1. Appartenance: Etant une fiction AU/RPF, l'univers global m'appartient MAIS dès qu'il touche à l'oeuvre du Hobbit, l'univers et les personnages appartiennent à J.R.R Tolkien. Les personnages hors univers de Tolkien appartiennent aux acteurs eux-même (gnéhé)
2. Rating: Je la note "T", car dans sa globalité il n'y a rien de choquant, mais certains chapitres risqueraient d'être en "M", pour cause de sexe ou de violence.
3. Autre: Je vous remercie toutes et tous pour la rapidité à laquelle les vues montent ! x) Ca m'encourage à pousser cette fiction pour qu'elle soit intéressante et vous donne envie de la lire :) J'en suis quand même à ma troisième fictions (+ un OS), et je suis vraiment heureuse de voir que j'ai des fidèles qui sont encore là, et qui ceux qui me découvre, sont tentés par mes autres histoires :) Merci à tous ceux et celles qui me laissent des reviews, qui me follow moi et mes fictions :) Merci encore, sans tout ça, je ne trouverais aucun intérêt à continuer d'écrire :) Sur ce, je vous laisse lire la suite !
PS: Abigail, effectivement, certains des autres personnages sont éveillés, et d'autre vont se réveiller à leur tour :) Mais je suis certaine que les façons dont vous, les lecteurs, allez l'apprendre, te plaira beaucoup ;) Disons, qu'on ne s'y attend pas ! (surtout si je ne te dit pas qui est déjà conscient de qui il/elle est ^^)
Chapitre 4
Point de vue de Dean.
Une explication... Une seule...C'est tout ce que je veux. Beaucoup trop de choses étranges se produisent en ce moment, et je suis certain que ce n'est pas près de cesser. Je menais une vie simple d'assistant professeur, et maintenant que je débute, ma vie bascule à cause d'un élève... J'ai vraiment l'impression de le connaître, de lui avoir déjà parlé, d'avoir... été... plus... proche.. ? Et pourtant, je sais que c'est la première fois que je le voyais il y a une semaine... Et maintenant, je me retrouve à me poser d'innombrables questions sur ces sensations, cette situation, sur la coïncidence de nos rêves, sur cet instinct protecteur que j'ai ressenti lorsqu'il avait eu besoin d'aide lors de son malaise...
Je soupirais bruyamment, les yeux rivés sur le clavier de mon ordinateur, depuis déjà de bonnes minutes. J'avais été contraint de retourner à mon travail, même si Turner ne s'était pas réveillé. J'aurais très bien pu ne pas m'en préoccuper plus que cela, mais...il s'agissait de Turner. Et pour moi, ce n'était pas rien.
Je resserrai les poings de colère et fermai mon PC portable d'une tape. J'étais extrêmement frustré par tout ça, j'avais l'impression de ne plus être moi-même depuis que je connaissais ce gars. Et le pire, c'est que je ne savais pas à qui en parler... Si seulement je pouvais me confier à quelqu'un, peut-être pourrais-je y voir plus claire ?
« Monsieur.. ? Monsieur !
— Euh...Oui ? Fis-je en revenant à moi. Qu'il y a-t-il John ?
— Nous pouvons aller en pause ? Ça vient de sonner.
— Oh ! Oui, bien sûr, fis-je en regardant ma montre. Je ne l'ai même pas entendu. Allez, tout le monde en pause ! »
J'attendis que pas mal d'élèves quittent la salle pour à mon tour me diriger vers le troisième étage pour aller me chercher quelque chose à grignoter. Il ne me restait plus qu'une heure avant de pouvoir retourner chez moi, et préparer la chambre d'ami pour Brett. Car oui, cet idiot ne voulait pas aller chez nos parents, il préférait plutôt venir embêter son grand frère directement chez lui.
Je sélectionnai une barre chocolatée dans le distributeur après avoir inséré ma pièce.
« On s'inquiétait pour moi ? »
Une agréable montée d'adrénaline me foudroya sur place à l'entente de cette voix dans mon dos. Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire avant de me retourner et faire face à mon interlocuteur.
« Non, pas du tout, fis-je faussement surpris.
— Allez, ne mentez-pas...fit Turner en insistant du regard. Eva m'a dit que vous étiez entré comme une tornade dans la salle de cours pour savoir où je me trouvais, et elle n'est pas la seule à m'avoir confirmé ce fait.
— Je m'étais simplement trompé de salle, ça peut encore arriver après une semaine de boulot, dis-je en me penchant pour récupérer ma barre chocolatée. Et j'ai simplement été étonné de ne pas te voir en cours. »
Je passai à côté de lui, le cœur battant, avant de me diriger vers les escaliers, mais je sentis sa main attraper la manche de ma chemise. Une agréable chaleur m'envahit tout à coup, et je fus comme saisi sur place.
« John Callen, l'infirmier, m'a dit que vous étiez-là quand j'étais inconscient... Alors cessez de me mentir... Je ne vois pas pourquoi vous me mentez en plus... Avez-vous peur de moi ?
— Bien sûr que non, dis-je en me retournant vers lui. Simplement...que ce ne sont pas des choses qui se disent à la cafétéria, devant une cinquantaine d'élèves en train d'attendre pour prendre un café. »
Il regarda alors tout autour de nous et remarqua, qu'effectivement, il y aurait beaucoup trop de témoin si jamais je venais à avouer ouvertement que je m'étais inquiété pour lui, et que j'avais été soudainement poussé par un instinct protecteur. Ses yeux noisettes croisèrent alors les miens et il m'invita à le suivre sur la terrasse.
« Alors ? Fit-il tout en refermant la baie vitrée afin d'être isolé de la petite foule.
— J'ai pressenti que tu te sentais pas bien. Je suis allé voir ta classe et tu n'y étais pas. Oui ça m'a inquiété, et quand je t'ai vu inconscient dehors, j'ai cru que...
— Que.. ?
— Que je...
— Vous.. ?
— Rien, oublie. De toute façon je vais bientôt devoir retourner en cours.
— Si vous me dites, je vous dis ce qu'il m'est arrivé. Je n'en ai même pas parlé au Docteur Callen. »
Hm. Il savait me prendre par les sentiments celui-là. Je plissai les yeux, un peu hésitant, mais surtout suspectant une félonie. Il pourrait très bien obtenir ma réponse et ne rien me dire en échange. Mais, encore une fois, je devais faire confiance à mon instinct. J'acquiesçai alors de la tête.
« Que je...
— Allez-y, continuez...
— Rooh, que j'allais te perdre, voilà ! Content ?! »
Agacer et embarrasser parce que je venais de lui avouer, mais aussi avouer à moi-même, je lui tournai le dos afin de quitter la terrasse. Il était hors de question que je reste près de lui après lui avoir dit un truc pareil, pas même pour savoir ce qu'il lui était arrivé.
Alors que je refermais la baie-vitrée, j'entendis sa voix.
« J-J'étais dans un désert de glace! »
Je m'arrêtai et fronçai les sourcils avant de relever légèrement les yeux. Il semblait un peu perturbé par ce que je venais de lui dire, ça se voyait sur son visage, mais cette expression ressemblait plus à de la détresse, comme s'il me demandait de rester avec lui, pour l'écouter, l'aider.
« Enfin, comme l'Antarctique je veux dire, pas...pas comme la glace comestible... »
Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire tout en expirant un petit rire en imaginant un endroit fait de crèmes glacée, avec Turner émerveillé au beau milieu des boules géantes.
« De glace...fis-je un peu plus sérieux. Il n'y a pas de glace ici Turner.
— C'était comme dans mes rêves...nos rêves...rajouta-t-il.
— Écoute...Je sais qu'il se passe des choses étranges entre nous, des sensations que l'on ne s'explique pas, des réactions qui ont lieux indépendamment de notre volonté, mais... il faut admettre certaines choses. »
Son visage était fermé, dur, comme s'il était sur le point d'exploser de colère, de frustration. Ses yeux commençaient à larmoyer mais aucunes larmes n'étaient prête à couler, pas tant que je serais dans le coin. Cette expression de contenance, de rage...C'était comme si, en disant cela, que j'étais sur le point de le trahir.
« Nous ne nous sommes jamais vu, Turner. Jamais. Tout ça n'est qu'un hasard. Nous n'avons aucuns points communs, tu as passé le plus clair de ta vie en Irlande, alors que moi, j'étais ici, à des milliers de kilomètres du Royaume-Uni. Ces rêves, que nous faisons, n'ont sûrement aucuns liens. Ils ont quelques points communs, certes, mais dire ce que nous avons vu et ce que nous avons réellement vu, n'est pas pareil. Et puis remettons les choses dans le contexte : Nos rêves ont juste un endroit en commun, c'est tout.
— Arrêtez de nier...fit-il sur le point de craquer. Vous ne voulez pas vous l'avouer mais c'est une évidence ! Tout ça est lié ! Il y a trop de choses qui concordes ensemble pour dire que ce n'est qu'un simple hasard ! Et puis repensez à ce que vous venez de m'avouer !
— Je ne t'ai rien avoué, Turner, je suis un professeur et l'idée qu'un élève meurt d'une quelconque overdose dans ses bras n'est pas très enchantant.
— Quoi ?! Fit-il outré et les yeux rougis. Vous insinuez que je me suis drogué et que tout cela est le fruit de mon imagination?! »
Je resserrai la mâchoire en le voyant dans cet état. Je savais que ce que je faisais n'était pas agréable, car mes propres entrailles se vrillaient à chaque mot que je prononçais. Je ne pensais pas une seule chose de ce que je venais de dire, pas une. Mais j'avais peur. Peur de ces sensations étranges et inconnues, peur qu'une quelconque relation émerge de ces événements, et que si c'était le cas, peur de perdre mon travail comme le professeur que je remplaçais.
Mon silence ne fit qu'attiser sa colère davantage. Il tourna la tête sur le côté, les sourcils froncés, les larmes sur le point de couler.
« Ce n'est pas juste. Ce genre de chose ne m'arrive pas souvent. C'est même la première fois, fit-il la voix tremblante. Et pour une fois que quelqu'un me comprend, on m'envoie voir ailleurs.
— Peut-être qu'on ne s'est pas comprit, tout simplement... »
Il s'approcha de moi, et plongea son regard rougis dans le mien.
« Je vais vous prouver, Dean, que vous avez tort. »
Et il passa à côté de moi pour franchir le seuil de la baie vitrée et disparaître dans la petit foule d'élèves encore présente à la cafétéria. J'avais tellement mal au ventre maintenant. Je ne voulais pas le mettre dans cet état, je ne voulais pas lui faire de la peine ni du mal...Mais je n'avais pas le choix.
C'est avec un nœud à l'estomac que je repartis à ma classe pour donner ma dernière heure de cours, mais lorsque j'entrais seuls quelques élèves étaient revenus de pause.
« Où sont tous les autres ?
— Ils sont tous dehors, répondit l'un d'eux. »
Je quittai la salle quelques minutes pour aller voir ce qu'il se passait à l'extérieur et, comme au début de l'année, un attroupement s'était rassemblé autour de quelque chose.
« Laissez-moi passer, fis-je en me faufilant entre les élèves, pardon, excusez-moi... »
Je me figeai devant ce que je voyais. Des messes basses commencèrent à se faire entendre, et des regards me brûlèrent tout mon corps tant ils étaient intenses.
« Vous savez qui a fait ça ? »
John Bell, un de mes élèves qui venait de me poser cette question, me regarda avec un regard inquiet tout en plissant ses lèvres. Je resserrai mes poings pour me contenir, et ordonnai le plus calmement possible aux élèves qui avaient cours de retourner dans leurs salles. Alors que je me rapprochai doucement de ma moto, et passai mes doigts sur les graffitis peints sur la carrosserie et la scelle. Je lis alors les quatre lettres du mot tagué.
« Jerk...autrement dit, Sale type... Hm... Je sens qu'on va bien s'entendre désormais, Turner. »
Je relevai les yeux à l'entente d'un bruit de moteur et vit la Volvo Amazon de Turner, avec son conducteur au volant. Il me jeta un regard noir avant d'accélérer pour éviter que je ne l'interpelle.
Argh ! Quel fils de pute ! Il va payer !
C'est énervé que je retournai donner ma dernière heure de cours de la journée. Bordel, je vais l'étrangler !
Point de vue d'Aidan.
De nombreuses heures s'étaient écoulées depuis l'altercation de cet après midi. Il était très tard, et j'étais sur mon ordinateur en train de faire des recherches. J'ai dit que je lui prouverais qu'il avait tort, alors je le ferais.
J'avais d'abord commencé à faire des recherches sur mes rêves. Sur ce qu'ils pouvaient signifier, mais aussi pourquoi ils étaient récurrents et pourquoi quelqu'un d'autre avait fait le même genre de rêve.
« Que signifie rêver de glace... »
Je fis quelques tentatives pour trouver quelque chose de cohérent, et, en cliquant sur un lien, je tombai sur un dictionnaire de rêves. Je cherchai alors dans l'alphabet pour cliquer sur G et aller au mot Glace.
« Ah, ça y est : si vous rêvez que vous marchez sur la glace, cela signifie que vous prendrez des décisions qui affecteront votre vie actuelle. Hm...Mouais...ça aide pas trop, ça. Passons à la sensation de solitude. (En quelques cliques, je trouvai une explication) Si vous rêvez de solitude et que vous vous promenez seul en songe, cela est l'indice de recueillement et de paix. Mouais, j'ai pas trop la paix ces temps-ci... Et qu'est-ce qu'on trouve sur la peur ?... Rêver de peur peut prédire un événement important et inattendu. Ce qui était inattendu était la réaction d'O'Gorman ! »
Je me laissai tomber contre le dossier de mon canapé tout en soupirant. Pour l'instant, rien de très spécial, à moins qu'un de ces quatre, je vais devoir faire une choix important qui m'apportera la paix et qui me conduira à quelque chose d'inattendu. Dit comme ça, ça pourrait être n'importe quoi. Bon, passons à cette notion de récurrence. Je fis une ou deux recherches avant de tomber sur un forum, où une réponse m'interpella.
« Les rêves se succèdent tant que la solution n'est pas trouvée. Il est important de les noter dans l'ordre chronologique et d'en suivre le déroulement de votre vie, la vérité ne peut venir que de vous-mêmes, de votre for intérieur. Faîtes confiance à vos rêves. Ils sont une clé importante de votre vie. »
Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il faut que j'essaie d'aller plus loin dans mes rêves ? Afin de savoir le véritable message que mon inconscient veut me faire passer ? Mais contrôler un rêve n'est pas une chose évidente... J'ai déjà réussi à éviter la mort d'une de mes amies dans un rêve en la sauvant, alors que les autres fois, elle mourrait à chaque fois malgré moi. Mais ce n'avait pas été choses faciles...
Je jetai un regard à l'heure en bas à droite de mon ordinateur et vit qu'il était trois heures du matin. Je vais avoir un peu de mal à me lever demain...
Quoi que, je m'en fous, j'ai dit que je n'irais pas. Pas après ce qu'O'Gorman et moi nous sommes dit, et après que ce que j'ai fais à sa moto. Il va me tuer, j'en suis certain. Il faut que j'apporte des preuves qui pourrait l'en dissuader.
Je continuai alors à surfer sur internet et sur les forums sur cette notion de récurrence, sans vraiment trouver quelque chose d'intéressant, jusqu'à cette phrase.
« Ce sont peut-être des rêves qui parlent de ta vie antérieure ? »
Intrigué, je fis une rapide recherche à ce sujet et tombai sur un article racontant un témoignage d'une femme âgée d'une cinquantaine d'années. Pendant plusieurs années, elle rêvait avec une régularité déconcertante d'une femme vêtue de blanc qui fuyait des ombres dont elle pressentait qu'elle menaçait sa vie. A son réveil, elle en conservait une sensation d'angoisse, comme si cette fuite et le danger avaient été réels.
« Bon sang...les sensations au réveil sont exactement pareilles... »
Un peu plus bas de l'article, il était écrit qu'elle fit une régression pour retrouver ses vies antérieures. Au cours de cette séance, la source de ce rêve s'imposa à elle. Une fin de vie tragique au Moyen Age, quelque part dans le sud de l'Europe, l'avait particulièrement marquée. Très précis, sa mémoire lui renvoya des images de cette expérience particulièrement éprouvante. Telle une rétrospective à laquelle elle assistait, elle se vit fuir un bourg, poursuivie par une foule vindicative qui l'accusait de sorcellerie et voulait la mettre à mort. Rejointe, elle fut battue avec acharnement puis abandonnée sans vie.
« A la suite de cette régression, le phénomène récurrent de son rêve disparut. Le fait d'en avoir identifié la raison avait visiblement suffit pour en soulager son subconscient. »
Si ce rêve n'est pas anodin, il va falloir que je trouve la raison et l'explication de ce que je traverse lorsque je suis sur cette glace. Il est aussi dit que c'est bien souvent une expérience violente, souvent traumatisante, qui est à l'origine de ce genre de rêve. Qu'il est traduit par un caractère récurrent exprimant le plus souvent le besoin du subconscient d'en évacuer la tension.
Bon, la chose était évidente. Je devais aller dormir et continuer de rêver. Maintenant que j'avais conscience qu'il s'agissait peut-être d'un rêve Karmique, je pourrais aller plus loin et savoir pour qui je m'inquiète.
J'éteignis alors l'ordinateur et parti me coucher. Je savais que j'allais rêver de ça, car c'était le cas depuis cinq nuits.
J'avais froid...peur... Et je ne voyais rien avec cette brume blanche qui couvrait l'horizon. Je regardai un instant mes pieds, et vit que je me trouvais sur de la glace. Mon cœur commença à accélérer, réalisant qu'elle pouvait se briser sous mon poids et me faire engloutir sous cette couche de glace et en rester prisonnier. Pris de panique, je longeai le mur en pierre aussi délicatement que possible pour atteindre le rebord et enfin mettre un pied sur la terre ferme, qui était recouverte de neige. Je regardai tout autour de moi, et vis que j'étais seul. Bon sang...Je n'aurais jamais dû le laisser seul ! Il est peut-être en danger, et sans lui, je le suis probablement aussi. Je regardais droit devant moi, et je pus voir, à travers la brume, une gigantesque masse sombre apparaître doucement. Les ruines... Elles sont-là. Je sursautai brutalement lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule, mais lorsque je me retournai, je soupirai de soulagement en reconnaissant mon oncle, et retirai la main de la garde de mon épée.
« Que se passe-t-il ? Où sont-ils tous passé ? Fis-je à demi-voix.
— Ils sont certainement ici, dit-il en pointant son nez vers les ruines. Mais ils sont cachés. Ils ont trop peur de se montrer.. ! »
Je fronçai un instant les sourcils en réalisant ce qu'il venait de dire. Non... Non ! La panique me transperça telle une flèche et je fis volte face pour observer la masse obscure qu'étaient les ruines, maintenant menaçantes.
« N-Non...Il...Il est là-bas ! Fis-je pétrifié.
— Quoi ? s'étonna-t-il. Je lui avait pourtant dit de rester avec toi !
— On s'est séparé un peu plus tôt, je pensais qu'il vous avait rejoint. Mais il...il l'a probablement fait pour... »
Une désagréable sensation s'empara tout à coup de moi, et la panique m'envahit une nouvelle fois.. Je commençai à voir le paysage se déformer autour de nous, et un bourdonnement désagréable s'empara de ma tête.
« Reste-ici, me dit-il, je vais le chercher.
— Mais vous ? Dis-je en saisissant sa main. Que vous le trouviez ou non, vous risqueriez de trouver les autres. Et...qui sait ce qu'ils feraient ?
— Sûrement les pires tortures possibles, fit-il en fixant le lointain. Reste-là, s'il te plaît. Je vais le retrouver.
— Et si vous ne le retrouvez pas ? »
Ses yeux bleus s'ancrèrent dans les miens, et il se rapprocha doucement de moi avant de poser ses deux mains sur mes épaules.
« Je vais le retrouver, je n'envisage pas une autre alternative. »
Il dégagea doucement son bras de ma main avant de dégainer son épée et de s'avancer sur la rivière gelée, prudemment. Je le vis manquer de tomber à cause de la glace, mais cela ne me fit pas rire. Dans une autre circonstance, peut-être aurais-je ris à gorge déployée, avec lui. Mais sans lui, plus rien n'a d'importance.
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas vu qu'il avait disparu de mon champ de vision. De nouveau seul, il était hors de question que je reste ici sans rien faire. Je m'apprêtai à traverser cette rivière à mon tour, mais je fus de nouveau retenu par une main sur mon épaule.
« N'y allez pas, vous avez entendu votre oncle. »
Je me retournai et vis...euh...
Je me réveillai en sursaut à l'entente de mon réveil, complètement en sueur et à bout de souffle. Je me laissai retomber contre mon oreiller tout en soufflant et en fixant le plafond.
Je fronçai les sourcils en repensant au rêve. Bon... Je sais que cet homme brun aux yeux bleus est...mon oncle. Mais...Mais pourquoi M. Freeman était dans mon rêve ?
Je me tournai sur un flan pour éteindre le réveil qui sonnait encore, mais me rendit compte qu'il s'agissait de mon téléphone portable, et plus particulière d'un appel. Je n'eus pas le temps de décrocher, mais assez pour voir le nom de « Eva » s'afficher.
Je bondis hors du lit pour m'habiller en vitesse, le portable coincé entre mon oreille et mon épaule, pour rappeler Evangeline.
« Allô ? J'suis désolé Eva, j'ai vu que tu as tenté de m'appeler sept fois, mais j'ai pas pu décrocher, je dormais... Quoi ? Comment ça ?... (Je m'arrêtai net dans mes mouvements). Mais pourquoi il a fait ça ? … Ok, j'arrive dans quinze minutes, attends-moi près de l'entrée du parking. »
Je raccrochai et enfilai mon T-shirt avant d'attraper le nécessaire pour sortir et partir en voiture. J'y crois pas... Il n'était même pas midi que O'Gorman commençait déjà à faire chier. Je suis certain qu'il veut m'atteindre par n'importe quel moyen après ce que j'ai fait à sa moto, et ce même s'il doit s'en prendre à Eva.
Lorsque j'arrivais à l'école, elle était à l'entrée du parking comme je le lui avais demandé, et elle grimpa dans la voiture.
« Dan, c'est super grave, le prof devient cinglé !
— On va rouler un peu et tu m'expliques ce qu'il s'est passé, d'accord ? »
Nous nous éloignâmes alors de l'établissement, et seulement quelques minutes après, je pus commencer à connaître les faits.
« Déjà, il semblait déçu que tu ne sois pas là ce matin, comme s'il avait hâte de te voir pour te parler ou simplement te voir.
— J'ai tagué sa moto hier, c'est peut-être pour ça ?
— Tu as... Oh... Bon, je comprends pourquoi il semblait si furieux de ton absence dans ce cas. Mais ce n'est pas la seule chose, Dan... Il... Je suis certaine qu'il croit que toi et moi, on est ensemble ! »
Je m'arrêtai à un feu rouge, et me mis à rire à gorge déployée.
« Mais il est complètement idiot ou quoi ? fis-je en riant. Et puis, qu'est-ce que ça peut lui foutre que je sois en couple, hein ? Je ne me pose pas autant de question à son sujet, moi ! De quoi est-ce qu'il se mêle !
— Dan, il est venu me parler à la pause de dix heures, fit-elle plus sérieuse que moi. Il m'a avoué quelque chose de terrible.
— Qu'est-ce qu'il t'a dit ? »
Lorsque le feu passa au vert, nous roulâmes encore quelques minutes avant de se garer sur un parking, car Eva ne semblait pas vouloir me dire quoi que ce soit tant que je serais en train de conduire. Une fois à l'arrêt, je me tournai vers elle pour lui faire face et elle baissa les yeux.
« Alors ?
— Il m'a reparlé du début des cours qu'il a fait ici, que dès le départ tu avais commencé à...l'aguicher...
— Quoi ?! Fis-je outré. Non ,mais il est pas bien, lui !
— Arrête Dan... Regarde les choses en face, tu ne veux peut-être pas l'admettre, mais je peux te dire que, si, tu l'as aguiché dès le premier cours.
— Attends, tu parles de quand je disais qu'il était plutôt sexy pour un prof, et que sept ans d'écart n'était pas finalement si grand pour une relation ?
— Ça en fait partie, mais je sais que ça, tu ne le lui a pas dit en face. Je voulais parler...des selfies, de ces petites conversations que vous entretenez en fin d'heures, de ce repas que vous avez passé ensemble hier midi, de cette soudaine et étrange proximité entre vous... Je ne sais pas à quoi tu joues, Dan, mais tu fais tourner la tête à M. O'Gorman... »
Tourner la tête ? Comment ça.. ? Est-ce qu'il penserait que je lui envoie des signaux pour...le draguer ? Mais... De nous deux, à part le coup des selfies, je l'admets, c'est lui ! C'est lui qui tenait à ce que je reste en fins d'heures pour discuter, c'est lui qui a voulu parler de cet étrange sentiments de déjà-vu, et qui a voulu qu'on déjeune ensemble hier midi. Alors pourquoi rejeter la faute sur moi ?
Eva remarqua alors mon trouble et se mit enfin à parler.
« Bref... Il a dit...et je cite mot pour mot "Je suis désolé de t'apprendre ça, Lilly, mais Turner est-à-moi. Ne l'approche plus de trop près. »
Je ne pus m'empêcher de rire en entendant ça. Alors comme ça, Monsieur O'Gorman disait que je lui appartenais ! La bonne blague !
« Aidan, arrête ça ! Dit-il en me tapant promptement la cuisse. Tu lui as certainement fait sous entendre des choses pour qu'il puisse penser ça !
— Écoute, en ce moment je traverse quelque chose d'étrange avec lui, et en ce qui me concerne, j'ai du mal à savoir s'il s'agit de quelque chose de mystérieux ou s'il s'agit d'un sentiment amoureux. Alors je veux bien croire que j'ai pu lui faire sous entendre certaine choses...
— Mais c'est trop tard, maintenant.
— Comment ça ? Fis-je en fronçant les sourcils.
— Amour ou intrigue, ce professeur est amoureux de toi. Il... Il me l'a dit. »
Mon cœur accéléra tout à coup à l'entente de cette phrase. P-Pourquoi est-ce que je le vivais comme ça.. ? J'aurais très bien pu m'en moquer, ou trouver ça déplacer, comme pour ce qu'avait fait M. Praxton.. ! Mais...j'étais...Je me sentais...content. Et s'en m'en rendre compte, je me mis à sourire avant de me pincer les lèvres.
« Toi aussi, c'est ça.. ?
— Je n'en sais rien...Quand nous nous sommes disputés hier, je me suis sentis comme trahis...Et j'ai été profondément blessé parce qu'il m'avait dit... »
Je commençai alors à raconter toute l'histoire à Eva, afin de la mettre dans la confidence. Je ne pouvais plus continuer comme ça, tout seul, j'avais besoin de quelqu'un pour m'épauler, pour m'aider à comprendre ce qu'il m'arrivait, ce qu'il nous arrivait...
« Je comprends tous maintenant.. ! Fit-elle étonnée. Tu sais quoi ?
— Quoi ?
— J'ai un moyen de savoir s'il s'agit juste d'une intrigue, ou d'un sentiment amoureux pour lui et toi.(Je fronçais les sourcils). La jalousie, Dan, la jalousie. »
Alors ouais, c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est possible !
Disons que nous ne pouvons pas tout savoir, alors nous supposons ! Je crois, personnellement, beaucoup en les rêves et leur significations (selon les éléments majeur qui le compose) et également la réincarnation (j'ai du mal à concevoir un enfer et un paradis, ou nous sommes éternellement stocké sans aucun "projet") et puis, tout est cyclique selon moi, alors pourquoi pas ? ;)
Alors, effectivement, Dean rejette Aidan, mais c'est parce que l'idée lui fait peur. Cette expérience d'avoir "ressenti" la détresse d'Aidan lui a prouvé JUSTEMENT qu'il se passait un truc, et il sent que ça dépasse l'entendement, et il préfère fuir le sujet, la réalité, plutôt que de lui faire face et d'essayer de la comprendre.
SINON ! Petit sondage ! ;D
Selon -vous, qui d'entre Dean et Aidan, va se réveiller le premier ?
Laissez donc une review, et vous aurez un p'tit bisous ! (sur la joue hein, sauf pour MlleAria, qui sait où s'attendre recevoir le sien xB)
On se retrouve donc au prochain chapitre !
(Où "Brett" devrait devenir un nouvel adjectif pour "bête" xD)
PS: si vous ne connaissez pas Brett... Vous avez tout loupé xD Allez sur youtube et tapez Brett O'Gorman, vous allez comprendre pourquoi j'ai dit ça entre parenthèse xP
Tschuuusss !
