Et, comme promis, on se retrouve ce soir pour la grande soirée d'Halloween! Je vous épargne l'exposé sur cette nuit de frayeur, et on va passer directement au chapitre.
Je travaille depuis ce matin sur ce chapitre, alors j'espère qu'il va vous plaire. Je pensais néanmoins le sortir plus tôt, mais….y a eut quelques imprévus, qui se nomment 'petit frère rigolo' et 'les persos qui n'en font qu'à leur tête ce qui fait que la fin du dernier chapitre m'a carrément cassé les pieds'
Merci donc à Kanda et Allen qui ne ratent pas une occasion de se disputer! ^.^
Et je pense que je vais dorénavant me pencher un peu plus sur Assassin's Allen que j'ai complètement zappé, alors que je vous ai laissé au pire moment ^v^"
Bonne lecture ^^
4. Halloween
Pfff
J'abandonne.
Ça fait trois heures que Tim gratte à la porte, pauvre petit chaton dans le froid. Et moi, je grelotte à côté de lui.
Seuls au monde.
J'vois bien les news de demain: Un jeune homme et son chat, morts de froid sur le palier de leur appartement, à cause d'une maladresse.
Je vais te faire chier même après la mort, Kanda.
- Kanda?
- …
- Oh, allez...Kanda? S'il te plaît, ouvre?
- …
- S'il te plaît...il fait froid...ouvre…
- …
- Je vais finir par mourir de froid…
- …
Non mais j'hallucine! Il va vraiment me laisser crever sur le palier?
- Mreooww?
- Désolé Tim. J'ai choisi le mauvais appart'. Kanda! J'vais finir par appeler la police! Ouvre!
Assis, recroquevillé devant la porte avec mon chat contre la poitrine, j'ai l'air vachement convainquant.
Ah, j'entends une porte qui s'ouvre...ah non, c'est celle du voisin. Il s'écarte vers le mur opposé au mien en me voyant, me lançant un regard dégoûté.
Ok, j'ai les cheveux blancs et une cicatrice, mais non, j'suis pas un alien!
- Atchii!
Merde, j'me suis enrhumé.
- Tchhi!
Ah, Tim aussi.
J'en ai marre! Je me lève, me retourne, et tambourine à la porte. S'il peut supporter les jérémiades, je sais qu'en revanche il déteste le bruit des portes. Quand on les claque ou les frappe.
Ça n'a pas traîné: au bout de trente secondes, la porte s'ouvre et mon col est empoigné.je me retrouve face à un regard venu des tréfonds des Enfers. Pour sûr.
- Foutu Moyashi! Tu vas me laisser dormir en paix oui?! Trois heures que tu braille devant la porte! T'as pas d'ami?!
- Oh tu vas te calmer oui! Si y en a un qui doit se plaindre, c'est moi! Je suis venu te demander si tu voulais manger avec nous, Bakanda! Et tu nous fous à la porte!
- Qu'est que t'en a à foutre que je mange ou pas?! Je dors, et la porte est fermée! Ça veut dire "À ne pas déranger"! Connard!
- Tu répondais pas! Aucun bruit qu'on pouvait entendre! Excuse moi d'avoir cru que t'étais mort!
- D'où j'suis mort?! Et…
- Et Tim, j'suis désolé! Mais il voulait rien faire de mal! Il voulait juste te dire "À table"! Et tu nous jette comme des malpropres, sans veste ou argent! Alors t'etonne pas qu'on reste devant la porte à attendre que tu nous ouvres!
- ...Oy…
- Et t-tu trouve encore le moyen de nous engueuler!
- Moyashi…
Je sens le pouce de Kanda sur ma joue. J'avais même pas capté qu'il m'avait reposé à terre. Il ramène son pouce à hauteur de ses yeux. Il est humide.
Merde. Ça recommence. Quand je suis passablement énervé, angoissé ou heureux, voir les trois en même temps, je me mets à pleurer.
- Mreow?
Je me baisse, ramasse Tim, et entre dans l'appartement, sans un mot ou regard pour Kanda. Je l'entends fermer la porte, et me retrouve dans la cuisine. Aussitôt, je me prend deux plateaux, y pose quartes assiettes plates et une assiette creuse, remplies à en déborder du repas que j'avais préparé, et me dirige, Tim sur l'épaule, à ma chambre, en silence.
Je pose les plateaux-repas sur ma couette, et commence à manger, accompagné de Tim.
Me murant dans un silence complet pendant une semaine.
Samedi. 10h45.
Me voici donc deux semaines plus tard, après avoir passé une semaine à bouder, l'autre à m'exercer au lancer de téléphone, dans le salon, complètement désespéré, allongé en travers du fauteuil. Tous les jours, toutes les demi-heures, j'ai téléphoné à l'Université, et tous les jours, toutes les demi-heures, je suis tombé sur le répondeur. Et toujours aussi à chier celui-là.
Les inscriptions sont closes en Novembre*, et nous sommes le 31 Octobre. C'est fichu.
Je me prends la tête entre les mains. Mais qu'est-ce que je vais faire?
Kanda sort de la cuisine, une tasse de café à la main. Il vient s'asseoir dans le canapé, balance le journal sur la table basse et allume la télé.
Je tends la main pour attraper le journal, intrigué par les annonces entourées de rouge. C'est des petits boulots. Je vois des recherches de serveurs, plongeurs, secrétaires, baby-sitter, professeur du soir et autres un peu moins intéressantes. Ah, tiens, un besoin d'aide à la SPA. Pourquoi pas?
Demain c'est dimanche, mais c'est ouvert tous les jours. Non attends, ils disent "entretiens à partir de mardi".
Ouais, c'est dit, Mardi, j'y vais, et je décroche le poste.
En attendant, on est le Samedi d'Halooween, et je sais pas quoi faire.
Pensif, je me retourne vers la télé. C'est les infos, y a un meurtrier en série qui se balade dans la ville.
Bah, il sévit dans le troisième district de je sais plus quel quartier, et nous, on est dans le cinquième. Donc pas de danger.
Bon, pour ce soir, pas la peine de faire à manger, j'ai pas envie de me retrouver dehors, surtout avec le froid qu'il fait. Mais y a des bonbons à acheter. Pour moi et Tim. Et aussi pour les enfants qui passeront. Notre immeuble n'est pas protégé par un code, alors n'importe qui peut y entrer. Y compris les enfants déguisés.
Allez, les courses.
- Kanda? T'as besoin de quelque chose? Je vais faire les courses.
- Ouais, ramène du café. Et du papier toilette. Y en a presque plus.
- Ok.
Je sors, laissant Tim avec Kanda. Je me dirige vers le combini du coin. Suis toujours aussi admiratif envers ce système de supérette ouverte H24 à tous les coins de rue. C'est juste super pratique, facile et tout.
C'est à mi-chemin que ma tête commence à tourner. Je me dis que c'est juste un étourdissement de part ma récente dépression.
Arrivé au combini, je me dirige d'abord vers le PQ, puis vers le café. J'en bois pas, mais j'ai bien retenu celui que Kanda prends. Sinon, j'me fait taper sur les doigts. Et ensuite….BONBONS!
Je rafle tout ce qui me tombe sous la main: des bonbons citrouille, des dragées surprises (non, non, dans ceux-là, y a pas goût poubelle ou cire d'oreille), des yeux gluants (pas des vrais, hein), des langues coupées (des langues de chat, quoi), des chauves-souris réglisse, des têtes de mort et autres merveilles. Vraiment, Halloween et Pâque sont mes fêtes préférées!
Cette année, je ne ferais pas la tournée des bonbons, tout comme l'année dernière, mais justement, l'an dernier, je me suis aperçue qu'on prend autant de plaisir à donner des bonbons qu'à en recevoir. Voir la bouille des enfants déguisés en monstres ou sorcières, émerveillée à la vue des bonbons dans leur sac, c'est juste...un retour simple dans les souvenirs d'enfance. Magique.
À la caisse, on me jette des regards surpris. En même temps, je transporte autant de paquets de confiseries que je peux. Soit sous mes bras, entre mes dents, sur la tête… Oui, enfant, j'ai passé quelques mois dans un cirque...en stage, on va dire.
Heureusement, la caissière à pitié de moi et le donne des sacs gratuits.
Accompagnés d'un clin d'oeil.
Sur le chemin du retour, mes vertiges s'intensifient. J'ai l'impression que tout une équipe de marteau piqueurs font des travaux dans ma tête.
Et c'est extrêmement désagréable.
Épuisé, je m'appuie un moment contre un mur dans une petite ruelle auxiliaire, pour pas gêner les autres passants. En face de moi, un miroir brisé gît entre deux poubelles. Je me regarde, histoire de savoir de quoi j'ai l'air.
Ouais, bah c'est pas reluisant: le teint pâle -enfin, plus que d'habitude-, maladif, les cheveux en bataille, le regard fiévreux. Je me plaque la main sur le front. Brûlant.
Un mouvement à ma gauche attire mon regard. Là-bas, c'est encore plus sombre, alors qu'il est à peine midi. Intrigué, je m'approche, chancelant.
C'était juste un chat. Ah merde! Tim! Il va bien?
Je me dépêche de sortir de la ruelle, fait deux-trois pas, et m'effondre, à la vue et au su de tous les passants.
Whaa, c'est le flou total. Je sens qu'on me fouille, qu'on trouve ma carte d'identité dont je ne me sépare jamais, et qu'on appel mon coloc'. Pourquoi Kanda et pas une ambulance? Je le saurais jamais. Mais je me réveille une heure plus tard, sur le canapé de l'appartement, Tim ronflant sur mon ventre.
Et avec un mal de crâne aussi lancinant que désagréable.
Kanda est assis sur le fauteuil, les yeux sombres. Oups. C'est signe de colère.
- Moyashi…, commence-t-il en remarquant du coin de l' que je me réveille.
Ouais, il tourne même pas la tête vers moi. Signe qu'il est vraiment énervé.
- C'est Allen.
- Ta gueule. J'ai passé une annonce pour recherche de colocataire parce que le loyer était trop cher pour mon porte-monnaie. Mais j'en ai jamais passé pour recherche d'emmerdeur. Et depuis deux semaine, tu les aligne.
Il parle calmement, évitant toujours de me regarder. Cette fois c'est sûr: c'est pas par la porte que je vais sortir, mais par la fenêtre.
- Alors j'apprécierai que tu évite de sortir quand tu es-
Il tourne la tête vers moi.
- ...malade…
Il a terminé sa phrase dans un murmure, les yeux écarquillés, regardant avec un mélange de surprise et d'horreur le côté gauche de mon visage.
Quoi? C'est que maintenant qu'il voit ma cicatrice? Il est pas un peu lent?
Je penche la tête de côté.
- Moyashi…
- C'est Allen.
- Peu importe. Faut que tu te vois dans une glace.
Hein?
- Elle a quoi ma cicatrice?
- Ta cicatrice? Rien...si, elle a changé.
Quoi?
Je me relève en vitesse...un peu trop en vitesse en fait, et m'écroule lamentablement. Kanda soupire et vint me relever.
On dirait qu'il le fait avec crainte.
Il me supporte jusqu'à la salle de bain, et me poste devant la glace au dessus du lavabo.
Wahh! J'suis sur le cul!
Ma cicatrice est devenue plus...stylisée. Avant, ça n'était qu'une grosse balafre, bien dégueulasse, rouge et boursouflée. Maintenant, elle est plus fine, me traverse toujours l'oeil gauche, mais au dessus se trouve un pentacle renversé, elle se termine en éclaire sur ma joue, et mon œil est souligné d'un autre tracé. C'est….spécial. Étrange. Et plus beau que la précédente version.
Et, pour le final, mon œil gauche à changé de couleur. Il est passé de gris argenté, à or irisé. Ça me donne l'air….encore plus extraterrestre qu'avant. Génial, il va falloir que j'investisse dans un cache œil.
- Mais pas pour ce soir. Les enfants vont être ravis.
Hein? J'ai pensé tout haut?
Mais avouez que cette phrase, dans un autre contexte, aurait une tout autre signification…
Cependant, il a raison. J'aurais l'air déguisé sans l'être, qui dit mieux?
- Hey,m'sieur, c'est un vrai votre œil?
- Mais non idiote, c'est évident que c'est une lentille. Mon frère en a mis devant toi.
- Et votre tatouage? C'est quoi?
- Ah...ça c'est…
- C'est du crayon. Tu sais, comme ta cicatrice.
Et ça, c'est un dialogue de sourd fait par des pros. La fillette me pose des question, son copain répond à ma place, et moi j'suis comme un con, la porte ouverte, essayant de rester aimable.
- Oy, Moyashi, grouille toi avec les gamins, y a courant d'air!
- ...j'arrive! Les enfants, vous les voulez ces bonbons ou pas?
La fillette me regarde un moment de haut en bas, avise à nouveau le couloir, puis le chat sur mes épaules. Et lâché enfin LA bombe:
- Dites m'sieur, c'est votre amoureux?
"- Whaa, directe la gamine."
Hein?
-oO^_^Oo-
* Je sais pas ce qu'il en ai vraiment au Japon, j'ai fais mon maximum en concession en changeant 'formation' en 'université' et tout, mais là, je pouvais pas. Moi, ma formation, les inscriptions étaient closes en Novembre, le répondeur était pourri, et j'ai vraiment appelé TOUTES les demi-heures. Comme Allen. -_-""
Et je vous laisse là pour ce soir, parce que ça commence à faire long. Mais elle est cool la fin, non? Pas du tout ce que je prévoyais, mais elle me plaît quand même.
Et vous?
Allen: Bah, moyen. C'est qui qu'a parlé en dernier?
Kanda: Baka Moyashi, c'est-...DUNG!
Lenalee: Ça suffit vous deux, dépêchez vous de rentrer! Allen, les bonbons sont dans le salon.
Lavi: Ah, vous voilà enfin, on vous attendais Jijii et moi.
Lenalee: Désolée, j'ai dû attendre qu'ils daignent monter dans la voiture, puis…
Kanda: On a dû se battre pour que son abruti de frère la laisse descendre de la voiture.
Allen: M'enchin, on gn'est archivé, gnalors tchout fa bchien.
Et je vous laisse décoder ce que viens de dire l'autre glouton, pendant que je vais déprimer pck ils m'ont pas invité. Bande d'ingrats!
A pluche ^.*
