Titre :
chaleur
Auteur : ylg
Fandom : FullMetal
Alchemist
Couple : Paninya/Winry Rockbell
Rating :
PG –13 / T
Disclaimer : Arakawa Hiromu
Thèmes
: "réalité" et "parfum" pour 31 jours, "odeur" pour 5
sens
Avertissement : mention de sexe, possiblement légèrement squickante. Mais 'faudra
attendre encore un peu pour quelque chose de plus concret.
oOo
Sa journée
de travail sur les toits finie, Paninya dépose sa boîte
à outils dans un coin de l'atelier attribué à
Winry. La jeune mécanicienne, concentrée sur une pièce
d'automail, lui adresse un signe de tête mais ne peut se
détourner de la soudure en cours. Pour l'instant.
En
attendant que son amie ait finit d'usiner sa pièce et puisse
lui accorder un peu d'attention, la brunette met ses propres
automails au repos, à défaut d'avoir des membres
fatigués à dégourdir. Les muscles de ses cuisses
et de son dos protestent un peu d'avoir supporté le poids de
la mécanique toute la journée, mais elle s'en
accommode.
Dans l'atelier, il fait chaud. Ça sent le
feu de la forge, la friture du fer à souder sur les câbles,
quelque chose de chimique qu'elle n'arrive pas à
identifier formellement, et la peau de Winry qui cuit doucement à
l'étouffée dans sa combinaison. Paninya a passé
des heures à respirer le vent en plein soleil, mais aussi la
poussière de cette région si sèche, si rarement
lavée par la pluie (quand il pleut, c'est tout d'un coup,
et la plupart du temps, rien pendant des éternités), et
tout ce qui s'élève de la ville et stagne entre les
collines environnantes.
Ça n'est pas un peu de sueur qui
les tiendra éloignées l'une de l'autre.
Mais
tant que Winry n'a pas fini, Paninya se contente de l'observer à
distance. Venir la coller de près alors qu'elle a besoin de
toute sa concentration sur son ouvrage de précision serait une
bien mauvaise idée. Voire, ça pourrait carrément
être dangereux. Elle peut toujours se préparer un
rafraîchissement pour toutes les deux, en attendant.
Quand
elle peut enfin la serrer dans ses bras et fourrer son nez au creux
de son épaule, Winry rit et tente de la repousser.
«
Quoi, ça te tient trop chaud ?
-C'est pas ça ! Je
dois sentir la sueur !! »
Paninya renifle, penchée
sur Winry, et acquiesce : « La sueur, et l'huile de moteur.
»
Mais elle ne se contente pas d'énoncer crûment
la réalité, elle brode encore dessus : « Un
parfum de sueur, délicatement piquant, et l'odeur lourde de
l'huile, dont on sent le toucher gras qui te colle aux doigts à
plein nez. »
Il y a un abîme de pudeur entre être
consciente de son propre corps, et en entendre parler par quelqu'un
d'autre et Winry se récrie :
« Heeeeh, attention à
ce que tu dis, je pourrais en dire autant de toi ! »
Paninya
rit :
« Je sais, je sais. Quand on travaille avec des
machines… mais, je n'ai pas dit que ça me déplaisait,
hein. »
Elle respire à fond et poursuit :
«
C'est l'odeur de quelqu'un qui transpire parce qu'elle
travaille dur. Rien à voir avec, say, un gros lard qui
fermente toute la journée et s'en fiche. Je t'assure.
C'est vrai, et c'est tout. C'est bien comme ça, même.
»
Winry finit par se ranger à son avis : elle
assume très bien les conséquences de son travail devant
le reste du monde, avec tous ses détails peu glorieux, elle
n'a pas à faire la coquette devant Paninya…
«
D'ailleurs, enchaîne celle-ci, quand tu auras les mains
libres, tu pourras vérifier mes jambes ? Je crois que j'ai
comme une fuite en haut de la cuisse. »
Cette
vérification impose d'ôter ses vêtements. Winry
sait bien ce que ça implique. Et puisqu'elles sont entre
elles, que plus personne ne risque de faire irruption dans l'atelier
et de les surprendre court-vêtues, elle en profite pour se
mettre elle aussi à l'aise.
Ça sent la peau de
jeune fille, un soupçon de savon parfumé, le piquant de
la sueur dans les coins qui ont trop chaud. Et quand les derniers
remparts tombent, quelque chose de musqué, d'un peu âcre,
d'habitude bien caché. Un écho animal. Une odeur ni
plaisante ni désagréable en soi, mais qui trahit
l'excitation pour qui la connaît déjà.
