Salut tout le monde, voici la suite, préparez vous à des chocs, parce que c'est maintenant que l'histoire s'emballe ! Vous croyez avoir tout vu, pas de bol je suis imprévisible. Alors je vous laisse entre les mains du suspens pour découvrir ce qui va bien pouvoir encore leur arriver.
Moi: La suite est là et je tiens à te dire que j'adore ton pseudo !
Delphine: Je t'en prie régales toi la suite est là !
Guest: Toujours heureuse que tu laisses un petit mot à chaque fois, merci.
Encore merci à tous de mes laisser autant de messages c'est au delà de mes espérances. Bonne lecture !
- Je ne suis pas sûr de rentrer Bells, s'exclama Emmett en allant rejoindre Rosalie et Jasper dans l'entrée.
- Ne t'inquiète pas de toute façon papa rentre tard, j'aurais le temps de faire mes devoirs, répondit-elle en mettant les mains dans ses poches et en regardant le sol de sa maison.
Ca faisait une semaine qu'elle était tombée sur le dossier dans le bureau de son père, et elle n'avait rien pût tirer des rapports à part le fait que tout avait été orchestré par une personne qui en voulait vraiment à sa famille apparemment. Ou à une personne de sa famille en particulier, peut-être elle si ça se trouvait. Voilà une semaine qu'elle n'était pas sortie de chez elle, les vacances l'aidaient bien. Emmett, même s'il ne le disait pas, commençait à s'inquiéter. Lui se remettait très rapidement mais il remarquait aussi que sa sœur n'allait pas bien du tout. Quand Jacob était venu la chercher le lendemain avec toute la bande, Quil, Seth, Embry et autres, il avait bien remarqué que quelque chose n'allait pas. Etrangement, Bella avait toujours réussi à parler avec son meilleur ami, malheureusement elle trouvait que Jasper comprenait mieux cette histoire-là. Aussi contradictoire que cela puisse paraitre, elle fuyait Jasper depuis une semaine. Bella n'arrivait pas à en parler. Les mêmes phrases lui revenait toujours en tête : « Qui ? Pourquoi ? Qu'avons-nous fait pour mériter ça ? ». Même Jasper ne pouvait pas répondre à ça. La seule fois où elle avait voulu parler de toute cette histoire avec son père il s'était mis dans une colère noire qui ne lui avait plus du tout donnée envie d'en reparler avec lui.
Actuellement elle se posait tellement de question qu'elle n'en dormait plus. Elle avait perdu l'appétit. D'ailleurs la jeune femme n'osait même plus se regarder dans la glace elle avait peur de voir un cadavre sur patte.
- N'oublie pas de manger cette fois ci, essaya de la raisonner son frère inquiet.
- Ne t'inquiète pas j'ai de quoi me faire à manger, répondit-elle automatiquement.
- Prépares ton sac Swan tu viens avec nous, intervint Jasper en prenant la veste de Bella sur le porte manteau et en lui lançant. On ne te laisse pas seule ici, c'est hors de question.
Ils se retournèrent tous en même temps vers lui.
- Quoi ? s'étonnèrent Rosalie et Emmett complétement surpris de voir Jasper demander ça à sa rivale de toujours.
- Je te demande pardon ? dit Bella atterrée de ce qu'il venait de dire.
- Rose va préparer le sac de Bella et après avec Emmett partaient devant avec ta voiture, on vous rejoint là-bas, renchérit Jasper.
- Enfin, Jaz si Bella ne veut pas venir…, commença Rosalie voyant la tête choquée de la concernée.
- Laisses Jasper s'occuper de ça, la coupa Emmett fier que son meilleur ami essaye de faire sortir sa sœur de sa tanière.
Rosalie monta à l'étage faire ce que son frère venait de lui dire. Le couple s'en alla en vitesse laissant le grand blond et la maitresse de maison ensemble. Jasper n'osait pas l'avouer, c'était contre ces principes, mais il était mort d'inquiétude pour elle. Il la voyait s'amaigrir de jour en jour, les cernes grandissaient sous ses yeux, même la maison n'était plus aussi parfaitement rangée qu'avant, ce qui pour elle était vraiment un sacrilège. Devant le regard déterminé de son assaillant Bella souffla un bon coup et préféra s'assoir sur la dernière marche de l'escalier. Il vint la rejoindre et malgré ses réticences il posa une de ses mains sur celle de Bella.
- Tu me fais peur Swan et crois moi je n'aime pas dire ça, avoua-t-il en la regardant intensément. Tu devrais peut être arrêté les recherches sur l'accident d'Emmett si c'est pour finir dans cette état…
- C'est hors de question ! le coupa-t-elle violement.
- Fermes là un peu et écoutes moi ! s'énerva-t-il en lui choppant le menton. Est-ce que tu t'es regardé dans la glace ? Tu fais peur à voir, Halloween ce n'est pas encore pour maintenant. Laisses ton père s'occuper de tout ça, tu es beaucoup trop concerné pour réussir à subir cette situation…
- Je ne laisserais pas tomber ! Un malade mental a saboté les freins de la bagnole qui a tué ma mère et ma sœur et une autre voiture a renversé mon frère intentionnellement, je n'abandonnerais pas tant que je n'aurais pas trouvé le coupable.
- Parce que tu crois que j'abandonne moi ? Non mais je fais la part des choses contrairement à toi. Nous ne pouvons pas avancer pour l'instant nous manquons de trop d'élément. Alors au lieu de ressasser tout ça tu ferais mieux de sortir, de te changer les esprits.
- Ca ne résoudra pas le problème !
- Ca prouvera à la personne qui cherche à vous tuer que vous êtes des battants et que quoiqu'il advienne il n'arrivera jamais à attenter à ta vie. Tu es quelqu'un de plus fort que tu ne le laisse paraitre j'en suis certain. Tu as besoin de prendre l'air.
Un silence de plomb tomba. Bella était tellement à bout qu'elle pensait souvent à laisser toute cette histoire loin d'elle, mais elle en était incapable.
- Pourquoi tu fais ça ? demanda-t-elle ne comprenant pas le soudain intérêt de Jasper.
- Je sais que je t'ai mal jugé et que je t'ai fait la vie dure, voilà pourquoi peut être que… j'espère que… quelque part dans tout ça…nous devenions amis. Enfin si tu le souhaites aussi, je ne t'oblige à rien.
Elle le scruta d'un peu plus prêt. Où était donc passé le Jasper d'avant ? Celui qui était hargneux, toujours prêt à dire une méchanceté, celui aigri et sans cœur.
- Pourquoi me détestais tu autant avant ? demanda-t-elle sérieuse. L'histoire du départ d'Alice me semble un peu tirée par les cheveux.
Il sembla reprendre contenance aussitôt et se releva.
- C'était juste une proposition Swan…
- Une obligation vu comment c'était formulé.
- Ok, une obligation et comme toute obligation qui se respecte tu vas t'y plier, tu vas enfiler cette veste, tes pompes et bouger ton cul de l'escalier avant qu'il n'y ait l'empreinte de tes fesses dessus. Tu viens avec nous.
- Pour aller où au juste ?
- A la piscine…
- Sans moi !
- Swan…, menaça-t-il en s'approchant une fois de plus d'elle.
- Je n'aime pas l'eau, dès que je n'ai plus pied je panique alors c'est hors de question.
- Tu m'obliges à utiliser les grands moyens.
Quand elle le vit s'avancer les bras ouverts vers elle, Bella se mit à courir pour l'éviter. Seulement voilà, peut-être qu'à Call of Duty elle était capable de lui mettre une raclée, mais dans la réalité c'était une toute autre affaire. Il l'attrapa bien vite et la balança de force sur son épaule.
- Laisses-moi descendre abruti ! Jasper !
- Oui Swan un problème peut être ?
- J'ai le vertige fait moi descendre ! hurla-t-elle.
- Si tu promets de rester sage et de me suivre bien gentiment, ok ! Mais dans le cas contraire et bien tu m'obligeras à recommencer ce qui ce produit actuellement.
Il la fit descendre et croisa son regard rageur. Ca eu au moins le loisir de le faire sourire, elle ressemblait à un petit chaton en colère. Alors qu'elle obéissait enfin en mettant ses chaussures, Jasper attrapa un sandwich sous vide dans le frigo et lui tendit.
- Tu n'as pas l'intention d'aller nager sans la moindre nourriture dans le ventre.
- A peu de chose près on dirait une maman, répliqua-t-elle en lui arrachant la boite de la main et en se rasseyant.
- Je crois que c'est ce qui t'a toujours manqué Swan…
Il se stoppa net en se rendant compte de ce qu'il venait de dire. Il avait parfois tendance à être trop franc.
- Enfin ce n'est pas ce que je voulais dire, je…enfin ta mère est morte et c'est tragique, mais enfin je parlais d'avant, elle n'était pas toujours au top…enfin non ce n'est pas ce que je veux dire…
- Je sais ma mère n'était pas forcément la meilleure mère qui existait, mais chacun fais des erreurs.
- Ce que je voulais dire c'est qu'elle avait tendance à privilégier Marie, sans vouloir salir sa mémoire…
- Je le sais ne t'inquiète pas, j'en ai toujours eu conscience. Tout comme papa m'a toujours laissé plus de liberté qu'à Marie. Nous n'avions qu'une seule et même pensée avec mon père, enfin ça c'était avant.
- Tu sais quoi Swan, nous allons partir à la piscine et nous allons nous amuser. Interdiction de parler d'accident quel qu'il soit et de maman, de papa et autres. Ok ?
Bella retrouva un peu le sourire devant un Jasper aussi gentil.
- Ok ! Une journée détente c'est ça ?
- Tu as tout compris en route. On va prendre la voiture si tu n'y vois pas d'inconvénient, parce que ma moto est toujours chez toi, je n'ai pas eu le temps de l'emmener au garage.
- Euh…si tu veux la récupérer ce soir tu peux, hésita-t-elle en baissant les yeux. J'ai demandé à mon ami Jacob de jeter un coup d'œil vu que tu avais laissé les clefs dessus et il s'en est chargé. Elle tourne comme au premier jour, désolé si j'ai fait quelque chose de mal mais au moins ça ne te coutera rien…
Le blond leva une main pour la faire taire et lui fit un sourire en coin.
- Merci Swan. Tu en as encore beaucoup des cadeaux comme celui-ci, parce que je ne sais pas si tu es au courant mais ça m'aurait couté un bras chez le mécano du coin. Je te dois une faveur.
- Tu ne me dois rien du tout. C'est ce qu'on fait pour les amis… Bon on y va où je retourne me coucher.
- Voyons pas de ça entre nous, ce n'est pas parce que tu proposes d'aller dans ton lit que je vais te suivre.
- Avances connard ! balança-t-elle en souriant néanmoins.
Bella n'aurait pas imaginé que Jasper Whitlock puisse devenir un ami. Lui qui était si exécrable avant avec elle, depuis l'accident d'Emmett il avait changé. Ils papotèrent sur la route en continuant à s'envoyer des piques de temps à autre, c'était devenu leur moyen de communication habituel. C'est certainement ce qu'il lui fallait en ce moment pour se bouger un peu. Bella dévora le sandwich sous les yeux amusés de son chauffeur.
- Dis-moi Swan, c'était qui tous ces mecs qui sont venu te chercher l'autre jour. J'ai crût en reconnaitre un mais impossible de me rappeler où je l'ai vu.
- C'est des gars de la Push, celui que tu as dû reconnaitre c'est Jacob, vous vous êtes vu à l'aéroport quand on a déposé Alice. C'est sa copine Leah qui est parti avec elle.
- Ah ! Oui effectivement, il a pris en masse depuis…
- En muscle tu veux dire, c'est devenu une vraie armoire à glace ! rigola Bella en revoyant Jacob à l'époque.
- Il n'est pas si baraqué que ça comparé à Emmett, objecta-t-il.
- Tu essayes vraiment de comparer Emmett à quelqu'un d'autre, mon frère a beaucoup de muscles, de là à dire qu'il sait s'en servir c'est autre chose.
- Ce sera répété, amplifié et déformé je te préviens. Ce Jacob à l'air de tenir à toi c'est ton petit ami.
- Non monsieur le fouineur, c'est mon meilleur ami…
- Je croyais que c'était Edward ton meilleur ami, dit Jasper surpris.
- Edward l'était en effet, avant, seulement voilà depuis qu'Alice est partie ce n'est plus pareil. Et puis avec Edward pour moi ça a toujours était différent, seulement voilà ça ne l'a jamais été pour lui, je pense que tu as été le seul à le remarquer, tu t'en es bien servi contre moi à l'époque.
- Je me demande parfois si Edward n'est pas homo, une fille comme toi lui tourne autour et il ne réagit pas, ce n'est pas normal, dit-il comme-ci il était seul dans la voiture.
- Serait-ce un compliment ? s'étonna Bella en arrêtant de manger.
- Non juste une constation, répondit-il sans se démonter. Il ne s'est jamais rien passé avec ce Jacob ?
- Une fois, une soirée un peu trop arrosée a fait qu'on a…fini la nuit ensemble et le lendemain en se levant on s'est mutuellement promis que ça ne se reproduirait jamais. Il aime toujours Leah même si elle est loin et qu'elle l'a quitté, pour moi Jacob est juste un bon pote. Franchement je ne sais pas pourquoi je te raconte ça alors que je ne l'ai jamais dit à personne.
- Peut-être parce que je peux être con mais que je ne suis pas une balance. Tu peux me faire confiance. Pourquoi ne retentes tu pas ta chance avec Edward dans ce cas. Vous avez tous les deux changés depuis le départ d'Alice, peut-être qu'il te verra autrement.
- Probablement parce que je n'ai plus le béguin pour Edward. Il est beau c'est un fait irréfutable, mais ce n'est pas le seul à l'être. Il est intelligent et très rusé, ce n'est parfois pas qu'un avantage, par exemple je me sens insignifiante à côté de lui. J'ai muri et ce n'est pas ce que je veux pour mon avenir. Je veux quelqu'un qui me tienne tête mais qui ne m'empêchera pas de m'exprimer pour autant. Et toi alors là-dedans. Pourquoi collectionnes-tu les pouffiasses sans jamais en trouver une bien.
- Parce que justement elles ne sont pas bien. Ça fait un moment que j'ai arrêté les pouffiasses comme tu dis, depuis Maria j'ai décidé d'attendre la bonne. Cette fille est le pire pot de colle que je connaisse, elle est barge. J'étais tellement amoureux d'Alice alors quand elle est partie, tout a tourné au drame y compris mes relations avec les femmes. Là ça va faire plus de 3 mois que je n'ai pas touché une fille.
- Pour un queutard comme toi ça ne doit pas être simple, se moqua-t-elle en évitant la claque que son voisin voulu lui mettre derrière la tête.
- Tout le monde ne peut pas être une nonne comme toi. Il n'y a rien de mal à aimer le sexe, seulement j'ai enfin compris que le sexe c'est mieux quand on trouve la bonne personne. De toute évidence Alice et les autres n'étaient pas les bonnes personnes en question.
- Elle ne t'a jamais appelé ? Qu'elle ne me donne pas de nouvelle je peux comprendre, mais vous avez été ensemble pendant plus d'un an et du jour au lendemain elle part à Paris sans donner signe de vie. Elle m'énerve !
- Alice restera éternellement Alice, imbue d'elle-même et égoïste. Elle a beaucoup de qualité mais aussi pas mal de défaut, ça ne m'empêchait pas de l'aimer. Elle m'a quitté à l'aéroport juste avant de partir, cette fille magnifique m'a clairement signifié qu'elle voulait récupérer sa liberté avant de vagabonder sur les Champs Elizées. J'ai donc récupéré la mienne croyant que je pourrais tout oublier dans les bras des autres femmes et un jour où tu étais particulièrement en colère contre moi tu m'as répondu tout simplement « je suis toute seule parce que c'est mon choix quant à toi le jour où tu trouveras une fille que tu présenteras à Esmée alors tu pourras te considérer comme casé ». J'avoue que c'est ce qui m'a donné un coup de fouet.
- Tu es en train de sous-entendre que si tu as arrêté les coups d'un soir c'est grâce à moi ? s'étonna-t-elle.
- Crois-moi ça fait mal de se faire remettre en place par une fille plus jeune et plus mure que toi. Je n'en suis pas fier.
- Alice a fait une erreur en partant, malgré tes premières apparences peu avenantes et taciturnes, tu es un chic type.
- Serait-ce un compliment, dit-il en souriant.
- Une constation, répéta Bella en souriant à son tour.
Quand ils arrivèrent enfin à la piscine, Rosalie et Emmett était déjà devant, les attendant. Emmett fut enchanté de voir que sa sœur avait retrouvé le sourire. Il n'avait aucune idée de ce que Jasper avait bien put lui dire mais apparemment ça avait été efficace.
- Alors Bell's finalement tu as abandonné ton ménage pour te noyer à la piscine ? ricana Emmett avant de se prendre une claque sur la tête pas Rosalie et un regard tueur de Jasper.
Les filles se réfugièrent dans les vestiaires de leur sexe avant qu'Emmett ne commence son interrogatoire. Une fois du côté homme, le grand frère reprit sa place et ne pût s'empêcher de questionner son meilleur ami.
- Que lui as-tu dis ? demanda-t-il curieux.
- Ce qu'elle avait besoin d'entendre, répondit Jasper en sortant ses affaires.
- Mon pote s'il te plait tu évites les dialogues de sourd ça me fera plaisir, rétorqua Emmett sérieux. Ca fait une semaine qu'elle broie du noir et que j'essaye de la faire sourire, toi en une demi-heure tu la fait rire, mais tu la fait sortir aussi. Alors dis-moi qui est le mec à qui je dois casser la gueule ?
Jasper releva aussitôt la tête surpris.
- Un mec ? Mais de quoi tu parles ? Putain Emmett mais réveilles toi un peu ça n'a rien avoir.
- Quoi Bella est toute molle, on dirait un spaghetti, elle n'a jamais été comme ça. C'est un bonhomme ma petite sœur, même après trois heures de ménage dans ma chambre, une heure de course et un asticotage complet de ma voiture, Bella pète la forme. Alors ça ne peut être qu'un mec qui la rend aussi dépressive.
- Tu m'énerves des fois ! Tu ne t'es pas dit que le mec en question ça pouvait être toi. A toujours la considérer comme ta bonne, elle en oublie peut être qu'elle est ta sœur. Franchement je ne vois pas pourquoi elle devrait autant s'inquiéter pour toi vu comment tu lui rends. Ta sœur n'est pas un chien et quand tu auras enregistré ça, alors peut être que tu comprendras qu'elle ne va pas bien. Tu t'es fait renverser par une bagnole, tu t'en es sorti miraculeusement sans presque rien et tu le vis très bien. As-tu une seule fois demandé à Bella comment elle se sentait vis-à-vis de son propre accident, tu te souviens, celui où elle a perdu sa mère et votre sœur ? As-tu essayé de comprendre sa douleur face au fait qu'elle était la seule en vie, la culpabilité qu'elle pouvait ressentir ? Non tu n'en as rien à foutre, parce que tu es comme ton père, tu axes ta vision sur ce qui est essentiel sans te préoccuper des détails et apparemment, pour vous deux, Bella fait partie des détails. Jamais je n'oserais traiter Rosalie comme tu traites cette personne extraordinaire qui se trouve être ta nounou ! Il y a des fois où tu ressembles vraiment à un gamin, réveilles toi un peu avant que tu ne la perde, parce qu'elle ne sera pas éternellement là, un jour où l'autre elle te crachera à la gueule en te faisant bien comprendre que tu es un con. C'est ce qu'elle a fait pour moi et je lui en suis redevable. Alors maintenant comportes toi en homme !
Jasper le planta là, dans le vestiaire et parti fou de rage, laissant un Emmett stupéfié. Ne le voyant pas arriver Rosalie se risqua à venir le voir du côté homme.
- Qu'est-ce que tu fais ? On t'attend !
- Je crois que ton frère connait mieux ma sœur que moi et ça fait peur…
- Qu'est-ce que tu racontes ? demanda-t-elle perdue.
- Rien, laisses tomber, allons-y.
Ils rejoignirent les deux autres et tombèrent sur un débat entre Jasper et Bella.
- Je te dis que j'ai peur de l'eau donc je vais me mettre sur le côté et vous attendre.
- Attends tu es en train de me dire que tu es venu à la piscine pour regarder, tu te fous de ma gueule ? lança Jasper.
Bella était emmitouflé dans sa serviette et refusait catégoriquement de l'enlever pour aller se baigner.
- Bell's tu n'as jamais eu peur de l'eau tu as toujours été une super nageuse, intervint Emmett sous le regard vengeur de son meilleur ami. Tu n'as pas à avoir honte de ton corps, il est magnifique comme il est.
- Tu n'en sais rien Emmett, s'énerva-t-elle aussitôt. Ce n'est pas toi qui a une cicatrice te barrant la moitié du dos et des reins !
Bella avait survécu à l'accident, de là à dire qu'elle s'en était sorti sans dommage c'était une autre histoire. Depuis ce jour-là, elle complexait à cause de ses cicatrices, elle qui petite avait beaucoup de forme et n'osait pas se mettre en maillot de bain, avait gagné en finesse mais n'osait toujours pas à cause des cicatrices.
- Non mais j'en ai une jolie au genou si tu veux voir, répliqua-t-il ironiquement. Jasper a une brulure sur la cuisse et Rose une morsure de chien sur l'arcade droite. Certes ça n'a pas l'ampleur de tes cicatrices, mais chacun traine des bagages, tu es une battante et tes cicatrices le prouvent un point c'est tout. Tu es superbe comme tu es, après tout tu me ressembles, tu ne peux qu'être belle.
Elle commença à afficher un sourire en coin, Emmett avait trouvé les mots justes.
- Passes-moi ta serviette Swan, moi je vais te le dire si c'est aussi grave que tu le prétends et tu sais que je ne suis pas connu pour mâcher mes mots, lui dit Jasper en tendant la main.
Bella posa ses yeux sur Rosalie, elle aurait aimé avoir le même corps. Quand elle releva les yeux et tomba sur le regard concernée de la blonde, Bella compris enfin une chose essentielle. Aucun d'eux ne se moquerait d'elle. La jeune femme se retourna, attrapa sa serviette et la passa à Jasper. Elle montra ce qui la traumatisait autant.
- Je t'accorde qu'elles sont assez imposantes, analysa Jasper en relevant les cheveux de la brune. Mais tu n'as pas à en avoir honte, il vaut peut-être mieux qu'elles soient derrière, ça t'évite de les voir tous les jours. Enfin rien qui ne fasse de toi une femme repoussante.
Bella se retourna avec un joli sourire sur les lèvres.
- C'est vrai ?
- Absolument…, commença Jasper s'arrêtant en constatant que Bella était belle est bien une magnifique jeune femme. Tu es belle et oui…ceci est à la fois une constation et un compliment.
- Merci, répondit-elle en reprenant sa serviette et en allant vers les douches en compagnie de Rosalie qui dévisageait son frère avec un sourire en coin.
Emmett lui, avait beaucoup moins envie de sourire. Il avait capté le regard de son meilleur ami et il avait beau aimer Jasper comme un frère il y avait une limite qu'il ne devait pas franchir, Bella. Le grand frère s'approcha du blond et le fusilla du regard en chuchotant.
- Je te conseille de garder tes mains loin d'elle et ta queue dans ton calbar, est-ce que c'est clair ?
- Bella est mon amie, rien de plus…, essaya de se justifier Jasper pas plus surpris que ça par l'agressivité de son interlocuteur.
- Je sais ton passif avec les femmes Jaz, je suis ton meilleur pote rappelles toi, tu les prends et après tu les jettes. Si j'apprends que tu as touché à ma sœur je te prouverais à quel point je peux me comporter comme un homme quand la situation l'exige.
La perspective de se faire sculpter la façade par les poings d'Emmett n'enchantait pas vraiment Jasper. Seulement voilà, il appréciait vraiment Bella et il n'avait pas envie d'abandonner cette nouvelle amitié qui le rendait un plus humain chaque jour. Cette jeune femme faisait ressortir le meilleur de lui et Jasper avait envie de continuer à trainer avec la sœur d'Emmett. Il n'avait pas pour projet d'en faire une de ses « pouffiasses » comme dirait Bella. Non son problème actuel résider plus dans le fait qu'il était en train de tomber amoureux d'elle et il n'était pas prêt à renoncer à cette chance sous prétexte que son frère refusait qu'il la touche.
- C'est ma meilleure amie actuellement Emmett, ne m'enlèves pas ça, le supplia Jasper sournoisement.
- Tu n'as jamais eu de meilleure amie fille ! Tu n'as jamais sût parler avec les filles peu importe laquelle.
- Oui mais Bella n'est pas n'importe qui, après tout elle ne peut être qu'exceptionnelle, elle te ressemble.
La tentative de diversion ne marcha pas forcement comme prévu.
- Restes ami avec elle si tu veux, mais en cas de dérapage, compte sur moi pour que tu ne te reproduises plus jamais. Je vous surveille.
Au moins ça avait le mérite d'être clair. Quand Jasper les rejoignit de l'autre côté des douches il vit Rosalie et Emmett dans l'eau, s'embrassant encore et toujours. Bella elle était restée sur le côté à les regarder attendrie. Le blond pouvait voir dans ses yeux tout l'amour qu'elle portait à son frère. Bella avait une beauté extérieur que peu de personne pouvait voir, parce qu'ils ne la regardaient pas vraiment. Sa beauté intérieure était tellement pure et vibrante qu'elle faisait de cette personne un être hors du commun. Oui Jasper trouvait Bella belle, beaucoup plus belle qu'Alice pouvait l'être, même avec tous ces artifices et pourtant Alice était déjà une belle femme. Il s'approcha furtivement d'elle et l'attrapa par surprise pour la jeter une fois de plus sur son épaule.
- Mais tu vas arrêter de faire ça bordel ! s'énerva-t-elle en l'agrippant.
- Accroches toi Swan dans deux secondes tu finis à l'eau, la prévint-il en riant.
- Jasper non je…
Elle n'eut pas le temps de finir qu'elle était déjà sous l'eau. Quand elle remonta à la surface et qu'elle vit le visage rieur de son agresseur elle attaqua à son tour. Le reste de l'après-midi se passa merveilleusement bien pour tout le monde. Alors que Rosalie et Emmett avait étrangement disparu, que Jasper et Bella parlaient ensemble quelqu'un vint taper sur l'épaule du blond.
- Jasper ! Comme on se retrouve, s'exclama la jeune femme devant lui. Quand tu avais dit que tout été fini entre nous, je n'aurais pas crût que c'était à ce point. Tu n'as jamais répondu à mes messages.
- Certainement parce que je les trouvais légèrement harcelant, répliqua-t-il froidement.
- Tu ne me présentes pas à ta charmante amie.
- Je n'en vois pas l'utilité. Qu'est-ce que tu dirais d'aller voir ailleurs si je m'y trouve Maria.
- Pourquoi nous sommes en si bonne compagnie.
Jasper qui avait peur que Bella ne fuit devant le conflit existant entre son ex et lui, fut agréablement surpris.
- Mais oui mon chéri, s'exclama Bella en se collant à lui et en l'enlaçant. Présente-moi donc cette garce qui doit certainement être ton ex Maria, cette folle furieuse qui est venue avec toi un jour chez moi et qui m'a dit très sympathiquement que je ressemblais à un sac à poubelle dans ma robe. Qui lorsque je lui ai répondu que ça ne pouvait pas être pire que son papier cul de tee-shirt, a très gentiment crevé les pneus de ma voiture et lui a refait une carrosserie des plus déplorables. Dommage que mon père soit flic n'est-ce pas.
- Bella ? questionna-t-elle en ne l'ayant pas reconnu. Tu as bien changé.
- Toi pas apparemment. Je ne sais pas si tu te souviens de ta voiture après coup, il vaudrait mieux que tu restes loin de moi parce que sinon je risquerais une fois encore de faire appel à mes amis déménageur qui se feront un plaisir de désosser encore un peu de ferraille, la menaça Bella en lui faisant un sourire angélique.
Ca eu au moins l'effet de l'éloigner pour de bon. Une fois sortie, Bella lâcha Jasper en soufflant.
- Ce coup-ci tu me dois une faveur, je hais cette fille ! Elle a touché à mon bébé, ma voiture !
- Qu'as-tu fait à la sienne, demanda Jasper choqué.
- Moi rien, mais Jacob, Paul et Seth eux se sont bien amusés.
- Sous tes airs de fille sage tu es un démon Swan.
- Moi ? Non voyons je suis la petite fille à mon papa.
- Viens je te ramène chez toi avant qu'une catastrophe n'arrive, par contre je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouve Rose et Emmett.
- Je préférerais ne pas le savoir si tu n'y vois pas d'inconvénient.
Le retour se fit dans la bonne humeur et la joie. Jasper parla un peu plus de l'invasion Maria sous les rires de Bella. Quand ils arrivèrent enfin chez la jeune femme, elle prit son courrier dans la boite aux lettres et elle lui proposa de rentrer pour faire une partie de jeux vidéo.
- Si c'est pour me foutre la honte comme la dernière fois non merci. En plus vu l'heure je vais devoir rentrer. Esmée m'attend. Je sais me faire à manger mais elle veut à tout prix que je mange en famille. Elle a l'air étrange cette lettre que tu as à la main.
Et en effet elle l'était. Un papier un peu doré, avec une texture qui prouvait sa qualité. Bella fronça les sourcils et l'ouvrit.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il curieux.
- C'est une invitation au gala donné par l'école à laquelle j'ai eu une bourse. « Mr Aro Volturi est heureux de vous inviter au gala officiel de l'école Volterra ». C'est dans deux semaines à Seattle. Tu crois que je devrais y aller ?
- Tu peux y aller ça ne coute rien.
- Il me faut un cavalier, hors de question que je demande à Emmett, il n'est pas au courant et encore moins à Jacob il est incapable de se tenir en public, je pourrais demander à Edward…
- Je te dois une faveur si nécessaire.
- Tu viendrais ? s'étonna-t-elle.
- Si tu as besoin oui je t'accompagnerais.
- Continues comme ça et je vais croire que tu me dragues Whitlock. Il manquerait plus que tu m'invites au ciné et j'en serais convaincu.
Il éclata de rire en l'entendant parler. Bella n'avait donc pas vu l'effet qu'elle lui faisait. Elle commença à partir vers sa porte d'entrée et une envie soudaine pris Jasper.
- Swan à demain 18h ! lança-t-il sérieusement.
- Pourquoi faire ? dit-elle en ne comprenant pas.
- Pour le ciné.
Il la laissa là choquée parce qu'il venait de dire. Bella rentra chez elle assommée, pour être une journée riche en émotion, s'en était une. Mais au moins ça lui avait enlevé pas mal de soucis de la tête et ça lui en avait posé un nouveau. Jasper Whitlock, son ennemi depuis longtemps, ami depuis peu, lui faisait de l'œil. Etait-ce un jeu pour lui. Parce que dans ce cas elle ne trouvait pas ça drôle. Quand Bella reposa ses yeux sur la lettre elle préféra aller la cacher. Où, était la bonne question. Le grenier, personne n'y mettait jamais les pieds. Elle se dépêcha d'y monter avant qu'Emmett ne rentre. Dans son empressement elle bouscula une boite ayant appartenu à sa mère, une boite toujours fermée à clef autrefois qui s'ouvrit sous le choc de l'impact. La curiosité faisant le reste, Bella attrapa les papiers à l'intérieur, tous écrit en italien. Si Bella croyait ce matin-là avoir touché le fond, elle n'aurait pas imaginé qu'elle trouverait du pétrole le soir même. Elle tenait entre ses mains un acte de naissance sur lequel était inscrite une coïncidence un peu trop troublante à ses yeux et surtout totalement surréaliste : Isabella Maria Sylvia Volturi. Son acte de naissance, avec comme mère Rénée Felini et comme père…Aro Volturi. Bella venait de comprendre une chose essentielle, l'enfer venait seulement de commencer.
