoura d'une couche de glace transparente créant ainsi une boule neige qu'elle posa sur la table de chevet de Raiponce. D'un autre tour de main, elle créa un petit hochet en forme de bonhomme de neige qu'elle plaçait également sur le meuble.
-Et voila, un bonhomme de neige pour le petit Pascal, allons, laissons Raiponce se reposer, ma chère cousine, si tu as besoin de quoi que ce soit les serviteurs se feront une joie de te servir.
Sur ces mots, ma sœur, Olaf, Kristoff et moi-même prîmes congé laissant les jeunes parents profiter d'un peu d'intimité avec leur nouveau né.
Raiponce garda la chambre pendant quelques jours alors que pendant ce temps le château grouillait d'activité pour les préparatifs de notre mariage. Trois jours après la naissance du petit Pascal le Prince Karl reparu au château au nom de sa visite diplomatique et en tant qu'hôte d'Arendelle il était automatiquement invité à notre mariage. Qu'importe je l'ignorais, j'avais tellement d'autres choses à penser : le buffet, la table, les convives le déroulé de la cérémonie, j'étais si excitée. Kristoff quand à lui était reparti dans les montagnes prévenir les trolls de notre mariage afin qu'eux aussi puissent assister à la cérémonie m'ayant promis avant de partir que son costume de mariage ne sera pas celui que lui avaient fabriqué à la hâte sa « famille » quand je les ai rencontré la première fois. Tout en déambulant dans la salle d'honneur, où Elsa avait été couronnée et où nous allons nous dire oui Kristoff et moi j'eus le plaisir de voir que Raiponce avait quitté le lit, et casse cou qu'elle est se tenait en équilibre précaire pour installer des fanions de Coronna.
-Ca sera amusant cette association entre le soleil de Coronna et les Flocons d'Elsa, un équilibre parfait tu ne penses pas ?
-Euh le tiens n'a pas l'air si parfait que cela tu ferais mieux de descendre avant de te tuer !
-Ah ma chère cousine moi aussi j'ai vécu seule, mais dans une tour j'ai eu le temps de m'entraîner à l'équilibre ! Et de la haut j'ai une vue d'ensemble, n'est ce pas une phrase que ta sœur aime répéter ? D'ailleurs en parlant du loup, je vois que la Reine prend très au sérieux ses rapports diplomatiques !
Elle avait raison, Elsa était assez peu avec nous préférant la compagnie du prince Karl. Les deux semblaient tous deux très complices. Elsa lui décrivait le royaume, lui narrant son histoire et parlant de son palais de glace construit sur le flan de la montagne du Nord
-…Oh j'imagine que cela doit être magnifique, Majesté, si j'osais je vous demanderai de pouvoir visiter ce palais dont vous me faîtes une description si extraordinaire !
-Nous verrons Prince Karl, je souhaitais le montrer à ma cousine la princesse Raiponce mais venant d'accoucher je ne sais pas si elle sera en état, mais si vous revenez visiter notre Royaume pourquoi pas !
J'avais envie de vomir à entendre cette conversation, en plus elle est d'accord pour qu'il revienne au royaume ! Aussi m'éloignais je quelque peu déçue à la veille de mon mariage, je ne puis être avec ma sœur ! En partant je ne remarquais même pas que je croisais, tapis dans un recoin du couloir une silhouette qui pourtant ne m'était pas inconnue et qui ne perdait pas une miette de la conversation et jubilait :
-Tiens tiens, la princesse Raiponce a eu un enfant ? Sans doute verserait-elle une forte rançon s'il arrivait un malheur, et pour le coup plus besoin du prince Hans ! Vite, pas une minute à perdre !
Pendant ce temps j'appris le retour de Kristoff et Sven et m'empressais d'aller à sa rencontre dans la cour du château je fus cependant étonné de le voir rentrer sans être suivi des trolls.
-Ils viendront, mais ils ne font qu'un avec la nature donc ils arriveront demain pour la cérémonie me dit-il devançant ma question.
-Oh dès l'instant que leur présence est acquise à la cérémonie c'est parfait ! Répondis-je en l'embrassant. Tandis que nous entrions profiter de notre dernière soirée de célibataire et pour respecter les traditions du Royaume avant le grand jour, mais alors que j'allais entrer Kristoff me rattrapa et passant ses mains sous mes jambes il se mit à me porter comme la fois où il m'avait ramené au château quand j'avais de la glace dans le cœur. Il me posa alors telle une reine dans son traineau neuf. Puis s'installa avant de commander à Sven de nous emmener hors du château.
-Je veux te montrer un endroit magnifique ! Tu vas voir ça n'est pas loin !
Je lui faisais pleine et entière confiance, restant collée à lui, où qu'il m'emmène, s'il reste avec moi, ça sera le paradis !
Il avait raison, le trajet n'a pas durer très longtemps, de toute manière, je n'avais aucune notion du temps, j'étais juste perdue, noyée dans les yeux noisettes de mon beau montagnard qui lui aussi me regardait avec tendresse alors qu'il commanda à Sven de s'arrêter. Oh, en fait j'ai pensé un peu vite, le lieu n'était pas si paradisiaque que ça ! Certes, on avait une jolie vue sur le fjord, avec le château d'Arendelle, mais pour le reste ! Kristoff m'avait emmené pour ça, une sorte de cabane à moitié détruite et qui semble avoir été la proie d'un incendie.
-Euh, mon amour ? Pourquoi m'as-tu amené ici ?
-J'ai passé une partie de mon enfance ici !
-Dans une cabane qui a pris feu ?
-Non, elle n'a pas toujours été dans cet état ! C'est ici que j'ai rencontré Sven ! Oh je n'étais pas vieux, et lui n'était qu'un bébé renne ! Le pauvre, il s'était réfugié ici, quelqu'un lui avait attaché les deux pattes arrière, une mauvaise farce d'un enfant sans doute ! Je l'ai libéré et c'est comme ça qu'on est devenu inséparables !
J'avoue que j'étais un peu perdu, d'accord l'endroit devait être symbolique pour lui, mais pourquoi m'y avoir emmené si précipitamment ? Je ne tardais pas à avoir ma réponse, car il m'entrainait dans ce qui restait de la cabane.
-Tu vois, dans cette cabane j'ai gravé mon nom sur la grosse poutre avec celui de Sven, comme quoi on ne séparerait jamais. Puis un jour, bien après que Sven et moi étions partis vivre avec les trolls cette cabane a prit feu, je n'ai jamais su pourquoi, mais quand je suis revenu, elle était dans l'état dans laquelle nous la voyons mais regarde ! La poutre n'a presque pas souffert des flammes et la gravure sont toujours lisibles ! Comme si notre lien Sven et moi avait vaincu les flammes ! Anna, je voudrais que ce soir, on grave ici nos noms !
Ah voilà donc la fameuse raison ! Je trouve ça mignon ! Kristoff me tendait un petit couteau, allez pourquoi pas, ça peut être amusant après tout…et romantique ! Alors que je prenais grand soin à graver dans cette vieille poutre nos noms, j'entendais un léger grincement. Je détournais alors mes yeux de mon ouvrage terminé et vis Kristoff, assis sur…euh, ce qui devait être un tabouret, et il bougeait ce que j'ai pris pour un tas de vieux morceaux de bois. En m'approchant, je vis ce que c'était. Il s'agissait en fait d'un reste de berceau. Je m'approchais attendrie par mon beau fiancé, lui qui alors que nous allions chercher le médecin l'autre jour était si réservé quand j'ai évoqué l'idée d'un bébé semblait fasciné par cet objet, et finalement je l'entendais murmurer :
-Moi aussi je veux un bébé
Oui ma chérie j'aime cette idée !
J'ai un peu peur de devenir papa
Mais avec toi
Ça sera avec joie !
Je voudrais un petit bébé
Et toi Anna aimes-tu cette idée ?
J'étais bouche bée ! Moi qui avais été déçue de sa non réponse, jamais je n'aurais pu imaginer qu'il me réponde finalement si vite et d'une aussi belle manière ! Lui en revanche avait un sourire jusqu'aux oreilles, il devait visiblement être très satisfait de sa petite manœuvre et, alors que je peinais encore à réaliser, il plaqua fougueusement sa bouche contre la mienne, me faisant quelque peu reculer avant de me retrouver adossée à cette fameuse poutre sur laquelle je venais d'inscrire nos noms dans un cœur. Cette nouvelle et ce baiser de mon futur mari faisaient naître en moi de nouveaux désirs que je n'ai encore jamais eu l'occasion de découvrir. Pourquoi attendre demain ? Pourquoi pas maintenant ?! Je glissais mes mains sur le corps de mon beau Kristoff, en continuant à l'embrasser, mais alors que je m'approchais de la partie de son corps qui m'est promise, il m'attrapa alors tendrement la main, la faisant remonter doucement.
-Anna, nous ne pouvons pas ! Pas ici pas maintenant, ça ne serait pas raisonnable. Me dit-il tendrement.
-Je t'aime Kristoff, j'en ai envie, je suis prête !
-Moi aussi mais nous devons attendre, que penserait ta sœur si elle apprenait que nous n'avons pas attendu le mariage ?
Kristoff avait raison ! Sans le savoir je suppose, mais nous avions encore cette stupide tradition de la pureté mariale ! Et, La tradition ! Oh mon Dieu ! J'avais oublié ! Nous devons passer notre dernière soirée de célibataire en compagnie de la Reine comme il est de coutume ! Et la nuit commence à tomber ! Je repoussais Kristoff, lui prenant la main et nous prîmes le traineau. Pas le temps d'attendre je prenais les rennes ! Mon cher et tendre futur époux allait découvrir que moi aussi je suis une reine de la vitesse ! Le pauvre, il a du croire que j'étais fâchée par ce qu'il m'avait dit vu sa mine déconfite, aussi je tentais de le rassurer tout en maintenant l'allure soutenue ! Elsa a horreur des retards ! Fort heureusement ça n'était pas loin, mais Elsa nous attendait quand même devant la cour du château avec son visage sévère. Elle avait la même posture que Mère, droite, digne, les bras croisés. Petite quand je la voyais comme ça, je savais que j'allais entendre parler du pays ! Ce qui m'est arrivée à de nombreuses reprises, contrairement à Elsa qui était la petite fille parfaite.
-Toujours en retard mademoiselle Anna d'Arendelle ! Il est pourtant intolérable de faire patienter la souveraine ! Gronda-t-elle d'une voix glaciale.
Oups, non seulement elle a la posture de notre mère, mais en plus elle a l'intonation dans la voix…si ça n'est pas pire, et je préférais regarder mes chaussures. Mais j'entendis un petit rire étouffé. Je relevais la tête, Elsa était métamorphosée, hilare. En fait, je n'avais pas de souvenirs de l'avoir vu à ce point joyeuse, alors qu'elle me prenait dans ses bras.
-Allons calme toi Anna je plaisante ! Je ne vais pas m'offusquer parce que ma sœur a quelques minutes de retard la veille de son mariage ! Surtout que tu n'as jamais été à l'heure de ta vie ! Kristoff, j'aurais peur à votre place d'avoir à attendre demain notre petite retardataire officielle d'Arendelle !
-Hey !
-Allons ! Allons, je te taquine Anna ! Mais en revanche j'insiste, les traditions n'attendent pas, suivez moi !
Elsa me lâchait et tournait les talons, faisant virevolter son voile bleu. Bizarre cette manie qu'elle a prise depuis sa petite escapade dans la montagne du Nord. Kristoff me regardait avec des yeux ronds, il ne semblait pas comprendre. Je reconnaissais bien là mon beau montagnard ! Ignorant de toute forme de vie de cour ! Je lui expliquais donc rapidement alors que nous traversions le château en direction de la salle du trône, qu'il était de tradition que le souverain s'entretienne au travers de parties de jeux avec la personne qui allait entrer dans sa famille pour la dernière soirée avant le grand jour.
Bien entendu dès l'aube j'étais réveillée depuis des heures quand Elsa frappa à ma porte alors que je l'entendais discuter au dehors.
-Allez y, je vois où elle en est…la connaissant sans doute dans son lit et vous rejoins l'entendis-je lancer tandis que je lui disais d'entrer
-A qui parlais-tu demandais-je depuis mon dressing
-A Eugène et Raiponce, ils vont prendre place dans la salle, j'ai fait appeler Kay et Mme Gotte pour surveiller le petit prince et…J'ai été mauvaise langue, visiblement tu n'es plus dans ton lit ! Voilà qui est exceptionnel ! Il va neiger ce soir !
-Qu'il neige ce soir n'aurait rien d'exceptionnel si tu es dans les parages ma chère Elsa ! Répondis-je avec ironie.
-La tu m'as eue ! Allons, montre moi la merveille que tu vas porter ! dit-elle alors qu'elle s'approchait afin de découvrir ma robe et m'aider à finir de me préparer nous étions à mille lieux de nous douter du drame qui se passait dans la chambre à l'autre bout du couloir.
En effet, deux hommes entrèrent dans la chambre et assommèrent Kay et Mme Gotte avant que n'entre le duc de Weselton qui se dirigea alors immédiatement vers le berceau.
-Oh qu'il est mignon ce petit ! Et tu vas servir mes desseins ! Jubila-t-il avant de prendre le petit endormi et s'enfuir comme un voleur. Mais alors que le duc sortait discrètement par les cuisines du château, ses hommes le mirent en joue et il entendit une voix familière derrière lui :
-Alors cher duc ! On pouponne ?!
Le duc se retourna face à la silhouette imposante du prince Hans.
-Vous ?! Je croyais que vous étiez au palais de glace !?
-Je ne pouvais pas ne pas assister au mariage de celle qui a failli être ma femme voyons la vengeance n'en sera que plus agréable, lire leur bonheur avant de déchaîner leur malheur !
-Et pourquoi mes hommes me menacent-ils ?
-Vos hommes ? Vous ne vous rappelez pas de la première potion du troll ? Pardonnez-moi mais ce sont MES hommes désormais, et vous…je n'ai plus besoin de vous ! D'ailleurs, je n'ai jamais eu besoin de vous ! Messieurs si vous voulez bien débarrasser le duc de ce nouveau né et ensuite l'accompagner amicalement vers les cachots, je vous rappelle que nous sommes pressés la cérémonie va commencer !
Pendant ce temps, la cérémonie allait débuter, Kristoff m'attendait devant l'évêque, les invités étaient déjà placés, et soudain la musique retentit. Les portes alors s'ouvrirent et je parus dans ma magnifique robe d'un blanc immaculé en satin agrémenté de flocons brillants et en guise de coiffe, une tiare de glace confectionnée par Elsa qui me conduisait vers mon futur époux. Je ne pus m'empêcher de penser à mes parents.
-J'aurai tant aimé que papa me conduise aujourd'hui chuchotais-je
-Moi aussi ils me manquent, mais aujourd'hui comme tu dis si bien, tu vas fêter un renouveau ! rétorqua Elsa tandis qu'elle rejoignait sa place royale me laissant aux côtés de Kristoff stupéfait de ma robe de mariée, mais, en le dévisageant je crus déceler une pointe de tristesse.
-Tu es magnifique Anna !
-Merci Kristoff, mais qu'as-tu je te sens préoccupé !
-Pabby n'est pas présent ! Les trolls ne l'ont pas vu aujourd'hui, c'est très bizarre.
Au même moment, Raiponce chuchotait à Eugène
-Dis moi pourquoi ne vois-t-on pas Kay et Mme Gotte ? Ils devaient venir avec Pascal
-Ils n'ont peut être pas voulu le réveiller le rassura-t-elle tandis que l'évêque commençait la cérémonie.
A quelques mètres de là, tapis dans l'ombre où personne ne pouvait le repérer le Prince Hans ne perdait pas une miette de la cérémonie, le petit prince Pascal endormi dans ses bras.
-Profitez, dans peu de temps vous serez dans votre pire cauchemar ! Arendelle m'appartiendra, et grâce au duc, je vais même pouvoir m'emparer de Coronna ! Et tandis qu'il sortait pour rejoindre sa monture, il ne se rendait pas compte que le petit Prince Pascal toujours endormi tenait dans sa main un petit jouet qui tomba par terre : une boule neige avec un mini bonhomme de neige à l'intérieur…
