Larmes de diamants

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Chapitre 4

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*********** ## Au château de Rosalys.

Le prince Sebastiano, venu en tant que messager, avait demandé audience aux deux monarques, au nom de l'empereur Vargas.

Sûr de lui et souriant, il se présenta devant les souverains de la double monarchie, ainsi que devant l'intendant Armando Carriedo.

Il prit une grande inspiration et commença un discours structuré et particulièrement bien ficelé, dans lequel il expliquait que selon les lois de son pays, l'intendant n'aurait le droit de prétendre à la main du prince que s'il se montrait digne de lui au travers d'une série d'épreuves de force et de courage.

Il affirma, fidèle au scénario qu'il s'était préparé, que les épreuves duraient deux semaines, ce qui expliquait l'absence de nouvelles de l'intendant depuis son arrivée à Angelo.

Le prince Sebastiano parlait avec passion. Il était excellent comédien, jouait le jeu jusqu'à en décrire les épreuves déjà accomplies par le prétendant. D'aucuns ne pourraient croire qu'il s'agisse d'un mensonge, que toutes ces belles paroles. Le prince déclara également que jusqu'à son départ pour Rosalys, Antonio avait réussi toutes les épreuves imposées. L'empereur Arthur s'agaça.

- La dot ne suffisait donc t-elle pas ? Ces épreuves ne sont qu'un coup de plus du vieux Vargas pour éviter de lier son royaume aux nôtres !

Sebastiano tiqua. Il savait bien qu'il y avait eu des tensions entre Francia, Britanny et l'empire Vargas, mais la rancune était plus tenace qu'il n'y paraissait au premier abord.

- Votre Majesté, mon père serait plus que ravi de marier mon frère aîné à votre intendant de Francia. Mais il s'avère que, tout comme moi, le prince Lovino est de faible constitution, et manque cruellement de force physique. Nous ne voulons que nous assurer que le seigneur Carriedo puisse le protéger en toute circonstance.

Arthur médita un instant sur ces paroles. Il comprenait les motivations de l'empereur... Un bon époux est une personne qui doit combler les faiblesses de l'autre. C'est pour cela, qu'il rêvait souvent de marier Alfred à quelqu'un de calme et réfléchi...

De plus, si le prince, le futur empereur, se trouvait en danger et que son époux était incapable de le défendre, c'en était fini de lui, et de la stabilité de l'empire. Il se calma donc et hocha la tête majestueusement en guise de réponse au prince. Armando prit la parole à son tour.

- Merci, prince, d'avoir pris la peine de nous avoir rassurés sur le retard de sieur Carriedo à nous donner de ses nouvelles. Nous vous prions également de nous prévenir, dès la fin des épreuves, afin que nous rejoignons Angelo pour la cérémonie, si mon cher cadet réussit.

Sebastiano sourit et se pencha respectueusement. Sa mission accomplie, il échangea encore quelques politesses avec les souverains, puis s'en fut rejoindre son escorte, qui l'attendait aux écuries.

Le roi Francis soupira de soulagement. Son époux croyait au mensonge du jeune prince dur comme fer.

Armando Carriedo, lui, fixait la porte par laquelle venait de sortir le cadet Vargas. Cette petite histoire le gênait grandement. Jamais il n'avait entendu parler de lois comme celles-ci... Dubitatif, il décida tout de même d'attendre la fin desdites épreuves avant de faire quoi que ce soit.

########*** Sanctuaire de givre.

L'empereur rouge marchait doucement en direction des quartiers de son tendre frère. Il tenait dans sa main, fermement serré, le présent offert par la dynastie des Dragons pour son frère. La date de son anniversaire approchait... Et il faudra alors qu'Ivan choisisse un époux ou une épouse.

Cela ne consistait qu'à passer l'un des deux bracelets du destin au poignet de la personne choisie, tout en portant l'autre. Il fallait que les bracelets vibrent et brillent d'une lueur bleue, pour que l'heureux élu soit considéré comme fiancé légitime. Mais ce n'était pas si simple. Il arrivait souvent que les bracelets virent au rouge, et brûlent la peau des deux partenaires jusqu'à ce que le prince prononce « Je renonce ! ».

Il arrivait aussi que les bracelets décident qu'aucune personne n'est digne du porteur royale. Le dauphin souffrira donc jusqu'à renoncer completement au mariage. Le pire c'est qu'aucun mage ne devait le soigner avant la fin de la cérémonie. Souvent, il était trop tard.

Nicolaï leva alors sa manche et observa son poignet malmené, noirci et brûlé à jamais. Le jour où lui-même avait dû faire son choix, il avait, plein d'espoir, passé le bracelet à toutes les personnes présentes. Chaque fois, le bracelet lui refusait de reconnaître un quelconque fiancé, mais Nicolaï recommençait et recommençait. Sans résultat de plus, qu'un poignet calciné qu'il s'efforçait de cacher depuis, et les blessures conjointes d'une destinée cruelle et du renoncement.

Il resserra son étreinte sur les bracelets. Il avait peur, au fond de lui, qu'il n'arrive la même chose à son frère. Il ne permettrait pas que son cher Ivan soit meurtri de la sorte, et dans sa chair et dans son coeur.

N'ayant pas d'héritier, il cédera bientôt sa place à Ivan sur le trône de l'empire rouge, pour qu'il puisse assurer la lignée. Il s'assurerait en contrepartie, de rester empereur du sanctuaire de givre. Ivan ne serait qu'un de ses gouverneurs. C'était bien mieux ainsi.

Il arriva devant une grande porte d'ébène, qu'il scruta pendant quelques secondes, avant de lever le bras et de frapper trois fois de ses phalanges délicates. La voix de son frère résonna doucement derrière le bois.

- Da ?

Nicolaï poussa la porte et entra dans l'antre du jeune homme. Ivan ne paraissait pas surpris de le voir, et affichait cet air doux et triste à la fois. Il était tranquillement assis sur son fauteuil, caressant

son chat. L'empereur s'installa en face de lui, et déposa doucement le paquet sur la table basse qui les séparait.

- Tu te sens prêt, Ivan ?

L'interpellé leva un regard améthyste sur son grand frère.

- Da... Nicolaï, j'espère... que tout se passera bien pour moi...

Il appuya sa phrase en attrapant le poignet meurtri de son frère, prenant grand soin de ne pas lui faire mal. Celui-ci le regarda, gentiment.

- Ne t'en fais pas, mon tendre petit frère... Je n'ai pas eu droit à la grâce des bracelets sacrés, parce que, malgré tout je suis un roi ferme et sévère... un roi cruel. Je mérite mon sort et ma solitude... Tu es fort et doux, Ivan. Je te le promets, mon cher petit frère, le destin ne te laissera pas finir ta vie seul...

Ivan n'ajouta rien, embrassant la cicatrice de son frère, puni selon lui, beaucoup trop injustement.

********####* Au palais Vargas, Angelo.

Le mage du désert s'acharnait depuis plusieurs heures sur un intendant hurlant, gémissant, secoué de tremblements et trempant ses draps de sueur, sous le regard exténué et inquiet du prince Lovino. L'intendant de Francia avait été, dans l'après-midi, sujet à une réaction violente au poison, au fond de son coma.

C'était signe qu'il commençait à évacuer, mais l'allergie dont il était victime avait aggravé la crise qui devait n'être que mineure. Le prince avait refusé de bouger tandis que le mage entamait le processus de guérison, et il avait fallu appeler des domestiques pour l'empêcher de sauter au cou du guérisseur, qui n'allait pas assez vite à son goût.

Le mage eut un soupir. Les hurlements s'amoindrissaient, même si ce n'était pas le cas des tremblements. Ils étaient sur la bonne voie. Il continua donc de le traiter, guettant le moindre mouvement de son patient. Lovino grognait à côté, comme à son habitude.

- Vous en avez encore pour longtemps ?

- Son état s'est stabilisé, Altesse. Je pense qu'il ne devrait pas avoir de rechute avant un moment, mais la date prévue du réveil est encore loin, il faut s'attendre à tout.

- Il ne nécessite plus de soins pour le moment ?

- Il faut que je m'occupe de la décoction et lui administre, et ce sera terminé pour ce soir… commença le guérisseur. Il détestait parler autant pour ne rien dire.

- Je le ferai, assura le prince sans broncher.

- Je ne peux laisser un patient…

Le prince semblait sur le point d'exploser. Connaissant son tempérament depuis le temps qu'il vivait au château, Gupta s'étonna qu'il ne l'ait pas encore insulté.

- Seigneur Hassan… Vous pouvez disposer.

On ne discutait pas les ordres d'un prince. Gupta prit ses affaires et quitta la chambre, après avoir indiqué à un prince agacé comment donner la décoction au convalescent.

Une fois la porte refermée, Lovino soupira. Enfin seuls.

Il fit comme le guérisseur avait dit avec l'espèce de tisane, tant qu'il avait toutes les indications en tête. Manquerait plus que son prétendant clamse dans ses bras, tiens.

Une fois cela fini, il tira le tabouret du médecin à lui et s'assit près d'Antonio. Quel abruti… S'il ne s'était pas autant entêté à devenir son prétendant, rien de tout cela ne serait arrivé. C'était à cause de lui que Feliciano était parti risquer sa vie pour récupérer la dot de son intendant.

C'était à cause de lui, et du mariage qu'Antonio voulait, qu'il avait été agressé, qu'il était dans le coma, et avait ces terribles crises. Il se sentait coupable, en quelque sorte, mais il ne l'avouerait jamais à personne. Si seulement tout pouvait rentrer dans l'ordre.

- Remets-toi vite, bastardo…

Pas qu'il se soucie particulièrement de la santé de son idiot de frère, ou de celle de cet abruti qui dormait à côté de lui. Pourquoi il le ferait, d'ailleurs ? Le coffre de diamants, lui, aurait pu aider le royaume. Ils traversaient une passe difficile. Et puis, c'était un intendant, il était plutôt doué en gestion de royaume, tout ça.

Ses yeux se posèrent sur Antonio. Ce n'était pas la peine de se mentir, tout compte fait. Il se leva légèrement, et s'appuya sur le lit, près de l'oreiller, pour mieux voir le visage du jeune homme. Il semblait dans un profond sommeil. Cela arracha un sourire à Lovino, de penser qu'il le verrait ainsi tous les jours bientôt.

Un sourire ? Qu'est-ce qu'il racontait, une grimace, plutôt. Du dégoût. Rien que ça. Il fléchit son bras et son pencha sur l'intendant. Il savait bien qu'il ne s'en rendrait probablement pas compte, mais… Peut-être que ça l'aiderait à se réveiller, après tout. Il était un prince charmant, que diable.

Il l'embrassa doucement, du bout des lèvres. Il n'y avait pas de réponse à espérer, pour le moment. Il se releva vite.

C'était stupide. Il ne savait même pas pourquoi il avait fait ça. Ni pourquoi il avait cherché la main d'Antonio sous les draps, pour la serrer. Il était stupide. Il se faisait contaminer par son entourage, c'était la seule explication. Bon sang.

Une longue soirée de veille commençait pour le prince.

#######**

C'est après cinq jours de vie au palais de Berlitz que tout changea pour le jeune Vargas.

Feliciano marchait tranquillement vers les appartements du prince Ludwig, apportant dans une assiette, de multiples variétés de mets que le blond adorait. Il était joyeux, les couloirs ne l'effrayaient plus et il s'entendait merveilleusement bien avec les autres sujets du palais.

Il toqua trois coups contre la porte austère, et attendit que Ludwig l'invite à entrer.

La voix de ce dernier résonna doucement :

- Entre Feli, je t'en prie.

Le blond était tranquillement installé à son bureau, lisant des missives et autres rapports de généraux. Comme à son habitude, le brun déposa son plateau plus loin, sur la table de nuit. Il y trouva cette fois un coffre en ébène. Ludwig répondit à sa question silencieuse.

- C'est un cadeau de mein Bruder, que je dois encore transmettre à Vati. Il m'a dit que cela permettra de remplir les caisses du royaume.

Feliciano sourit et dit :

- Ve... Avec un si petit coffret ? Votre frère doit avoir un sacré sens de l'humour.

- Ja... Je le croyais aussi. J'ignore toujours d'ailleurs ou il a pu dégoter ça, mais ce coffret contient des diamants purs...

Le cœur de Feli manqua un battement. Tout lui revint en mémoire. Sa mission, son frère, le coffre contenant la dot...

Il fut pris d'un violent vertige. Ses yeux se remplirent de larmes, et il avait comme une envie de vomir.

Il ne réfléchit pas plus et sortit de la pièce en courant, en essayant de retenir ses sanglots, tandis qu'il entendait le prince blond crier son nom pour le retenir.

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Cela faisait quelques jours maintenant qu'Arthur courrait après Alfred dans le château. Il ne comprenait pas comment, mais son aîné lui échappait de manière continue.

La veille, il le cherchait dans sa chambre, où il trouva Matthew. Celui-ci lui affirma qu'Alfred était parti vers la cuisine, combler le vide immense de son estomac. Dans la cuisine, il croisa Isabelle, mais pas d'Alfred. La jeune fille eut la gentillesse de lui indiquer que son grand frère était parti nager dans la piscine centrale.

Enfin arrivé a celle-ci, il croisa Michelle, qui lui assurait qu'il venait juste de le manquer, puisqu'il se rendait aux écuries... Et une fois là-bas, Arthur remarqua l'absence de Batman et Peter qui lui affirmait innocemment « ah, c'est ballot ! Il vient de partir en balade ».

Cela agaçait prodigieusement l'empereur.

- Fichu héritier avec un ver au cul... jura-t-il en s'en retournant rejoindre Francis.

Non seulement il était incapable de tenir en place, mais Armando affirmait qu'il manquait toutes ses leçons. Qu'il le retrouve donc, ça allait barder.

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Après des jours de recherche, le groupe du capitaine Johan trouva l'entrée du dédale des rôdeurs dans une ancienne auberge. Hades et Zeus avaient fait des miracles, en pistant l'odeur de la sœur du capitaine grâce à un vieux ruban à cheveux qu'il avait gardé d'elle.

Kaelin, Elizaveta et Jack restèrent dehors à monter la garde, tandis qu'Heraclès, Sadik et Johan infiltraient le tunnel. Les deux félins les guidaient discrètement, sentant l'odeur de Justine toujours plus forte, tandis que Sadik maintenait son sort de furtivité sur le groupe.

L'endroit était sombre, éclairé de temps en temps par des lanternes bleues.

Ils marchèrent pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à entendre une voix féminine irritée. Johan se figea. C'était Justine.

- Pourquoi t'acharnes-tu autant sur lui ?

- Mein Bruder ne voit plus rien à part lui, ne parle plus que de lui et ne sourit qu'à lui ou qu'en sa présence ! Je suis sûr que ce petit vaurien est un mage à la solde des Vargas ou de la double monarchie, qu'il l'a ensorcelé ! Je dois l'éliminer, pour le bien de Ludwig et pour celui du royaume!

- Ne fais pas ça ! Tu n'as aucune preuve... Et c'est un gamin ! Que veux-tu qu'il lui fasse ?

- Il a beau avoir l'air innocent, il n'est pas beaucoup plus jeune que Bruder, c'est un adulte ! Ne me dis pas qu'il t'a eue, toi aussi ! Tout ça parce qu'il sourit à mademoiselle quand elle fait le service aux repas ! Quoi qu'il en soit, je vais lui régler son compte !

-Je ne te laisserai pas faire !

Le bruit de gifle résonna dans le tunnel, mais était bien trop fort pour avoir été produit par une femme frêle comme l'était Justine. La voix du dénommé Gilbert s'éleva.

- C'est tout ce que tu mérites, à lever la main sur un prince ! Je vais m'occuper du garçon ! Pendant ce temps, reprends-toi, que diable !

Johan vit partir dans la direction opposée la silhouette d'un homme en cape, dont la chevelure blanche captait la faible lumière. Ils se hâtèrent vers l'endroit d'où il venait dès que le bruit de ses pas disparut. Justine était là, la joue écarlate et les yeux fermés.

- Il est devenu fou...

Le bruit un peu trop fort que fit Johan en se précipitant devant elle attira son attention. Elle croisa immédiatement le regard inquiet de son frère. Elle eut un léger mouvement de recul quand celui-ci tendit la main vers elle, mais finit par se laisser faire.

-Justine, que se passe-t-il ?

Elle renifla.

- Le prince, Gilbert, veut abattre le nouvel homme de compagnie de son frère. Il n'a jamais tué... Je ne comprends pas pourquoi il a si peur. Il est si jeune... Et Feli n'a jamais fait de mal à personne !

Sadik et Heraclès levèrent vivement la tête, soudaiment extrêmement inquiets. Johan virait au blanc. L'homme masqué s'approcha de la blonde.

- Jeune dame, montrez-moi le chemin vers le palais. C'est une question de vie ou de mort !

Elle le toisa un instant avant d'abandonner. Eux pourraient certainement empêcher ce crime, contrairement à elle... Elle indiqua :

- Vous suivez le dédale principale jusqu'à la sortie de la lanterne rouge. Vous suivrez ce couloir jusqu'à ce que vous tombiez sur trois portes en fer, prenez celle tout à gauche ! Le palais est à deux heures de marche d'ici, mais gilbert connait des passages secrets dont j'ignore l'emplacement , il y arrivera beaucoup plus vite. Si vous courrez, vous y arriverez en une heure et demie. Bonne chance.

Les deux accolytes partirent en courant, suivis des panthères, tandis que Johan aidait sa soeur, qui le questionnait du regard.

- Justine, Feli est un Vargas.

La blonde ouvrit de grand yeux paniqués... Oh, non.

Son frère tenta de la rassurer.

- Tu sais, Sadik et Héraclès arrêteront le prince de Berlitz … Ils protégeront Feliciano quoi qu'il arrive.

Ils discutèrent un peu en marchant, mais Justine se fermait quand il parlait du coffre. Bien vite, la cadette l'avait reconduit à la sortie du dédale qu'elle connaissait maintenant comme sa poche. Ils y retrouvèrent Elizaveta et les deux mages de Britanny, qu'ils informèrent de la situation.

Elizaveta décida d'avoir confiance en ses deux accolytes et ne leva pas le camp.

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Devant la grande fenêtre de la chambre de domestique qu'on lui avait attribuée, le petit prince brun pleurait. Comment les choses avaient-elles pu finir ainsi ? Il se retrouvait désormais face au plus grand dilemme de sa vie.

S'il ne récupérait pas les diamants, il pourrait vivre auprès de Ludwig... mais son frère n'épousera jamais son aimé.

S'il dérobait le trésor... Il donnerait une chance à Lovino d'être heureux. Mais cela impliquerait de perdre définitivement Ludwig.

Il fut coupé dans sa réflexion par un grincement de porte.

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Fin chapitre 4