Voilà le chapitre 4 !

J'en profite pour ajouter également le chapitre 5 étant donné que celui-ci est plutôt court.

Caro.

4

Le lendemain matin, elle rejoint ses amis dans la grande salle pour le petit déjeuner.

- Alors, ton appartement ? lui demanda Ron, la bouche pleine.

- Très joli, je vais pouvoir travailler en paix.

- Travailler ? Mais Mione, c'est l'occase ou jamais de faire la fiesta !

- Ron, commença-t-elle avec la furieuse impression de parler à un demeuré. Primo, nous avons les aspics à la fin de l'année, deuxio, je vis avec Malefoy qui est autant préfet en chef que moi. Je pense que je vais éviter de bousiller mes chances de survie tout de suite.

Harry éclata de rire, tandis que Ginny se joignait à eux. Elle embrassa Harry et s'installa à coté d'Hermione.

- D'ailleurs, ça se passe comment avec lui ? fit-elle

- On ne s'adresse pas la parole et c'est aussi bien.

La rousse hocha la tête.

- Bon, je dois me rendre à la réunion des préfets, fit Hermione en se levant.

- Tu nous fera visiter ton appart ?

Elle s'éloigna sans répondre.

- Pauvre Hermione, commença Ginny.

- Je ne sais pas quoi faire pour l'aider, continua Harry.

- Que veux-tu que l'on fasse ? Il faut simplement lui montrer qu'on est là pour elle. Ce qu'elle a vécu est atroce.

- Ce que je comprends pas, fit Ron en engouffrant un œuf brouillé, c'est qu'elle se comporte presque normalement. Elle ne hurle pas, ne pleure pas... Rien. Elle est juste... froide.

- Elle est en état de choc crétin.

- Et puis je crois qu'elle nous en veut, fit Harry en baissant les yeux sur sa tartine.

- Pourquoi ?

- Parce qu'on l'a laissée tombée. On aurait jamais du les écouter. Malgré toutes les précautions qu'on a prises, tu vois bien ce qu'il s'est passé. Maugrey est mort, ses parents aussi. Elle n'a pas d'autre famille que nous. On aurait du passer outre et la ramener.

- ça n'aurait pas sauvé ses parents, Harry, fit Ginny d'une voix douce.

- Je sais. Mais je me sens démuni face à sa douleur. Elle essaye de nous faire croire qu'elle s'en sort seule mais je sais qu'elle a mal. Mais je ne tiens pas à raviver ça en lui en parlant.

Hermione marchait d'un pas vif en direction de la salle de métamorphose. Elle croisa Malefoy au détour d'un couloir et il s'y rendirent ensemble en silence. Sa présence ne dérangeait pas la jeune femme. Son côté cynique et amer lui facilitait les choses.

Ils arrivèrent les derniers.

- Bonjour à tous. J'espère que vous avez passé une bonne nuit. Nous sommes donc réunis ce jour pour mettre en place l'organisation des préfets. Il sera donc convenu que Miss Granger et Mr Malefoy feront des rondes 3 fois par semaine. Ils se chargeront également de l'organisation des bals de Noël et de fin d'année. Ils seront également en mesure de valider ou pas les retraits de points infligés. Les préfets devront quant à eux faire des rondes les quatre jours restants et prêter main forte aux préfets en chef. Pour le reste, vous vous débrouillerez entre vous. Est ce que tout vous semble clair ?

Ils hochèrent la tête et prirent congé.

Hermione retourna à sa salle commune suivie par Drago.

- Hé Granger !

Elle ne se retourna pas, continuant sa route sans lui prêter attention.

- Attends ! Pourquoi MacGonnagal t'as présenté ses condoléances ?

Elle stoppa net et se retourna lentement. Elle le fixa avec un sourire narquois mais ses yeux lançaient des éclairs.

- Tu devrais le savoir, sale petite fouine

Il haussa les épaules.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais le savoir.

Il la bouscula et passa devant elle pour rentrer dans la salle. Elle le saisit par sa cape et le poussa contre le mur. Surpris, il ne l'avait pas senti arriver.

- Tu vas me payer ça Granger.

Elle se jeta sur lui, le bloquant contre le mur et plongea ses yeux chocolat dans les siens.

- Tu veux savoir Malefoy ? Ben je vais te le dire. Tes petits copains ont torturé et assassiné mes parents juste parce que c'est moi qu'ils voulaient. Tu dois avoir bien les boules que j'ai réussi à m'échapper, siffla-t-elle, haineuse. Ton seul plaisir, c'est de te repaitre de la souffrance des autres.

Il avait l'air abasourdi.

- Je ne savais pas.

- Te fous pas de ma gueule.

Elle le repoussa et s'engouffra dans la salle commune.

Il la suivit en silence, plongé dans ses pensées.

Elle s'approcha de la bibliothèque, réfléchit quelques minutes et prit un livre. Elle ouvrit la fenêtre de la salle commune et se percha sur son rebord. Sortant son paquet de cigarettes, elle en alluma une et savoura avec délice la sensation de la fumée qui se diffusait dans ses poumons.

Drago l'observait avec curiosité.

Elle leva la tête et rencontra son regard gris.

- Quoi ? aboya-t-elle.

- Rien. Je peux t'en taxer une ?

Elle lui jeta le paquet, sans le regarder, qu'il rattrapa au vol. Il s'installa dans le canapé, sur lequel il s'allongea de tout son long, et fuma en silence.

Il réfléchissait. Le comportement de la jeune fille l'intriguait. Ce qu'elle lui avait révélé précédemment l'avait choqué. Il n'était absolument pas au courant de l'assassinat de ses parents.

En effet, il avait prit ses distances avec le monde auquel le destinait son père. Celui-ci n'avait pas l'intention de forcer Drago à suivre sa voie et voulait que la décision vienne de lui. Son père n'était pas le monstre sanguinaire que tout le monde s'imaginait, en tout cas pas avec son fils.

Il ne s'intéressait plus à l'actualité. Il aimait ses parents mais ne tenait pas à devenir un assassin. Et les horreurs commises par les forces obscures le répugnaient de plus en plus.

D'où son ignorance concernant le crime commis envers la famille d'Hermione, qui avait pourtant été abondamment relayé par la gazette du sorcier.

Il savait qu'un jour ou l'autre, il lui faudrait faire un choix. Mais pour l'instant, il ne savait que faire et était rongé par le doute.