Jour six :
Cher Journal...
Effectivement, ça a bardé. Tonton est guéri de son virus et a apprit que Steve et papa avaient couché ensemble. Non mais parce que tu vois, Steve a toujours été incapable de mentir, alors... Bref. Il est d'abord allé trouvé papa et lui a collé son poing dans la figure en l'accusant de trahir, je cite « mon petit frère malheureux, ma confiance et notre amitié, homme de métal ! ».
Ensuite il est allé voir Steve et lui a filé un coup de poing aussi avant de lui dire qu'il ne voulait plus lui adresser la parole et qu'il n'avait pas intérêt à rentrer dans la chambre si il tenait à ses bijoux de famille. En plus grossier.
Je commence à en avoir marre. J'ai peut-être l'air de m'en ficher, mais ça fait mal quoi. Voir mes parents se séparer, papa sombrer dans la déprime et ne plus voir Père, tout ça c'est pas cool.
D'un autre côté, ils se rendront peut-être enfin compte de leurs défauts respectifs... ça pourrait pas leur faire de mal.
Ragnarök.
Jour sept :
Cher Journal...
Ça fait déjà une semaine que Père est parti. Et il me manque plus que de raison, si tu veux mon avis. Mais bon, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Le point positif c'est que papa est super gentil avec moi et me laisse faire à peu près tout ce que je veux. Comme si ça allait arranger les choses. Il est pire qu'un gamin.
Tonton a disparu dans sa chambre depuis hier et personne ne l'a revu. Steve dort sur le canapé et papa a un bel œil au beurre noir. La situation n'est pas brillante, comme tu peux le constater. Je ne sais absolument pas quoi faire pour que tout s'arrange et ça me tape sur les nerfs. Ah, JARVIS me dit que Tonton m'appelle, je reviens.
...
YATTTAAA ! Mon oncle est un génie. Le prochain qui dit que les blonds sont débiles, je l'éclate contre un mur. Il a fait croire à Père que papa était blessé gravement et qu'il devait revenir au plus vite si il voulait assister à ses derniers instants. Bon, c'est pas super gentil, mais au moins il va revenir -je suis sûr qu'il l'aime toujours- et ça devrait les réconcilier... j'espère.
En attendant, je vais mettre en lieu sûr les vases et autres bibelots qui décorent le salon. On sait jamais. Ils seront sûrement contents de les revoir en un seul morceau.
Ragnarök.
Jour huit :
Cher Journal...
Parfois je me demande comment je fais pour toujours me mettre dans des situations aussi inextricables. Père est revenu en catastrophe d'Asgard et il est tombé sur papa, saoul, affalé sur le canapé, une bouteille de scotch à la main. Je crois que je ne l'ai jamais vu aussi en colère de toute ma vie. Il a engueulé Tonton si fort qu'il est devenu sourd.
Ensuite, il a relevé papa, lui a mit une paire de claques qui l'ont réveillé et ils ont eut une sérieuse discussion. Père voulait que papa arrête de se foutre en l'air dès qu'il avait le dos tourné et papa a répondu avec beaucoup de philosophie que c'était lui qui lui avait tourné le dos en premier.
Puis ils s'étaient disputés, s'étaient embrassés et Père m'a enfermé dans ma chambre parce que j'avais participé au plan de Tonton. Je suis donc consigné jusqu'à nouvel ordre.
D'un autre côté, mes parents sont de nouveau ensemble. Ils n'ont pas survécu une semaine l'un sans l'autre. C'est plutôt encourageant, non ?
Ragnarök.
Voilà ! C'était le dernier chapitre de ce truc tout ridicule. J'espère que vous avez quand même un peu rigolé, parce que c'était le but.
N'oubliez pas d'aller voter au sondage sur mon profil !
Je vous embrasse,
Amako.
