Assis à la terrasse d'un café Bragg attendait très stressé la personne avec qui il avait rendez-vous. Ses parents l'avaient une fois traîné a une soirée mondaine et alors qu'il s'ennuyait il avait faire la connaissance d'un des agents de sécurité, légèrement plus âgé que lui. Ils avaient longuement discuté et avant de partir ils avaient échangé leurs coordonnées. Les deux avaient ensuite continué à parler tombant amoureux l'un de l'autre. Camille l'avait alors invité à boire quelque chose à la terrasse d'un café. Bragg regardait avec appréhension l'heure approcher, il paniquait à l'idée que celui dont son coeur était épris ne le considère que comme un ami. Il était perdu dans ses pensées et n'entendit pas des pas s'approcher.

- Bragg ?

Il releva la tête en entendant une voix qui le fit frissonner l'appeler, il lui sourit timidement en rougissant un peu.

- Comment vas-tu ? Demanda Camille en s'asseyant en face de lui.

- Bien merci... Et toi ?

Ils commandèrent à boire et discutèrent un long moment, le plus jeune finissant par prendre confiance en lui. Au bout d'un moment (et parce que le café allait fermer) ils se levèrent et commencèrent à se balader dans la ville.

Alors qu'ils marchaient dans le parc presque désert, Bragg trébucha et tomba.

- Tout va bien ? Demanda inquiet Camille qui l'avait rattrapé in extremis.

- Ou-oui... Répondit l'autre se remettant de la légère frayeur qu'il avait eu.

- Il ne faut plus que je te lâche je crois. Déclara amusé l'épéiste en l'aidant à revenir à une position verticale mais en le gardant dans ses bras.

Le concerné rougit en se rendant compte de leur soudaine proximité et que les bras de son sauveur entouraient ses hanches. Il n'osait plus respirer, leurs visages n'étant plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

- Je t'aime... Souffla le plus vieux.

Le visage de Bragg devint écarlate tandis qu'il entrouvrait les lèvres, trop incrédule pour répondre.

- Je...c'est un rêve c'est ça ? Je vais me réveiller et notre rendez-vous sera un fiasco... Murmura t'il, résigné en baissant la tête.

Il sentit un des bras dans lesquels il était blottit quitter le bas de son dos et sa tête fut relevée par l'index de celui qu'il aimait.

- Ce n'est ni un rêve ni une blague de très mauvais goût, je te le promet. Le rassura t'il en souriant doucement.

- Tu m'aimes vraiment ? Demanda Bragg n'y croyant toujours pas et hésitant.

- Plus que tout.

- Moi...moi aussi...

Le sourire fou de joie qui naquit sur le visage de l'épéiste finit de le convaincre. Et la sensation des lèvres de son désormais petit-ami le remplit de joie. Il entoura son cou de ses bras et se serra contre lui, en savourant avec plaisir le bonheur d'aimer et d'être aimé en retour.