Tadaaaaam ! Et voila la suiteuh !

Enfin! C'est pas trop tôt me direz-vous...mais que voulez vous, l'inspiration est capricieuse.

J'espère que vous aprécierez

Merci pour toutes vos reviews^^

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Charlie s'était recroquevillé par terre dans un coin des toilettes. Le plus loin possible de LUI.

Il avait fermé les yeux et mit sa main valide contre une de ses oreilles. Il avait placé sa tête contre ses genoux, essayant pitoyablement de se consituter une bulle, une zone de protection.

Mais il entendait toujours SA voix.

Il se forçait à ne pas écouter ce qu'IL disait. En vain.

Il ne pouvait s'empêcher d'enregistrer chacune de ses paroles et il savait pertinemment que son cerveau allait garder dans un coin tout ce qu'IL avait dit.

Mais au moins, il ne LE voyait pas...ni sa gueule d'étudiant parfait, ni ses yeux glacés, ni son sourire....

Il ignorait depuis combien de temps il était coincé ici. Il se doutait bien qu'on n'allait pas tarder à les retrouver.

Don…oui, Don allait venir…

A moins que…les alarmes !

Elles continuent à sonner ! Peut être le bâtiment à été évacué par sûreté ! Peut être il n'y a plus personne à part eux deux !

Non ! Non ! Non ! Son frère ne serait jamais parti sans lui !

A moins que…qu'il ne soit…(mort) blessé…

Charlie Eppes, grand garçon de 30 ans et génie des mathématiques eut un sanglot étouffé dans sa respiration, laquelle devenait laborieuse. Il crispa sa main contre son oreille. Ses doigts se perdirent dans ses cheveux et rentraient dans la chair de son crâne. Son corps était tellement crispé qu'il lui semblait prêt à se casser.

Don ! Mon Dieu ! Pitié ! Faites qu'il ne soit pas mort !!! Don !

Il avait du mal à reprendre son souffle…le manque d'air le faisait flotter.

Il n'était pas sûr, mais il lui semblait qu'il pleurait. Ou pas…c'était tellement difficile de distinguer un crise de panique d'une crise de larmes. Peut importait de toute façon…

Car Charlie avait froid.

Charlie avait mal.

Charlie était terrorisé par un gamin fou, coincé sous un tas de cailloux.

Charlie était sans Don...

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- C'est hors de question !!!

Don était à deux doigts d'en coller une au pauvre pompier qui se trouvait en face de lui et qui s'épuisait à essayer de le faire sortir du bâtiment.

Ils avaient trouvé d'autres bombes. Une à chaque étage. C'était un miracle qu'elles n'aient pas explosé ensemble. Le siège du FBI n'y aurait pas résisté. Néanmoins, elles pouvaient se déclencher à tout moment.

- Monsieur, il faut…

- Il me semble que je vous ai répondu ! Je ne repartirai pas sans mon frère…et accessoirement sans un psychopathe qui se trouve avec lui.

Il frissonna à cette idée et son cœur se serra. Il espérait sincèrement que Spellman soit dans l'incapacité de faire le moindre mal à Charlie. Ou mort. Cela économiserai pas mal de temps et d'énergie de la part du système judiciaire de L.A. Après ce que ce type avait fait, c'était tout ce qu'il méritait ! Il est vrai que ce n'était pas très correct de penser ça mais ce serait véritablement injuste que des collègues à lui justes et droits, qui sauvent des vies soient morts et qu'un type comme lui en réechappe.

Cela serait tellement injuste si Charlie...

Stop ! Non !

Il poussa un long soupir, pour essayer de réguler son angoisse. Il se sentait physiquement oppressé.

Au début, il avait été sincèrement soulagé de ne pas le trouver parmi le peu (heureusement) cadavres qui jonchaient le sol des bureaux. Mais lorsqu'un jeune agent lui avait dit qu'il l'avait vu rentrer aux toilettes, son inquiétude avait doublé : tout d'abord parce que lesdites toilettes se trouvaient au plus près de la source de l'explosion, ensuite, parce que cela signifiait que son frère se trouvait avec LE taré du moment.

Et là, il s'était retrouvé devant le tas de matériaux qui bloquait l'entrée des toilettes avec le corps d'un des agents qui accompagnaient Spellman gisant au dessus !

Merde, Charlie, mais tu les attire ma parole !

Avec ses collègues, il avait essayé de dégager l'entrée, jusqu'à l'arrivée d'un bataillon de pompiers qui avait pour mission de faire évacuer les survivants dés qu'ils avaient appris l'existence des autres bombes.

Mais Don n'en démordait pas. Et Megan et David non plus. Ils ne partiraient pas sans Charlie.

Les voyant tellement déterminés, le pompier hésita un instant…et se joignit à eux. Certains avaient une conscience plus développée que les autres…Comme ça, ils iraient plus vite.

Cela faisait un bon moment que Don déplaçait des débris. Il avait la tête qui le lançait et qui tournait. Il nota qu'il lui faudrait montrer son bobo à un médecin ou qu'il aille à l'hôpital. Mais plus tard. Pour l'instant il avait mieux à faire.

Ses mains et bras étaient écorchés de partout. Mais il ne le voyait pas ni le sentait. Tout son être était concentré sur une seule chose : Charlie.

Charlie, Charlie, Charlie. Si je te retrouve en vie je te jure que je te tue pour m'avoir fait m'inquiéter autant !

Il souffla un instant, haletant, le cœur au bord des lèvres. SI je te retrouve en vie…oh merde ! J'ai pensé ça !

Il sentit brusquement ses yeux le piquer.

Non, non, non, pas maintenant !!! C'est pas le moment de laisser aller !!! Charlie est en vie ! Charlie est forcément en vie !!!

Des images affreuses défilaient dans sa tête. Il se voyait devant le corps de Charlie dans le même état que celui de l'agent qu'ils avaient retrouvé, il se voyait annoncer à son père la mort du jeune homme…

- Don, on y est presque ! lui dit David en s'approchant de lui, l'interrompant dans ses pensées morbides.

Il lui avait gentiment posé la main sur l'épaule en signe de soutient et de réconfort.

Il se rappelait l'effet que ça faisait…le temps qui tourne, quelqu'un coincé sous les décombres…Il se rappelait parfaitement, lorsque ce train avait déraillé, de son état de tension pour un gamin qu'il ne connaissait pas…alors pour un frère…il n'osait imaginer ce qu'endurait son ami.

- Ouais, je sais, foutue poussière, murmura inutilement Don

- On a une percée ! Don ! David ! s'écria soudain Megan

Don bondit.

Un trou minuscule. Mais un trou.

- CHARLIE !!! hurla t'il dedans

Aucune réponse.

Il se mit à déblayer comme un fou.

Pourquoi il ne répond pas, pourquoi il ne répond pas, POURQUOI !!!

Inconscient ! Oui ! Il est sûrement inconscient !

Charlie, tiens bon !!!

- AIDEZ MOI ! hurlait il au bord de l'hystérie et les nerfs à bout.

Le trou s'agrandissait. Tellement lentement…

Puis, enfin, Don pu passer de l'autre côté.

- Charlie !