Coucou tout le monde !
Pardonnez-moi pour cette longue attente...Mais je vous annonce avec tristesse que ça ne vas pas aller en s'arrangeant puisque comme vous le savez, le bac c'est bientôt...
M'enfin merci beaucoup de lire cette fiction quand même :)
Ah oui, je précise aussi, comme je traduis les chapitres quand je le peux, je ne pourrai plus vous annoncer ce qui se passera dans le suivant, donc je vais éditer dans le sommaire comme je l'ai fait pour celui-ci, donc pensez à aller y jeter un oeil, ça voudra dire que j'ai commencé la trad :)
Bonne lecture !
Demain, j'ai école. Je sais que j'ai besoin de dormir – j'ai cours à 8 heures- mais je ne pas me sortir la confession de Santana de la tête. Elle a dit au pasteur Davis que c'est une fille qui vit avec elle -je suis une fille qui vit avec elle. Pourquoi se ferait-elle ça à elle-même ? Elle est gentille et tout...bon quelques fois. De temps en temps. Très, très rarement.
Je n'arrête pas de penser à Santana puis au feu. C'est uniquement à cause du feu que je sais toutes ces choses d'elle, c'est uniquement à cause du feu qu'elle m'aime bien, c'est uniquement à cause du feu que tout est chaotique.
Rien que penser à ça me donne mal à la tête. Je rejetais la couverture, puis pris le quelque peu déroutant chemin vers la cuisine.
-Oh.
Je sursautais quand je vis la lumière du frigo. Il est presque deux heures du matin, qui d'autre est réveillé ? Je ris doucement quand je vis le sourire endormi de Léonardo qui me regardais.
-Tu veux des cookies ? demanda-t-il.
Je secouais légèrement la tête.
-Qu'est-ce que tu fais debout ?
Je bâillais et commençais à chercher de l'aspirine dans les placards.
-San et moi, on se retrouve quelques fois pour une collation de minuit, dit-il nonchalamment.
Il renversa un peu de lait sur le comptoir et je ne clignais même pas encore des yeux avant qu'il ne le nettoie avec le bout de son tee-shirt de pyjama.
A la mention de Santana, je descendis rapidement un verre. Après avoir avalé deux Ibuprofens avec de l'eau du robinet, je tournais les talons et...
-Hey bonhomme, sourit Santana. Et Quinn ?
-J'allais justement me coucher, fis-je en secouant la tête.
-Allez, me coupa Léo.
Il se baissa et tira le tabouret vers le cellier, puis monta dessus et attrapa le pot de cookies.
-C'est les meilleurs. Beurre de cacahuète et pépites de chocolat.
-Je ne voudrais pas m'imposer...
-Tu vis ici, déclara-t-il, impassible.
Je le jure, ce gosse ira loin un jour.
-Et je sais que Rhys est allergique au cacahuètes, donc t'en a pas eu depuis un bout de temps.
-Si elle ne veut pas de cookie, elle n'est pas obligée, dit doucement Santana.
-En fait j'en voudrais bien un. Le goût me manque un peu, dis-je en haussant les épaules.
Santana ne me regarda pas. Léo poussa le pot vers moi.
-Il est passé il y a quelques nuit, dit-il avec la bouche pleine de cookies. Rhys.
-Léo... l'avertit Santana.
-Quoi ? demanda-t-il en la regardant droit dans les yeux.
Elle me jeta un coup d'oeil, mais dès que nos yeux se rencontrèrent, elle détourna la tête.
-Laisse tomber.
-Il a prit un cookie, continua Léo.
-Un au beurre de cacahuète ? Haletais-je.
La gorge de Rhys se ferme et il a d'affreuses rougeurs, c'est horrible à voir.
-Ouais. Il était assis là, m'informa-t-il en montrant du doigt un siège vide, et soudain il a couru vers sa chambre, a prit un petit kit de sûreté, et il est revenu. Il a mangé tout le cookie en deux bouchées, et il s'est piqué avec un EpiPen, sourit fièrement Léonardo. Tu sais ce qu'il a dit après ça ?
-Je suis sûre que tu vas le dire, marmonna Santana.
Il l'ignora.
-Il a dit « Ça vaut tellement le coup ! », révéla-t-il en souriant fièrement.
-C'était dangereux, commentais-je en fronçant les sourcils. Tu sais ce qui aurait pu arriver ?
-Oui, dit Léonardo en haussant les épaules. Je n'avais pas prévu qu'il le ferait. J'aurais demandé à maman d'acheter des cookies aux pépites de chocolat si j'avais su.
-Pourquoi tu l'a laissé faire ? demandais-je à Santana.
-Rien de mal n'est arrivé. Il peut prendre ses propres décisions, répondit Léonardo pour elle. Il était préparé.
-Est-ce que tu m'ignores ? questionnais-je Santana.
Elle secoua juste la tête.
-Bonne nuit, me moquais-je.
-Nuit ! dit Léo derrière moi.
Cette nuit-là, je rêvais encore du feu. Seulement cette fois, je ne le sentis pas. En fait, c'était un peu paisible. Peut-être était-ce parce que cette fois, Santana était là avec son sourire caractéristique, comme si elle disait silencieusement au feu qu'il ne pouvait pas la blesser. Qu'il ne pouvait pas nous blesser.
Le matin suivant, je ne fus pas surprise de voir que Santana était déjà partie quand j'étais prête à aller petit-déjeuner. Les deux autres Lopez étaient prêts à partir.
-Mamoune, est-ce que je peux aller à l'école avec Léo aujourd'hui ? demanda Rhys.
Elle acquiesça sans lever la tête de son nouvel ordinateur. Elle sourit quand il la remercia et lui fit un bisou sur la joue, puis grommela « Au revoir, mon chéri » quand il passa la porte.
-Alors, dis-je en poussant mes œufs sur mon assiette, une chance de trouver une maison ?
-Hm ?
-Une maison, répétais-je.
-Ah, ça. Eh bien, pas de chance pour le moment...
-Mamoune, ça fait presque trois semaines. Ça prend combien de temps de...
-Lucy, ça ne te concerne pas, me coupa-t-elle en gardant les yeux sur l'écran de l'ordinateur.
-Hum, en fait si. Quand mon frère et moi sommes en gros sans maison, ça me concerne.
Je croisais les bras.
-Je vais m'en occuper, me dit-elle en continuant de taper.
-Maman, qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je prudemment.
Elle avait les joues rouges.
-Apparemment, ton père nous a laissé quelques dettes à payer. La banque a gelé mon compte.
Rhys a l'air différent. Ses cheveux sont plus longs que jamais, et il les porte dans une queue de cheval lâche. Ils viennent juste de dépasser ses épaules. Là, il joue à un jeu avec Léo et leur ami Crosby. Les cheveux de Crusby sont frisés et indisciplinés, et pourtant ils ont l'air assez domptés. Juste assez pour accentuer son charme d'enfant. Il parle comme Léo, avec un sarcasme subconscient et un humour sec. Ils ne crient pas quand ils jouent aux jeux vidéo, mais ils se marmonnent des instructions les uns les autres. Le plus souvent, ils suivent. Des fois, Léo glousse quand son personnage tombe mort par terre, un sourire amusé passant sur ses lèvres. Il félicite l'ennemi, puis il y retourne deux fois plus fort.
-Pas de plans ? demanda Santana alors qu'elle posait ses coudes sur le derrière du canapé.
Je secouais la tête. En fait, elle me parle. Peut-être qu'elle a surpassé son petit béguin bizarre.
-Tu veux sortir ?
-Je les surveille, dis-je en inclinant la tête vers les garçons.
-Où est ta mère ?
-En haut, dis-je précautionneusement.
-C'est pas ton boulot de faire du babby-sitting, me dit Santana.
Et là, le jeu fut mis en pause. En voyant comment Rhys et Crosby regardaient Léo, je devinais que c'était lui qui avait fait ça.
-On est pas des bébés, dit-il sévèrement.
Je levais les yeux au ciel.
-Bien sûr que non.
-Et Judy est là. Tu peux y aller si tu veux.
-Je préférerais ne pas vous laisser.
-Pourquoi ? On ira bien, et si quelque chose arrive, je connais la réanimation cardio-pulmonaire et où est le Kit de premiers secours.
Son visage était impassible, comme toujours. Il a bien trop l'air de Santana.
-Il a raison, sourit fièrement sa grande sœur.
Des fois, je déteste combien cet enfant est intelligent.
-Où tu m'emmènes ? lui demandais-je.
Elle m'ignora, comme je m'y attendais, et garda ses yeux sur la route devant elle. Elle porte ses vêtements du lycée, ce qui m'inquiète un peu plus. A la maison -sa maison, je veux dire- elle porte un jean et un tee-shirt normal. Est-ce bizarre que je me trouve soulagée quand elle ne porte pas une veste de cuir ? Je suppose que ça explique ma nervosité.
-Santana, dis-je sévèrement, où tu m'emmènes ?
-Juste dehors, grommela-t-elle.
Il fait de plus en plus sombre, et être juste « dehors » avec elle me retourne l'estomac.
-Vis un peu, ok ?
-Vivre ? haletais-je. Est-ce que tu me connais ?
-Oui, dit-elle en roulant des yeux. C'est précisément pour ça que je te dis ça.
Je me tassais un peu sur mon siège. Je vis ! Pas seulement respire – je vais souvent à des soirées. Je vis, elle n'a aucun droit de me dire le contraire.
-On va être combien de temps dehors ? lui demandais-je. Maribel rentre tard, et je fais pas confiance à ma mère avec Rhys...
-Et Léo, m'interrompit-elle rapidement.
-Et Léo, et Crosby, acquiesçais-je, voyant comment elle avait en quelques sortes soutenu mon propos. Au moins pas pour de longues périodes.
-On sera de retour rapidement, me dit-elle.
Elle me regarda avant d'ajouter :
-Ne t'inquiète pas. Léo est un bon garçon, et on ne sera pas longues.
Curieusement, cela me rassura. Léonardo était trop mature pour son bien.
Quand elle s'arrêta, on était dans une ruelle. Ma respiration eut un pépin, chose qu'elle remarqua et à laquelle elle sourit. Bien sûr qu'elle aimait ça.
-Mais bon sang où on est ? questionnais-je, les dents serrées.
Sans un mot, elle ouvrit la porte de sa voiture et sortit. Elle s'approcha de la roue et en sortit ses clefs, puis me regarda avec imaptience.
-Je ne sors pas, dis-je fermement.
-Oh vraiment ? dit-elle avec un sourire amusé que je n'avais pas vu depuis ce qui me semblait un bail. Très bien, accepta-t-elle en haussant les épaules avec indifférence.
Elle ferma la porte sans se donner la peine de fermer la fenêtre.
-T'es sûre ? me demanda-t-elle.
-Oui, fis-je en inclinant la tête et en utilisant ce que j'espérais être une voix forte.
-Ok...dit-elle, provocante. Juste quelques conseils, Al le Fou est inoffensif, mais s'il saute dans la voiture, crie. Si tu vois quelqu'un d'autre qu'Al, crie.
-Qui est Al...Santana ! l'appelais-je après qu'elle se soit retirée. Santana !
Je pense que j'ai survécu deux minutes entières seule dans le siège passager de la voiture de Santana. J'écoutais les gouttelettes tombant d'un endroit inconnu, et maudit intérieurement Santana pour avoir pris les clefs. Je défis à contrecœur ma ceinture et sortis de la voiture, fermant la porte le plus doucement possible derrière moi après avoir fermé les fenêtres. Si je n'avais pas besoin d'une voiture pour rentrer, je laisserais ça ouvert. Ça aurait été sa faute pour m'avoir fait ça.
Je suivis ses pas et entendis bientôt le rire de ce qui avait l'air d'un groupe de gens. Mon estomac chuta presque – je ne prévois pas de mourir ce soir. Avant que je ne puisse faire demi-tour,j'entendis Santana parler.
-Ça fait trop longtemps, rit-elle.
Je suivis le son jusqu'à rencontrer les silhouettes de Santana, Noah Puckerman, Jesse St James et d'autres personnes qui arboraient des vestes en cuir. Bien sûr. A quoi je m'attendais avec elle ? Me sortir et dire « Hé Quinn, je ne sais pas si tu le sais, mais j'ai un petit truc pour toi. Mais ne t'en fais pas, je surmonterai ça. »Non. Elle devait m'amener là, à un de leur -qu'est-ce que c'est de toute façon ? - club de rencontres bizarre.
-Quinn ! sourit-elle, t'es pile à l'heure.
-Qu'est-ce qu'elle fait là ? demanda Noah.
Il me regarda, curieux, mais parla comme si je n'étais pas là.
-Je l'ai amenée, répondit Santana.
Je la fusillais du regard, alors elle leva les yeux au ciel.
-Elle avait une crevaison, alors je lui ai dit que je la conduirais si elle faisait mes devoirs d'histoire pour la semaine prochaine, mentit-elle avec désinvolture, comme si ses mots étaient répétés.
-Alors pourquoi t'es là ? demanda Jesse.
-Je ne pouvais pas laisser passer ça, sourit-elle malicieusement, avant de me lancer quelque chose, marmonnant « attrape » après que ça ait déjà quitté ses mains.
Heureusement, être une Cheerio m'a donné quelques réflexes, je l'attrapais facilement. J'examinais le petit objet, et vis que c'était une bombe de peinture noire.
-Non, soufflais-je.
Je ne fais pas de graffitis. Personne ne le fait. C'est stupide, néandertalien, contre la loi, et tellement eux. Je la lui renvoyais.
-Tu veux rentrer ? me demanda-t-elle.
Je croisais les bras.
-Ramène. Moi, sifflais-je.
Elle pouffa sombrement, puis me renvoya la bombe de peinture.
-Dessine-moi quelque chose de beau, siffla-t-elle en retour.
Le reste des Skanks nous regarda, changeant leurs regards de Santana, vers moi, puis elle. Ils n'avaient jamais été témoin de Santana me tenant tête, pas depuis les émeutes des gradins. Même depuis, c'était plus Sam qui s'en occupait.
Je brisais finalement le contact et baissais le regard vers la bombe dans ma main, puis vers la montre à mon poignet. Il est un peu plus de huit heures, et plus de temps je passe ici, plus de temps Rhys, Léo et Crosby sont (en gros) seuls à la maison. Et je dois toujours ramener Crosby chez lui. Je lui jetais un regard meurtrier et commençais lentement à secouer la bombe, gagnant quelques sifflets et rires des Skanks. Santana resta juste là avec un stupide sourire triomphant et regarda alors que je marchais lentement vers le mur de la ruelle. Je tins la bombe proche du mur puis pressais le bout. La peinture liquide gicla, et je m'arrêtais immédiatement et la regardais.
-Satisfaite ? crachais-je.
-Tu peux faire mieux que ça, me dit-elle, gagnant des rires du reste de ses amis.
Je me moquais et allais vers le point, créant une longue ligne verticale. Je la regardais avec les sourcils relevés. Elle fit claquer sa langue et marcha nonchalamment vers moi, prit la bombe, mais retint mon index. Le bout était constellé de peinture noire.
-Maintenant tu ne peux pas appeler la police.
-Je peux dire que tu m'a forcée, dis-je à voix basse, juste assez fort pour qu'elle seulement l'entende.
-Et je peux dire que non, contra-t-elle.
Sans un mot de plus, elle se tourna pour faire face au mur, et commença à l'asperger. Je levais les yeux au ciel et me tournais, et vis que les autres ne s'intéressaient plus à nous et étaient maintenant en train de pulvériser différentes couleurs sur les murs sombres de la ruelle. Quand j'entendis Santana arrêter de dessiner, je la regardais, prête à demander d'être ramenée à la maison -puis je vis ce qu'elle avait fait à ma ligne. C'était magnifique. Elle l'avait transformée en rose, bien plus large qu'avait été ma ligne.
-Comment t'as fait ça ? demandais-je avec les yeux écarquillés.
-En traînement, dit-elle en haussant les épaules.
Je me raclais la gorge et détournais le regard de son travail.
-Ramène-moi s'il-te-plaît, demandais-je, gentiment cette fois.
A ma surprise, elle acquiesça.
-Juste une chose, dit-elle sans me regarder.
Elle se pencha et prit une autre bombe de leur sac, puis retourna asperger. Cette fois, je regardais. Elle avait l'air si...déterminé. Je ne pense pas l'avoir jamais vue si concentrée. La façon dont ses sourcils se fronçaient, sa langue sortait, et de temps en temps, elle mordillait sa lèvre du bas entre ses dents...
-C'est bon, dit-elle, interrompant le cours de mes pensées.
A quoi est-ce que je pensais ?
-Parfait, soufflais-je une fois que je vis qu'elle avait rempli les espaces avec de la peinture rouge. Elle me fit un petit sourire, puis se tourna vers ses amis. Elle hocha la tête vers eux, puis commença à s'en aller. Je la suivis.
Plus tard cette nuit-là, je me réveillais avec les habituelles gouttes de sueur le long de mon front, mes poumons refusant de fonctionner correctement l'habitude. Cette fois, je n'avais même pas réalisé que je m'étais réveillée en criant. La seule chose que je sentais était la peur. Ces coups revinrent, mais je ne me donnais pas la peine de répondre. Qui que ce soit qui avait frappé ouvrit la porte et entra, mais je prétendis être toujours endormie. J'entendis des pas s'approcher, jusqu'à ce qu'ils se tiennent juste devant la tête de lit. Je ne bougeais pas. La personne bougea une mèche de cheveux de bon visage, puis fit gentiment courir le dos de sa main sur ma joue. Juste quand je pensais qu'elle s'en irait, je sentis des lèvres douces sur ma joue. Quelques secondes plus tard, la personne repartit. Dès que j'entendis la porte bouger, j'ouvris un œil, juste à temps pour voir Santana fermer la porte derrière elle.
Voilà pour ce chapitre, j'espère que vous allez aimer, et que vous me direz ce que vous en avez pensé dans les reviews (je ne mord pas, promis)
Alice.
Note : l'auteure vous informe que Quinn n'est pas la raison pour laquelle le père de Santana a agi comme il l'a fait. Santana n'a pas parlé d'elle quand elle a avoué la vérité à ses parents, seulement qu'elle sentait qu'elle aimait les filles de la manière dont elle était « supposée » aimer les garçons.
