D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai aucun souvenirs de mes parents ensembles. Les seuls flashes du passé qui me restent sont soit avec l'un soit avec l'autre mais jamais ensemble, jamais tous les trois…

Les moments avec mon père étaient remplit de douceur, d'amour et de tendresse… Les rares moments avec lui… Il nous a quitté quand j'étais enfant, je ne devais avoir que quatre ou cinq ans à peine. En y repensant, je ne savais pas s'il était mort ou non. Ma mère a mis un point d'honneur à ce que nous ne nous en rappelions pas. Ce qui me fait penser qu'il l'a sans doute quitté.

J'ai passé tellement de temps à regarder en arrière,

A regarder des gens au sourire éphémère.
J'ai passé tellement de nuits à courir derrière tout,
A courir vers ma vie, pour pas devenir fou,

Depuis ce jour-là, ma mère devint froide, fière et hautaine. Nos rapports devinrent ceux d'un créateur et de sa machine. J'étais sa créature qu'elle devait élever au rang de chef coûte que coûte. Pas une once d'amour maternel. Rien de ce qu'elle considérait comme étant des sentiments de faibles. Un Li ne devait pas s'encombrer des ses émotions futiles et vouées à l'échec. Par conséquence, je ne devais avoir aucun attachement pour quoi ni qui que se soit et surtout jamais ô grand jamais pleurer… Mais le soir, dans mon lit, lorsque ma mère n'était plus là pour me surveiller, contrôler ma vie, je pleurais et chantais dans ma tête pour me consoler… Je rêvais à des jours meilleurs…

A croiser des destins faits de haine et d'ennui,
De larmes versées pour rien, au milieu de mes nuits.
J'ai peut-être joué ma vie sous de drôles de lumières
Mais j'ai toujours pensé que le plus beau reste à faire

A présent, j'avais grandi et était devenu le parfait robot tant désiré de ma mère. Je cachais mon vrai visage de mon entourage sous un masque qui bientôt finirait par devenir mien.

Je me détestais, je haïssais ce que j'étais devenu, tout ça à cause des ses sentiments minables tels que l'amour d'un fils pour sa mère.

Pour exister
Et pour gagner
Toutes les batailles que le temps me force à jouer
Et pour tenir
Malgré le pire,
Les poings tendus, sans rien dire, apprendre à souffrir.

Aujourd'hui, j'ai vingt et un an. J'étais devenu un jeune homme accompli comme aimait à le répéter ma mère, prêt à reprendre les rennes de son clan et le diriger avec et vers le succès. Depuis mon plus jeune âge, je pratiquais les arts martiaux, me sculptant une carrure de chef. Néanmoins, je jugeai que mais mes épaules étaient encore beaucoup trop frêles pour porter le poids de tout un clan.

J'ai cherché à comprendre quand on ne me disait rien,
Obligé de me défendre quand tout allait trop loin.
Il m'a fallu tomber de si haut quelques fois
Pour comprendre que les autres ne savent jamais pour toi.
On a tout dit sur moi, même des vérités.
J'ai défié toutes leurs lois, mais je n'ai pu éviter
Ces sourires qui allaient souvent jusqu'à faire peur
Mais qui ont fait de moi le plus fou des acteurs.

Le soir même, une fête était organisée en mon honneur, pour me présenter comme étant le nouveau chef. Encore une soirée des plus ennuyantes où tout le monde jugent tout le monde, et où chacun veux prouver sa supériorité vis-à-vis de son voisin de table… Enfin une super soirée….

Pour exister
Et pour gagner
Toutes les batailles que le temps me force à jouer
Et pour tenir
Malgré le pire
Les poings tendus, sans rien dire, apprendre à souffrir...
Pour exister.

Je me préparais dans ma chambre, terrorisé par cette réception, mes nouveaux devoirs et obligations auxquels j'allais devoir me soumettre. Je n'en voulais plus, je ne savais pas ce qui me retenait encore parmi eux, mais je sentais que mon destin aller changer… Mais encore une fois, je ne devais pas la décevoir, cette femme qui se disait ma mère… Après tant de lutte pour recevoir de l'amour, j'avais fini par me faire un raison et la laisser planifier et diriger ma vie selon ses désirs…

J'ai passé tellement d'heures à me demander pourquoi
Mes plus belles erreurs étaient toujours pour toi.
Je vois bien dans tes yeux que tu es déjà partie.
Tu ne m'écoutes plus. Je continue ma vie.

Mais un jour, je vivrais, je réaliserai mes vœux, mes envies comme celle de chanter, de chanter haut et fort cette chanson qui occupe ma tête depuis ma tendre enfance…

Pour exister, pour exister,
Pour exister, pour exister,

J'étais fin prêt à prendre mon bain de foule et d'hypocrisie.

Pour exister
Et pour gagner
Toutes les batailles que le temps me force à jouer
Et pour tenir
Malgré le pire
Les poings tendus, sans rien dire, apprendre à souffrir
Pour exister...

Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'un ange… un ange m'attendait et lorsque je rentrais dans la salle, elle se mit à chanter…

Mon destin était scellé…


Chanson de Patrick Bruel Pour exister. La chanson dans ce chapitre est celle qui trotte dans la tête de Shaolan et qui se chante pour se consoler…

voilà un nouveau chapitre merci de m'avoir lu et aussi merci à l'unique reviews... (merci beaucoup sarifa pour ce qui est de ton esperance sache que je ne peux pas les séparers bien longtemps enfin je peux être cruelle aussi...)

Un énorme merci à lunelupin ma correctrice attitré pour mon plus grand honneur et plaisir...

A bientôt pour le prochain chapitre...

bisous à tous ...

Linkadevil

!!!!PS!!!!: N'oubliez pas d'envoyer des reviews ça ne manges pas, ne tue pas et fait plaisir à l'auteur merci...