Bonjour !

Me revoilà (déjà héhé) avec un nouveau chapitre !

Merci beaucoup SallyWolf pour ta review! :) Je commençais à désespérer que cette histoire intéresse quelqu'un ! xD Je dois avouer que je ne connais aucune fiction sur Evan Rosier (je n'ai pas spécialement cherché vu que je voulais en faire une ^^), mais j'aime bien ce personnage (ou l'idée que je m'en suis faite !) Donc oui, il y aura sûrement un rapprochement...


Chapitre 3

Ils seraient marqués à Pâques. Une réception chez les Malefoy accompagnerait l'évènement. Cela faisait une deuxième raison de rentrer à Aidlinn, en plus du mariage de Lucius et Narnissa : elle devrait soutenir son frère. Elle devrait se résoudre à rentrer à la maison pour ces vacances, que cela lui plût ou non. Elle préféra ne pas penser aux deux semaines d'ennui qui l'attendaient là-bas et son esprit dériva vers une perspective plus agréable : il y avait une sortie à Pré-au-lard programmée le week-end prochain.

Assise dans la bibliothèque, Aidlinn mordit pensivement le bout de sa plume. Elle se demanda si elle pourrait y aller avec Avery et Mulciber et se promit de leur demander s'ils comptaient s'y rendre quand elle les verrait. Évidemment, les deux ne venaient jamais à la bibliothèque et la jeune fille se demandait même s'il leur arrivait de faire leurs devoirs. Si Avery réussissait très bien sans ouvrir un manuel, Mulciber avait plus de mal à égaler son ami.

Rodolphus avait proposé qu'ils s'entraînassent tous en-dehors des heures de cours. C'était Isaac qui avait suggéré la Salle sur demande, mais il avait refusé de dire comment il avait découvert cette pièce. Le sourire malicieux qu'il avait affiché avait dissuadé Aidlinn de vouloir en savoir plus.

La jeune Rowle regarda l'heure affichée par la grosse pendule accrochée au mur. Cinq heures moins le quart. Elle avait le temps de finir sa traduction pour le cours d'étude des runes. Elle reconnut le sablier renversé : Dagaz et inscrivit un "d" en dessous du symbole. Un rire féminin la déconcentra.

Une fille qu'elle ne connaissait pas, aux cheveux auburn ondulés et aux yeux vert pétillants souriait à un jeune homme assis en face d'elle. Aidlinn leva les yeux au ciel. Mais qui flirtait dans la bibliothèque ? Surtout que la fille en question était une Serdaigle et préfète, qui plus est, au vu de l'insigne sur son uniforme. Aidlinn allait retourner à ses runes quand un geste du garçon attira son attention. Il venait de se redresser et se balançait sur sa chaise, les bras croisés. Un geste qu'elle connaissait par cœur.

Evan Rosier.

La jeune fille ouvrit des yeux ronds. Rosier était-il en train de draguer ? Aidlinn avait toujours cru qu'il n'accordait aucun intérêt aux adolescentes de Poudlard. Il fallait croire qu'elle s'était trompée. La Serdaigle était plutôt jolie, ceci dit. Mal à l'aise, Aidlinn se cacha derrière un livre. Elle n'avait pas vraiment envie d'assister aux amourettes du futur mangemort.

Néanmoins, elle jeta encore un coup d'œil. Rosier souriait. Ce n'était pas un large sourire, juste un discret. Aidlinn estimait qu'il était sincère. Quelque chose se brisa en elle.

Elle aurait bien aimé pouvoir faire sourire Rosier comme ça.

Au dîner, Aidlinn écouta distraitement Avery raconter comment Mulciber s'était retrouvé en retenue. Il avait apparemment poussé dans l'escalier un Gryffondor de quatrième année.

-Je ne sais plus comment il s'appelle… Petit…

-Pettigrow ? proposa quelqu'un.

Mulciber haussa les épaules :

-En même temps, il rebondissait bien dans l'escalier, il n'a pas eu si mal que ça. Je ne sais pas pourquoi McGonagall en a fait tout un plat.

Les autres éclatèrent de rire et regardèrent à la table des rouges et or. Un petit garçon grassouillet et tremblant mangeait docilement sa soupe. Mulciber eut un sourire carnassier.

-Ce sale gosse me le paiera.

Ils se rendirent ensuite au septième étage et Rodolphus fit plusieurs aller-retours devant un pan de mur vierge. Edern Avery le regardait, un sourire ironique aux lèvres. Il souffla à Aidlinn :

-J'aimerais bien voir la tête de Rodolphus si ça ne marche pas.

Plus loin Mulciber, toujours de mauvaise humeur, montait la garde. Il y avait aussi Wilkes qui observait le mur avec espoir, aux côtés d'Isaac, qui baillait d'ennui. Seul Rosier manquait à l'appel. Était-il encore avec la Serdaigle ?

Une porte dorée apparut finalement devant leurs yeux étonnés. Rodolphus tourna la poignée et entra, les autres derrière lui. Une salle spacieuse et haute de plafond, bien éclairée, les attendait. Il y avait des fauteuils confortables autour d'une table basse d'un côté et de l'autre, un large espace vide.

Peut-être destiné aux exercices ? songea la jeune Rowle.

Ils décidèrent de travailler de simples sortilèges de désarmement. Aidlinn se retrouva contre Mulciber. Elle se mit face à lui, brandit sa baguette.

-Stupefix !

Avant qu'elle ait pu faire quoique que ce soit, un éclair rouge l'avait renversée au sol. Incapable de bouger, elle attendit que la mine réjouie de son camarade apparût au-dessus d'elle.

-Je n'étais pas prête, maugréa-t-elle alors qu'il l'aidait à se relever.

La fois d'après, il la désarma avec un rapide "Expelliarmus". Elle se reprit néanmoins et réussit à lui lancer le maléfice du Saucisson et de Jambencoton. Voir Mulciber ne pas réussir à tenir debout était si drôle qu'elle ne réagit même pas lorsqu'il se libéra et lui lança un sortilège de Chatouillis. Aidlinn se roula par terre en rigolant pendant dix bonnes minutes avant qu'Isaac vînt demander à Mulciber de lever le sort. Malgré tout, elle garda un sourire béat de longues minutes après la fin du sortilège.

Isaac vint les voir, leur enjoignant de passer aux sorts informulés.

-Et puis, ce n'est pas en lançant ces maléfices que vous nous aiderez à gagner la guerre.

Il avait le regard grave, le visage déterminé et semblait avoir vieilli en un instant de quelques années. Mulciber et Aidlinn, penauds, essayèrent en vain de se stupéfixer sans bouger les lèvres.

-Commencez par des sorts plus faciles, leur proposa Isaac.

Il posa par terre une plume qu'il avait trouvée au fond de son sac.

-Faites-la voler, pour commencer. Il faut concentrer votre volonté sur ce que vous souhaitez obtenir.

D'un léger mouvement du poignet, il fit voltiger l'objet.

-Avec le temps, lorsque votre esprit se sera affûté, vous n'aurez même plus besoin de regarder votre cible.

Mulciber fronça les sourcils, son corps entier tendu, les yeux rivés sur la plume. Il brandit sa baguette. Rien ne se passa, bien sûr. Aidlinn, encore sous l'ivresse du précédent sortilège, ne put s'empêcher de pouffer. Le regard gris perçant de son frère lui fit reprendre son sérieux.

-Ce n'est pas un jeu, Aidlinn. Nous sommes destinés à devenir les meilleurs, tu comprends ? Notre devoir est de développer les talents que nos illustres ancêtres nous ont laissés. Il en va de l'avenir du monde magique.

Le visage d'Isaac avait pris une expression de ferveur passionnée. Aidlinn baissa les yeux, honteuse, puis essaya de faire voler la plume, elle aussi.

Ils se posèrent ensuite dans les fauteuils, peu désireux de rentrer dans la salle commune. Le couvre-feu était déjà tombé et aucun d'eux n'avait envie de jouer à cache-cache avec Apollon Picott. Aidlinn sentait son crâne la lancer. Elle avait réussi à faire léviter la plume, puis à l'attirer à elle avec un Accio informulé, mais au prix de nombreux efforts. Avery, à côté, demanda :

-Evan ne devait pas venir ?

Rodolphus secoua la tête :

-Il était occupé.

Edern se chargea d'émettre un grognement sceptique. Que pouvait bien faire Rosier de plus important ? La conversation s'orienta ensuite sur les prochaines vacances, mais Aidlinn était incapable d'écouter.

Ils rentrèrent sans encombre. La salle commune était déserte et chacun descendit se coucher. Edern se retourna :

-Aidlinn ! Tu viens à Pré-au-lard avec nous ce week-end ?

L'intéressée hocha la tête, agréablement surprise qu'Avery le lui proposât. Sylvia y allant sûrement avec son nouveau rencard, elle n'aurait pas eu le courage d'y aller toute seule. Le garçon sourit et lui souhaita bonne nuit. Elle descendit à son tour sans faire de bruit. Le dortoir était silencieux –ses camarades devaient dormir - et la jeune fille se glissa sous ses couvertures avec précaution

-Où étais-tu ?

Aidlinn se tourna et vit les yeux bleus de Sylvia la fixer.

-Tu ne dors pas ?

-Je… Je me demandais où tu étais passée, avoua son amie.

-J'étais…

La jeune Rowle marqua une pause. Elle ne pouvait évidemment pas parler de ce qu'ils faisaient dans la Salle sur demande.

-Laisse tomber, marmonna Sylvia d'un air fâché. Tu n'as qu'à rester avec les amis bizarres de ton frère, ça ne me regarde pas.

-Ils ne sont pas bizarres, rétorqua Aidlinn.

-Tu vois ! Tu n'essaies même pas de le nier !

Aidlinn fronça les sourcils.

-Je...

-J'ai peur qu'ils aient une mauvaise influence sur toi, reprit-elle.

C'était la première fois qu'Aildlinn entendait l'inflexion soucieuse modulant la voix de Sylvia.

-Tu ne sais pas ce que tout le monde raconte sur eux, Aidlinn.

Non, elle ne le savait pas. Elle ne savait que répondre, tiraillée entre des désirs contradictoires. Son frère lui avait dit que rester avec les Prewett ne lui apporterait rien, que Sylvia ne la méritait pas… Elle avait trouvé ça juste sur le moment, mais à présent ?

-Écoute, si on laissait tomber tout ça et qu'on repartait à zéro ? proposa Sylvia. J'en ai marre de passer mon temps avec les Serdaigle.

Aidlinn esquissa un sourire et accepta. Elle s'endormit moins seule ce soir-là. Et dès le lendemain, Sylvia et elle se remirent à travailler et à s'asseoir ensemble en cours. C'était comme si ces derniers mois n'avaient pas eu lieu.

oOo

C'est ainsi que le lendemain, vêtus de capes chaudes, écharpes, bonnets et gants aux couleurs de leur maison, Aidlinn, Edern et Mulciber sortirent du château. Ils passèrent sous le grand portail en compagnie des autres élèves. Il avait beaucoup neigé la nuit dernière. Leurs chaussures s'enfonçaient dans l'épaisseur de poudreuse et les boules de neige fusaient autour d'eux. Avery poussa Mulciber et ce dernier s'écrasa face la première dans la neige. La tête blanche, il se releva et fondit sur Avery. La bataille entre les deux dura quelques minutes durant lesquelles ils se roulèrent par terre en grognant férocement. Aidlinn se contenta de les regarder en riant doucement. Il était drôle de constater à quel point les deux Serpentard pouvaient se comporter comme de grands enfants, quelquefois.

Essoufflés, ils se relevèrent et époussetèrent la glace sur leurs capes. Un groupe de Gryffondor passa et leurs mines devinrent malicieuses :

-Hé Mary-chérie, roucoula Avery.

Une fille de petite taille, au visage ravagé par l'acné se retourna, surprise et les deux garçons éclatèrent de rire. Le groupe de rouges et or pressa le pas.

-Elle se fait avoir à chaque fois, commenta Mulciber.

Aidlinn les avait déjà entendus parler des tours qu'ils jouaient à Mary MacDonald.

-Pourquoi vous acharnez-vous spécialement sur elle ?

-Cela s'est fait naturellement. Déjà parce qu'elle est à Gryffondor.

-Ensuite, parce qu'elle est affreusement laide, renchérit Mulciber.

-Parce que c'est une sale sang-de-bourbe.

-Et surtout parce qu'elle est amoureuse d'Edern.

Aidlinn haussa un sourcil. Avery n'ajouta rien. Il avait retrouvé un regard froid et arborait une mine dégoûtée, sûrement en raison des dernières paroles de son ami. Rien qu'un instant, la jeune fille éprouva de la pitié pour Mary. Edern était plutôt beau garçon avec ses yeux bleu foncé, ses cheveux châtains constamment ébouriffés et sa carrure athlétique, mais elle ne l'avait jamais vu intéressé par les affaires de cœur et se demandait si, un jour, il s'adoucirait.

Comme Mulciber, il avait toujours une étincelle de folie dans le regard, comme s'il s'apprêtait à faire quelque chose de mauvais. La pauvre Mary, née de parents moldus, n'avait aucune chance de conquérir le cœur de ce garçon. Qui plus est, l'esprit tordu d'Avery profiterait de l'émoi de sa victime pour la faire souffrir davantage.

Puis Aidlinn se rappela que Mary était une moins que rien, à peine sorcière et, en raison de son ascendance, n'aurait même pas dû voir le jour. Il était évident qu'elle devait souffrir pour avoir osé poser un regard sur un individu tellement supérieur à elle. Elle devrait même aider les garçons si nécessaires. C'était ce que son père voudrait qu'elle fasse. Quant à sa mère, c'était plus difficile de savoir. Elle était toujours restée dans l'ombre de son mari.

Lorsque les esprits se furent calmés, ils reprirent leur marche et arrivèrent au village. Aidlinn voulait aller chez Zonko, la célèbre boutique de farces et attrapes et les garçons approuvèrent. Ces derniers se promenèrent dans les rayons garnis de multiples gadgets ensorcelés allant de la théière mordeuse aux bombabouses, en passant par des poudres éternuantes et des baguettes piégées. Réfléchissant à leur prochaine victime, Mulciber regardait un chapeau garni d'une jugulaire qui diffusait de la musique :

-Si je l'ensorcelais, vous croyez qu'il pourrait étrangler Evans ? Ou mieux vaut le donner à MacDonald ? Après tout, elle serait assez naïve pour le porter.

-Evans ? demanda Aidlinn.

-La sang-de-bourbe qui traîne tout le temps avec MacDonald.

Aidlinn se rappela vaguement d'une fille aux cheveux roux brillants et aux yeux verts saisissants.

-Comment ferais-tu pour lui donner de toute manière ?

-J'en fais mon affaire, intervint Avery.

Il avait dans les mains un foulard coloré qui changeait constamment de couleur et ondoyait, comme sous l'effet d'un léger vent.

-Ce sera plus facile avec ça, sourit-il.

Ils ressortirent après qu'Edern eut acheté le foulard et renoncèrent à aller chez Honeydukes pour se diriger à la tête de Sanglier où leurs amis devaient déjà être attablés. Il y avait moins de monde qu'aux Trois Balais et le patron ne posait pas de question. Sur le chemin, ils croisèrent Rosier qui marchait en compagnie d'une fille. Pas n'importe quelle fille : la Serdaigle. Elle tenait une grande sucette dans la main et rigolait, les joues roses.

Mulciber n'en crut pas ses yeux :

-Je rêve ou Evan est en compagnie d'une fille ?

-C'est Délia Abbot, indiqua Edern. Elle est en sixième année aussi.

Aidlinn retint avec peine un grognement.

-Je les ai déjà vus ensemble l'autre jour, à la bibliothèque, commenta-t-elle malgré elle.

Ses deux amis se tournèrent vers elle comme si elle était folle.

-Il y a des choses intéressantes finalement, à la bibliothèque, ricana Avery.

Son amie leva les yeux au ciel. Quand Edern se mettrait-il à travailler ?

L'insigne de La Tête de sanglier apparut devant eux. Ils entrèrent et une vague de chaleur les accueillit. Le pub était très sale. On ne distinguait même plus le sol de pierre sous la saleté et les fenêtres crasseuses ne laissaient presque pas filtrer la lumière extérieure. Il y avait une sorcière entièrement vêtue de noir assise au comptoir, sa face cachée par ses cheveux rouges. Elle ne tressaillit même pas à leur arrivée et continua de siroter une boisson fumante.

Rodolphus et Wilkes étaient assis au fond, tenant entre leurs mains leurs bièreaubeurres. Severus était à côté d'eux, mais il n'avait rien commandé. Isaac manquait à l'appel, ce qui n'étonna pas les Serpentard. Le lendemain aurait lieu le premier match de Quidditch de l'année et l'aîné des Rowle, en tant qu'attrapeur, avait sûrement préféré s'entraîner.

-Qu'est-ce que vous avez acheté ? demanda Wilkes en voyant le sac d'Edern.

Ce dernier sortit le foulard qui avait pris une teinte vert sombre.

-Tu penses qu'on pourrait s'en servir pour une supprimer une petite saleté de née-moldue ?

-Edern, gronda Rodolphus, ses yeux noirs lançant des éclairs alors que Wilkes éclatait de rire.

-Il veut l'offrir à Mary-chérie !

-Silence, siffla Lestrange. Apprenez à tenir votre langue.

Il attendit que Wilkes eût cessé de se bidonner et qu'Avery eût repris une expression sérieuse pour continuer.

-Personne ne supprimera personne tant qu'on est à l'école, reprit Rodolphus. Tenez-vous tranquille et n'attirez pas l'attention sur vous.

Edern rangea le foulard dans son sac, mais seule Aidlinn surprit le regard irrité qu'il lança à son camarade. La jeune fille pressentit qu'il n'en ferait qu'à sa tête, comme toujours et son estomac se noua. Pourquoi Edern ne pouvait-il pas profiter de leurs dernières années de tranquillité ?

Ils rentrèrent au château en fin d'après-midi. Un vent glacial s'était levé, rendant plus pénible leur progression et chacun marchait en rentrant le cou dans son manteau. Aidlinn ralentit et tira sur le bras d'Edern pour l'obliger à l'attendre. Elle devait le résonner.

-Tu devrais écouter Rodolphus.

-Qu'est-ce qui te fait croire que je ne vais pas le faire ? articula lentement l'intéressé.

Il observait le lac gelé dans lequel se miroitait le ciel assombri, déterminé à ne pas la regarder.

-Edern…

Il soupira et se tourna enfin vers elle, les bras croisés, une expression de défi dans le regard.

-Je ne suis pas d'accord avec Rodolphus. Il est hors de question de faire profil bas, pendant que tous ces idiots, ces traîtres, ces inférieurs se pavanent fièrement autour de nous. Quand je vois Rogue - oui, je sais qu'il n'est pas aussi pur que nous.

Ses yeux brillaient d'une lueur haineuse tandis qu'il continuait de vomir d'une voix sifflante des paroles trop longtemps retenues :

-Quand je le vois se faire traiter comme un minable par Potter et ses idiots d'amis, quand je vois la sang-de-bourbe Evans lever le nez d'un air supérieur dans les couloirs alors qu'elle n'est rien d'autre qu'une petite traînée de moldue, quand Daniels se pavane à la tête de l'équipe de Serdaigle... Ça me met hors de moi, tu comprends ? Tout ce que je veux, c'est les voir ramper devant nous.

Il expira bruyamment :

-Je crois que j'ai trouvé à qui donner ce foulard, finalement.

Sa bouche se tordit en un affreux sourire.

-Ce sera Evans.