Bonsoir !

Tout va bien ?

Après un semaine d'abstinence, voici un nouveau chapiiiiiitre !

Merci à ma team Bêta de choc !

Merci à toutes pour vos reviews !

Bisous bisous et bonne lecture !


- Alice je vais mourir !

- Mais non! Je sais que je peux serrer encore plus.

- Non. Il fait une chaleur à crever, si en plus je ne peux pas respirer, je vais tomber dans les pommes avant d'avoir dit « oui ». Ce corset est suffisamment serré.

- Un petit effort. À trois tu inspires. 1...2...3 !

Elle tira sur les liens du corset de ma robe de mariée et mon souffle se coupa. Je ne terminerai pas la journée vivante si elle continuait.

Nous étions à Los Angeles et dans 1h je disais oui à Edward. J'avais hâte ! Bien sûr les choses n'étaient pas toutes roses et toutes belles, je ne dormais toujours pas sans faire de cauchemar, Edward continuait ses accès de surprotection, nous manquions tous les deux de confiance en nous mais nous nous battions pour nous sortir de cette douloureuse spirale. En revanche, nous étions très excités par ce mariage, nous le désirions tous les deux, vraiment.

Edward avait loué une superbe villa au bord de la mer, avec une plage privée. Nous y logions tous, il y avait suffisamment de place et d'espace pour cohabiter tout en gardant notre intimité. Il était prévu que l'on s'unisse sur la plage, devant la villa, puis nous resterions ici, avec nos familles, durant quelques jours avant de rentrer à Seattle. Pour l'heure, nous n'avions pas encore pensé à une lune de miel.

- Laurel ? Si je meurs étouffée, surtout dis à ton frère que la meurtrière c'est Alice !

Alice me frappa le bras dans un soupire exaspéré tandis que Laurel riait.

- Voilà, tu es prête ! Il me reste plus qu'à te coiffer. Laurel, tu veux me donner un coup de main ?

- Oh oui ! J'aimerais beaucoup !

- Alors viens, chérie. Bella, assise !

Je roulai des yeux et me dirigeai vers le fauteuil.

- Tu veux que j'aboie et que j'aille chercher une balle pendant qu'on y est ?

- Je t'en demande pas tant. Surtout reste tranquille, ne t'enfuis pas.

Emprisonnée dans ma propre robe de mariée, incapable de respirer, et surtout sachant qu'Alice courait plus vite que moi, je ne risquais pas de m'enfuir. Résignée, je m'asseyai sur le fauteuil, droite comme un I à cause du corsage trop serré. Pendant près d'une demi-heure, Alice et Laurel travaillèrent mes cheveux. Alice se montrait très pédagogue et patiente avec ma petite Laurel qui était maladroite par moment. Elles venaient juste de terminer quand on frappa à la porte de ma chambre aux allures de dressing, de salon de coiffure et de maquillage

- Entrez !

Ma mère passa timidement la tête à travers la porte juste assez entrouverte. Elle me sourit et entra dans la pièce.

- Ma petite fille. Tu es magnifique !

- Merci, maman. Tu es superbe aussi.

- Mais c'est toi la plus belle. Tu t'es vue ?

- Non, Alice et Laurel viennent de finir de me coiffer.

- Viens voir.

Elle m'aida à me lever et nous allâmes devant l'immense miroir psyché qui se trouvait dans la chambre. Je me souris à moi même lorsque je vis mon reflet dans le miroir. C'était la première fois depuis l'agression que je me sentais presque jolie. Bien sûr, Edward me le disait tous les jours, mais je me sentais affreuse, sale et honteuse. Pourtant lorsque je me regardais là maintenant, dans cette robe blanche, je me trouvais belle.

Ma robe était à bustier entièrement perlé et brodé. Sur mes épaules, tombaient deux petites manches drapées qui ne servaient qu'à faire jolie. Le bas de ma robe était gonflé par un jupon, sans pour autant me faire ressembler à une meringue. C'était une robe en mousseline et en soie, très fluide. Elle était assez simple, les perles du bustier étaient les seules fantaisies. Quand j'avais choisi cette robe, j'avais trouvé qu'elle me ressemblait, discrète, simple et sans excès.

Le haut de la robe étant travaillé, j'avais associé cela à ma vie avant Edward. Les perles et les broderies représentaient les chemins sinueux que j'avais emprunté et traversé avant de trouver Edward. Le bas étant pure, je l'avais associé à mon futur mari. Il m'avait lavé de mes hontes et de la première agression.

- Maman ? Et si je ne méritais pas cette robe ?

- Comment ça ?

- Elle est blanche... je suis divorcée, j'ai été agressée deux fois, on m'a touchée et battue... je ne mérite pas de porter du blanc pour Edward. Je ne suis pas pure pour lui !

- Bella, arrête de penser ça ! Cette robe est magnifique, elle te va à merveille et tu la mérites !

- Je dois voir Edward. Il faut que je le vois.

Je m'avançai vers la porte, sachant pertinemment que je faisais une crise de panique. Pourquoi m'aimait-il ? N'allait-il pas finir par m'abandonner ? Est-il vraiment sûr de lui ? Alice essaya de me retenir en se postant devant la porte..

- Bella, ça porte malheur de voir le marié avant la cérémonie.

- Oh arrête tes conneries, nous avons déjà accumulé douze vies de malheurs ensemble ! Laisse-moi passer ! Je dois lui parler !

- Bella, tu paniques! Tout ira bien. Cette robe est juste parfaite !

- Alice, laissez passer Bella s'il vous plaît. Laissez-la faire.

Je me tournai pour remercier du regard ma mère, puis une fois qu'Alice se poussa à contre cœur je sortis pour longer le couloir et gagner la chambre, à l'opposé de la mienne, où Edward se préparait. J'entrai sans frapper.

- Edward !

Il était assis avec Emmett et son père, autour d'une petite table et une bière à la main. Quand ils me virent, les trois hommes se levèrent dans un même élan, mais seul mon fiancé s'avança vers moi. Il ne regarda pas ma tenue, ni ma coiffure ou encore mon maquillage. Il avait planté son regard dans le mien et j'y vis l'inquiétude le gagner à son tour. Sans un mot et avec seulement un signe de la main, il invita Emmett et Carlisle à sortir de la chambre, ce qu'ils firent sans attendre et en silence. Une fois la porte refermée, je comblai la courte distance qui me séparait d'Edward et enlaçai son cou en me serrant fort contre lui.

- Bella ?

- Je ne mérite pas cette robe. Je ne te mérite pas.

- Putain c'est quoi ces conneries encore ?

- La robe est blanche... signe de pureté.

- On est plus au 18ème siècle ! Plus personne ou presque plus personne ne se marie vierge.

- Mais quand j'ai choisi cette robe, tu m'avais lavée de toutes mes hontes.J'étais redevenue pure de par ma première agression et maintenant... je suis de nouveau salie, je ne suis pas digne de porter ce blanc...

Doucement mais avec rapidité, il m'écarta de lui et sa bouche fonça sur la mienne. Sa langue força le barrage de mes dents et il m'embrassa avec une infinie douceur. Sa main glissa dans le creux de mon dos pour me rapprocher de son corps. Son autre main caressa ma joue avec tendresse. Lorsqu'il mit un terme à notre baiser, il posa son front contre le mien et me regarda une nouvelle fois dans les yeux. Sa voix était calme et douce.

- Isabella. Tu es digne de porter cette robe, de porter du blanc. Tu me mérites, je te mérite. Tu es ma vie, ma lumière, mon soleil... ce que ces salauds nous ont fait ne change rien à mes sentiments pour toi. Je t'aime, je t'aime de tout mon cœur, de toute mon âme. On va s'en sortir ensemble, je ne t'abandonnerai pas et toi non plus tu ne me laisseras pas. Ne panique pas, n'aies pas peur.

Je fermai les yeux et nichai ma tête dans son cou. Il me serra contre lui et caressa doucement le haut de mon dos nu. J'avais tellement peur que quelque chose de pire puisse nous arriver.

- Je suis désolée, Edward.

- Tu vas mieux ? Tu veux m'épouser ?

Je souris et hochai la tête.

- Oui, mais j'ai peur de ne pas être digne de toi et de tout ce que symbolise le mariage.

- Et moi je t'assure que tu l'es et je te jure, encore une fois, que je t'aimerai jusqu'à la fin. Même quand tu seras vieille, toute ridée, la peau flasque et les seins tombant, je serai amoureux de toi.

Je ris et embrassai son cou avant de me reculer légèrement de lui.

- Merci, Edward.

- Je t'en prie. Allez va finir de te préparer et on se voit dans dix minutes.

- Oui, ok.

Je me séparai de lui mais il me rattrapa par le poignet avant de m'attirer une nouvelle fois contre lui et de reprendre possession de ma bouche. Son baiser était urgent mais tendre, la dernière fois qu'il m'avait embrassée comme ça, c'était quand il était parti à New-York sans moi. Je lui souris quand nous nous séparâmes.

- Tu me dis au revoir ?

- Oui. C'était la dernière fois que j'embrassais Isabella Swan. Il fallait que je lui fasse mes adieux correctement.

- Alors Isabella Swan s'en va et te souhaite d'être heureux avec la future Isabella Cullen.

- Je le serai. Isabella Swan me comblait déjà de bonheur, Isabella Cullen en fera autant, même plus puisqu'elle sera enfin entièrement à moi.

- Isabella Swan l'était déjà.

- Mais elle portera mon nom. Et elle sera aux yeux de tous ma femme, à moi et à moi seul.

Je souris et ne pus résister à la tentation de l'embrasser.

- Je t'aime. À tout à de suite.

- Je t'attends.

Je lui envoyai un baiser et sortis de la pièce pour rejoindre ma chambre, où Alice, ma mère et Laurel m'attendaient. C'est d'ailleurs cette dernière qui parla en premier.

- Tu vas bien, Bella ?

- Oui très bien. Allez, les dernières retouches et je vais épouser Edward !

Déterminée, j'allai m'installer dans le fauteuil et Alice tourna immédiatement autour de moi afin de rajuster ma coiffure et mon maquillage tandis que ma mère s'approcha de moi.

- Bella ? Lors de ton premier mariage, nous t'avions déjà fait le rituel de quelque chose de bleu, de neuf et d'ancien. Cette fois je voudrais te donner quelque chose de plus personnel, de plus fort. Alors voilà, je te donne le collier de grand-mère...

Je regardai ma mère avec des yeux ronds, surprise. Elle me tendit le collier en question, j'avais toujours connu ma mère avec ce bijoux autour du cou. Il s'agissait d'une chaîne en argent puis d'un petit pendentif, pas plus long et large de deux centimètres. La base rattachée à la chaîne, représentait une tige et deux feuilles en diamants, puis un saphir ovale et entouré de diamants venait terminer la fleur. Ce bijoux était à la mère de maman, qui le tenait déjà de sa mère. Un bijoux de famille.

- Mais maman... tu l'adores, tu le portes tout le temps...

- Ton arrière grand-mère l'a transmis à sa fille. Ta grand mère a fait la même chose avec moi. C'est à mon tour maintenant. Tu ne te remarieras plus maintenant. Et il est temps que je le cède à mon tour.

- Pourquoi maintenant ?

- Parce que c'est le moment c'est tout. Pour ton mariage avec Jacob, tu étais trop jeune et je n'étais pas prête à te le donner, je l'avoue. Mais maintenant, les choses sont différentes.

Je me levai et pris ma mère dans mes bras.

- Merci, maman.

- De rien. Tu veux le mettre ?

- Oui.

Je me tournai et elle attacha le collier autour de mon cou, tombant juste un peu en dessous de mes clavicules. J'étais en train de m'admirer quand on frappa à la porte. Mon père entra.

- Les filles c'est l'heure.

Ma mère m'embrassa une dernière fois et nous sortîmes tous de la chambre pour rejoindre l'entrée de la plage privée. De loin, je voyais l'arche fleurie, je distinguais Edward aux pieds de l'autel. Je me tournai vers Alice et la pris dans mes bras.

- Merci pour tout, Alice.

- De rien. Je suis heureuse pour toi.

Je lui souris et pris ensuite Laurel par la main afin de nous éloigner un peu du groupe.

- Laurel, je voulais juste te dire que je suis très heureuse que tu sois là. Je te trouve magnifique. Et je t'aime très fort, ma chérie.

- Oh moi aussi je t'aime, Bella !

Elle m'enlaça par la taille pour me faire un câlin et je l'embrassai sur le haut de la tête.

- Je suis très contente que tu te maries avec Edward.

Je l'embrassai une dernière fois et nous retournâmes avec les autres. La musique démarra et Laurel monta les petites marches de la passerelle que nous avions fait installer pour rejoindre l'estrade où la cérémonie avait lieu. Alice suivit Laurel puis enfin ce futt à mon tour de monter les marches, mon bras autour de celui de mon père.

- Prête ?

- Oui ! Je n'ai jamais été aussi prête !

- Je t'aime, mon petit oiseau. Je suis fier de toi. Très heureux pour toi aussi.

Je souris et déposai un baiser sur sa joue.

- Merci, papa. Mais ne me fait pas pleurer, sinon Alice va piquer une grosse colère.

Mon père rit et lorsque la marche nuptiale démarra je m'avançai vers l'homme de ma vie. Je n'avais pas à me forcer de sourire, je ne contrôlais pas ma joie et mon excitation. Plus j'avançais vers Edward, plus mon cœur battait fort. Tout à l'heure je n'avais pas fait attention à la tenue qu'il portait. Il été très beau, très élégant. Il avait un costume sobre, noir, chemise blanche avec une cravate noire elle aussi. Simple mais très efficace niveau sexy attitude

Lorsque nous fûmes arrivés devant lui, nos yeux s'accrochèrent. Les siens étaient lumineux, je ne les avais pas vus aussi brillants depuis bien trop longtemps. Son sourire était éblouissant, il avait l'air heureux et semblait serein et insouciant. Je tombais amoureuse encore une fois. Symboliquement mon père donna ma main à Edward avant d'embrasser ma joue et d'aller rejoindre ma mère déjà en train d'essuyer le coin de ses yeux. Je lui lançai un baiser puis donnai à Laurel, ma première demoiselle d'honneur, mon bouquet de roses blanches et roses.

- Je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais tu es vraiment magnifique, bébé.

- Hum... rattrape-toi comme tu peux.

Il rit et enlaça ses doigts aux miens avant de nous tourner vers la femme qui allait nous marier. La cérémonie débuta, ma main resta unie à celle d'Edward. Dès que je tournais les yeux vers lui mon sourire était automatique. Je l'épousais. Enfin ! Et j'adorais la sensation de joie et de bonheur que je ressentais. Après nous avoir exposé nos futurs devoirs d'époux et d'épouse, la juge demanda si nous avions écrit des vœux. Edward hocha la tête à ma grande surprise et se tourna vers moi en se saisissant de ma deuxième main.

- Isabella, je sais que nous n'avions pas prévu d'écrire des vœux mais je vais improviser. Je sais que cette dernière semaine a été très très difficile pour nous, les semaines à venir le seront aussi.Mais je serai à tes côtés, tu seras aux miens, cela suffit à m'apaiser. Je suis confiant pour notre avenir, je sais que mon amour pour toi me donnera la force de tout affronter. L'amour que tu me donnes pansera mes blessures, consolera mes chagrins, effacera mes peurs. Je donnerais tout pour toi, je ferais tout pour toi. Tu me disais que je t'avais lavée de tes hontes lors de notre rencontre... sache que je suis prêt à recommencer autant de fois qu'il le faudra. Je serai toujours là pour toi, quoi qu'il arrive, Bella. Je le jure devant tout le monde ici. Plus jamais tu ne seras seule, mon amour.Plus jamais. Je t'aime, pour toujours et à jamais.

Je pleurais, mes mains étaient cramponnées aux siennes mon cœur battait à tout rompre. Cet homme était tout pour moi et il avait trouvé les mots pour me réconforter. Avant que je ne puisse me remettre de cette déclaration publique, la juge me demanda si je souhaitais ajouter quelque chose. Je me raclai la gorge et respirai un grand coup afin de me ressaisir.

- Ok... Edward... je ne sais pas par où commencer. Je suis prise au dépourvu. Mais... sache que tu es incontestablement l'amour et l'homme de ma vie. Je te fais une confiance aveugle, je te suivrai les yeux fermés dans tout ce que tu voudras entreprendre. Je serai toujours là pour te soutenir, te consoler et t'écouter. Je serais là aussi pour te calmer quand tu dépasseras les bornes, je tiendrai ton sac de frappe.

Edward éclata de rire en comprenant que je parlais de son côté caractère colérique et borné. Il m'envoya un baiser avant de me laisser poursuivre.

- Soyons sérieux. Tu sais que je t'aime. Tu es toute ma vie, tu es tout mon univers. Je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie qu'à tes côtés. Tu es mon meilleur ami, mon amoureux, mon amant et je suis folle d'impatience que tu sois enfin mon mari.

Il me sourit et leva nos mains jointes pour embrasser les miennes avec tendresse. La juge reprit la parole sans que mon regard ne quitte celui d'Edward.

- Monsieur Edward Anthony Cullen, consentez-vous à prendre pour épouse, mademoiselle Isabella Marie Swan ici présente ?

- Oui !

- Mademoiselle Isabella Marie Swan, consentez-vous à prendre pour époux, monsieur Edward Anthony Cullen ici présent ?

- Oui...

Submergée par l'émotion, je pleurai et j'avais chuchoté ma réponse. C'est alors que j'entendis grand-père Joe crier dans le public.

- On a rien entendu !

Je souris, toujours en larmes et lançai un regard amusé au grand père d'Edward avant de crier de tout mon cœur.

- OUI JE LE VEUX !

J'entendis quelques rires dans l'assemblée, mais surtout celui d'Edward. Ce fut alors le moment d'échanger nos alliances. Jasper, portant Marshall habillé d'un adorable petit costume et qui tenait maladroitement le coussin avec nos deux bagues, s'avança vers nous. C'était la première fois que je les découvrais. Elle étaient en platine, la mienne fine avec des petits diamants incrustés tout autour. Avant de me la passer au doigt, Edward me fit lire l'inscription qu'il y avait fait graver: « Toujours près de toi mon amour ». Je souris, impatiente de savoir le réel message de cette inscription. Il passa ensuite l'anneau autour de mon annulaire gauche. Ce fut alors à mon tour de lui passer l'alliance. Elle était elle aussi en platine, fine et aucun décor. Elle n'était même pas gravée.

- Tu choisiras toi même ce qu'il faudra y inscrire, chérie.

Je souris et lui passai sans problème la bague au doigt. La juge nous déclara alors mari et femme. Edward s'avança alors vers moi, prenant mon visage entre ses mains et embrassa pour la première fois Isabella Marie Swan Cullen. Il prit son temps, avec tendresse, douceur et je pouvais ressentir tout son amour pour moi. Les applaudissements autour de nous nous firent réaliser que nous n'étions pas encore seuls. Je me reculai légèrement.

- Salut, monsieur mon mari.

- Bonjour, madame ma femme. Je vous aime.

Je riais et après un dernier baiser je récupérai mon bouquet auprès de Laurel et Edward et moi traversèrent la haie d'honneur pour rejoindre l'intérieur de la maison. Bien évidement nous fûmes très vite rejoints par les autres et après une pluie d'embrassades et de félicitations, j'entraînai mon mari dans une des chambres.

- Tu me kidnappes ?

- Je n'ai pas le choix, je suis sur le point de tomber dans les pommes. Je t'en supplie, desserre mon corset.

- Alice ?

- Alice !

Il sourit et passa derrière moi afin de défaire mes lacets. Je respirai enfin correctement !

- Oh merci !

- C'est bon comme ça ?

- Parfait, ça tient et je respire !

Il refit un nœud avec les lacets et je sentis ses doigts courir sur ma peau nue. Puis je sentis son souffle sur moi, me provoquant des frissons et lorsque ses lèvres embrassèrent le creux de mon cou et mon épaule, je me détendis, fermai les yeux et soupirai d'aise.

- Tu es vraiment magnifique, Bella... cette robe est sublime et tu es radieuse. Je t'aime.

Je me retournai et l'embrassai avec passion. C'est la sonnerie de son téléphone qui nous arrêta, c'était le photographe qui arrivait, il répondit et Emmett entra dans la pièce, visiblement déçu de trouver son frère au téléphone et moi à attendre.

- Merde... je voulais vous surprendre sur un truc gênant.

- Il fallait arriver trente secondes plus tôt.

- Re merde ! Alice te cherche pour un ravalement de façade !

- J'aime ta délicatesse !

Il rit et après avoir fait signe à Edward, je partis rejoindre Alice. Encore une fois elle rajusta mon maquillage et ma coiffure, cependant je lui interdis d'approcher les lacets de mon corset. Une fois prête, Edward et moi partîmes pour faire nos photos de mariage. Quelques unes avec notre famille et les autres rien que tous les deux. Nous restâmes en tête à tête pendant une heure à nous faire photographier. Je pris beaucoup de plaisir dans cette exercice. J'étais heureuse tout simplement. Il était déjà presque 19h lorsque nous retournâmes à la villa. De loin je voyais nos amis et nos familles sur la terrasse. Je souris devant le tableau et serrai la main d'Edward dans la mienne.

- Au fait, j'adore mon alliance !

- Tant mieux. Je la voulais éclatante comme toi.

- Tu as bon goût ! Et l'inscription ?

- Même quand nous serons séparés pour dix minutes ou une heure... alors je serais là. Toujours avec toi.

- Je t'aime ! Et j'ai vraiment le droit de faire graver ce que je veux dans la tienne?

- Oui. Tu as une idée ?

- « Chéri, j'adore tes fesses » !

Il éclata de rire et passa son bras autour de mes épaules.

- Que mes fesses ?

- Tout en toi ! Et je suis ravi que t'aies laissé pousser trois jours de barbe d'ailleurs ! Tu es trop sexy.

Il m'embrassa et nous fûmes accueillis par des applaudissements en arrivant sur la terrasse. Puis Alice s'avança vers moi.

- Edward, mets ça ? Bella vient avec moi.

- Quoi ? Ça fait à peine deux heures qu'elle est ma femme et tu nous sépares déjà ? Et pourquoi je dois changer de cravate ?

- Parce que. Bella ?

- Oui, oui, j'arrive. Laurel ? Tu viens avec nous ?

L'adolescente sourit, j'embrassai mon mari et suivi mes demoiselles d'honneurs jusqu'à ma chambre. Le bazar de tout à l'heure avait disparu, il ne restait plus que ma robe pour la soirée qui attendait d'être mise. Aidée d'Alice et Laurel, j'enlevai ma robe de mariée pour mettre l'autre. Alice retoucha une nouvelle fois mon maquillage et je fus prête.

- Laurel... est-ce que ça te ferait plaisir si je te donnais mon bouquet de mariée ?

- Pour de vrai ?

- Oui. J'aimerais beaucoup que tu l'aies. Bien sûr, les fleurs finiront par faner mais... je voulais te le donner.

- Oh, Bella oui ! Merci ! Il est trop beau ! Il sent trop bon. Merci, Bella !

- De rien. Viens me faire un câlin !

Elle vint se serrer contre moi et nous restâmes l'une contre l'autre pendant un bon moment. Puis il fut l'heure d'aller dîner. Nous sortîmes toutes les trois de la chambre pour rejoindre la terrasse. Lorsqu'Edward me vit, il posa sa main sur son cœur et me regarda avec émotion. Je portais la robe rouge Valentino. Je trouvais cela important de la mettre ce soir. Cette robe signifiait beaucoup pour nous. C'était peut être idiot, mais tout avait commencé avec cette robe.

- Voilà pourquoi j'ai dû mettre une cravate rouge. Bébé, tu es sublime. J'adore quand tu la portes. Je ne m'en lasse pas.

- Je l'aime aussi et elle est spéciale. Je devais la mettre.

Pour toute réponse il m'attira à lui et m'embrassa une nouvelle fois. Nous passâmes ensuite à table. L'ambiance était très bonne, tout le monde s'entendait bien. Laurel semblait très heureuse, elle multipliait les câlins avec son père, ses frères, ses grand-parents ou moi. Grand-père Joe me faisait rire, j'appris à connaître l'ex-future femme de Paul et ses enfants. Voir Paul aussi détendu et souriant était troublant. Je ne le connaissait que sérieux et concentré. Alice, Jasper et Emmett amusaient la galerie, Marshall dormait à point fermé dans les bras de ma mère, ce qui était plutôt mignon. Mon père lui partait dans de grandes discussions avec Carlisle. Quand à Edward et moi, dès que nous en avions l'occasion, nous nous embrassions, nous tenions la main ou nous nous disions de simple « je t'aime ». Quand le dessert arriva Emmett réclama l'attention de tout le monde. Edward plissa les yeux avec méfiance.

- Bien tout le monde. J'aurai deux trois mots à dire à nos jeunes mariés. En tant que témoin j'ai préparé un discours. Et oui, Edward... même si tu me l'as demandé ce matin, je savais que ça serait moi au moment où tu nous a annoncé tes fiançailles ! Alors ok tu as opté pour la demande à la dernière minutes pour échapper à un enterrement de vie de garçon, mais non tu n'échapperas pas à un discours. Au pire, si tu n'avais pas fait de moi ton témoin, j'aurai parlé en tant que grand frère, dans tous les cas, t'es coincé, frangin !

J'entendis Edward grogner, Emmett savourait son triomphe et je retenais mon ricanement tout en tapotant le bras de mon mari. Mon beau-frère poursuivit.

- J'ai une question, mon frère. Veux-tu entendre ce que j'ai à dire ?

- Sans hésiter:non !

- Je le savais, c'est pour ça que je vais m'adresser à Bella. Donc si tu veux aller pisser ou couler un bronze, c'est le moment !

Tout le monde gloussa, moi y compris, Edward se tendit encore plus. Je pris sa main dans la mienne.

- Ma chère Isabella... Bella... Queen B ! Je vais te parler de mon petit frère, je crois que tu dois savoir à qui tu es désormais unie par la dernière forme d'esclavage légal !

Je ris avec les autres et Emmett continua.

- Le petit Edward est né lorsque j'avais deux ans.Je me souviens d'un petit frère capricieux, qui n'acceptait aucune contrariété et qui piquait des colères pour tout et n'importe quoi. Les choses n'ont pas vraiment changé... mais même si bébé Edward était d'une nature peu accommodante, je me suis toujours donné pour mission de le protéger. Entre deux crises de larmes, nous jouions ensemble, on riait, on faisait des bêtises et quand il eut l'âge de le faire, il n'hésitait pas à me faire porter le chapeau. À chaque fois je me disais que c'était la dernière fois, je lui en voulais, il me blessait. Pourtant à la première occasion, je recommençais parce que je savais que malgré la punition, j'allais passé un bon moment avec mon frère.

Je lançai un regard à Edward, ce dernier fixait son frère avec une expression que je ne saurais déchiffrer. Emmett lui poursuivit son monologue.

- Bien sûr, il n'y avait pas que les bêtises et les punitions. Il y avait aussi nos parties de foot, nos jeux de petits garçons dans le jardin... nos discussions, et toutes les fois où il venait dormir avec moi lorsqu'il était persuadé qu'un monstre était dans sa chambre.

Je souris, attendris par l'image d'un petit Edward trouvant le réconfort auprès de son grand frère. Même mon mari trouva le sourire face à ce souvenir.

- En grandissant, nous avons toujours gardé un lien très fort. Il savait qu'il pouvait me faire confiance et je savais que je pouvais compter sur lui également. J'avoue cependant être entièrement responsable de sa phobie des aiguilles... je crois que c'est ma seule erreur de parcours dans notre relation. Si Edward avait accepté d'entendre mon discours, je lui dirais que je suis désolé... mais pas trop quand même.

Edward perdit son sourire et secoua la tête.

- Et puis, il y a eu la mauvaise passe de mon petit frère. Il a une passion, le piano, c'est un pianiste incroyable mais je garderai toujours le souvenir de son désespoir, de sa colère et de son chagrin, le jour où il a appris qu'il ne pourrait jamais faire carrière dans la musique. Touché par son malheur et sa souffrance, j'ai redoublé d'effort pour le protéger. Je le savais, à cette époque, instable et habité d'une immense colère qui ne le quittait jamais. Je me suis beaucoup battu pour lui, pour le défendre, mais aussi avec lui, pour le raisonner. Malgré cette période sombre de notre adolescence je ne l'ai jamais laissé tomber, pas par devoir, mais... par amour pour mon frère. Il avait besoin de moi.

Emmett confessa ces dernières phrases avec une émotion évidente, j'en fus touchée et je sentis mes yeux se remplir de larmes. Jamais Emmett n'avait mis ses sentiments aussi à nu que maintenant.

- Difficilement mais ensemble, en famille, nous nous sommes sortis de ces moments difficiles. Il s'est mis au sport, il est tombé pour la première fois amoureux et il était un étudiant brillant. Edward a toujours été un bon négociateur, il a toujours su ce qu'il voulait et savait comment faire pour l'obtenir. Il a développé ses capacités et maintenant il est un PDG très doué et redoutable. Si Edward m'entendait, il comprendrait que je l'admire beaucoup dans son travail. Il m'impressionne toujours. C'est pour ça que je sais que, même s'il ne fait plus parti de l'entreprise familiale, il s'en sortira sans problème.

Edward pressa sa main autour de la mienne, son expression était toujours aussi illisible. Un mélange d'émotion et de peur, comme s'il s'attendait à une catastrophe.

- Bien qu'il soit heureux dans son travail et doué, je savais qu'il n'était pas totalement heureux. Sa petite amie de l'époque, la charmante, Jane, ne le comblait pas vraiment de bonheur. Je me souviens que lorsque j'ai épousé Rosalie, ma femme, il avait déclaré être heureux pour moi qui avait eu la chance de trouver mon âme sœur.

Pour la première fois depuis le début du discours, Edward interrompit son frère.

- Ce à quoi tu m'as répondu : « Edward, toi aussi tu trouveras. Une âme sœur, c'est comme un anus, tout le monde en a un. Laisse-lui juste le temps de te trouver ».

J'éclatai de rire avec le reste de la table, et embrasai la joue de mon mari. Emmett lui, sourit et répondit à son frère.

- Tiens, tu es là toi ?

- Ouais, mais je repars pisser. Continue.

- Ok ok. Bella, je reprends. Donc Edward n'était pas heureux en ménage, alors il bossait comme un dingue. Cette vie ne le dérangeait pas, c'était accommodant. Et puis tu es arrivée. Alors certes, ça n'a pas été le coup de foudre, nous avons mis longtemps à te cerner, mais Edward t'a toujours trouvée spéciale. Têtu comme il est, il a tout fait pour te connaître vraiment. Et là, je l'ai vu changer, petit à petit. Il était plus souriant, plus taquin, il n'arrivait pas au travail deux heures avant tout le monde et n'en partait pas deux heures après les autres. Il m'a toujours dit que tu le fascinais. J'avoue ne pas avoir tout de suite compris pourquoi. Mais moi aussi j'ai appris à te connaître, j'ai observé les changements positifs que tu effectuais sur lui. Tu l'as sauvé de Jane et de sa malhonnêteté, tu nous as aidé et soutenu quand notre petite sœur a été au cœur de la polémique. Tu as sauvé les meubles avec New- York. Même si tu ne mérites absolument pas ce qui a suivi, sans toi nous aurions échoué. Tu restes l'héroïne de l'histoire, nous te devons notre réussite et je regrette terriblement la façon dont tu as été traitée.

Je baisai les yeux et réprimai un frisson en repensant aux sept mois de séparation forcée entre Edward et moi.

- Pour en revenir à Edward, tu as fait de lui un homme comblé, aussi bien professionnellement que personnellement. Il est plus calme, plus ouvert, moins stressé. Quand je vois ses yeux briller quand il les pose sur toi, je me dis qu'il a enfin ce qu'il mérite. En revanche, même si je sais, que je suis convaincu que tu ne lui feras jamais de mal, je ne peux m'empêcher d'assurer ses arrières. Je serai toujours près à bondir pour lui, comme il le ferait avec moi. Bella, je t'aime vraiment beaucoup, tu es une fille super, je rigole bien avec toi, nous avons de bonnes conversations, j'ai aussi l'envie et le besoin de te protéger. Ton seul défaut c'est ton chat, mais je te pardonne. Sache juste que ce soir, tu entres officiellement dans la famille, que si tu as le moindre souci, le moindre besoin, tu peux être sûre que je t'aiderai.

Je lui souris et quelques larmes coulèrent sur ma joue.

- Et pour finir, si Edward avait bien voulu m'écouter, alors tu pourras lui dire que je suis fou de bonheur pour lui, qu'il mérite ce qui arrive aujourd'hui. Que je sais qu'il sera heureux. Bien sûr, il y a des problèmes, des choses à régler mais il t'a trouvée, tu l'as trouvé. Plus rien ne sera insurmontable. J'aurai aussi voulu lui dire que je resterai toujours son grand frère, que je prendrai toujours sa défense, que je l'écouterai, le consolerai, le guiderai... Et pour finir, j'aurai voulu qu'il soit là pour qu'il entende une chose que je ne lui ai jamais dite et que ma fierté et ma virilité m'empêcheront de redire. J'aurai aimé pouvoir lui dire, qu'il entende et qu'il comprenne que je l'aime de tout mon cœur. Je suis fou de joie pour toi que tu es trouvé ton anus ! Soyez heureux ensemble. Je suis sincère.

Il leva son verre et but une gorgée. Edward lui se leva avec rapidité et fonça droit vers son frère qu'il prit dans ses bras. Emmett lui tapota le dos en lui rendant son étreinte, ils se chuchotèrent quelque mots, puis ils se séparèrent. Je n'avais encore jamais vu Edward aussi ému. Il fuya mon regard alors je me contentai seulement de passer ma main dans son dos d'un geste de réconfort tandis que Jasper se leva à son tour.

- Bon difficile de passer après ce discours mais, je tenais à vous présenter nos félicitations, de la part d'Alice, Marshall et moi. Comme nous vous l'avons déjà dit, vous êtes notre famille tous les deux. Et c'est pour ça, qu'après une longue discussion de deux minutes avec ma femme, nous avons décidé de vous suivre à New York. J'ai déjà donné ma démission à Seattle.

Folle de joie je regardai Alice qui me souriait, puis je poussai un cri en me levant pour aller l'embrasser.

- C'est formidable ! Et tu as gardé le secret ?

- Je mérite une médaille ! Je tiens à dire que nous ne quittons pas Seattle uniquement parce que nous vous aimons. Mais Jasper crois aussi beaucoup en votre projet, on ne vous suit pas aveuglément. Et puis j'ai déjà quelques contacts pour du travail. Alors... voilà.

Je poussai un nouveau cri de joie, l'embrassai une dernière fois avant de rejoindre ma place. Edward saisit ma main et il sembla lui aussi très heureux de la nouvelle.

- Merci, Jasper. Même s'il y a d'autres très bons avocats, ça m'aurait contrarié que tu refuses. Je suis impatient de travailler avec toi et très heureux que mon pote, mon filleul et la pile électrique nous suive !

- Tiens ! Ta remarque désobligeante sur moi tombe très bien ! J'ai de quoi me venger. Mais quelqu'un d'autre voulait peut-être parler ?

Timidement Laurel leva la main en mordillant sa lèvre. Edward l'encouragea.

- On t'écoute, princesse.

- Euh... bah je voulais juste dire que toi et Emmett vous êtes les meilleurs grands frères du monde. Que même si je suis pas comme vous, vous avez toujours fait comme si j'étais normale. Je sais que j'ai des difficultés mais je sais que mes frères seront toujours là. Et je vous aime très fort tous les deux. Et papa aussi je t'aime ! Et aussi je suis contente qu'Edward, il soit marié avec Bella. Parce que je l'aime très fort aussi elle aussi. Elle est comme ma meilleure copine. J'aime aussi Rosalie mais c'est pas pareil. Merci pour le bouquet de fleurs Bella, et puis bah... je t'aime. Voilà c'est tout.

Je souris et me levai avec Edward pour lui faire un câlin. Emmett nous rejoignit et nous voilà tous les quatre serrés les uns contre les autres. Une fois nos places regagnées, Carlisle leva son verre.

- J'ajouterai juste que je te souhaite la bienvenue dans la famille, Isabella. Que je suis fier de toi mon fils, que je sais que vous serez heureux ensemble et que tu peux compter sur mon soutien.

- Merci, papa.

Grand père Joe prit la parole.

- Quand à moi, je dirais que vous serez toujours chez vous à Dallas, au haras. Edward tu sais que nous sommes fiers de toi, comme nous le sommes d'Emmett et de Laurel. Isabella, je suis impatient de vous connaître plus, la dernière fois était trop courte. Et sachez qu'il y a deux jours, une petite pouliche nommé « Queen » a rejoint notre élevage. Le prénom a été voté sous la suggestion d'Emmett.

J'ouvris la bouche avec surprise. J'étais très honorée. Avec un cheval qui portait mon surnom signifiait que j'étais totalement acceptée dans la famille.

- Merci, Joe ! Merci, Marie ! Je suis impatiente de la voir ! Et merci à Emmett pour la suggestion !

- Oh, ça me paraissait évident. C'était « Queen » ou « Iceberg »!

Je ris alors qu'Edward faisait les gros yeux. Mon père prit la suite.

- Je ferai court aussi. Vous savez tous les deux que nous sommes heureux pour vous, Renée et moi. Edward je te confie les yeux fermés, ma petite fille, je sais que tu prendras soin d'elle. Mon petit oiseau, saches que tes parents seront toujours là en cas de besoin, pour parler ou juste un câlin. Ta mère et moi t'aimons profondément.

J'envoyai un baiser à mon père qui contenait mal son émotion et à ma mère qui ne la contenait pas du tout. Et puis Paul termina le tour de table.

- Edward, je voulais vous remercier de m'avoir pris à votre service. Vous avez toujours été un très bon patron avec moi. J'ai beaucoup d'estime pour vous. Je suis soulagé de ne pas vous voir marier avec la Volturi, j'avoue avoir eu très peur que ça arrive. Isabella, je suis content que ce soit vous qu'il ait choisi. Vous êtes une fille bien et je vous respecte énormément. J'ai juste une requête pour vous monsieur.

Edward hocha la tête pour inciter Paul à poursuivre.

- Emily s'est vue offrir un poste dans le New-Jersey. Ce qui n'est pas très loin de New Yorkdonc je me disais que peut-être, si vous acceptez, je pourrais continuer à être à votre service.

Edward sourit et hocha la tête.

- Nous en parlerons mais je serai plus qu'heureux de vous garder. C'est une excellente nouvelle, Paul !

Je souris à mon tour. Finalement quitter Seattle sera la chose la plus simple au monde puisque tous les gens que j'aimais ou que j'appréciais, serait avec nous à New-York ! Edward prit son verre et se leva.

- Merci à tous d'être venus, de nous soutenir et de nous avoir déclaré votre amour ! Comme vous le savez, Bella et moi traversons une période plutôt difficile. Nous avons tenu à maintenir le mariage car nos sentiments l'un envers l'autre n'ont jamais été remis en question et nous avions besoin d'une journée comme celle-ci, avec vous, pour oublier un peu ce qui est arrivé. Je pense que ma femme se joindra à moi pour vous remercier de votre soutien.

J'acquiesçai et mon mari se tourna vers moi.

- Bébé, je suis l'homme le plus heureux du monde ce soir. Merci d'avoir fait de moi ce que je suis et merci pour tout le bonheur que tu m'apportes et que tu m'apporteras par la suite. Je vous aimes madame Cullen. A Bella !

Tout le monde porta un toast en mon honneur puis j'embrassai mon mari avant de chuchoter.

- Merci à toi d'être toujours là malgré tous mes problèmes et tout ce que je t'ai fait subir.

- On pourrait débattre longtemps sur qui a sauvé l'autre. Mais laissons plutôt ta copine tarée faire ce qu'elle a prévu, elle n'en peut plus d'attendre.

Je ris et regardai Alice.

- Vas y, copine ! Montre-nous ce que tu as préparé !

- Enfin !

Elle nous demanda de tous la suivre dans le salon, chacun s'installa, elle y brancha son ordinateur et se tourna vers nous.

- Edward, Bella, cette vidéo est pour vous ! Elle n'est ni élogieuse, ni humiliante. Elle est tout publique je vous rassure. Bon film !

Elle lança alors un petit film, sous la chanson « L.O.V.E » de Nat king Cole. Des photos de moi et Edward bébé et enfant défilaient. Il y avait aussi quelques images de notre adolescence puis de nos premiers pas dans la vie d'adulte. Certaines photos ne nous mettaient absolument pas en valeur, d'autres nous humiliaient carrément mais la majorité nous faisaient pousser des « Oh » de tendresse. La musique changea et «The way you look tonight » de Frank Sinatra se fit entendre.

A l'écran les photos de nos premiers moments ensemble s'affichaient. Il y avait mon premier gala avec lui puis bien sûr la photo qui avait paru dans le journal du soir ou j'avais porté la Valentino pour la première fois. Edward et moi dansions, les yeux dans les yeux, nos visages proches l'un de l'autre. Il y avait ensuite quelques photos de New-York, d'autres avec nos amis, nos familles, mon chat...

Pour finir la chanson « Someone Like you » d'Adéle joua ses premières notes. Les photos les plus récentes, même celles avec Robert Pattinson, envahirent l'écran. Dans la continuité de la chanson, une vidéo passa, faisant taire Adèle mais Emmett, Edward et Jasper chantèrent le refrain. Je me souviens du jours où je les avais filmés, ivres à chanter cette chanson et en pleurer d'émotion. Je riais et la vidéo sembla se terminer. Sauf que les mots « Juste par sadisme » s'affichèrent. L'instant d'après tout le monde vit Edward sauter à l'élastique en hurlant dans des tons très très aïgus. Les mots « Mais je t'aime quand même » mirent un terme à la vidéo d'Alice.

Tous le monde riait sauf Edward bien sûr, mais il n'avait pas l'air contrarié. Après avoir remercié Alice, nous allâmes prendre le dessert. Il était presque minuit. Nous avions pris notre temps tout au long du repas. Une fois le délicieux gâteau terminé, les dernières bouteilles de champagne vidées, je décidai de saluer tout le monde. J'étais debout depuis 2h du matin et cette journée, riche en émotions m'avait fatiguée. Je ne tenais plus debout. Edward décida de me suivre, tout le monde sembla être aussi sur le point de rejoindre sa chambre. Une fois dans la notre Edward prit la parole.

- Et voilà... c'est déjà fini.

- Oui. Mais j'ai aimé cette journée. Je suis heureuse. Et je t'ai épousé.

- Je suis heureux moi aussi. Je n'aurai pas voulu d'un autre mariage. Simple et intime. Tu veux de l'aide ?

- Oui.

Il m'aida à enlever ma robe, je défis ma coiffure et allai prendre une douche. Je me détendis un maximum, l'eau chaude me faisait du bien. De retour dans ma chambre je trouvai Edward sur le balcon. Il était au téléphone et lorsqu'il me regarda son air était sombre et en colère. Il fronça les sourcils et me fit signe de retourner dans la chambre. Je fis ce qu'il dit, inquiète de ce qui se passait. Que se passait-il encore ?


Voilàààààà

Deuxième partie la semaine prochaine.

Bisous bisous

Lexi