Maximelia toussa et s'éveilla doucement. La lumière du jour commençait tout juste à filtrer dans l'infirmerie qu'elle frissonna et se mit un peu plus dans les couverture. Elle avait sacrément froid mais fit mine de rien. Elle se redressa un peu, bien encore trop au chaud dans ce petit coin de paradis. Du moins, jusqu'à ce qu'arrive, la dame de l'autre fois avec quatre autres personnes. Un vieil homme, une vieille femme, Un homme avec un nez particulier et des cheveux noirs et une femme, sans lunette, semblant heureuse de la voir.
Après les fantômes, elle voyait cinq nouvelles personnes. Le vieil homme lui sourit calmement, attendant qu'elle fasse un geste.
- Bonjour, jeune demoiselle. J'ai entendu dire que des fantômes t'avaient rendu visite, fit-il, calme.
Elle hocha la tête, observant les nombreux visages qui la fixait. Le directeur encouragea la jeune femme à avancer pour saluer sa cousine.
- Maxie ? Tu.. tu te rappelles de moi ? souffla-t-elle, anxieuse.
La petite fille fronça les sourcils, surprise et anxieuse.
- C'est moi, Sibylle. Ou Sissi, si tu préfères, souffla la jeune femme, caressa ses cheveux.
Le simple surnom qu'elle avait elle-même donné lui revint en mémoire et elle le prit dans ses bras avec une infini tendresse. Elle pleura, se lâchant enfin, tremblante et à peine excitée. Elle avait perdu son papa et n'avait jamais revu sa tendre cousine, Sissi qui fut sa seule compagnie quand son père partait travailler en tant que menuisier.
- Ils.. Ils l'ont.. Ils l'ont pendu sur.. Sur le.. chêne ou on allait jouer.. Ils.., pleura Max, tremblante et perdue dans sa douleur.
Les trois autres professeurs se regardèrent alors que l'infirmière s'éclipsa quelques instants, le temps d'aller chercher une potion pour ressouder les os de la jeune demoiselle dont les côtes mettaient du temps à revenir à la normal. Elle revint avec un verre et regarda sa chère patiente tandis que Sissi avait réussi à la calmer enfin.
- Maxie, tu es ici à l'école ou je travaille. Il nous a fallu attendre que tu ais dix ans pour.., commença Sibylle, un peu gênée.
- Quand est-il de Tante.. Tua ? Questionna la petite fille, surprise d'être là même si elle appréciait l'endroit.
Sibylle ne sut que dire, gênée.
- Sissi ? appela Max, anxieuse.
La jeune femme tourna son regard vers sa cousine puis vers ses collègues. La professeur de métamorphose sourit et rapidement, s'approcha de la petite qui la regarda avec intérêt.
- Elle a été enfermée dans un hôpital Psychiatrique pour mauvaise conduite envers toi. Elle a.. cependant proféré une prophétie et.. Nous..
- Comme tu devais le savoir, Tante Tua était une sorcière, continua sa cousine.
Max hocha la tête. Oh elle se rappelait de tout. Des tasses qui volaient, ses petits êtres qui passaient et repassaient s'occuper d'elle quand sa tante n'était pas là. Ses livres étranges. Ce bout de bois qu'elle agitait parfois. Elle s'humecta les lèvres.
- Ta mère aussi. Tout comme moi et ceux qui sont derrière moi. Tu es dans le monde de ta maman, Max. Et ce monde est rempli de choses merveilleuses et de danger, comme dans le tien. Tu détient ce potentiel en toi mais..
- Mais ? Insista l'enfant, curieuse.
- Votre mère a scellé votre magie afin que votre éxistence ne soit pas mêlée à la sienne et celle de sa famille, termina l'homme, tout de noir vêtue.
- Severus ! Hoqueta la vieille femme, agacé par les manières peu humaines de son collège.
Albus leva la main alors que Max regarda les couvertures avec insistances. Sa propre.. Mère.. Elle ne la connaissait que par les paroles de son père et sa tante. Elle n'avait aucune idée de qui elle était. Aucune photo n'avait jamais pu répondre à sa curiosité. Max reporta son attention sur eux, un peu tremblante puis elle serra les couvertures en sentant la douleur revenir. Sibylle la recoucha alors que Mme Pomfresh jeta un coup d'oeil au directeur qui s'approcha.
- Ma chère enfant, je voudrais savoir, veux-tu récupérer cette magie qui est tienne depuis ta naissance, souffla-t-il, calme.
- Ma.. Magie.., geignit Max; se tordant un peu sur les draps.
- Oui. Si je libère ta magie, dans un an, tu reviendras ici pour apprendre à la contrôler. Pour apprendre à devenir une sorcière puissante et qui décidera du bon vouloir de sa vie. De plus, cela te permettra de profiter de nos potions qui te permettront de guérir plus vite, assura-t-il, sortant un morceau de bois.
Max respira difficilement. Elle jeta un oeil à sa cousine qui hocha la tête. Son père avait follement aimé sa mère. Il savait qu'elle était une sorcière. Elle se rappelait qu'il avait tout accepté d'elle. Qu'il l'avait aimé parce qu'elle était Mylsie. Parce qu'elle était elle-même. Parce qu'elle était elle. Max les regarda tous et hocha la tête.
- Le sortilège sera plus douloureux. mais cela prendra quelques secondes. Ta magie a été le moyen pour nous de te retrouver. Je t'en dirais plus à ton réveil.
La petite fille hocha la tête. Les professeurs et sa cousine la tenirent, l'infirmière versa un peu de potion et quand Albus la pointa de sa baguette, Max hurla de douleur mais tint le coup. Afin de tenir tête, un jour, à celle qui l'avait abandonné.
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- QUOI ! gronda le chef de la famille Constantine, envoyant un livre dans le mur alors que sa femme et sa fille, Mylsie, pénétrèrent son bureau.
- Chéri ?
- Père ?
L'homme les toisa tour à tour. Il avait sentit le changement dans l'arbre familial. Sans attendre, il se rua dans la salle au portrait et la vit. Là. Près de son petit-fils, le portrait de sa petite-fille, Maximelia. Sa magie avait été remise en action. Elle avait été délivrée du sortilège. Elle pouvait utiliser la magie belle et puissante de leur noble famille.
- MYLSIE ! hurla le vieil homme, agacé.
Sa fille chérie, mère de l'héritier, arriva et s'agenouilla devant lui.
- Je suis là, père.
Il la regarda attentivement et elle frémit sous le regard noir de son père. Encore en vie, il demeurait seul maitre de cette famille. Jusqu'à ce que son fils, Adès, soit en âge de reprendre la famille.
- As-tu emprisonnée la magie de ta traînée de fille, Mylsie ? Demanda le père, tournant autour d'elle.
- Oui.
Il lança un sortilège de douleur qui fit glapir sa propre fille. Elle reprit difficilement son souffle Et tomba au sol, les mains sur son ventre.
- Je répète : As-tu emprisonnée la magie de ta traînée de fille ? dit-il, mauvais.
Mylsie toussa et serra le poing, la main sur son ventre. A l'heure actuel, son fils jouait avec un autre enfant d'une noble lignée. Elle suffoqua et essaya de tenir tête à son père. Elle se rappelait très bien avoir scellé sa magie. Thaddeus était rentré et lui avait hurlé dessus. Qu'en dépit de son amour, elle n'avait pas le droit d'agir aussi cruellement envers leur enfant. Elle l'avait tempêté, prétextant vouloir la protéger de son père mais il ne l'avait jamais cru.
Devant son père, Mylsie fit mine de ne rien ressentir. De ne pas être triste devant lui. De ne pas avoir envie de pleurer si tristement. Mais elle l'avait fait. Dans sa chambre, loin de son fils. Parce que ce moldu, elle l'avait si fortement aimé. Le sortilège de douleur la prit de nouveau, la faisant pleurer et trembler.
- Alors ? S'impatienta son père, agacé.
- Je.. L'ai.. Scellé, souffla-t-elle, le front à terre.
Ne supportant plus ses mensonges, il décida de lui faire payer toujours plus celui-ci ainsi que son manque d'affection envers son époux et son fils. Elle adorait Adès mais elle n'aimait pas celui qu'elle avait du épouser sur demande de sa famille. Elle ne le supportait pas. Et elle devait faire tout les efforts du monde pour le laisser la toucher. elle en pleurait de trop ou pas assez.
- SALE PETITE INGRAT ! TOI, JE PENSAIS QUE TOI AU MOINS, TU SERAIS IRREPROCHABLE APRES TON SACRILEGE ! hurla le grand-père.
Les sortilèges de douleur fusèrent, causant des douleurs insoutenables. Puis, d'un regard revêche et mauvais, il souleva sa fille avec une violence inouie, l'aggripant par les cheveux.
- Puisque leur souvenirs te perturbe encore, souffla-t-il, mauvais, alors je vais te les effacer sans attendre. Pour que jamais plus, tu n'en vienne à rejeter ton époux et ton fils.
Mylsie réalisa l'horreur et se débattit mais sans attendre, il appuya fermement sur sa baguette.
- Oubliettes !
Mylsie eut une seule larme. La seule qu'elle versa pour son premier enfant. A présent, à cause de son père, elle ne se rappelait jamais plus d'elle et l'avait totalement abandonnée.
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- Ce fut une tâche ardue, murmura Rogue, se massant les tempes et le nez.
La poigne et la force de la petite fut impressionnante mais la douleur était l'origine de cela. La petite dormait d'un sommeil du juste. Elle avait pris les potions sans rechignée et il fallait dire que maintenant, bien des problèmes de corps se soigner durant son sommeil. Sibylle eut un rire tendre en le voyant souffrir un peu.
- Désolé.. Elle.. J'imagine qu'elle a du se défendre pas mal durant sa séquestration, souffla-t-elle, un peu inquiète.
- As-tu déjà vu ta tante, Sibylle ? Souffla minerva, curieuse.
La jeune femme secoua la tête. Sa tante Tua n'avait jamais pu aimer son frère aîné, Sefer, de par son refus d'obéir. Il avait toujours été capable de tenir tête à leur père à cause de sa force et son regard noir pénétrant. Chose qu'elle n'avait jamais eu. Et Mylsie s'était rapidement retrouvé à genoux devant leur père. Sibylle détestait son grand-père.
- A cause de quoi ? demanda Minerva, surprise.
- Elle a toujours adoré sa soeur cadette, Ma tante Mylsie. Mais bon, maintenant, je m'en fiche bien. Maxie est en sécurité et.. Merde ! Je serais pas avec elle pour ses achats de cours ou encore son voyage dans le train, s'exclama la jeune professeur, perturbée.
- Que ! Sissi ! Je t'en prie ! Ne fais pas cela ! Ne recommence plus à t'exclamer soudainement. J'ai eu une peur affreuse ! gronda celle de métamorphose, commençant à descendre les escaliers.
- Mais tu ne peux pas exclure que je dois l'accompagner pour..
- Ta place est ici, Sissi !
Les deux femmes continuèrent leur querelle en descendant tandis que Severus Rogue les observa faire. Il soupira et reporta son attention sur les portes de l'infirmerie.
- Intrigué, Severus ?
Le professeur de potion ne sursauta pas. Il posa ses yeux sombres sur le directeur de l'école puis sur les portes.
- Maintenant qu'elle a choisi la magie, pourra-t-elle faire face à ce qu'elle a vu sans jamais connaître ? Demanda-t-il, curieux.
Albus eut un sourire et posa ses yeux bleus, à son tour sur les portes. Dans la pièce, Maxie dormait à poing fermé à cause de la douleur, des potions et sa magie la maintenait à l'abris de tout danger dans le château ou à l'extérieur.
