Chapitre 4 :
« 13 septembre :
Cher journal,
Ce soir le résumé sera rapide. Riza doit, enfin m'a imposé un horaire serait plus correct, venir me chercher. Pour commencer, je suis allée à la fac avec mes nouveaux vêtements, j'ai retenu la leçon : plus de talon, ce n'est pas pratique pour courir. J'ai rencontré Alphonse aussi, il parait sympathique. Du moins il est gentil et simple en plus d'être intelligent, un peu comme Riza … avec en moins l'excentricité. Il nous accompagne à la soirée d'ailleurs, et à ce que j'ai compris, le Roi des andouilles y sera aussi, mon dieu sauvez moi de cette boucherie annoncée !
J'allais oublier, juste au passage, ce fameux Roi est pire que ce que je croyais. Il s'est ridiculisé devant l'assistant Xinois de la pire manière qu'il soit. J'ai jamais vu un débile pareil, décidément on est pas rendu.»
Juste après être sortie ce matin, je savais que la journée ne s'annonçait pas sous les meilleurs auspices possibles. J'avais à peine fait trois mètres dans ma rue, que mon talon se coinçait entre deux pavés et bien évidemment … ni une, ni deux je me suis retrouvée au sol. Voilà pourquoi je ne porte jamais de talon, c'est la galère, ça me file envie de chialer.
L'un des ouvriers m'a aidé à me relever, j'ai eut envie de le maudire lui et ses travaux pour le restant de ma vie, toutefois je savais pertinemment que le pauvre homme ni était pour rien … pas comme pour la main qu'il m'a mis aux fesses. Comme si j'avais encore besoin de ça ! Le Roi et ses imbécilités me suffisaient pour la journée, alors pourquoi venait-il en rajouter ?
Les portes de la faculté poussées, j'ai immédiatement sut qu'un malheur allait s'abattre sur moi et à peine l'idée d'aller faire mes cartons pour rentrer à Resembool m'avait-elle effleuré l'esprit qu'un cri s'élevait.
-WINRY MA JOLIE TE VOILA!
-Riza, soupirai-je, pourrais-tu arrêter d'hurler cinq minuscules minutes s'il te plait ?
-Oui mais non, viens vite ! Alphonse est enfin revenu ! je lui ai dis que je devais lui présenter une amie, tu verras il est adorable.
-J'imagine oui, grommelais-je en tentant de me l'imaginer alors que je regardais mon emploi du temps. Je commence par Xinois.
-Oh tu en fais aussi ? Alphonse s'y connait plutôt pas mal en Xinois. Moi je suis plus spécialiste du Drachmien.
-Super …
-Regarde ! me souffla-t-elle en glissant un regard à notre droite. Les garçons te dévorent du regard, j'avoue que je ne m'attendais pas à te voir arriver comme ça mais le résultat est superbe ! Hein les garçons vous en pensez quoi ? elle est mignonne non ?
-Riza s'il te plait …
Le regard lubrique que nous lançaient les garçons auxquels elle venait de parler ne me disait absolument rien de valable et la suite m'a donné raison. Nous avons dut courir nous enfermer dans mon amphithéâtre pour leur échapper, j'ai jamais eut aussi mal aux pieds de toute ma vie.
-Plus jamais Riza tu m'entends …
-Plus jamais quoi ? demanda-t-elle en cherchant une personne du regard.
-Plus jamais tu me refais ce coup là.
-Mais ce n'est pas de ma faute si tu leur plais, me sourit-elle. OYE ALPHONSE ! ALPHONSE VIENS VOIR !
-Riza arrête d'hurler … et d'ailleurs, qu'est que tu fais dans mon cours ? t'as pas les tiens à suivre ?
-Si bien sûr, mais j'irais tout à l'heure, il faut d'abord que je t'explique le fonctionnement de la soirée !
-Il est tout vu … je rentre, je me lave, je mange et je file dormir
-Tu rentres, tu te laves, je viens te chercher pour aller manger à l'extérieur et on va à la soirée, me corrigea-t-elle avant de sourire au garçon qui venait à sa rencontre. Alphonse, elle est enfin arrivée, c'est elle.
-Bonjour, tu es Winry c'est bien ça ? me salua-t-il. Moi c'est Alphonse Elric-Hohenheim.
Si je m'attendais à voir ça … un grand jeune homme aux cheveux courts et blonds foncés, un visage angélique, de grand yeux marrons ambrés, de petites fossettes au coin de son sourire et d'un calme olympien. Elric-Hohenheim … ce nom me dit quelque chose mais je ne sais plus vraiment d'où je le connais.
-Bonjour, saluai-je en retour. Riza le cours va commencer alors à moins que tu ne veuilles le suivre avec moi ou … Alphonse, tu ferais mieux de te dépêcher de rejoindre le tien.
-Tu me chasses ? me répliqua-t-elle faussement indignée.
-Tu veux voir le Roi des crétins te coller aux basques ?
-Non merci sans façon, répliqua-t-elle en se précipitant à la sortie sous les rires d'Alphonse
-Cesse de rire traitre, rigola-t-elle. Je vous rejoins à l'heure du repas, à toute à l'heure.
-Je peux m'asseoir vers toi ? me demanda Alphonse
-Bien entendu, j'ai jamais mordu. Mais je ne suis pas de la même compagnie que le roi, dommage pour toi.
-Heureusement, tu plaisantes. J'ai dut le supporter pendant quelques temps à la maison durant les vacances, c'était pas la joie. Heureusement que je suis parti à Xing avec mon père après.
La grimace qu'il affiche en dit long sur ses pensées.
-Il est aussi crétin qu'il en a l'air ? ne puis-je m'empêcher de demander
-Plus que ça encore, soupira-t-il. Tu constateras l'étendue des dégâts pendant le cours j'en ai peur.
Mon dieu … pire que ce que je croyais ? C'est humainement possible quelque chose de ce genre ? Non, c'est inhumain ! La tête que je dois faire à l'air d'être drôle car Alphonse rigole doucement.
-Alors comme ça tu as pris le Xinois en option toi aussi ?
-Oui, il n'y avait pas la langue que j'ai étudiée durant ma licence.
-Tu faisais quoi ?
-Aruegien.
-Tu viens du Sud d'Amestris ? me demande-t-il en levant un sourcil
-C'est interdit ?
-Non, c'est seulement que seuls ceux qui viennent de là-bas étudient l'Aruegien pour le commerce et les échanges. C'est assez inattendu pour moi de rencontrer une autre personne que moi qui le parle ici … excepté mon frère j'entends.
-Ton frère … il est ici aussi ? demandais-je en me rappelant d'une phrase de Riza.
-Hum ouais, mais il est en faculté de physique enfin c'est ce qu'il prétend car il passe la plupart de son temps avec Roy dans nos cours. Je me demande comment il fait pour encore arriver à valider ses années, soupira-t-il. Et sinon, tu étais à quelle université avant d'être ici ? j'ai pas souvenir de t'avoir vu en licence.
-J'étais à South City avec mes amis …
Il allait me répondre quand un cri aigu nous poussa à sursauter
-VOILA LE ROI ! hurla l'une des groupies poussant toutes les autres à la suivre vers la porte.
C'est affligeant de crétinerie. Moi qui pensais en acceptant la bourse d'Etat atterrir vers des personnes que l'on pourrait qualifier d'évoluées, je crois que je me suis lourdement trompée.
-Jean me manquerait presque, grommelais-je en me laissant tomber sur la table. Au moins, s'il était populaire, il n'en restait pas moins intelligent.
-Jean ?
-Un ami, je l'avais rencontré à Ishbal.
-Tu connais Ishbal ? s'étonna-t-il.
-Mes parents y ont été médecins militaires pendant quelques années. C'est comme ça que j'ai connu Jean.
-Je vois et oh nannnnn dites moi que c'est pas vrai ! paniqua-t-il. Je suis pas là !
-Quoi ?
-Roy approche, je répète, Roy approche. Mission camouflage enclenchée.
Je souris légèrement, en le voyant plonger sur un livre avant de glisser un regard au noiraud qui s'avançait vers nous, un petit sourire aux lèvres.
-Alphonse, vous êtes enfin arrivés ? ton frère n'est pas là ? tu as ramené une amie ? mais c'est parfait ça … elle vient de Xing ?
Je soupire préférant regarder par la fenêtre ce qui se passe à l'extérieur alors qu'Alphonse se mord les joues tout en faisant semblant de lire son livre.
-Dis tu pourrais me répondre au moins, grogna le Roi en se posant sur la table entre nous deux. Ah oui au fait, tu sais pas la dernière ?
-Nan, consentit à répondre Alphonse en espérant que cela le fasse partir. Et à la limite je m'en moque comme de ta première couche culotte Roy. Vas t'asseoir plus loin, le cours ne va pas tarder à débuter.
Peine perdue, c'est pire qu'un chewing-gum sous une semelle de chaussure. La mauvaise herbe c'est difficile à faire partir, je sais j'ai déjà tenté et malgré tout j'ai l'impression que plus je l'asperge de venin, plus elle prolifère. Il faudrait peut être que je tente autre chose … l'étouffer.
-Bien, donc je te disais que j'avais une nouvelle à t'annoncer …
-Tu as changé de copine ? oui merci mais tu repasseras c'est pas une nouvelle, tu changes tous les deux jours. Vas voir ailleurs si j'y suis.
-Comment t'as deviné que j'avais changé de copine ? s'étonna le noiraud
-Pffff, soupira Alphonse me poussant à sourire doucement en lui adressant un regard de compassion.
Pour une fois qu'il ne s'acharnait pas sur moi, autant ne rien dire et laisser faire … la chute serait plus dure si c'était quelqu'un d'autre qui le rembarrait.
-Y'a une nouvelle dans l'amphi. C'est une bouseuse mon vieux je t'explique même pas le tableau.
-…
-Oh et pis si tiens, juste pour le fun ! et te prévenir que tu ne fasses pas une attaque en la voyant. Parce que sérieusement … ah non c'est indéfinissable. Elle doit même pas être humaine à ce point, promis. Peut être un mélange d'alien et d'humain à la limite mais surement pas humaine à part entière ! impossible !
-…
Vas-y rajoutes en une couche du con, tu vas voir ta castration … sans anesthésie elle va finir …
-Promis, des vêtements qui datent du Moyen-âge genre un pull en laine, un pantalon et une chemise débraillée, tu vois le tableau ?
-…
Vas-y je t'en prie c'est instructif … continue. Je l'écoute tranquillement, alors qu'Alphonse me regarde en coin allant de Roy à moi.
-Et ses pompes mon vieux ! c'est plus des pompes qu'elle a ! c'est des peaux de bêtes comme à la préhistoire ! je te jure ! tiens il ne manque plus que le gourdin et l'image est parfaite !
Un gourdin ? Ah oui bonne idée pour la castration … ça pourrait peut être même me servir à l'assommer après.
-Ses cheveux, allez vas-y imagine ses cheveux ! des propositions ? non ? t'as raison jamais tu pourrais deviner ! c'est limite de la paille ! et ça en a la couleur ! mais je dis pas ça pour toi princesse, me dit-il avant de retourner à sa description. Je te promets ! une grosse natte avec des cheveux qui partent dans tous les sens ! t'imagine le truc ! tu dirais qu'elle est pas coiffée en arrivant ! alors imagine si elle se coiffait pas ! ah non, faut même pas tenter trop peur de faire des cauchemars !
Tu vas voir les cauchemars que tu vas faire mon gars … tu vas voir, continues sur ta lancée je te sens bien là …
-OH ! et j'allais oublier ses lunettes ! elle a des lunettes des vrais phares de voitures promis ! je me demande bien comment elle peut voir à travers en plus ! t'as une idée ?
-A l'origine les lunettes c'est fait pour mieux voir espèce d'imbécile, cassa Alphonse qui commençait doucement à s'énerver.
-Ça doit être ça ! donc sans lunettes j'imagine qu'elle louche ! et en plus elle parle à Riza ! j'espère qu'elle ne va pas la contaminer … oh tiens … tu ne m'as toujours pas présenté ton amie au passage.
-Hum …
Ce Roi des crétins, Empereur des bouffons, Souverain des imbéciles et Maréchal des andouilles se tourne vers moi en me tendant la main. Si tu crois que je vais la prendre mon gars tu rêves, j'ai pas envie d'être contaminé par ta connerie.
-Je suis …
-Roy Mustang, je sais merci, cassais-je en me relevant doucement avant de lever les yeux vers lui.
-Oh c'est parfait je vois que ma réputation me précède, Alphonse ça ne te dérange pas si je te la pique
-Roy …
-Ta réputation de crétin fini te précède à des lieux effectivement, toutefois je me demande si c'est bien assez loin pour pouvoir protéger les gens normalement constitués et à peu près intelligents de la connerie surdéveloppée qui t'embrouille le cerveau à un tel point que ce n'en n'est même plus humain !
-Quoi ?
-La ferme Empereur des bouffons, quand les bouseux parlent on les écoute, qu'on soit poli ou tout simplement dénué de bon sens comme ça semble être ton cas. Maintenant je vais me présenter histoire que tu saches à qui tu as affaire. Winry Rockbell, bouseuse du sud d'Amestris mais qui a au moins la chance d'avoir un cerveau plus développé que le tien. Et maintenant Roy Mustang, tu l'as veut comment ta castration ? à coup de gourdin ou simplement comme au moyen âge ? parce qu'apparemment j'ai les deux en réserve.
Roy me regardait, plus pâle encore que d'habitude, lui donnant l'air d'être un mort vivant, pendant qu'Alphonse s'esclaffait à nos côtés. Un cri retentit, alors qu'une personne rentrait dans l'amphi.
-ROY MON VIEUX TE VOILA ! hurla le nouveau venu
