Cela faisait ainsi plusieurs jours que je restais dans ma chambre, isolé de tout.
Mes parents s'évertuaient à essayer de me sortir de ma chambre qui était devenu mon sanctuaire, mon édifice, mon cocon, mon œuf.
Ici, je n'avais pas besoin de joueur la comédie, ni d'avoir à faire face aux personnes, ni à me fatiguer à faire des choses qui ne me serviront à rien.
Ce qui avait du arriver arriva.
Miki s'était aussi brisé, il y a deux jours de cela, à partir du moment ou pour moi, les activités étaient devenus une perte de temps incroyable.
Pourquoi continuer à personnaliser mes vêtements, à lire, à dessiner ? Ça ne réparera rien, n'effacera pas ce soir là au mains de cet homme, ne ramènera pas mes amies.
Mes parents avaient énoncé devant moi les changements provenant de ma personne qu'ils avaient notés :
1. Je ne ris plus, je fatigue, je ne socialise plus.
Ran.
2. Je ne m'inquiète plus de rien, je suis insensible à ce qui m'entoure, je n'éprouve aucune compassion.
Su.
3. Je ne m'intéresse plus à rien, me désintéresse des activités que j'aimais avant, je n'ai plus aucun but
Miki.
Je posais un regard sur mes œufs, emmitouflés dans une couverture de laine blanche et placés au sein d'une boite de couleur corail.
Il ne restait plus que Dia, son œuf était intact et n'était pas gris et fissuré.
Au creux de ma main j'observe l'Humpty Lock. La clé qui me fusionnait avec leurs énergie. Elle était froide et non plus tiède comme auparavant. J'avais l'impression qu'elle avait perdue de son éclat.
Je me rend sur le balcon et observe le ciel étoilée. J'attrape le cadenas et le fait tourner autour de mon doigt avec la chaine qui le maintenait.
Ce cadenas, il ne me revient plus de droit.
Je le fais tourner entre mes doigts, me penche au dessus du balcon et laisse tomber le cadenas dans le vide.
Un cling - ! sonore résonne dans la pénombre et je soupire.
De la buée s'échappe de mes lèvres, dût à la froideur mordante hivernale.
