Bonjour à tous, merci à ceux/celles qui ont eu la bonté de me laisser une petite reiew ^^

Pour fêter 2009, je vous mets un nouveau chapitre.

Voila, bonne lecture et bonne année!!!

Chapitre 3 : Retour au Terrier

Ils arrivèrent à quelques mètres du Terrier et se mirent aussitôt en route. Arrivés dans la cuisine Mme Weasley tira sa baguette.

Nous allons manger dans le jardin, le salon est trop petit et nous pourrons profiter du soleil comme ça. Vous voulez bien aller mettre les tables pendant que je termine le repas.

Ron acquiesça d'un hochement de tête et sortit. Harry le suivit et il se dirigèrent vers la vieille grange que l'on apercevait derrière la maison. Ron pointa sa baguette sur la porte qui s'ouvrit avec un grincement sinistre.

- Tu me donnes un coup de main ?

- Tout de suite, Wingardium Leviosa

La longue table s'éleva et Harry la fit sortir de la pièce. Ils installèrent les tables et alors qu'Harry arrangeait un coin de la nappe, il remarqua que Ron fixait l'horizon quelques mètres devant lui. Il se redressa et s'approcha.

- Ça va ?

- Oui, je me disais juste que c'était enfin terminé. On va enfin pouvoir vivre notre vie sans craindre pour la vie de quelqu'un. On va enfin pouvoir vivre notre vie sans avoir peur du lendemain.

Harry ne répondit pas, c'était inutile, oui tout était fini. Il allait enfin pouvoir être Harry, juste Harry. Il avait rempli son rôle, ce que toute la communauté magique attendait de lui. Voldemort était mort et sa vie commençait réellement.

- A ce propos je suppose que toi et Gin…

- Je ne sais pas, nous n'en avons pas encore parlé mais j'espère.

Elle a besoin de toi tu sais, elle aimait beaucoup Fred…

- Je sais…

- Ohé les garçons, vous parlez de moi j'espère !

Ils se retournèrent et virent Hermione qui s'approchait. Elle se plaça entre eux, saisis leurs mains et regarda le paysage sans dire un mot. Ce fut Ron qui rompit le silence :

- Tu n'es pas avec tes parents ?

Ma mère essaye d'aider ta mère et ton père a réquisitionné le mien pour qu'il lui explique le fonctionnement du sèche-linge !

- Incorrigible !

Il eut un grand sourire et les regarda l'un et l'autre.

- Ça vous dit pas qu'on aille voir si on mange bientôt mon estomac crie famine !

Hermione eut une grimace qui mêlait étrangement amusement et exaspération.

- Tu ne changeras donc jamais !

- C'est ce qui fait mon charme !

Elle leva les yeux au ciel pendant qu'Harry pouffait de rire. Ron mit un bras sur les épaules de chacun et ils se dirigèrent vers la cuisine. Une énorme casserole leur fonça alors dessus. Harry sentit une main qui le tirait par le col et une seconde plus tard il se retrouva allongé sur le sol emmêlé avec ses deux amis.

- Rien de cassé ?

- Non

- Hermione ?

- Non plus, j'ai eu un coussin des plus confortables.

Mme Weasley arriva alors.

- Qu'est ce que vous faîtes par terre ?

- Eh bien en fait, on avait envie de faire une sieste et une grosse casserole nous a donné un bon prétexte .

Elle reprit son chemin maugréant contre les blagues douteuses de son plus jeune fils.

- J'oubliais, on va se mettre à table dans deux minutes, dit-elle en se retournant.

- Ok

Le repas se passa bien, dans le calme. Ron et Harry discutèrent beaucoup avec le père d'Hermione qui se révéla très agréable. Il s'était éloigné d'Arthur, certainement pour éviter d'avoir à subir d'incessantes questions sur le monde moldu. Hermione, qui parlait à Ginny semblait ravie de se rapprochement d'autant plus que Mme Weasley et sa mère semblaient également beaucoup s'entendre. L'après-midi passa rapidement et lorsqu'il fût vingt heures les Granger décidèrent de partir. Hermione les ramènerait et elle reviendrait au Terrier ensuite. Kréattur apporta les valises d'Harry et ce dernier s'installa dans la chambre de Ron.

Alors qu'il s'apprêtait à redescendre dans le salon avec le reste de la famille Weasley une porte s'ouvrit.

- Harry, est ce que je peux te parler ?

- Bien sûr, je ne t'avais pas entendu monter.

Elle referma doucement la porte et jeta un sort d'impassibilité une fois que ce fut fait. Elle se tourna alors vers Harry et le regarda dans les yeux. Il ne put s'empêcher de la trouver terriblement jolie, elle n'était décidément plus cet enfant apeurée qu'il avait connu par le passé. Il lui sourit franchement.

- Est-ce que tu te rappelles la première fois que je suis venu au Terrier ?

- Comment pourrais-je un jour l'oublier, l'amour de ma vie dans ma maison, presque dans la chambre à côté de la mienne. Lorsque tu étais dans la même pièce que moi je perdais tous mes moyens, j'avais le cœur qui s'emballait, mes mains tremblaient…

- Ça a dû être dur pour toi

- Oui mais j'ai attendu et je t'aime toujours Harry…

- Ginny, je sais que l'on a rompu, que j'ai rompu mais…

- … Est-ce que je veux ressortir avec toi ? Bien sûr que je le veux, je ne veux que ça !

Elle s'approcha alors et posa ses lèvres sur celles d'Harry qui répondit aussitôt à son baiser. La sensation était différente des autres fois. Un immense sentiment de soulagement mêlé d'amour l'emportait. Il était enfin libre, libre d'aimer, il n'était plus obligé de fuir les gens qu'il aimait pour ne pas les mettre en danger. Lorsque leurs lèvres se décollèrent leurs yeux étaient légèrement humides, ils se contemplèrent sans rien dire pendant quelques secondes. Il aurait pu rester des heures à contempler son visage d'ange. Il parvint finalement à s'en détacher.

- Il faut qu'on redescende où ils vont se poser des questions.

- Oui, vivement qu'on soit à Poudlard !

Il eut un léger sourire, déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de prendre sa main et d'ouvrir la porte. Ils descendirent l'escalier et entrèrent en même temps dans le salon. Ce furent huit paires d'yeux qui se retournèrent alors.

- Hum, hum

Harry sentit une douce chaleur lui monter aux joues, Hermione avait un grand sourire mais ce fut Molly qui lui sauva la mise :

- Oh tu peux faire le malin Ron, si tu crois qu'on ne t'a pas remarqué avec Hermione !

- Et de quatre tomates ! Maman tu as dû confondre le ketchup avec de la pimentine lorsque tu as fais le repas !

Les quatre adolescents arboraient en effet des couleurs qui variait entre le rose vif et l'écarlate. Ginny saisit alors le coussin posé sur le canapé et le lança à la tête de Georges avant de s'asseoir. Harry s'assit à ses côtés avec un grand sourire. Finalement rien n'avait changé…

Le lendemain, Harry fut tiré du sommeil par la lumière du soleil qui filtrait à travers du soleil. Il rêvassa pendant quelques secondes laissant la lumière réchauffer son visage mais les ronflements de Ron l'encouragèrent à se lever. Il s'habilla silencieusement et sortit en prenant bien garde à ne pas le réveiller. Ils descendit les marches et ne trouva en bas que Mme Weasley.

- Bonjour Harry, mon chéri, tu as bien dormi ?

- Très bien merci, personne n'est debout ?

Arthur est parti au boulot de bonne heure, je ne sais pas si Ron te l'a dit mais il a eu une nouvelle promotion, il est chargé des effectifs et du recrutement. C'est un poste très important, il n'a de comptes à rendre qu'à Kingsley. En ce moment, il y a beaucoup de travail, avec tous les élèves qui viennent de terminer leur formation. En plus, il manque des oubliators, les gens sont tellement heureux d'être débarrassés de Tu-sais-qui qu'il en oublient le code du secret magique.

Harry était très heureux pour les Weasley, après tout qui est-ce qui pouvait prétendre mieux qu'eux à gagner un peu de reconnaissance.

- Tous les autres sont couchés ?

- Oui, quoi que…

Le parquet au dessus de leurs têtes s'était mis à grincer et effectivement quelques minutes plus tard Ginny faisait son entrée dans la pièce.

- Bjour man, bjour Harry déjà levé ?

- Moui ton frère ronfle affreusement fort dit-il avec un sourire et toi ?

- Hermione commençait à parler de métamorphose dans son sommeil, j'ai préféré partir avant qu'elle ne me demande des conseils !

- Harry s'étrangla à moitié dans son jus d'orange, ce qui provoqua l'hilarité de Ginny.

- En tous cas, ça va faire un couple explosif

Ce fut le moment que choisit Ron pour faire son apparition, les cheveux en bataille, la chemise boutonnée de travers et avec deux chaussettes différentes, ce qui évidemment ne fit rien pour calmer le fou rire des deux adolescents.

- Quoi ? Skispass ? Et au fait qui est ce qui va faire un couple explosif ?

- Pattenrond et Harold répliqua Ginny entre deux hoquets.

- Ah bon, depuis quand ils sont ensemble ?

Le fou rire redoublât et même Mme Weasley se joignit à l'hilarité générale

- Mon pauvre Ronald, je crois que tu devrais aller prendre une bonne douche froide avant d'essayer d'entreprendre une conversation.

Le vacarme semblait avoir réveillé toute la maison. Hermione entra dans la pièce suivie de près par Georges. Elle dévisagea Ron avec curiosité mais ne fit pas de commentaires, tact que n'adopta évidemment pas Georges :

- Harry, Ginny vous pourriez surveiller un peu vos compagnons de chambrée, on dirais qu'ils ont passé une looongue nuit. A moins que vous n'étiez déjà occupés pour vous en apercevoir.

Ce commentaire lui valu une pluie de tapes sur la tête et il supplia bientôt ses agresseurs en s'excusant.

A dix heures et demi, alors qu'ils étaient tous réunis dans le salon pour une bataille explosive, ils entendirent quelqu'un frapper à la porte. Ils continuèrent de jouer alors que Molly ouvrait la porte.

- Les enfants, c'est pour vous

Ils se regardèrent avec étonnement et Ginny fut la première à réagir, elle se leva et s'avança vers la porte.

- Je vous en prie Miss Weasley, restez assise. Je vais vous parler ici, nous serons plus à l'aise. Puis-je m'asseoir ?

Ginny pris place sur le canapé aux côtés d'Harry laissant ainsi le fauteuil libre pour le professeur Mac Gonagall.

- Je me doute que vous comprenez la raison de ma visite. Je viens vous demander votre réponse à la proposition que je vous ait faîte la semaine dernière. Mr Potter, Miss Granger j'espère que vos amis vous ont mis au courant.

Ils acquiescèrent silencieusement. Ils n'avaient pas abordé le sujet ensemble mais la réponse était claire pour lui.

- Pour ma part, je serais ravi de revenir à Poudlard pour faire ma dernière année.

- Je suis également partante.

- Et moi donc !

Un sourire éclaira le visage du professeur.

- Vous êtes donc à nouveau élèves de Poudlard, vous recevrez vos listes dès que possible, c'est-à-dire dès que nous aurions trouvé tous nos professeurs. Mr Weasley, vous êtes réintégrés dans vos fonctions de préfet, Miss Granger je vous ai nommé préfète en chef. Quant à vous Mr Potter, l'équipe de Quiddich de Gryffondor sera à nouveau sous votre capitanat. Miss Weasley, vous intègrerez également la 7ème année mais il vous faudra beaucoup travailler pour compenser votre moitié d'année que vous avez loupé, je me doute que Mr Potter se fera un plaisir de vous faire rattraper. Je vous souhaite de très bonnes vacances à tous, il faut que je m'en aille, j'ai du travail qui m'attend.

Elle se leva, salua Mme Weasley et s'en alla.

- Je n'arrive pas à réaliser, je pensais que je ne reverrais plus jamais ce bon vieux Poudlard, dit Harry.

- Et moi je me désespérait de devoir passer une longue année loin de vous. Je ne sais pas comment j'aurais pu faire.

- Tu y serais bien arrivé, tu étais bien seule l'année dernière ! rappela Hermione.

- Non il y avait Neville et Luna ! Mais vous vous imaginez pas comment ça a été dur.

Ils reprirent leur bataille explosive jusqu'à ce que Ron propose :

- Ça vous dit une partie de Quiddich tant que Georges, Bill et Charlie sont encore là ?

Hermione fit la moue mais Harry et Ginny se levèrent immédiatement pour aller chercher leurs balais tandis que Ron se dirigeait vers la cuisine où discutaient Bill, Charlie et Fleur.

Dix minutes plus tard, ils étaient tous dans le pré derrière la maison, prêts à jouer. Hermione s'était finalement jointe à eux et Bill avait même réussi à convaincre Fleur de prendre part à la partie. Fred jeta un coup d'œil au groupe :

- Bon, je suppose qu'on ne sépare pas les couples dit-il avec un clin d'œil. Il se jeta alors dans les bras de Charlie. De toute façons moi je ne veux pas quitter mon amoureux !

Tous éclatèrent de rire et les équipes furent finalement composées de Ron, Hermione, Georges et Charlie d'un côté et de Harry, Ginny, Fleur et Bill de l'autre. On jouerai sans cognards et avec seulement deux poursuiveurs, le gardien ayant le droit d'aider. Ron alla se placer devant ses buts tandis que Bill garda les autres. Charlie et Harry seraient évidemment les attrapeurs et les autres se disputeraient le souaffle.

Le coup d'envoi lancé, Harry observa les forces en présence. La partie promettait d'être serrée : Ginny semblait la meilleure en vol mais elle n'était pas beaucoup aidée par Bill et Fleur qui semblaient avoir des difficultés à garder le souaffle pendant plus de 5 secondes d'affilée. De l'autre côté, même si Hermione avait du mal Ron et Georges combinaient bien et marquaient but sur but au pauvre Bill. Charlie volait avec une agilité exceptionnelle et il aidait ses poursuiveurs en coupant les trajectoires de Ginny et Fleur. Cependant il était désavantagé par son balai face à Harry. Ginny marqua encore portant le score à 130 à 90 en faveur de l'équipe adverse. Elle parvenait à elle seule à maintenir l'écart pour le moment mais il devait vite trouver le vif avant que celui-ci ne soit trop conséquent.

Il vit alors Charlie qui fonçait vers le sol, il donna toute la puissance de son éclair de feu et le rejoignit à environ 10 mètres du sol mais il ne voyait toujours pas le vif. Un souvenir de coupe du monde le submergea alors, Viktor Krum et la feinte de Wronsky. Il tira de toutes ses forces sur le manche au moment où Charlie en faisait de même, frôla l'herbe et remonta en chandelle. Charlie lui sourit narquoisement et Harry fit mine de lui foncer dessus. Alors qu'il s'écartait pour l'éviter il le vit enfin, le vif d'or voletait près d'un arbre, il accéléra au maximum mais Charlie avait réagi extrêmement vite, trop vite. Le vif d'or avait changé de trajectoire et il était maintenant plus prêt du rouquin. Un nouveau changement les remis finalement au coude à coude et finalement dans une dernière accélération Harry sentit la sphère glacée dans sa main.

- Score final : 270 à 180 annonça Georges. Bravo à toi Harry !

Ils se posèrent sur le sol et Charlie serra la main d'Harry.

- Bravo Harry, je dois te féliciter, c'est la première fois de ma vie que je perd un match.

- Et je comprend pourquoi, si on avais eu le même balai tu m'aurais écrasé !

- Je ne pense pas, tu voles très bien…

C'est contents et fatigués qu'il rentrèrent au Terrier pour une bonne douche et un repas bien mérité.

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Voilà j'espère que ça vous a plû, au prochain chapitre, on aura droit à un peu de politique et surtout à quelques éléments de l'intrigue qui vont se mettre en place. Je vais essayer de ne pas vous faire attendre trop longtemps.

Kévin.