Désolé pour le manque de mise à jour, en ce moment c'est pas la joie.
Donc voilà, je poste, mais désolé, j'ai énormément la flemme de remettre les tirets à la mains, donc les dialogues seront à nouveau casse pieds à lire.
Mes excuses..
Episode 4.
Dean est encore debout. Il est quatre heures du matin. Dans sa chambre de garde, il cherche l'inspiration pour le discours qu'il devra prononcer demain, au mariage de Lauren. C'est le premier mariage d'une amie. Enfin d'amis. Thibault et elle, il y a toujours cru, pas comme lui et Castiel. Castiel oui, il repense encore à lui. Sans arrêt. Une semaine ou presque sans nouvelles, ça n'est pas arrivé depuis la première année. C'est aussi sa faute
il le sait mais Castiel ne répond pas. Castiel ne répond pas et Dean n'a même plus le temps avec sa semaine de fou...
Il s'éloigne encore des vœux qu'il a à écrire. Bonheur et amour, oui mais quoi d'autre à part la longévité ? La complicité, les enfants oui... Mais Dean veut trouver quelque chose d'original. Oui, même pour ça il est perfectionniste. Jusqu'au bout.
À défaut de l'être dans son couple.
« Deeaaaannn ! Je vais jamais y arriver ! crie Laure n au bout du téléphone. Je suis chez la coiffeuse, il faut aller chercher ma tante à la gare, tu peux le faire ? Et... Et aussi, appelle le traiteur pour lui dire que la salle de réception est libre dès 13 heures et...
Lauren stoooop ! Ça fait un an que t'es sur ce mariage, ça va aller. Je m'occupe de ta tante et du traiteur., la rassure Dean. Mais toi profite de te faire pouponner pour te détendre. Tu en as vraiment besoin !
Oui, oui t'as raison...Ça va toi quand même ?
Oui, ne t'inquiète pas. On se voit à 14 heures à la mairie. Je t'embrasse. »
Dean raccroche. Il saute dans un jean, met un pull. Allez, c'est parti pour la gare puis vérifier la salle de réception. Et putain son discours n'est toujours pas écrit... Peut-être que sous pression, ça viendra mieux. Oui peut-être...
Le parvis de la mairie est pris d'assaut par la foule. Ouais la foule carrément, parce que ça en fait du monde… De la famille anglaise de Lauren, celle de Thibault, puis les amis… Ça fait sérieusement un bon paquet de gens. Et puis du bruit, de l'agitation. Tous attendent les futurs mariés.
Lauren n'en peut plus de mourir de peur, de stress, Thibault lui est… Au bord du malaise. Tout va bien se passer, ils savent bien que personne ne va rentrer dans la mairie en hurlant et tout saccager. Non, ça n'arrive que dans les films d'amour américain.
Mais ce qui les angoisse encore plus, c'est sûrement l'engagement qu'ils prennent l'un envers l'autre. Ils s'attrapent la main, elles sont moites. Oui, c 'est leur tour... Ils y croient, ils ne devraient pas avoir peur.
La peur, Dean y pense. Il se dit qu'il pourrait en parler ce soir, que ça serait bien. Il note l'idée dans son portable qui est dans la poche intérieure de son costard avant d'inviter tout le monde à rentrer.
Tous rentrent dans la mairie, s'installent tranquillement. Il ne manque personne.
Enfin presque. Presque pas.
Parce que personne ne voit rentrer le petit brun qui s'installe au fond de la salle discrètement, il n'a pas envie de gêner. Il se sent déjà bien assez mal à l'aise entre deux anglais…
Dean ne peut pas le voir, il est au premier rang, à la gauche de Lauren. Elle lui serre la main un coup sec avant. Elle a besoin qu'on la rassure, Dean le sent alors il lui murmure à l'oreille que ça va aller. La cérémonie commence. L'énumération longue de leurs noms complets, de leurs adresses, des leurs familles, de leur profession. Presque toujours, l'un Anglais et l'autre Français. Ça leur va bien... Ce n'est pas pour rien que cette fille de Manchester n'est jamais retournée Outre-manche.
Castiel écoute comme il peut, c'est ennuyeux. Jusqu'aux moments fatidiques où ça commence à prendre des photos quand les mariés se lèvent avec leur témoins. Castiel peut voir Dean enfin, son homme en costume. Il est beau comme tout, il s'est même un peu coiffé. C'est sûrement Lauren qui l'a forcé ! Enfin bon… Il a hâte, et peur, que ça finisse pour aller le voir.
Mais ils doivent rejoindre l'Église. C'est Lauren qui y tenait. Tellement que Thibault s'est fait baptiser pour elle. Si c'est pas une preuve d'amour ça..
Bref Dean est le dernier à sortir, il fait en sorte que tout le monde soit dehors, sur le chemin pour rejoindre l'Église à pieds.
Castiel s'est arrêté en chemin et resté sur le côté. Il attend le dernier sorti de la mairie. Il a beau faire bon, il garde les bras croisés sur sa chemise prune et sa veste de costume parce qu'il frissonne…
Dean sort enfin après avoir salué et remercié le maire. Jusque là tout se passe comme prévu, aucun dérapage. Sauf celui de voir Castiel sur le parvis de la Mairie, les bras croisés, visiblement il l'attend. Dean est presque soulagé de le voir, c'est violent comme sentiment, ça lui fait tourner la tête et faire presque n'importe quoi comme courir vers Castiel et lui dire :
« T'es venu quand même...
Bah oui… Tu le vois bien…, souffle Castiel en regardant par terre.
Dean passe son index sous le menton de Castiel pour lui faire relever le regard.
Pourquoi t'es venu ?
Castiel finit par le regarder et se glisse contre lui. Un bras autour de sa taille sous sa veste de costume. Il se colle contre son torse, et le respire. Oh oui, le cœur totalement déraillé. Sa main droite posée sur sa poitrine.
Toi..
Chaton... Je suis désolé., souffle Dean. Viens faut qu'on avance, je vais être en retard. On parlera après d'accord ? Là va falloir courir pour rattraper les autres... »
Castiel n'a pas le temps de répondre quoique ce soit que Dean l'a attrapé par la main et qu'ils courent vers l'église pour rattraper tout le monde. Pas facile… Mais ça les fait rire. Tant mieux, la légèreté ça leur fait terriblement de bien.
Ils arrivent dans l'église essoufflés et Castiel veut laisser Dean aller tout seul devant sauf que son compagnon l'attire. Oh non… Il a déjà assez bouffé de messe quand il était plus jeune. Oui mais là c'est pas pareil. Et puis Dean n'a plus envie de le lâcher après une semaine sans nouvelle. Sauf que le curé l'appelle, les témoins ont une place spéciale devant alors Dean abandonne Castiel. Il va se mettre devant et c'est parti pour une heure de messe, de chants, de prière. Il va même devoir aller réciter un psaume, et en anglais car c'est lui qui a l'accent anglais le moins pourri !
Le petit brun le regarde. De loin. Le regarde avec des yeux d'amour, parce qu'il lui a tellement manqué… Et il se met même à avoir des pensées idiotes en entendant toutes ces prières et ce surplus d'amour. Il se verrait bien avec Dean là ! À se marier ! C'est complètement stupide, mais au moins ça le fait sourire tout seul. Pas son genre, pas autorisé en plus… Lui et l'engagement…
Enfin bref. Ça passe lentement, il s'occupe en participant. De toute façon, il ne va pas choquer tout le monde. Vient le moment le plus émouvant, quand la nièce de Lauren apporte du haut de ses fiers trois ans et demi le coussin où sont brodés un T et un L entrelacés mais surtout là où les alliances sont nouées. Les futurs mariés prononcent leurs vœux, Lauren pleure à moitié mais y arrive au bout. Ceux de Thibault sont en anglais. Elle sourit. Si elle a fait l'effort de venir dans ce pays de barbares, Thibault peut bien parler sa langue maternelle ! Enfin elle n'y pense plus quand ils s'embrassent pour célébrer leur union et qu'une langue, celle de leur amour.
Ça pleure à moitié dans l'assemblée, évidemment tout ça provoque en eux des souvenirs, les autres trouvent que la situation est belle, que tout ça est bien fait. Castiel partage aussi cet avis, bon sans fondre en larmes évidemment. Lui tout ce qu'il attend c'est Dean. Rien d'autre. Qui arrive bientôt. Pour le moment il félicite Lauren qui lui pleure à moitié dans les bras. Thibault est plus sobre mais néanmoins ému et perdu avec tout ce monde qui vient le féliciter. Heureusement que le père de ce dernier avec sa grosse voix invite tout le monde à sortir de la paroisse.
Cela permet à Dean d'enfin rejoindre Castiel et de l'entraîner dehors. Castiel se laisse faire, et regarde la tenue de Dean, il n'avait pas vu en dessous de la veste la chemise bleue nuit et le veston sans manches. Il est classe comme ça… Ça change de la blouse.
Ils ont une bonne heure de battement avant la réception dans le domaine de Forges, un peu à l'extérieur de Rouen. Les mariés vont faire les photos pour le moment et les invités n'ont qu'à se reposer avant la grande fête.
Se reposer ou aller se balader dans le parc derrière l'abbatiale St-Ouen, juste à côté de l'hôtel de ville. Calme, lumineux. Envahi par les lecteurs et les amoureux du dimanche. Se retrouver tous les deux, quelques temps. Pour parler, se regarder. Combler le manque. S'expliquer aussi. Sur le pourquoi du comment de la rupture. Dean avoue enfin qu'il était fatigué, qu'il l'est toujours ailleurs et qu'il se demande si lui aussi ne va pas se casser le poignet pour rester peinard à la maison.
« J'ai des efforts à faire. Je vais… Faire la cuisine ! décrète Castiel très sérieusement. Toi tu pourras dormir un peu, ou tout du moins te reposer. Et me laisser faire ma femme d'intérieur moi aussi. Et j'ai des efforts à faire aussi, de caractère, d'humeur, d'implication dans notre couple. Par rapport à toi. Cette semaine j'ai beaucoup réfléchi, au bout du deuxième jour je savais que j'avais tord sur toute la ligne, mais j'ai voulu rester au calme, le temps de me reposer aussi, de te laisser de l'air…
Dean serre doucement sa main alors qu'ils marchent pour rejoindre sa voiture.
Tu n'as pas tord sur touuuute la ligne, ne te jette pas toute la faute sur toi. Mais je suis content que tu dises ça... Mais..., Dean s'arrête et se tourne vers Castiel, prenant son visage entre ses mains. Tu es sûr pour notre santé de vouloir faire la cuisine Novak ?
Castiel en rigole, en face de lui.
Ma mère m'a appris plein de trucs !
Dès que tu vas reprendre la chirurgie, tu oublieras., se moque Dean, pas loin de la vérité.
Non... Je te promets..., il finit par poser sa tête contre son torse. Tu m'as beaucoup trop manqué...
À moi aussi... Bordel, qu'est devenu le Castiel qui a horreur de parler de ses sentiments ? sourit Dean, l'enlaçant.
Il est pas loin... Mais j'ai besoin de te le dire. Pour pas refaire les mêmes erreurs... »
Dean le serre fort contre lui. Il s'apprête à lui dire qu'il l'aime même avec ses défauts mais son portable sonne. Pour lui rappeler qu'il n'a toujours pas écrit ce foutu discours.
« Putain..., soupire-t-il. Cas' je vais à la salle. Si tu veux te reposer, rentre à la maison, on se retrouve là-bas. À moins que tu veuilles déjà venir ?
Non je viens. » affirme Castiel en serrant sa main.
Soudain, Dean s'inquiète pour sa main justement, mais l'autre. Celle encore bandée. Dean s'en veut de ne pas y avoir pensé plus tôt alors il vérifie l'évolution de sa suture sur le crane. Et sent les cheveux de Castiel. Bon le propre.
« T'as réussi à te laver les cheveux ? demande-t-il.
Tu l'as bien dit, j'ai des infirmières dévouées... Enfin surtout une. Il s'est passé un truc étrange... Avec Justine.
Tu me racontes ? »
En même temps, ils sortent du parc pour rejoindre le petit parking où s'est garé Dean en venant. Winchester ouvre la porte à Castiel pour éviter de fatiguer son poignet. Castiel sourit et s'installe dans la voiture. Il attend que Dean prenne place et commence à raconter.
« En fait quand je suis arrivé j'étais pas très bien, tous dans ma chambre comme d'hab' ils m'ont demandé pourquoi j'avais pas ramené de tes gâteaux. J'ai dit qu'on s'était fâchés. Et Justine m'a regardé avec un de ces airs... Et m'a serré contre elle comme si elle était terriblement triste... »
Dean passe la seconde, sort du parking et se retrouve sur une des avenues principales de Rouen. Il ne dit rien, réfléchit. Il ne le faut pas très longtemps pour deviner. Enfin il croit...
« Elle est amoureuse de moi ? » sourit-il.
Castiel en réponse se contente d'éclater de rire. Sa théorie n'est pas si mal en fait, c'aurait été la seule chose possible.
« Non ! C'est pas ça... Donc bon, comme je la sentais bizarre. Je l'ai prise entre quatre yeux, et elle m'a dit qu'elle savait pour nous deux. Elle nous a vus nous embrasser dans la salle de bains quand on est revenu du ski...
Oh... J'étais loin du compte., fait doucement Dean. Elle était triste pour nous alors ? C'est gentil...
Ouais ça l'a perturbée... Mais d'un côté, ça nous a vachement rapprochés. On a beaucoup parlé.
J'ai envie de la voir., pense Dean à voix haute. De les voir d'ailleurs. »
Il regarde au loin, s'insère dans la voie rapide pour quitter le centre et aller à Forges. Ils en ont pour une vingtaine de minutes alors c'est bien pour parler.
« Ils ont aussi envie de te voir... Et surtout tes gâteaux !
Bande d'affamés... Tu me tiens le volant s'il te plaît ?
Dean ne lui laisse pas le temps de répondre qu'il sort son téléphone de sa poche intérieure et le donne à Castiel, avant de reprendre le volant.
« J'ai un groupe de contacts Novak avec tous leurs numéros. Tu peux leur envoyer un message en leur disant que les madeleines chocolat citron arrivent le week-end prochain ? »
Castiel sourit à son homme et se rapproche de lui pour embrasser sa joue avant d'envoyer le message à ses frères et sœurs. Voilà.
« J'y arriverai jamais... » soupire Dean en regardant sa montre.
Son discours tient sur le verso d'une ordonnance utilisé. Il fait à peine trois lignes. À parler de peur, d'engagement pff... Il se demande pourquoi Lauren lui a demandé à lui quoi.
Castiel lui attrape sa feuille idiote et la froisse d'un coup.
« Arrête avec ça, tu vas improviser.
Maiiis Castiel ! Putain c'était ma seule piste de discours !
Dean y'a trois lignes ! Tu sais ce que tu dois dire ! C'est tes amis depuis des années, tu as juste à parler de sentiments, tu peux dire des conneries, tu fais ce que tu veux ! Ça va venir tout seul, arrête de stresser…
Tu sais très bien que je stresse pour pas grand chose pfff... Bon viens on sort, ils vont arriver et y'aura les photos à prendre... Et Benji est revenu du Mali, il pouvait pas être là pour le mariage civil et religieux mais là oui., sourit Dean, content.
Hé ben y'en a un qui va être content ! » sourit Castiel à son compagnon.
Ça fait à peu près trois mois que Benji est parti faire un stage d'humanitaire là-bas, et évidemment il manque à son meilleur ami ! Castiel sait que ça va être l'effusion à son retour.
Dean et Castiel sortent dans le parc devant le Manoir anglais (!) où se tiendra la réception. Ils retrouvent pas mal de gens de l'Église et de la Mairie, dont la famille de Lauren avec qui Dean va parler pour ne pas qu'ils se sentent trop à part en attendant leur nièce ou leur cousine Lauren.
Castiel ne dit rien et reste près de Dean, à attendre les autres, les mariés dans leur belle voiture ancienne toute recouverte de fleurs blanches. Hé ben eux au moins ils y ont mis les moyens ! Ça vaut le coup, c'est très beau à voir, et Lauren doit assouvir l'envie de mariage de princesse qu'elle a toujours voulu. Thibault lui aurait fait n'importe quoi pour la rendre heureuse. Alors bon.
Les mariés vont rejoindre l'assemblée. C'est parti pour les photos de groupe. La famille du marié, de la mariée puis les deux mais aussi les témoins. Et quand Dean y va, il entraîne Castiel sur la photo, riant aux éclats et serrant la main de Lauren. Elle a appris à apprécier Castiel, même si Dean ne l'a pas mise au courant pour leur semaine de froid. Elle avait déjà bien trop de choses à penser, heureusement que l'hosto lui a laissé dix jours de vacances.
Soudain, une voiture arrive, seule, bruyante. C'est une Jeep noire, assez sale. Mais Benjamin en sort tout beau, dans son costume noir, sobre élégant. Dès que Dean le voit, il lâche tout et court vers le parking pour lui sauter dans les bras.
Castiel sourit de loin et en profite pour papoter avec Lauren.
« Ha bah tiens… Voilà le dernier de la bande… J'ai l'impression qu'il attendait que ça le Dean.
Ha ça ! Son Benji !
Je vais finir par être jaloux ! »
Benjamin serre Dean contre lui, putain ça faisait tellement longtemps pour eux ! Le plaisir d'être ici est encore plus fort. Vraiment.
Dean hésite même à l'embrasser sur la bouche tellement il est heureux de le voir ! Mais il a juste son front collé au sien, rigolant comme des perdus de se retrouver.
« Putain Benjiiii !
Oui c'est bon je suis là ! Allez faut que je vois les mariés, ils sont beaux non ?
Magnifiques. Viens ! »
Les deux comparses vont voir Lauren et Thibault. À nouveau les retrouvailles sont chaleureuses. Encore plus quand Lauren leur apprend qu'ils seront tous ensemble à table, à la table d'honneur non mais !
La bande d'amis est tellement heureuse que d'un coup Thibault attrape sa petite femme pour la porter, reprise par Benji, puis Dean et Castiel qui finissent par soulever la jeune femme morte de rire et la garder en long, comme on présente un gros poisson qu'on vient de pêcher !
Le photographe rit et prend la photo. Voilà, il faut bien déconner un peu non mais ?
Tous ont enfin pris place dans la salle de réception pour le vin d'honneur, vient aussi le moment de faire les petits discours. C'est à ce moment là que Castiel voit Dean partir avec les mains tremblantes. Vraiment lui…
Dean est allé se mettre au micro, là où il y aura la piste de danse après le repas. Tous ces regards fixés sur lui, c'est angoissant. Il souffle un peu et fait le vide. Il va y arriver.
« Excusez-moi de vous déranger dans votre repas., rit-il nerveusement. Mais bon la gentille Lauren m'a demandé de faire un beau discours alors je vais essayer de le faire. Et de toute façon si je le fais pas, je vais me faire engueuler !
Ouais pas que elle hun !, lance Thibault riant, suivi du reste de la salle.
Merci Thibault ! Alors j'ai longuement réfléchi à ce que j'allais vous dire. Je me suis d'abord demandé s'il fallait juste vous souhaiter de l'amour, du bonheur et toutes ces bonnes choses. Mais je me suis qu'en vous regardant, ça allait de soi. Que vu comment ça a commencé, vu les engagements que vous avez pris l'un envers l'autre dès le départ, le mariage, ce n'était que la confirmation de ça. Mais quand Lauren m'a serré la main à la Mairie, j'ai compris que malgré tout, elle crevait de peur. Et je suis sûr que toi aussi Thibault., rit Dean.
Franchement qui ne le serait pas ? »
En même temps Lauren traduit pour sa famille anglaise. Elle sourit, toujours aussi rayonnante. Castiel lui regarde Dean, n'a d'yeux que pour lui. Envie de rien d'autre.
« Vous ne devriez pas avoir peur. Depuis que je vous connais, vous êtes le modèle du couple parfait, ou presque ! Mais si vous ça ne marche pas, moi je n 'ai plus d'espoir et Benjamin non plus ! sourit Bo. On ne sait pas de quoi l'avenir est fait et on s'en rend encore plus compte quand on est médecins, n' est-ce pas ? Mais qu'est-ce qu'on peut faire à part avancer ? Par grand chose. Alors autant avancer avec la personne qu'on aime. »
Finissant là-dessus, le cœur battant et les joues rouges, Dean regarde Castiel et lui fait un petit clin d'œil.
Le petit brun en a le cœur qui vibre plus fort, il sent qu'on le regarde, ou juste vers lui sans trouver la jeune femme qui pourrait accompagner Dean. Qu'importe ? Castiel sait que c'est lui. Que c'est Lui. Son homme, il a raison, rien ne compte plus que ça.
Lauren, Thibault et Benjamin se lèvent pour aller embrasser Dean. La bande des quatre se fait prendre maintes fois en photo. Ils sont trop contents de se retrouver et compte bien profiter du week-end pour rattraper le temps séparé...
Puis ils retournent à la table d'honneur où Dean embrasse Castiel. Avant de lui dire qu'il l'aime. Et que maintenant Castiel sait ce que ça veut dire.
Mais ce n'est qu'après le repas, les multiples plats alternant cuisine anglaise et cuisine française que tout peuvent commencer à aller danser, se détendre. Après que les mariés aient ouvert le bal tous vont les rejoindre. C'est sans compter évidemment sur Castiel et Dean qui profitent eux aussi. Après tout Castiel a un maître de danse des plus sexy. Même si Dean a arrêté quand il a débuté son internat, au grand damne de son professeur, il lui reste des bases bien ancrées et en fait profiter son partenaire. Castiel lui, lui a appris la danse collée-serrée sensuelle en boîte. Oui, chacun a apporté sa pierre à l'édifice. Et le mélange n'est pas mal. Même que Castiel accepte bien de danser un slow des années 80 avec Dean (oui bon…). Et soudain il réalise.
« Tu te rends compte que je t'ai pas encore roulé de pelle comme il se doit ?
Dean sourit. Il amène les bras de Castiel autour de son cou et l'attrape bien contre lui.
Qu'est-ce que t'attends ?
Je profite de ce moment où j'en ai mal au ventre tellement j'ai envie…, sourit Castiel en regardant sa bouche.
Ton pauvre petit ventre Novak. Aie pitié de lui...
Ouais… P'têtre… »
Castiel se soulève pour aller atteindre la bouche de son mec, d'abord juste coller ses lèvres aux siennes, puis pris d'avidité, les caresser, les dévorer… Faire jouer leurs langues avec passion. Fondre de l'intérieur. Les baisers de Dean… Bon Dieu ça lui fera toujours cet effet.
Dean ne fait presque rien pourtant. Il subit les pulsions de Castiel tout en les partageant. En plus Novak s'accroche comme un dingue à ses cheveux, il lui fait même un peu mal.
« Fais attention Novak... Tu me décoiffes., souffle-t-il.
Fillette., sourit Castiel en tirant un peu plus avec sa main gauche.
Hey ! s'exclame Dean. On danse là et c'est moi qui mène. C'est toi la fille...
Alors embrasse-moi comme un mec au lieu de te laisser faire.
Pas ici, c'est indécent..., minaude Dean.
J'ai envie d'un baiser, pas que tu me suces devant tout le monde ! »
Dean rigole. Il resserre sa prise autour de Castiel et fond sur sa bouche. Il lui fait ressentir combien il l'aime, combien il lui a manqué et combien il s'en veut, comme si tout ça pouvait se compter... Castiel sourit au travers du baiser et se sent à nouveau bien rempli. De Dean, de quelque chose. En tout cas c'est certain qu'il n'est pas vide, que sans la chirurgie il y a quand même autre chose.
