Voici le quatrième chapitre, j'ai un peu hésité à le coupler avec le cinquième. En fait je le trouve un peu court. Comme pour tout les autres chapitres, Maoul a pris de son temps pour corriger cette fiction donc merci beaucoup ! Ce chapitre est un peu la transition entre la période en Angleterre et la vie à Forks: il explique donc le choix d' Harry et son état d'esprits à l'idée de déménager. Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des reviews, ça fait toujours plaisir. Si jamais vous avez des remarques...
Harry venait d'emménager à Forks, il s'était trouvé une maison moins sombre et moins triste que le Square Grimmauld. Il avait déballé ses cartons et même commencé à faire le ménage dans sa nouvelle demeure. Elle n'était pas grande, mais elle était chaleureuse. C'était le principal.
Bref, il se sentait bien. Enfin, si on ne prenait pas en compte la solitude qui l'assaillait depuis son départ d'Angleterre. L'Amérique était un nouveau départ, avec ses inconvénients mais aussi son lot de joie et de bonheur. Plus de Ginny, plus de Fans, plus de Fudge... La liberté. Juste la liberté. C'était vraiment une nouvelle vie. Mais d'un autre côté, ses amis ne savaient, pour la plupart, même pas où il habitait. Sauf Hermione qui l'avait aidé à trouver cette maison et à s'enfuir d'Angleterre.
Il y avait Luna aussi, mais Luna étant Luna elle savait toujours tout. C'était à se demander comment elle devinait le moindre de vos secrets. Ce que vous ne vouliez pas dire et qui vous rongeait jusqu'à ce que vous n'ayez plus rien pour vous sauver.
Il ne savait pas encore s'il avait fait le bon choix pour son avenir en venant ici, mais en tout cas, il avait fait un excellent choix pour son présent. Il n'avait pas encore visité Forks, mais la petite ville était vraiment un bon endroit pour vivre. Enfin, pas selon les critères des adolescents normaux, mais selon les siens : c'était un vrai paradis.
Il avait, avec Hermione, cherché un petit patelin avec peu d'habitants et avec un lycée moldu pour faire ses études. Et c'est en faisant ses recherches qu'il s'était rendu compte d'à quel point l'Amérique était grande. Il y en avait tellement ! Mais c'était parfait. On ne pourrait pas facilement le retrouver dans un si grand pays. En plus, il aurait d'abord fallu que les sorciers ne pensent qu'il avait quitté l'Europe. Et ça prendrait du temps. Enfin, sauf si Hermione leur disait tout.
De plus, Forks était assez proche du monde magique et de l'allée sorcière de Seattle pour qu'il puisse faire ses courses et assez loin pour qu'ils ne viennent pas le chercher ici. Si seulement ils pensaient à Seattle ou qu'ils se rendaient compte de sa présence sur une allée magique. Le temps était relativement pluvieux ou tout du moins assez pour qu'il ne soit pas dépaysé. Et il avait même fait attention à l'histoire du pays.
L'histoire ! Rendez-vous compte : il avait vraiment cherché loin pour trouver sa ville parfaite. L'histoire de Forks était remplie de vielles légendes et ses terres étaient emplies de magie. Le folklore des environs faisait cohabiter : métamorphe, vampires et autres créatures surnaturelles, bien qu'il ne dût plus en rester beaucoup depuis l'immigration vers les grandes allées magiques et la sécurité du monde sorcier.
Mais sur ces terres, un acte de magie isolé ne le verrait pas repéré, autant par les moldus qui avaient l'habitude de soi-disant actes de magie dues à de vieilles légendes, que par les sorciers qui ne devraient même pas le percevoir au travers de la brume que devait créer la magie des lieux.
Mais malgré sa joie de venir habiter ici, Harry avait un petit problème, qui deviendrait vite gênant s'il ne s'y mettait pas tout de suite. Non, ce n'était pas les cartons, ni de trouver un travail puisqu'il avait assez d'argent dans son coffre pour vivre cent vies. En fait il s'agissait de l'école : il s'était inscrit au lycée pour dans deux semaines, mais n'avait pas la moindre idée de ce qu'il devait savoir pour étudier à Forks.
Il n'avait pas été à l'école moldue depuis ses onze ans. Et même avant, il n'avait pas vraiment suivi ; entre les promesses de raclées de son oncle si jamais il rapportait une meilleure note que Dudley - parce qu'il ne faut pas le démoraliser le pauvre petit- et le fils prodige en personne qui ne le laissait pas tranquille une seconde.
Enfin, il avait une semaine pour rattraper sept ans de sa vie scolaire. Ce n'était évidemment pas assez. Et il ne savait pas s'il y arriverait, même avec l'aide de la magie. Il avait cependant mis toutes les chances de son côté : plumes à papotes, potions d'aiguise méninges, et autres sortilèges de mémoires ne seraient pas de trop pour lui faire rattraper le temps perdu. Il ne deviendrait pas un génie, ni même un excellent élève du jour au lendemain : mais au moins il arriverait probablement à ne pas être dernier de la classe.
Ce qu'il y avait de bien avec ses révisions, c'est qu'il n'avait pas encore trop eu le temps de se replonger dans les souvenirs d'Angleterre et de ses amis restés là-bas. Il se sentait seul, forcément, mais au moins, il n'avait toujours pas eu froid. Celui-ci était peut-être resté en Angleterre pour y hanter le monde sorcier, ou alors il ne l'avait toujours pas retrouvé.
Ce n'était pas le cas de ses cauchemars qui le plongeait dans l'horreur dès qu'il fermait les yeux. C'était toujours les mêmes, rien n'avait changé. Mais il y en avait des nouveaux : comme celui ou on venait lui annoncer la mort de Teddy, tué par Fudge. A croire que la haine raciale du ministre l'avait rendu paranoïaque. Il y avait toujours celui de la mort de Voldemort accompagné d'un Cédric fantomatique qui l'accusait des pires maux et lui crachait à la figure. Dans ses cauchemars il ne savait même plus distinguer la réalité de son imagination. Il lui arrivait même de croire, en se réveillant, que Hermione était morte ou que Voldemort avait gagné.
Après un de ses rêves particulièrement violent, il avait trouvé une parade contre ses cauchemars : la potion de sommeil sans rêves. Il n'en prenait pas beaucoup car elle rendait dépendant se transformant vite en drogue. Mais une goutte de temps en temps, accompagnée de potion de nutrition, l'avait transformé : il n'était plus aussi maigre qu'avant sans pourtant être dans la norme. Il semblait moins fatigué et il avait même gagné quelques centimètres. Il était presque présentable.
Enfin, tout allait pour le mieux, si on pouvait le dire ainsi.
Harry n'allait pas bien, mais il guérissait lentement de toute ces années plus dangereuses les unes que les autres. Il espérait seulement que vivre le reste de sa vie normalement. Ce qui lui permettrait d'oublier un peu la guerre et les morts. Et peut-être qu'il pourrait voyager après : après tout il n'avait jamais quitté la Grande-Bretagne et il y avait tant d'endroit à découvrir, tant de rencontres à faire. Le monde n'attendait que lui. Et puis il avait réussi à fuir le froid alors que pouvait-il bien lui arriver ?
