Coucou ! Je suis vraiment désolé pour le temps d'attente ! :) J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
Merci à mes Rewiewers !
Caence: Merci beaucoup ! Dans ce chapitre tu vas pouvoir voir un peu de tout ça :)
Brigitte26: C'est très gentil, et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Quant aux anciens mangemorts ... Voldemort était leurs vies ... Et je part du principe que ce sont des idiots x')
Belldandy55555: Non, je ne sais pas, je n'y ai pas pensé sur le coup, ça ne me semblait pas être le plus important. Et puis ce sont de bons sorcier, partons du principe qu'Harry à réussis à soigner Draco.
Zariapotter: Merci beaucoup ! :)
Guest: Merci beaucoup pour cette belle review ! :)
Disclaimer: tout appartient à J.K Rowling !
Bonne lecture ;)
Le lendemain matin, en se réveillant, Harry n'en revenait pas. Il était horrifié, il avait dit à Draco qu'il était amoureux de lui. Merlin ! Il se frotta les yeux et se leva lorsque Ron, encore complètement endormi, lui rentra dedans.
- Bah vieux ! tu fais une de ces têtes ! T'as vu un détraqueur ou quoi ?
- Quoi ?! Ah heu …
- T'es pas obligé de me le dire vieux. Ron souriait, mais il semblait agacé.
- C'est que. .. Harry n'eut pas le temps de finir sa phrase que Ron le coupa dans son élan.
- On voit bien que tu vas un peu mieux, on n'est pas idiot, tu sais. Enfin c'est surtout Hermione qui a déduit tout ça, c'est grâce à quelqu'un tout ça … Enfin. Celle des lettres non ?
Harry semblait hésiter, il n'eut cependant pas le loisir de répondre lorsque Hermione arriva dans le dortoir. Elle semblait agitée, et vint s'assoir à côté de Ron qui s'était lui-même assis sur son lit. Les autres étaient déjà partit depuis bien longtemps.
- Herm ?! Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Harry inquiet.
- Quoi ?! Oh rien, un article sur toi dans la gazette des sorciers … Rien de bien méchant, les insultes et les sous-entendus habituels.
- Laisse tomber Hermione… Soupira le brun. Il semblait plus agacé qu'autre chose.
- Herm ! Harry était sur le point de me dire, avant que tu ne déboules dans notre dortoir, qui était la personne qui le remettait sur pied ! Grogna Ron
- Quoi ?! Ah mais Harry ! Alors qui est-ce ?!
En prononçant les dernières phrases elle s'était levée pour s'approcher d'Harry et le prendre dans ses bras. L'étreinte était douce mais Harry pensait qu'il y avait trop de cheveux. Beaucoup trop de cheveux. Il ferma les yeux et imagina la douce étreinte de Draco. L'effet n'était pas le même. Il mit court à l'étreinte et la regarda dans les yeux.
- Je n'ai jamais dit que j'allais dire qui était cette personne …
- C'est qu'il y en a une ! je le savais. Cria-elle en mimant victoire
- Alors vieux ?! Qui est-elle cette personne ?!
Harry soupira, il ne pouvait résolument pas leur parler de son amour pour le blond. Il venait à peine de découvrir de quoi il s'agissait. Non. Il ne pouvait pas leurs dire. Ils ne comprendraient pas. Et puis Draco était un homme, il ne savait pas comment ils réagiraient au fait qu'il aimait un homme, et un Malfoy encore moins. Il releva les yeux vers ses amis et sentit ses joues rougir sous leurs regards.
- Tu sais … Si ce n'est pas une fille on ne t'en voudra pas… Commença Hermione.
- Quoi ?! Rugit Harry.
Ce n'était pas possible. Comment elle pouvait savoir autant de chose sur lui ? Il n'avait rien dit et n'avait jamais été attiré par un mec avant ce jour. Comment elle pouvait savoir ? Ron continua.
- Oui, vieux. Une fille, tu nous l'aurais dit. A moins que ce soit cette conasse de Pansy Parkinson ! rigola Ron. Son sourire s'estompa. Ce n'est pas Pansy Parkinson ?
- Non ! certainement pas …
- C'est donc un homme … Continua Ron. Harry semblait gêné.
- Tu sais … être gay chez les sorciers c'est … presque normal … ajouta timidement Hermione.
Harry rougissait de plus en plus. Gay. Ce mot resta dans sa tête. Il ne savait pas s'il était gay. Dans ses souvenirs il avait toujours été attiré par des femmes. Non. Il n'était pas gay, il était juste tombé amoureux d'un homme. D'un seul homme. Il rougissait encore plus à la seule pensée des lèvres de Draco sur les siennes.
Au bout de quelques longues minutes où Hermione et Ron le regardait, plongé dans ses pensées et rougissant, il baissa encore plus la tête :
- Vous avez raison, c'est un homme.
- Ahhhaha ! Cria Hermione. J'avais raison !
Harry rougissait encore plus, Ron se leva et vint lui donner un coup de poing dans l'épaule.
- C'est rien vieux ! Mais je suppose que tu ne veux toujours pas nous dire qui s'est ?!
- Non … Et tu sais, je ne pense pas être gay … je n'ai jamais été attiré par un garçon avant lui …
- Bah, tu l'es peut-être pas, mais tu aimes un homme Harry. Répondit Hermione. Et ce n'est pas important que s'en soit un, ce qui est important c'est qu'il te ramène peu à peu dans le monde des vivants.
Hermione lui souriait, elle s'en fichait vraiment. Harry allait un peu mieux c'est ce qui importait. Elle souriait encore lorsqu'ils descendirent dans la grande salle pour prendre leurs petits déjeuners. Elle regardait souvent Harry et lui souriait, pour lui signifier qu'elle s'en fichait et qu'elle voulait juste son bonheur. Elle était en train de lui sourire quand Ron renversa son jus de citrouille sur la table. Il avait eu une révélation et sa bouche était grande ouverte. Il ressemblait étrangement à un poisson rouge pensa Harry.
- Merlin ! Avec tout ça … Qu'est-ce qui va pas vieux ?
- De quoi tu parles Ron ? Demanda Hermione tout en agitant sa baguette pour réparer les maladresses de son petit-ami.
- Lorsque je me suis levé Harry avait une de ces têtes, comme s'il avait vu un détraqueur.
Sa phrase était restée en suspens et les deux amis se tournèrent vers Harry qui repris son air horrifié. C'est vrai, Draco. Il avait oublié qu'il lui avait dit qu'il aimait. Oublié dans toute cette affection que lui portait Hermione et dans toutes les révélations que Ron lui avait forcé à fournir. Son regard se dirigea furtivement vers la table des Serpentards. Il était là. Comme à son habitude il mangeait seul, comme à son habitude il lisait un livre. Mais ce qui ne fût pas habituel ce fût le regard qu'il lui lança. Habituellement dans la journée, Harry et Draco s'ignoraient, pas de regards, pas de paroles. Mais ce matin-là, Draco qui sentait le poids d'un regard sur lui, leva la tête et au lieu de se replonger dans livre il soutint le regard brillant du brun. Leurs yeux ne lâchaient plus, ce fût seulement lorsque Ron claqua ses doigts devant lui que la connexion fût brisé. Draco replongea dans son livre un léger sourire aux lèvres, Harry regarda Ron d'un air hébété :
- Que… Quoi ?!
- Alors ? Pourquoi cette tête ?! Demanda impatiemment Hermione.
- Ah … Et bien hier soir j'ai avoué à cette personne que j'étais amoureux d'elle et je suis partit sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit… Je ne sais pas ce que ça va donner … J'espère qu'il ne me détestera pas …
Harry rougissait et se sentait gêné, il avait l'impression que Draco se trouvait à proximité et qu'il écoutait tout ce qu'il disait. Il regarda à nouveau la table des Serpentards, Draco se levait et commençait à se diriger vers les salles de cours
- Ah …
Ron ne savait pas quoi dire. Il ne savait jamais quoi dire dans ce genre de situation. Il se retourna vers Hermione qui restait muette elle aussi. Il approcha sa main de celle d'Hermione et la serra. Un blanc s'installa entre les trois amis. Ron et Hermione, qui se tenaient toujours la main sous la table, regardaient Harry qui s'inquiétait à propos de sa révélation. Ils ne savaient pas quoi dire. Ils n'étaient pas très doués en relations. Plus de quatre ans à se tourner autour avant de comprendre leurs sentiments et qu'ils étaient réciproques. Le Blanc dura un long moment. Moment pendant lequel Ron finissait son petit déjeuner gargantuesque et Hermione fixait son journal sans le lire. Au bout de quelques minutes elle regarda sa montre.
- Il faut qu'on aille en cours ! lança précipitamment Hermione.
Ils se levèrent de table et se dirigèrent vers leurs salles de classe. Pendant le trajet Harry repensait à ce qu'il s'était promis la veille au soir. Faire en sorte que plus personne n'attaque Draco à nouveau. Mais comment allait-il faire ? Il ne pouvait pas juste leurs demander, ça il l'avait déjà fait au début de l'année lorsqu'il avait plaidé pour lui. Non il fallait qu'il trouve un autre moyen. Le raccompagner tous les soirs ? Cette idée lui plaisait, d'autant plus que ça lui ferait passer un peu plus de temps en la compagnie du blond. Il sourit. Cette idée était bonne mais malheureusement on ne l'attaquait pas que le soir. Il soupira. Finalement cette idée était vraiment misérable. Le cours d'histoire de la magie allait commencer il aurait alors tout le temps de réfléchir. Il s'assit avec ses amis et tourna la tête en direction de Draco, toujours assis seul, au premier rang.
Le blond sentit à nouveau un regard se poser sur lui. Cette sensation le fit frissonner. Il se retourna et lorsqu'il vit les yeux verts d'Harry qui lui souriait, son cœur rata un battement et Draco lui sourit en retour. Leurs regards se séparèrent à nouveau à cause de Ron qui voulait absolument lui montrer une nouvelle invention que son frère lui avait envoyé par hibou. Harry soupira intérieurement, il aurait bien voulu ne jamais perdre de vu les magnifiques yeux de Draco. Cependant il redonna toute son attention sur Ron qui lui parlait énergiquement. Ce qu'il n'avait pas vu en revanche ce fût Hermione qui avait vu pour la deuxième fois de la matinée, les yeux de Draco et Harry s'accrocher comme si leurs vies en dépendaient. Hermione avait compris, elle n'était pas considérée comme une des personnes les plus intelligentes de sa génération pour rien. Harry était amoureux de Draco et il n'avait pas à s'inquiéter de la réaction du blond quant à la déclaration de ses sentiments. Non, il n'avait pas à s'inquiéter du tout.
Leurs premier cours était celui d'histoire de la magie et plus que les autres années, les élèves étaient vraiment dispersés. Ce cours ne servait que de salle d'étude ou de repos. Seule Hermione suivait les cours avec attention. Et en ce dernier jour de la semaine et dernier jour avant les vacances de noël, les élèves étaient excités et les batailles de boules de papier commençaient.
Pendant plus d'une demi-heure un élève regardait les boules de papiers aller et venir. Parfois certaines boules lui étaient destinées sans qu'il puisse répondre, le reste du temps il était ignoré. Les mouvements des boules de papier l'hypnotisait, le faisait réfléchir. Il voulait parler à Harry maintenant. Pas tout à l'heure, pas ce soir, pas ce midi, maintenant. Il considéra l'idée d'envoyer une nouvelle lettre à Harry. Les deux qu'Harry lui avait envoyé étaient toujours avec lui, dans son sac, protégé d'un sort, seul lui peut les lire. Il eut soudain envie de se frapper. La solution était là. Des boules de papiers, une de plus ou de moins ne changerai absolument rien pour les autres, mais pour lui si. Il déchira avec soin la moitié du parchemin qu'il avait dans la main et commença à écrire. Lorsqu'il fût enfin satisfait de son mot il sourit, commença à le rouler en boule et jeta un sort de sorte que seul Harry puisse le lire. Les autres élèves ne faisant plus attention à lui depuis une bonne quinzaine de minutes, il put envoyer son mot directement sur Harry qui somnolait dans son coin.
Lorsque le brun reçu une boule de papier sur la tête, il sortit de sa torpeur. Il chercha du regard la personne qui le lui avait envoyé, personne n'avait osé depuis le début de la bataille. Il n'en revenait pas, depuis la fin de la guerre ceux qui avaient combattus et étaient revenus à Poudlard, régressaient. Il parcourra la salle du regard pour tomber sur les yeux de Draco. Draco. Un sourire sur son visage, des yeux qui voulaient qu'Harry ouvre le message. Harry ne voulait pas lâcher les yeux du blond mais la tentation de lire ce que ce morceau de parchemin contenait était plus forte. Il lâcha les yeux de Draco et commença à ouvrir le parchemin fébrilement. Il s'attendait à tout, même à ce que Draco lui dise de le laisser tranquille et qu'il ne voulait plus jamais le revoir même si il pensait que c'était impossible au vu des regards que le blond lui donnait. Mais rien n'était impossible avec cet homme. La peur au ventre il commença à lire
Tu le pensais vraiment ?
Rien de plus. Que ces quelques mots. Harry se sentait confus et troublé. Il regarda à nouveau Draco qui fixait sa table en rougissant. Une conversation commença alors entre les deux hommes.
Oui.
Draco lut les trois petites lettres de ce mot, encore et encore. Il s'aperçut alors que plus le temps passait plus Harry se faisait de plus en plus petit sur sa chaise.
C'est bien.
La réponse de Draco ne satisfaisait pas vraiment Harry. Il ne comprenait pas vraiment le sens de cette phrase. Leurs lettres si longues étaient désormais réduites à quelques lettres. Il reprit un nouveau parchemin :
Et en quoi ?
Un sourire en coin apparu sur le visage de Draco. Harry eut de plus en plus peur de la réaction du blond. Son cœur battait la chamade et il ne pouvait s'empêcher de fixer Draco avec un air étrange imprimé sur son visage.
Parce-que je le dis, ça n'est pas suffisant pour toi ?
Non, pourquoi trouves tu le fait que je sois amoureux de toi soit bien ?
Harry … Tu n'as donc pas vu ? Tu n'as donc rien compris ? Tes magnifiques yeux seraient donc aveugles ?
De quoi tu parles ? Je suis de plus en plus perdu. Attends … Magnifiques yeux ?
Oui, Harry, oui. Magnifiques yeux émeraude qui font battre mon cœur plus vite.
Quoi ?
Ton cerveau ne fonctionne plus correctement ? Tu aurais du mal à analyser la situation ? Je trouve tes yeux magnifiques. En fait, je te trouve magnifique. Alors je te demande si ce que tu m'as dit hier soir est vrai.
Oui, je me répète mais oui.
Depuis quand ?
Depuis quand quoi ?
Et puis toi ?
Depuis quand es-tu amoureux ?
Moi quoi ? Depuis quand suis-je amoureux de toi c'est ça ?
Je ne sais pas, c'est arrivé, comme ça.
Attends ?! Quoi ?!
Rien n'arrive juste comme ça Harry.
Tu as bien compris, ce que tu ressens je le ressens aussi. C'est bizarre comme sensation, non ?
Rien n'arrive comme ça, oui peut-être. Mais ce que je ressens c'est … je ne sais pas le décrire et maintenant que j'ai mis des mots dessus je ne peux pas dire depuis combien de temps. Et cette sensation, ouais elle est bizarre.
Tu es amoureux de moi alors ? Depuis combien de temps ?
Oui, bien joué Potter ! Tu as trouvé tout seul ?
Je ne sais plus non plus, mais un long moment sans doute. J'ai rejoint le côté de l'Ordre du Phénix pour toi Harry, parce-que je croyais en toi. Bizarre pour quelqu'un qui voulait ta chute à tout prix …
Je ne l'ai vraiment accepté qu'il y a quelques semaines même si ça fait bien plus longtemps que je le sais.
La sensation … bizarre, mais elle fait du bien non ?
Potter ?
Non moi c'est Malfoy !
Non, non, tu m'as appelé Potter ! Je croyais que nous avions dépassé ce stade depuis longtemps pourtant …
J'ai fait ça moi ?
Oui, Draco, oui tu l'as fait.
C'est parce que t'arrives pas à comprendre cette chose si simple ! Et ça m'énerve.
Pourquoi ?! Et puis j'ai compris maintenant …
Parce-que tu n'es pas idiot et pourtant parfois on croirait que … je ne sais pas … Et ça m'énerve.
Et tu as compris quoi au juste mon cher Harry ?
On croirait que j'ai la capacité émotionnelle d'une petite cuillère ?
Que tu es amoureux de moi et depuis un bon bout de temps !
Mais c'est quoi cette expression ?! Même si j'avoue qu'ici elle te correspond plutôt bien.
Ah enfin tu as compris ! (sourire narquois)
Une expression d'Hermione … Elle parlait de Ron à l'époque.
Je préfère ton autre sourire tu sais …
Ça correspond bien à la Belette en effet. A l'époque ?
Mon autre sourire ? De quoi parles-tu au juste ? Je ne sais pas faire d'autre sourire !
Je venais d'embrasser Cho et elle pleurait. Il ne comprenait pas, il trouvait qu'elle devrait être heureuse de m'embrasser …
Tous ceux que tu me fais le soir dans la tour d'astronomie …
Cho ?! C'est vrai que tu es sorti avec des filles …
Tous ceux ? Je n'en fais pas si souvent ! J'ai ma fierté Malfoy tout de même !
Serais-ce de la jalousie ? Et toi et Pansy alors ? C'est une fille aux dernières nouvelles.
Je crois que cette fierté a disparu lorsque tu as décidé de te battre dans notre camp !
Moi et Pansy ? Elle croyait devenir la future madame Malfoy et à une autre époque elle le serait devenue. Elle savait que j'étais gay, mais n'arrêtais pas d'essayer de me faire changer d'avis … Comme si on pouvait décider. J'allais l'épouser, faire un héritier et la tromper avec des hommes. Je ne suis jamais sortie avec elle. Rien que le fait de la toucher me dégoutait …
Cette fierté et tous mes projets de bon petit soldat Malfoy, oui. Tout est tombé à l'eau lorsque je suis tombé amoureux d'un certain héro, enfin lorsque j'ai réellement compris ce qu'étais l'amour parce-que je l'étais sans doute avant. L'idée de me marier avec elle ne serais-ce que pour faire bonne impression, je ne pouvais pas. A partir de ce moment-là je ne l'ai plus jamais laissé me toucher, ne serais-ce que le bras.
Et oui, de la jalousie. Mais lorsque je me suis le plus énervé c'était lorsque tu étais avec cette rousse … Tu semblais heureux, tu semblais avoir trouvé la bonne personne.
Ouah !
Non je n'étais pas heureux, je semblais l'être mais je ne l'étais pas.
Ouah ?
La vérité Draco, la vérité … Depuis quand es-tu amoureux de moi ?
Depuis toujours.
Harry ne put répondre à cette dernière boule de papier. Le cours venait de se terminer et un autre allait commencer. Il garda précieusement ces quelques mots dans sa main. Depuis toujours, il l'aimait depuis toujours. Il croisa le regard de Draco et lui fit un sourire. Il l'aimait, son cœur était plus léger que ce matin.
En arrivant devant la salle de défense contre les forces du mal il soupira. Il allait s'ennuyer. Le professeur ne savait rien faire, même pas un Patronus correct. Il avait un accent américain et était aussi bête que ses chaussettes. Il se demandait d'où Mc Gonagall l'avait récupéré. Pour leurs ASPICS ça importait peu, ils étaient des combattants de guerre, mais il plaignait les premières années.
Il ne pouvait s'empêcher de regarder Draco avec un petit sourire et il remarqua que ce dernier faisait de même. Lorsque le professeur arriva pour ouvrir la salle ils entrèrent côte à côte, leurs mains se frôlant. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes il s'assit à côté de Draco.
Hermione qui avait vu leurs échanges de messages et de sourires s'assis à son tour à côté d'Harry, puis Ron s'assis lui aussi à leurs côtés. Draco écarquilla les yeux. Il ne comprenait pas pourquoi ces trois-là venaient s'assoir près de lui. Enfin, pourquoi ces deux-là. Harry non plus ne comprenait pas. Il regardait Hermione avec beaucoup d'incompréhension.
- Ainsi tout le monde pensera que nous sommes en train de faire ami-ami avec Malfoy, on pensera que nous sommes fous mais personne ne pensera que tu es amoureux de lui. J'veux dire … Vous avez besoin de calme non ? pas que toute l'école soit derrière vous …
Elle avait chuchoté cette phrase à toute vitesse. Draco qui avait entendu leva un sourcil interrogateur. Et Harry regarda Ron, l'air perdu.
- Je m'en doutais vieux. Répondit Ron avec un air compatissant
- Quoi ? Comment ?
- Tu as tout dit à tes amis ?
- Non nous avons tout deviné, absolument tout. Répondit Hermione avec un air de fierté qui s'affichait sur son visage.
- Mais comment ?! Draco ne comprenait vraiment pas comment Granger avait compris.
- Chut ! le cours commence !
Elle les regarda avec un air réprobateur ce qui fit rire les trois garçons. Draco regarda Harry.
- Ils savent …
- Je sais. Harry soupira. Je peux rien leurs cacher, c'est insupportable.
- Je vois ça …
- Je suis désolé. Tu n'as pas besoin que tout le monde s'intéresse encore plus à toi … La voix d'Harry était de plus en plus basse.
Draco lui sourit. Il tourna sa tête vers le professeur lorsque celui-ci commença à parler. Il se sentait un peu mieux à présent. Quelques personnes acceptaient de le voir vivant. Cependant Draco savait que ce n'était pas assez, c'était loin d'être assez. Le monde magique en entier le voulait mort et c'était pire en dehors de ce château. Il était insulté à tout va lorsqu'il marchait dans les rues. Ici au moins il pouvait avoir quelques instants de répits. Il soupira, son état était redevenu à la normale, il allait mal, il avait mal. Il regarda Harry qui s'ennuyait tellement qu'il dessinait des petits bonhommes sur des balais. Il regarda Hermione, elle semblait abasourdie par l'incompétence du professeur mais notait tout de même tout ce qu'il disait. Quand à Ron, il était en train de parler à Neville derrière lui qui regardait Draco d'un mauvais œil. Il baissa la tête. Définitivement ce n'était pas parce-que trois personnes l'acceptait qu'il allait aller mieux.
Harry était perdu dans ses pensées, la proximité du blond lui faisait du bien. Il élaborait un plan pour que Poudlard lâche Draco. Il n'en revenait pas de la violence que certains élèves avaient envers lui. Il soupira, Hermione l'avait aidé en s'asseyant à côté de lui. Peut-être que les élèves auraient trop peur de s'attaquer à lui si trois héros de guerre dont Harry Potter étaient ses amis. Harry ria à nouveau de sa stupidité. Non ça n'allait pas vraiment marcher. Il regarda ses dessins lorsque ceux-ci se mirent à bouger. Il pouvait voir ses petits bonhommes voler et se passer un souaffle. Il releva la tête et vit Draco en train de regarder les petits bonhommes bouger, baguette à la main. Il tourna à nouveau sa tête et soupira, il ne savait toujours pas comment faire pour améliorer la situation de Draco. Il se sentait tellement impuissant. Mais il n'abandonnera pas, il trouvera, il en était sûre, il était Harry Potter après tout.
Le cours continua comme ça, Harry qui dessinait, Draco qui donnait vie aux dessins. Leurs mains se frôlaient parfois, leurs yeux se cherchaient et leurs pieds ne se lâchaient pas. La fin du cours fût une délivrance pour tout le monde. Lorsqu'ils sortirent de la salle, Neville accosta le petit groupe et traina Draco dans un coin, Harry, Ron et Hermione le suivait, anxieux, le priant de lâcher le blond. Neville le lâcha et regardait ses trois amis avec dédain. Ils pouvaient voir la colère dans les yeux de Neville.
- Mais bon sang Neville lâche-le ! Cria Harry
- Et pourquoi donc ? Demanda Neville avec une voix doucereuse néanmoins emplit de haine.
- Neville ! Il est innocent ! tu le sais ! Cria Hermione. Lâche-le
- IL N'EST PAS INNOCENT ! Neville bouillonnait.
Draco se replia dans un coin, s'assis contre le mur et mis sa tête dans ses mains. S'en était trop pour Harry. Il sortit sa baguette, ami ou pas, il avait fait du mal à Draco. Il dirigea sa baguette vers Neville.
- Et maintenant tu me menace ? Je ne sais pas ce qu'il t'a fait pour que tu puisses croire être amoureux de lui mais je trouverais ! quand à vous deux … Vous faites amis amis avec lui … Mais vous ne voyez pas qu'il vous manipule ? Comment Harry pourrait tomber amoureux d'un être aussi abject que lui ? Comment ? COMMENT ?
Neville les regarda, les trois sorciers avaient leurs baguettes dirigées vers lui. Il respira un grand coup et s'en alla en serrant les poings. Décidément il ne comprenait vraiment pas.
Harry se précipita vers Draco, ce dernier tremblait et s'était recroquevillé dans un coin. Il le prit dans ses bras tout en lui caressant le dos et en lui chuchotant des paroles apaisantes. Hermione et Ron s'assirent près d'eux. Ils ne faisaient rien mais rien que leurs présente était rassurante. Au bout de quelques minutes, lorsque Draco arrêta enfin de trembler Hermione se racla la gorge, mettant ainsi fin au silence.
- Harry … Draco … Je ne veux pas vous inquiéter ou quoi que ce soit mais … Ce soir toute l'école sera au courant. La voix d'Hermione tremblait.
Draco serra Harry encore plus fort. Il allait vraiment mal.
- Et bien que toute l'école soit au courant ! Qu'ils sachent que le premier qui fera du mal à Draco aura à faire à moi !
Les yeux d'Harry s'étaient assombris, il pensait réellement ce qu'il disait, si la moindre personne s'en prenait au blond il se fera un plaisir d'aller les voir. Après tout il avait déjà tué une personne, maintenant rien ne l'empêchait de torturer, au point où il en était.
