My hero academia : Continuer son chemin
"Quand les jours ne se ressemblent plus"
Avertissement:
Voir prologue
Note auteur:
En ce qui concerne le sondage, voici les potentiels carrières retenues pour Izuku, n'hésitez pas à voter dans les commentaires:
Concierge ; Barman ; Détective ; Consultant aux alters ; professeur à Yuei
POV Izuku Midoriya
Les jours ne se ressemblaient plus.
Autrefois, sa routine était simple. Il se réveillait au son d'un vieux réveil qu'il frappait avant même d'avoir entendu les premières notes produit par la machinerie. Trop souvent, il se dépêchait de se brosser les dents et de s'habiller avant de prendre un solide petit-déjeuner et de faire la bise à sa mère. Puis, il irait à l'école en se souciant peu des commentaires de ses camarades… Et tout le reste habituel qui accompagnait n'importe quelle journée normale.
Mais aujourd'hui, même quelque chose d'aussi simple que la routine avait changé. Il se réveilla au son des talents des infirmières de l'équipe de jours qui ne cessaient jamais de bavarder aussi fort que possible avec leurs collègues depuis l'autre bout du couloir comme si elles ne se souciaient jamais de qui était encore réellement dans le coma et qui avait besoin de repos dans ce service. Son solide petit-déjeuner avait été remplacé par un plateau avec des aliments légers qu'il gardait difficilement dans son estomac la plupart du temps.
Pour des raisons évidentes, il n'allait plus à l'école. A la place, il devait faire ses devoirs et étudier ses leçons entre deux tests ou rendez-vous médicaux sur son lit à l'hôpital. Malgré ses meilleurs efforts, il ne savait toujours pas qui transmettait son travail scolaire à sa mère. Au départ, il avait supposé que c'était Kacchan mais une visite de la mère de celui-ci avait directement démantelé cette théorie jusqu'à la réduire à néant…
En parlant de théorie… Izuku ne savait pas pas ce qui était le plus frustrant : avoir des dizaines de théories sur les alter héroïques qu'il voyait à la télévision le soir mais ne pas pouvoir les inscrire dans l'un de ces cahiers comme il en avait l'habitude. Ou bien, ne pas avoir fait le moindre progrès avec le sien.
Chaque fois qu'il surmontait sa peur et tentait de manipuler, de contrôler ou même de stopper son alter, celui-ci semblait l'ignorer superbement. Ce qu'il faisait déjà de base de toute façon… Mais aller savoir pourquoi, quelque fois, la masse gluante semblait soudainement se rappeler qu'un monde existait autours de lui et se comportait de manière extrêmement négative : dévorer ces repas, créer un poing pour frapper une infirmière venu prendre de ces nouvelles. Une nuit, il avait même surpris la chose tenté de l'étranger dans son sommeil ! Evidemment, cet incident lui avait assuré une surveillance nocturne régulière de la part des infirmières et des nouvelles caméras de sécurité dans sa chambre. Comme si ce n'était pas déjà assez dur de s'endormir dans cet environnement stérile avec un alter dangereux, maintenant, il pouvait sentir le poids d'une dizaine de regard à chaque fois qu'il devait dormir. Super…
Le pire, cependant, restait ses cauchemars. Quand il était plus jeune, il en faisait beaucoup mais le thème restait plus ou moins le même : peur d'être un fardeau pour sa mère, peur de ne jamais avoir d'amis, peur de ne jamais avoir d'alter, peur de ne pas devenir un héro et de rester inutile toute sa vie, etc. Ce genre de rêve, il en avait à la pelle.
Mais ces derniers temps, le thème principal de ses moments aussi bien cauchemardesques que nocturnes avaient changés.
Souvent, il rêvait d'une femme allongée sur le sol d'une cuisine et couverte de sang. Celle-ci le regardait avec des yeux accusateurs qui semblaient lui demandé pourquoi il n'était pas rentré plus tôt ou quelque chose dans le même style. Il le savait parce qu'en avant plan de ce rêve en particulier, il y avait régulièrement une sorte de note ou un message sur un répondeur qui jouait en arrière-plan et qui le suppliait de rentrer à la maison.
Plus rarement, il y avait des visages qu'ils ne connaissaient pas qui le tabassait dans une ruelle sans la moindre raison. Parfois, Izuku parvenait à reconnaitre le visage d'un criminel passé aux informations avant de se réveiller en hurlant après une scène où sa tête s'était fait fracasser contre un mur. Après deux ou trois fois à refaire le même rêve, l'adolescent parvint même à voir une sorte d'héro en arrière-plan qui l'ignorait volontairement. Il ne savait pas trop pourquoi son esprit choisissait d'ajouter cet élément en arrière-plan dans ce décor onirique mais Izuku spécula que l'accident qui semblait l'avoir amené dans cet hôpital devait avoir un quelconque rapport avec cette scène. Cela lui semblait incorrect mais c'est tout ce qu'il parvenait à retirer après le cauchemar en question.
-Qu'es-tu en train de dessiner ? Lui demanda doucement une femme aux longs cheveux blancs sur sa droite.
Elle était l'une des rares patientes avec qui il interagissait régulièrement. Techniquement, il n'était pas censé quitter sa chambre en fin de soirée sans l'accord de son médecin. Mais plus souvent qu'à son tour, il était allé se balader dans différents étages de l'hôpital avec sa perfusion afin d'explorer son environnement et de remplir son esprit d'autre chose qu'un mur blanc ou d'une émission de télévision habituelle.
Régulièrement, cette patiente dont il ne connaissait pas le nom venait s'assoir sur un banc à côté de lui pour le regarder habituer sa main à refaire des traits précis une fois de plus après sa longue période de non-utilisation. En général, elle ne parlait pas ou alors très peu. Et le plus souvent, quand elle ouvrait la bouche, c'était pour faire un commentaire qui n'avait de sens que pour elle ou pour lui poser une question. Izuku n'avait donc pas la moindre idée de la raison pour laquelle elle se trouvait ici, de son nom ou même de la raison obscure qui semblait effrayer son alter… Quelque chose qui arrivait très rarement d'ailleurs.
Sans répondre vocalement à sa question, il inclina prudemment le dessin qui était censé être un croquis du visage de sa mère mais qui, avec son manque d'exercice, ressemblait plus à un vague amas de traits qui ondulaient et s'entrecroisaient sans la moindre logique. Comparer aux dessins qu'il avait l'habitude de faire sans penser, ce dessin n'avait clairement pas dépassé le niveau d'école maternelle et cela le frustrait un peu plus lorsqu'il voyait qu'après deux semaines d'exercice, sa main droite ne semblait toujours pas être capable de faire des traits approchant le niveau « potable ».
-C'est mieux que la semaine passée. Fut tout ce qu'elle dit avec un petit sourire en observant attentivement le dessin avant de regarder par la fenêtre d'en face.
Izuku en doutait sérieusement mais ce commentaire eut au moins le mérite d'apporter un petit sourire sur ces lèvres. Tranquillement, il se remit à gratter la maigre feuille de papier dans l'espoir vain de réussir à obtenir correctement au moins la position de ses yeux. De temps en temps, il jetait un coup d'œil par la fenêtre pour essayer de voir ce que la femme à sa droite trouvait de si captivant. Mais, à part quelques branches d'arbre qui commençait à perdre leurs feuilles avec l'arrivé de l'automne, il ne vit rien de bien intéressant.
POV Joël Dubois
Joël Nathan Dubois ne s'était jamais considéré comme quelqu'un de très empathique. Il n'était pas non plus du genre à se faire des amis ou à trainer très longtemps avec le même genre d'individu. Le plus souvent ses rencontres se déroulaient toujours de la même façon : il rencontrait quelqu'un dans un bar, dans un arrêt de bus ou sur le banc d'un parc. Puis, il obtenait son numéro avant de rester en contact pendant deux ans, juste le temps de se fabriquer avec cette personne des moments de bonheurs, d'amitié et de secret. Et enfin, sans qu'il ne sache lui-même pourquoi il faisait cela, il s'arrêtait de garder contact avec ladite personne.
Lorsque les gens lui demandaient pourquoi il ne reprenait pas contact, il ne savait jamais quoi leur répondre. Ce n'est pas qu'il s'ennuyait avec eux ou que l'un d'entre eux avait fait une erreur quelque part. Ce n'est pas non plus parce qu'il commençait une dépression ou qu'il était mal à l'aise avec la proximité ou la complicité qu'il partageait avec ces gens. Il n'était pas non plus un sociopathe qui les manipulait depuis le début ou un agent secret.
Non, c'était juste qui il était et s'il devait commencer à rationaliser ses actions, il partirait lui-même en débat philosophique pendant plusieurs semaines ou en thérapie intensive parce qu'il pourrait rester planter des heures à réfléchir sur la moindre action qu'il faisait.
Il y avait, cependant, une exception dans sa vie à sa règle automatique des « relations en 2 ans » comme il aimait lui-même l'appeler quand il regardait encore son plafond à 3 heures du matin tout en réfléchissant un peu trop à sa vie. Et cette exception chauve aux yeux violets semblait être prête à s'arracher les cheveux (malgré leur absence plutôt évidente) et ce, juste devant lui.
Ce qui, aurait pu être drôle si ce n'était pas déjà un tantinet agaçant pour lui.
-Tu sais, la dernière fois que je t'ai vu si agacé par un suivi de patient, c'était avec cette fillette de 8 ans capable de se décorporer et qui n'avait manifestement absolument aucun sens de l'orientation. Je me souviens que tu tirais exactement la même moue frustrée alors que tu essayais de comprendre comment l'esprit de ta patiente semblait incapable de retrouver son corps. Combien de nuit as-tu passé à regarder son dossier médical et à faire des analyses, encore ? 7 nuits, 17 nuits, 27 nuits peut-être ? En tout cas, la série se terminait certainement par un « 7 ». Dit Joël en espérant que le docteur Nicolas Denvers sorte enfin de ses sombres pensées pour discuter avec lui.
Cette tactique semblait être payante parce qu'en moins de 10 secondes, son ami d'enfance rejoignit la conversation.
-Ce fut 27 nuits et j'aurais peut-être pu raccourcir ce nombre si tu avais décidé de vérifier sur ton meilleur ami un peu plus souvent.
-Je suis un ami indigne, que veux-tu. En tant que tel, j'ai une réputation à tenir. Sans compter que tu as quand même fini par trouver la solution de ce problème de balade en corps astral sans moi.
-Oui, au bout de 27 nuits de travail acharné alors qu'on sait tous les deux que ton alter d'analyse aurait détecté le problème de cet alter en moins de 5 minutes chrono en main.
C'était drôle à quel point Nico le surestimait constamment tout en minimisant les capacités de son propre alter. Il est vrai que, même encore aujourd'hui, il n'y avait pas beaucoup de domaine où une vision nocturne était vraiment utile. Et même si cela avait été le cas, ce genre d'alter s'accompagnait d'une foule de problème que Nicolas semblait posséder à la pelle à cause de son panel génétique : incapable de voir certaines couleurs vives, très sensible aux flashs et aux lumières soudaines, maux de têtes facilement provoquées, etc. Il avait déjà suggérer des centaines de fois à son ami d'enfance de porter constamment des lunettes de soleil mais curieusement, celui-ci s'arrangeait toujours pour perdre mystérieusement la paire qu'il lui offrait à chaque anniversaire.
Mais malgré tout les défauts qui accompagnaient cet alter, Joël aurait certainement préféré posséder un alter de vision nocturne à son alter « analyse innée des limites ». Parce que, soyons parfaitement honnête, qui voudrait posséder un alter qui analysait sans interruption la moindre donnée d'un autre alter en vue afin de déterminer les tenants et aboutissants de l'alter observé? Dans le passé, peut-être que cela aurait été pratique, mais dans un monde où 80% de la population possédait des alters, ce genre de pollution mentale dans son propre esprit était juste une nuisance sans nom. Heureusement qu'il ne possédait pas une mémoire eidétique sinon il ne saurait pas comment réussir à se lever le matin.
-5 minutes, c'est vraiment me surestimer si tu veux mon avis. Dit Joël en remarquant que son ami attendait toujours une réplique de sa part.
-Tu as raison, 6 minutes si on compte ton temps de parole. Lui répondit au tac au tac son meilleur ami.
-Juste cette fois, je vais accepter cette flatterie teintée de jalousie enfantine. Maintenant, si nous revenions sur le sujet de ta moue frustrée…
-Je ne suis pas frustré ! S'écria l'autre presque immédiatement devant son accusation.
Joël aurait bien levé les yeux au ciel devant la remarque. Mais non seulement cela aurait fait un peu trop dramatique mais en plus, avec sa malchance du jour, la lumière spéciale du plafond aurait pris le bon angle dans ses lunettes pour l'aveugler.
Aussi, il se contenta de répondre en soulignant l'évidence même :
-Et je suppose que ces nombreuses boulettes de papier dans cette corbeille, cette pile de gobelet plastique autrefois rempli de café et ces poches sous tes yeux sont un signe évident que tout se passe bien dans ton travail ?
-Peut-être que cela n'a rien à voir avec mon travail. Peut-être que j'ai récemment rompu avec une petite-amie dont tu ne saurais pas l'existence…
Joël se moqua instantanément de l'idée. Nicolas était le genre de personne qui affichait un air calme très facilement pour cacher une forme de curiosité morbide mal placée pour quelque chose ou pour empêcher les autres de remarquer qu'il était sous la prise vicieuse de sa vieille amie nommée « angoisse ». Autant dire que le simple de devoir parler à une fille sans passer en mode « panique », « professionnel » ou « curiosité morbide pour l'alter de la fille» était déjà un exploit notable non-accompli à ce jour.
Pourtant, Joël se décida à ne pas le taquiner avec ces quelques points et choisis plutôt d'aborder cette déclaration sous un autre angle moins vexant pour l'ego social déjà minime de Nicolas :
-Bien essayé, malheureusement, si c'était vraiment une histoire d'amour tragique avec une fille, je t'aurais retrouvé à moitié saoul dans un bar, pas en train de jeter un regard meurtrier à un dossier de patient non-majeur. A moins que tu n'aies de nouveaux penchants tordus dont je ne connaissais pas l'existence ?
-D'accord, tu gagnes ce tour. Tu te souviens de ce patient qui avait été amené par All Might aux urgences et qui avait été diagnostiqué à l'origine comme une personne sans alter ?
-Difficile de ne pas s'en rappeler. On aurait dit que tu aurais pu tuer quelqu'un à distance la première fois que tu as eu le dossier de ce garçon en main. Et le pire, c'est qu'Alice et Margaret t'aurait certainement aidé à planquer le corps du pédiatre du jeune homme si elles avaient pu. Je me demande si ce charlatan savait à quel point Alice irait loin pour éviter les heures supplémentaires non-rémunérés ?
Joël l'avait dit en plaisantant mais en voyant la mine sombre apparaitre si soudainement sur le visage de son ami, il savait immédiatement qu'il y avait quelque chose dans sa plaisanterie qui contenait une part de vérité. Et pas forcément le genre de partie que quelqu'un de normalement constitué voulait entendre si la manière dont son ami serrait les poings était d'une quelconque indication.
-Figure-toi que « charlatan » est le mot juste pour ce pédiatre.
-Que veux-tu dire par là ?
-Savais-tu que lorsque Margaret a voulu poser quelques questions au pédiatre, elle n'a pas pu joindre son cabinet ?
-Et alors ? Il a changé de numéro et d'emplacement. Le plus probable est qu'il ait choisi de bouger et que le numéro était celui d'un téléphone fixe, voilà tout.
Il avait souvent vécu ça par le passé. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, son métier en tant que consultant en alter instable ne ramenait pas autant d'argent dans une société aussi axé sur ces capacités uniques. Il faut dire que beaucoup de gens venant le voir en tant que consultant avait une sorte de répugnance contre l'existence de son métier. Parce que amener un enfant chez lui impliquait également d'admettre que leur précieux enfant avait un problème de contrôle qui pourrait blesser des gens. Un problème qui, parmi des bizarres puissantes mais toujours très contrôlés, voulait également dire qu'il était préférable d'aller voir un médecin ou un psychiatre car c'était mieux vu de prétendre que c'était un problème médical ou psychologique plutôt que de dire que l'enfant était incapable de contrôler une partie de lui-même. Et combien n'en avait-il pas vu de ses parents aveuglés qui faisaient inconsciemment du mal à leur enfant en essayant de régler le problème par eux-mêmes ou en ignorant que le problème existait ?
Alors oui, ce genre de comportement l'empêchait de gagner beaucoup d'argent et l'obligeait également à changer d'emplacement régulièrement pour les enfants. Mais qui sait ? Peut-être qu'un jour, la société changera suffisamment pour ne pas voir son métier comme une sorte de boulot qui disparaitrait du jour au lendemain en échange de solution prétendument mieux adapté ?
-Margaret a pensé à ça aussi. Alors, elle a cherché le nouveau numéro de ce pédiatre et devine ce qu'elle a trouvé ?
-Qu'elle aurait dû continuer son travail illégal de détective privé plutôt que de continuer à bosser dans une équipe de jour aux urgences comme elle le pense constamment ?
-Sois sérieux une minute Jojo.
Joël avait envie d'expliquer à son ami qu'il était plus que sérieux en ce qui concerne ce sujet mais à la place, il se tut et choisi de jouer le jeu.
-Bien. Alors monsieur Denvers, qu'a-t-elle trouvé de si intéressant sur ce pédiatre ?
-En fait, la vraie question n'est pas ce qu'elle a trouvé… Mais plutôt ce qu'elle n'a pas réussi à trouver. Son nom pour commencer, la nouvelle adresse de son cabinet ou même, et c'est le plus grave dans cette histoire : une grande majorité d'enfants dont il a vérifié les alters.
-Es-tu en train de me dire que, non seulement cet homme n'a jamais existé en premier lieu, mais qu'en plus des enfants ont disparus peu de temps après leurs consultations avec lui ?
Ce n'était juste pas possible. Quelqu'un aurait forcément remarqué cette tendance à un moment où un autre. Un détective zélé, un parent inquiet pour son enfant disparu du jour au lendemain, un passant qui aurait vu des affiches de disparition, un héro même.
-En effet… Fut tout ce que dit son ami en réponse.
Parce que qu'est-ce qu'il y avait de plus à dire ? Que les gens qui n'étaient pas lié aux familles des disparus ne se souciaient pas ? Qu'ils se disaient probablement que des héros ou des policiers allaient finir par retrouver les enfants ? Que personne n'avait jamais pensé que le même homme qui procurait tant de joie à leur enfant en leur annonçant leur alter était le même homme lié d'une façon ou d'une autre à leur plus grande horreur ? Ou encore, se demander à quel point la société était mal fichue pour permettre à un tel homme d'avoir une si grande répercutions atroce sur l'avenir ?
-Et la police, qu'en pense-t-elle ? Dit Joël après avoir digérer du mieux qu'il put la nouvelle.
-Pour qu'on sache ce que pense la police, il aurait fallu que Margaret y aille et je doute que le commissaire lui aurait même laissé franchir les portes ou intervenir sur des cas d'enfants disparus en tant que consultante.
-Même si elle lui racontait toute l'histoire de but en blanc en passant sous le détecteur de mensonge naturel du chef de la police ?
Il savait depuis longtemps que Kenji Tsugaramae et Margaret ne partageait pas vraiment une relation des plus amicales. Par le passé, elle avait souvent empiété accidentellement sur des cas de la police et c'était fait embarquer plus d'une fois en dehors d'une scène de crime qu'elle avait découverte par accident au mauvais moment. Mais s'il y avait bien une chose de Kenji et Margaret avait en commun s'était leur sens de la justice aigu et leur souplesse en ce qui concerne faire ce qui est juste.
Malheureusement, le silence qui suivit associé à des yeux violets qui semblaient mauves avec l'éclairage, était tellement significatif que Joël ne put s'empêcher de jurer avant de continuer la discussion.
-Comment un commissaire de police peut-il autant vouloir la vérité et la justice mais semble incapable de comprendre que pour que ce genre de chose arrive des gens doivent parfois ne pas être à leur place ou faire des choses qui ne sont pas dans leurs domaines de compétences. Quel genre de logique tordue, est-ce ?
-Le genre de logique qui implique que chaque chose et chaque personne dans le monde a une place… Et que la place d'une infirmière n'est pas d'intervenir dans des enquêtes de police a priori gardé sous le carreau des médias.
Il pouvait parfaitement imaginer la tête du chien de Kenji ainsi que son ton condescendant envers Margaret. Et cette image mentale suffit à l'énerver encore plus.
-Et c'est pour ça que je suis devenu une sorte de consultant spécialiste dans l'apprentissage de la gestion d'alter instable pendant que tu es devenu un médecin traitant des problèmes d'alter. Pour éviter que des imbéciles comme ce commissaire ne commence à classer des gens dans ces foutues cases en noirs et blancs parce que c'est plus facile de voir le monde comme ça.
-C'est drôle, je croyais que ton objectif était moins noble… Quelque chose comme le fait que tu étais devenu consultant parce que ça payait bien ?
-L'un n'empêche pas l'autre. Il n'y a rien de plus satisfaisant dans ce métier que de prouver à des imbéciles que des enfants capables de les effacer de la réalité en claquant des doigts ont plus de bon sens qu'eux. Et évidemment, le fait que je sois payé pour démontrer ceci est un bonus particulièrement satisfaisant.
-Et moi qui espérais que tu cachais une âme héroïque sous cette prétendue couche d'égoïsme que tu affiches constamment.
-Désolé de te décevoir, je suis juste le genre de personne qui adore prendre les gens à revers… En parlant de revers, quand est-ce que je peux ajouter Midoriya à ma collection ?
-Quelle est même le rapport avec « revers » ?
-Il n'y en a aucun. Je vérifiais juste dans combien de temps tu allais t'évanouir par manque d'énergie ou de caféine, ça commence toujours avec une baisse d'attention à mes magnifiques discussion si tu veux savoir. Cependant, ma question reste valable… Alors ?
Il y eu une minute de silence… Puis deux… Puis enfin Nicolas Denvers sortit de son tiroir gauche du bureau son agenda afin de lui répondre.
-Alors, ta première séance a été planifiée avec ton groupe de la semaine prochaine. Si ma mémoire est correcte, sa mère n'a signé que pour 3 séances. Et elle est du genre à surprotéger son fils si tu vois ce que je veux dire.
Cela voulait dire problème en perspective si la première séance se déroulait mal en tournant hors de son contrôle… Ce qui arrivait dans à peu près 50% des cas quand on travaillait avec des alters instables. Dans sa tête, il pouvait déjà voir les coûts d'un procès éventuel plané innocemment au dessus de sa tête.
-Je craignais que tu me dises ça. Un gobelet pour notre nouvelle frustration commune ? Dit Joël en prenant un des nombreux gobelets en plastique contenant l'infâme mixture caféiné de cet hôpital.
-Un gobelet pour notre nouvelle frustration commune. Répondit son ami en imitant son geste.
Parfois, Joël Dubois se demandait s'il n'était pas resté ami aussi longtemps avec Nicolas uniquement pour ce genre de moments étranges.
