Note d'auteur : Voici le dernier chapitre, le dénouement de toute l'histoire ! Il se déroule le lendemain du chapitre précédent.

Encore merci à Violetykm pour avoir bêtaté cette fic :D

Bonne lecture !

RAR Julia13verseau : Non, malheureusement, sinon il n'aurait pas été si certain de ce qu'il avançait x)


Chapitre 4

Temple de la Concorde, Rome, le 5 décembre 690

Le Temple de la Concorde était un des édifices les mieux protégés de Rome, et c'était sans doute pour cette raison que Cicéron avait choisi d'y réunir le Sénat, en ces nones de décembre. Le temple était adossé à un grand rocher, ce qui rendait sa prise par l'arrière impossible. Et le consul avait fait poster des gardes tout autour pour le protéger, car ce matin-là, la séance du Sénat serait décisive : on allait décider de la peine infligée aux conspirateurs, et il fallait à tout prix éviter une révolte de la part du parti vaincu.

Caïus Artorius Licinus vit Sedigitus bâiller ouvertement et dut faire un effort pour ne pas l'imiter. Cela faisait trois jours que Cicéron convoquait le Sénat à l'aube et que les séances s'achevaient tard dans la soirée. Et malgré la potion Revigorante qu'il avait bue ce matin, Licinus ne rêvait que de retourner se coucher, bien que la séance de ce soir s'annonce très intéressante. Il craignait par-dessus tout qu'on en vienne aux mains, car il se sentirait obligé d'intervenir avec la magie et n'avait pas envie de jeter un sort d'Oubli à quelques centaines de personnes, il y avait de fortes chances pour qu'il le rate en beauté et efface la mémoire de tous les citoyens de la ville.

Lorsque tous les sénateurs furent présents – l'absence de plusieurs d'entre eux faisait une étrange impression de vide et un sentiment de malaise planait dans l'assemblée – Cicéron annonça l'ordre du jour, comme de coutume :

— Sénateurs, avant que nous ne commencions à voter, je tiens à vous parler en consul. Il y a bien longtemps que j'ai remarqué les passions furieuses qui naissaient au sein de la République, les troubles et les malheurs qui la menaçaient. Cependant, jamais je n'aurais pu imaginer qu'il puisse naître une telle conjuration parmi les citoyens. J'ai par trop cru à l'honnêteté des Romains, à leur intégrité. Et à présent, sénateurs, quels que soient vos sentiments, votre parti pris, il vous faut vous prononcer avant la nuit. C'est un crime d'une extrême gravité que nous avons là, et si vous pensez que peu de gens en sont coupables, vous vous trompez. C'est un mal qui a envahi toute l'Italie, au-delà des Alpes et dans les provinces. Il nous faut y appliquer un remède sans tarder.

Après ces paroles, il se tourna vers Decimus Junius Silanus, qui prétendait au poste de consul pour les prochaines élections, afin de lui demander son opinion. Ce dernier réfléchit un instant, avant de déclarer d'une voix sombre :

— Ils doivent être punis du dernier supplice.

Tous les sénateurs se figèrent, Licinus le premier. Chez les sorciers, la mort n'était jamais appliquée comme châtiment. Ils avaient… d'autres moyens de punir les dissidents, et peut-être même plus horribles, mais châtier de mort un sorcier criminel rendait, aux yeux des sorciers, celui qui l'y condamnait aussi criminel que lui. Le plus grand des châtiments étaient le Baiser du Détraqueur. Lorsque Licinus avait expliqué cela à sa fille, Artoria, elle avait fait la remarque qu'il était bien plus facile de faire faire le sale boulot à d'autres que soi, à des créatures nées pour cela. Peut-être avait-elle raison…

Tous ceux à qui Cicéron donna la parole ensuite donnèrent raison à Silanus. Puis ce fut au tour de César de parler, en tant que prêteur désigné. Licinus remarqua que Crassus, qui avait été accusé la veille, n'avait pas paru à cette séance du Sénat. César avait pris le risque de ranimer les soupçons émis contre lui, mais il n'était visiblement pas de ceux qui fuient face au danger, et il monta encore dans l'estime de Licinus. César se leva pour que l'attention se porte sur lui et parla :

— Non, Silanus, je m'oppose à ta décision. Tous t'ont donné raison mais je vais t'expliquer en quoi tu as tort. A mon sens, la mort n'est pas un châtiment. Non, la mort c'est le repos après la vie et ses peines, la fin de nos travaux et de nos malheurs. Dans l'au-delà, il n'y a plus ni souci ni joie.

Licinus fronça les sourcils. Ce n'était pas le fait que César ne croie pas à une vie après la mort qui l'intriguait, mais le sens de ses paroles. A l'instar d'un sorcier, il ne souhaitait pas donner la mort et semblait avoir en tête d'autres châtiments.

— C'est pourquoi je vous propose, au lieu de la mort, la détention perpétuelle.

Une rumeur courut parmi les sénateurs. Licinus lui-même échangea un regard dubitatif avec Noctua et Sedigitus. Les Romains étaient bien plus terrorisés par la prison que par la mort. Proposer cette alternative était plus cruel que juste. César poursuivit en expliquant qu'il faudrait les emprisonner ailleurs qu'à Rome en raison du danger qu'ils représentaient, que leurs biens seraient confisqués et qu'afin qu'ils ne soient jamais libérés, il faudrait interdire toute révision de leur procès. Tous ceux qui s'en aviseraient se verraient déclarés ennemis de l'État et du repos public. Les sénateurs échangeaient des regards inquiets, certains semblaient réfléchir à la proposition de César tandis que d'autres secouaient la tête pour manifester leur désapprobation.

— Si nous les punissons de mort, les citoyens réagiront de la même façon qu'ils auraient réagi si Cicéron avait fait exécuter Catilina. Ce ne sera que la dernière impression qui demeurerait dans leurs esprits : non pas le fait qu'ils étaient de grands criminels, mais le souvenir de leur supplice, et tôt ou tard on voudra les venger.

C'était un raisonnement d'une grande pertinence, et il l'appuya ensuite en rappelant l'époque de Sylla*, le tyran, époque que personne ne souhaitait revivre tant on en gardait un souvenir terrible. Licinus voyait bien que César manipulait les sénateurs, et lui-même ne pouvait s'empêcher de s'accorder à ses paroles. Comme si César avait dit ouvertement qu'un danger menaçait toujours Cicéron, plusieurs sénateurs, amis et parents de ces derniers, se levèrent pour se grouper autour de lui. Licinus en vit quelques uns dont les yeux étaient humides, comme larmoyants.

Alors Cicéron parla.

— Sénateurs, je vois vos regards inquiets dirigés vers moi. Vous redoutez le danger qui menace la République, qui vous menace et qui me menace. Vous vous inquiétez de ma sûreté, et j'y suis sensible. Mais, pères conscrits, votre principale préoccupation doit être le salut de la République ! C'est à cela qu'il vous faut veiller, et non à ma sécurité ! Tout comme vous, je donnerais ma vie pour la République, et n'empêchez pas ce sacrifice s'il peut tous nous libérer du mal qui rôde. Ne pensez à rien d'autre qu'à l'État, à Rome, à la République, à vos concitoyens qui comptent sur vous pour les protéger.

Cicéron invoqua les dieux, comme il aimait à le faire dans ses discours, disant qu'ils ne laisseraient pas la ville courir à sa perte. Il leur assura à nouveau qu'il mourrait pour sa ville, pour protéger les citoyens, qu'il veillerait à leur sécurité au prix de sa vie. Tous les sénateurs connaissaient les projets des conspirateurs, à présent, il leur rappela qu'ils les avaient avoués devant le Sénat, qu'eux, sénateurs, avaient émis leur jugement, et qu'il fallait à présent prononcer leur peine sans retard.

— Nous avons ici deux opinions divergentes : celle de Decimus Silanus et celle de Caïus César. Toi Silanus, tu demandes la mort des conjurés, tandis que César réclame l'emprisonnement à perpétuité. Vous faites tous deux preuve d'une grande sévérité. Silanus, tu juges que ces hommes qui ont cherché à nous perdre, qui ont attenté à nos vie, qui ont cherché à incendier la ville ne méritent pas un instant de plus de vivre, qu'ils sont indignes de respirer le même air que nous. Quant à toi, César, tu juges que la mort n'est pas un châtiment assez rude puisqu'elle est synonyme de repos après les tourments de la vie. Mais la détention à vie fut créée pour les crimes les plus abominables, et nous serions obligés de les faire emprisonner dans d'autres villes, ce que nous aurions beaucoup de peine à obtenir. Mais prononcez ce châtiment si vous le jugez approprié. César menace gravement quiconque tenterait de libérer les coupables, et en enfermant ces derniers il leur ôte toute espérance. Il souhaite qu'on leur confisque leurs biens. Il juge que la mort serait trop douce car elle les arracherait à la vie par un simple bref instant de souffrance. A présent, sénateurs, il vous faut choisir. L'avis de César nous montre son attachement inébranlable à la République, et sera peut-être gage pour moi de moins de tourments que l'avis de Silanus. Mais l'intérêt public passe avant mon intérêt personnel, gardez cela bien à l'esprit.

Il continua à leur exposer les points positifs et négatifs que chacune des sentences, mais sa préférence semblait aller à celle de César. Si cette dernière était choisie, Cicéron ne risquerait rien du peuple puisqu'il choisissait l'avis d'un homme aimé des citoyens. Si cependant le choix se portait sur la peine de Silanus, il aurait à dire, pour se défendre, que la mort était bien plus douce que l'emprisonnement à vie.

Ce fut un long discours qui plongea les sénateurs dans l'incertitude, car l'une et l'autre peine leur paraissaient à la mesure du crime de ces hommes. Plus encore lorsque Tiberius Nero, un des sénateurs, donna un avis qui se rangeait à celui de César. Mais il proposa de rendre la prison plus rigoureuse, et cette fois de nombreuses voix se rangèrent à ses côtés, y compris celle de Silanus qui affirmait avoir voulu dire par « dernier supplice » la détention jusqu'à la mort. Licinus était pour la peine que proposait César, ainsi que Noctua et Sedigitus, qui en leur qualité de sorcier répugnaient la mise à mort.

Puis la parole vint à Caton, tribun du peuple désigné. Il s'opposa vivement à l'avis de César, à tout ce qui s'était dit précédemment. C'était un homme de caractère, qui n'avait certes pas l'éloquence de Cicéron mais parlait très bien. Il expliqua pourquoi il préférait qu'on donne la mort aux conjurés, avec enthousiasme et ferveur.

— Ces hommes, ces citoyens, issus de la plus haute naissance ont cherché à incendier la ville, à monter contre nous une nation gauloise, notre plus terrible ennemie. Le chef de ces conspirateurs est près de s'en prendre à nous et vous, vous sénateurs, vous hésitez encore sur le châtiment à infliger à ces traitres pris entre vos murs ! De tous côtés Catilina nous menace ! Souhaitez-vous attendre qu'il ait pris la ville pour décider de la punition de ce crime ? C'est à vous, pères conscrits, que je m'adresse, en ce temple de la Concorde dédié au roi des dieux : si vous tenez à vos biens, à vos familles, à tout ce qui vous est cher, il est à présent temps de prendre en main l'intérêt public ! En nous voyant faire preuve d'énergie, ils perdront courage, mais si nous faiblissons ils se lèveront de tous côtés et il nous sera impossible de leur tenir tête. Il ne s'agit pas que du sort de Lentulus et de ses complices, mais également de celui Catilina et de tous les siens ! J'estime que ces hommes, qui ont voulu la perte de la République et qui ont été reconnus coupables par les témoignages de Vulturcius et des Allobroges doivent subir la peine infligée aux criminels pris en flagrant délit d'un crime capital. Il nous faut les punir du dernier supplice.

Ses derniers mots semblèrent résonner dans le temple. Il se rassit sans rien ajouter et les sénateurs échangèrent des regards hésitants avant d'approuver vigoureusement sa décision.

— Bien parlé ! s'exclama Luscus. J'ai dit dès le début qu'il fallait punir ces hommes de manière exemplaire !

— Et moi donc, renchérit Silanus, c'est le châtiment que j'invoque depuis le début de la séance !

Licinus leva les yeux au ciel devant tant de mauvaise foi mais ne se prononça pas. Les sénateurs s'interpellaient, accusant l'un ou l'autre de ne pas avoir fait preuve de clairvoyance en préférant la peine que proposait César. Celui-ci tentait de rallier quelques magistrats à sa cause mais en vain. La sentence tomba : les conjurés seraient mis à mort.

Cicéron demanda aux triumvirs capitaux, trois hommes chargés de la garde et de l'exécution s'il y a lieu des prisonniers, de tout préparer pour le supplice. Puis le consul choisit une partie des membres du Sénat dont faisait partie Licinus, Noctua et Sedigitus pour aller chercher Lentulus chez lui. Il était sous bonne garde, chez un parent habitant le Palatin*. Ils emmenèrent le prisonnier à la prison publique, remontant la Voie Sacrée et traversant le Forum. La foule assemblée était silencieuse, les regards accusateurs. Licinus aurait aimé ne pas avoir été choisi par le consul pour suivre ce sinistre cortège, car il avait le sentiment d'être aussi coupable que les autres sénateurs de la mise à mort de Lentulus et des autres conjurés. D'une certaine façon, il l'était, car il ne s'était pas levé, n'avait pas clamé haut et fort que la mort n'était pas la peine appropriée. Il aurait pu jeter un sort d'Imperium à toute l'assemblée, aidé de Noctua et Sedigitus, et les forcer à revoir leur jugement. Mais il ne l'avait pas fait, et en cela il était aussi coupable que les autres de ce qui allait se produire.

La prison était un lieu sinistre, qu'on disait dater du temps des rois*. Elle était construite sur deux étages, dont le plus bas qui s'enfonçait loin sous terre se nommait le Tullianum et était réservé aux condamnés à mort. L'endroit était sale, infect, sombre. Même Licinus qui n'était pas impressionnable trouva le lieu effrayant. Ou plutôt horrible. Ce qui allait s'y produire n'en améliorerait pas son opinion, c'était certain. On y mena Lentulus le premier. Les bourreaux lui passèrent une corde au cou et l'étranglèrent, comme le voulait la tradition. Puis Gabinius, Statilius, Cethegus et Ceparius furent exécutés de la même manière.

Les quelques personnes qui avaient assisté à l'exécution remontèrent et une fois à l'air libre, Cicéron fut confronté à une foule inquiète, souhaitant connaître le sort des conjurés. Licinus observa le consul et vit pour la première fois de la tristesse sur son visage. Mais il se reprit bien vite et déclara :

— Ils ont vécu.

La foule lui fit alors une ovation. Chacun avait compris ce qu'il sous-entendait par ces mots, et savait qu'il ne voulait pas provoquer de mauvais augure en annonçant clairement ce qu'il en était. La foule le remercia de tant faire pour protéger la République et la ville. Licinus distinguait quelques groupuscules moins enthousiastes que l'essentiel de la foule, mais ne semblant pas représenter une menace particulière.

Comme la nuit était tombée, les rues s'illuminèrent de torches. A toutes les villas des femmes se penchaient aux fenêtres pour voir le consul passer tandis que les hommes l'acclamaient. On le qualifia de « sauveur », mais l'appellation la plus mémorable vint de Catulus, illustre Romain, qui le nomma « Père de la Patrie ». Malgré l'atrocité de ce qui venait de se produire, Licinus ne pouvait s'empêcher de se laisser emporter par la joie des citoyens qui acclamaient leur consul.

~o~O~o~

Un mois plus tard, aux nones de janvier, une bataille eut lieu à Fésules. Elle opposa les armées de Rome à celle de Catilina. Dès que ce qui s'était produit à Rome était parvenu aux soldats de Catilina, beaucoup avaient fui. Seuls étaient restés ceux qui avaient décidé de se battre et de mourir. L'armée de Catilina était serrée de tous côtés, et les conjurés se battirent tous jusqu'au dernier.

La bataille terminée, Licinus transplana, accompagné de Noctua, Sedigitus, Burrus et Aquila pour voir l'étendue des dégâts. Les cinq sorciers restèrent à l'écart, observant le champ de bataille. D'où ils étaient, ils pouvaient voir les soldats de Catilina. Tous étaient tombés dos contre terre, signe qu'ils avaient été frappés de face et n'avaient pas fui face au danger. Ces hommes étaient des criminels, des assassins, ils avaient essayé d'assassiner leur consul et d'incendier la ville. Mais Licinus ne put s'empêcher de penser que cette bataille avait été un véritable gâchis. Si ces combattants avaient été ramenés dans le droit chemin, ils auraient fait des guerriers formidables.

Une silhouette étendue attira l'attention de Licinus. Il s'avança alors, enjambant quelques corps, encore vêtu de sa toge blanche de sénateur. L'homme qu'il avait aperçu était Catilina. Il entendit des pas derrière lui et vit approcher Cicéron entouré de soldats et de quelques autres magistrats. Licinus échangea un regard avec le consul et y lut une profonde déception. Catilina respirait encore, mais difficilement. Malgré ses traits tendus par la douleur, son regard demeurait fier, il mourait comme il avait vécu. Cicéron demanda à ses soldats et aux magistrats de s'éloigner, ce qu'ils firent sans tarder. Une fois seul en compagnie de Licinus, le consul souffla :

— Tu peux abréger ses souffrances ?

Licinus fronça les sourcils, incrédule. Il n'était pas médecin, pourquoi Cicéron lui demandait-il cela ?

— J'ignore si tu es un demi-dieu, ou seulement un messager, mais j'ai vu l'étendue de ton pouvoir. Il y a deux mois, j'ai vu ton fils désarmer un homme qui en voulait à ma vie. Je ne tiens pas à savoir comment te sont venus tes pouvoirs, je veux simplement savoir si tu peux abréger ses souffrances.

Licinus soupira. Il se doutait depuis un moment déjà des soupçons du consul mais avait toujours espéré quelque part qu'il se trompait. Il était encore plus brillant qu'il ne le pensait. Licinus sortit alors sa baguette de sa toge, la braqua sur Catilina et murmura :

Avada Kedavra.

Une lumière verte jaillit de sa baguette et à peine eut-elle touché l'homme étendu au sol que la tête de ce dernier s'inclina sur le côté. Ainsi finit Catilina, un des plus grands conspirateurs que Rome ait connu sous la République.

Licinus échangea un regard avec le consul, curieux de savoir quel sort il lui réservait à présent.

— Je ne te dénoncerai pas, lui assura Cicéron avec un sourire sincère. Je ne ferai nulle mention de toi dans mes œuvres, bien que tu le mérites, afin de ne pas troubler la paix de tes semblables.

— Je te remercie, répondit Licinus avec un hochement de tête solennel.

Les deux hommes se séparèrent et Licinus rejoignit ses quatre amis. Il ne leur raconta pas ce qui venait de se produire, il était inutile de les inquiéter. Il passa une main dans ses cheveux noirs, tentant d'aplatir l'épi qui lui avait valu son surnom, sans succès. Il eut une pensée pour ses descendants, espérant ne pas leur transmettre ce défaut. Un petit sourire aux lèvres, il attendit que ses amis aient disparu pour transplaner à son tour, heureux de pouvoir à nouveau retrouver sa famille, son vin miellé et sa vie de sorcier romain.


Notes : *Sylla : tyran sous la République, nommé dictateur en -82, il fait exécuter de nombreux hommes politiques et contraint plusieurs Romains à fuir la ville, il souhaite sauver la République aristocratique au détriment de la plèbe (le peuple romain)

*Palatin : une des sept collines entourant Rome, donnant sur le Forum Romanum

*Temps des rois : la République romaine débute en -509, elle est précédée par la Monarchie romaine, qui commence en -753 à la fondation de Rome et s'achève en -509. La République prend fin entre -44 (assassinat de Jules César) et -27 (Octave prend le titre d'Auguste) et débute l'Empire Romain.


Note de fin : J'espère que vous avez compris la référence aux cheveux indomptables de Licinus ;) (après tout, les Potter sont des descendants des Peverell, mais rien ne dit que leurs ancêtres bien plus lointains ne remontent pas aux Romains, qui envahissent la Bretagne au IIe siècle !)

J'espère que cette fic vous aura plu, et vous aura appris quelques petits trucs sur cette fameuse affaire ! Merci d'avoir lu et n'hésitez pas à commenter :)